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L'agenda de Blada

Remire-Montjoly

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    Jusqu'au mercredi 15/02/12 - Remire-Montjoly
    Expo photo itinérante : Katia Clamaran

    Exposition sur les Amérindiens Caribes
    Photos de Katia Clamaran
    au Lycée Rémire II

    Après avoir accueilli David Damoison et "Le voyage des sens", le lycée Rémire II accueille KAtia Clamaran dans l'établissement en grand format sur toutes les façades de l'établissement.

    L'exposition
    Vingt deux images sur bâches de 2m x 1,34m révèlent le quotidien, les activités traditionnelles, les paysages et les portraits des hommes que Katia Clamaran a rencontré. Ces
    instantanés en noir et blanc interrogent l’identité de l’homme amérindien pour livrer un portrait de notre monde. « Les eprésentations d’hommes, de femmes, d’enfants, de scènes de vie, de paysages mettent en lumière les valeurs existentielles d’une société que notre époque
    fougueuse est en train de désintégrer ».
    À travers l’optique de l’appareil photo, l’œil du photographe aiguise ce réel. Il définit son point de vue et, tel un prisme, il cadre, il compose, il découpe une portion de l’espace pour exprimer et témoigner.

    Katia Clamaran
    Diplômée de l’Ecole des Beaux arts de Montpellier en 2001, Katia Clamaran est auteur-photographe indépendante et enseignante en arts plastiques.
    Depuis 2000, elle est revenue vers ses origines pour entreprendre un travail photographique sur l’identité guyanaise. Elle s’intéresse aux milieux sociaux, économiques et ethniques de la Guyane. Ses projets construits et pensés sur le long terme débouchent sur des expositions itinérantes.

    Village de Taluen (Maroni)

    De 2000 à 2003, elle s’immerge dans le milieu des mines d’or de la forêt de Guyane pour effectuer un travail photo sur  l’univers des placers. Une exposition de photographies, Chercheurs d’Or, est présentée par le Musée des Cultures guyanaises dans des musées et
    centres d’arts durant une année.
    De 2004 à 2008, Katia Clamaran s’intéresse au monde de la pêche, crevettiers et ligneurs, autre secteur de l’économie guyanaise. Scènes de travail, portraits, paysages, vie à bord témoignent du quotidien des hommes de la mer. L’exposition, Regard sur la pêche, est restituée au public dans plusieurs communes de la Guyane.
    D’autres projets n’ont pas encore été exposés : La riziculture à Mana (2005), Le Camp de  la  Transportation  de  Saint-Laurent-du-Maroni  (2008),  Les Jeux  amérindiens kali’na d’Awala-Yalimapo (2007-2010). Certains sont toujours en cours d’achèvement.
    Katia Clamaran présente une série de photos dans le dossier « Or » de la revue « Une saison en Guyane n°5 », août à décembre 2010.
    Du 29 septembre au 30 octobre 2010 elle participe à l’exposition collective d’arts visuels à Matoury pour la 7 e  biennale du marronnage. Elle y expose 3 clichés extraits d’un travail photo entrepris en 2007 sur le village saramaca de Kourou.
    En 2008, elle est lauréate du programme « Visas pour la Création », Afrique et Caraïbes en créations 2008-2009, organisé par Culture France. Elle effectue jusqu’en 2010 des  résidences  artistiques dans des villages amérindiens de Guyane, du Suriname et du Brésil pour mener à bien des recherches photographiques sur l’identité de 3 ethnies amérindiennes Caribes.
    Un ouvrage  qui porte  le nom de l’exposition : « Les Amérindiens Caribes  : Wayanas, Tilios, Apalaïs, du plateau des Guyanes », est en cours de réalisation avec les Editions Plume  verte. Sous forme de photojournalisme et de textes rédigés dans le genre récit de voyage, ce livre de 168 pages illustre la réalité actuelle des Amérindiens des plateaux des Guyanes, versant guyanais, surinamais, brésiliens.
    Avec sincérité, passion et professionnalisme – celui d'une artiste photographe au regard acéré, lucide – Katia Clamaran livre au public lecteur et/ou amateur de photographies des portraits des communautés amérindiennes qui vivent le long des fleuves, à la fois dans et hors la vie moderne, occidentale, contemporaine. Elle décrit avec émotion, émerveillement, mais sans complaisance, les conflits qui naissent de deux modes de vie opposés, sinon antagonistes : d'un côté, une vie  amérindienne dont les sources, traditionnelles, s'ancrent dans une harmonie avec la nature ; de  l'autre, l'évolution inéluctable vers un rythme occidental tourné vers la compétition et l'acquisition de richesses « industrielles ». (ARPEG, Association pour la rédaction et la promotion de l’écriture guyanaise).

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