
« Réminiscences »
Peintures de Pablo Lopez
Au Camp de la Transportation
en salle de relégation collective
Horaires d'ouverture :
mardi au samedi de 9h à 13h
et de 15h30 à 18h
Dimanche 9h à 13h
Ouverture au public scolaire sur réservation.
Cette exposition est accompagnée d'un livret pédagogique en version numérique (6 mo), qui peut être demandé à :
Ville de Saint-Laurent du Maroni
Service Patrimoine
Centre d’Interprétation de l’architecture et du Patrimoine (CIAP)
Case 12 Camp de la transportation
97320 Saint-Laurent du Maroni
Tél : 05 94 27 85 96
Email : patrimoineslm@gmail.com
Du Bagne, j’ai aujourd’hui la vision de bâtiments où la moisissure révèle autant de beautés que de réminiscences des souffrances du passé.
Aborder cette thématique suppose alors de résoudre le paradoxe entre cette fascination esthétique, et la culpabilité qu’elle engendre au regard du « devoir de mémoire » qui lui est inhérent.
Comment dès lors échapper aux stéréotypes de la représentation de la souffrance et de la déshumanisation? Comment sans renier sa pratique plastique éviter de s’enfermer dans une pratique répétitive?
Nos prisons sont parfois intérieures, et la réalité paradoxale. J’ai donc tenté de me libérer de moi-même en essayant d’accepter et d’intégrer mes propres contradictions, puis de chercher un chemin de traverse…
Je ne sais toujours pas si l’évasion à réussi…
Pablo Lopez, Janvier 2012
Pablo Lopez vit et travaille en Guyane depuis 2002.
Après des études d’Arts Plastiques aux Beaux Arts de Versailles puis à l’Université Paris 1, il pratique le spectacle vivant comme artiste plasticien dans le cadre de performances mêlant différents médiums : la vidéo, le cinéma, la scénographie, et intervient également en milieu scolaire.
Après son arrivée en Guyane, il intègre l’éducation nationale, et enseigne les Arts Appliqués. Il n’avait pas exposé depuis 2006 lors de son exposition Décomposition au Camp de la Transportation
Ses dernières expositions :
2006
Nov/Déc : Décompositions Camp de la Transportation St Laurent du Maroni (Guyane Française)
Mars : Descomposición e imágenes Centre Culturel Vénézuélien de Paramaribo (Surinam)
2003
Mars-Avril : Dé-Compositions Camp de la Transportation St Laurent du Maroni (Guyane Française)
2002
Avril : Galerie Une galette dans l’Art 6° arrondissement de Paris
2000
Déc : Galerie Studiolo Paris 3° arrondissement
Quelques performances picturales
2007 :
Mai : Vernissage de l’exposition collective Patrick Chapot invite Camp de la Transportation
2006 :
Octobre : Les concerts de la plaine lune , sur La Mana (Guyane Française)
Juin : Soirée Boto Play au Carbet Gontrand à St laurent du Maroni (Guyane Française)
2005 :
Avril : Faya na Rura, à Rura (Guyane Française)
2004 :
Octobre : Les concerts de la plaine lune , sur La Mana (Guyane Française)
Juin : Clôture du Festival : Où vont les mots quand le Maroni les emportes ? St laurent du Maroni
2003 :
Octobre : Les concerts de la plaine lune , sur La Mana (Guyane Française)
La démarche de Pablo Lopez
« L’image, en tant que représentation de la réalité, est un concept qui a fait son temps. Notre époque vit dans une logique où l’image a remplacé le réel, en ce sens qu’elle devient le référent autour duquel notre perception s’organise. En effet, une image, quelle qu’elle soit, se suffit à elle-même ; accrochée à un mur en tant qu’élément décoratif, elle change notre perception du lieu ; projetée sur un écran ou diffusée par un média, elle déverse du sens et modifie nos repères spatio-temporels, remplaçant l’ici et maintenant par un ailleurs diégétique.
En ce sens, notre siècle a fondamentalement bouleversé le statut de l’image ; de pléonasme (pour adopter une terminologie grammaticale), elle a accédé au rôle de complément d’objet, voire, parfois, de proposition principale.
Conscien de cela, l’artiste, en tant que créateur d’images, ne peut plus se contenter de sublimer un réel-référent de l’œuvre ; mais son rôle est plutôt d’arracher et de révéler la substance même qui permet à l’image son accession au statut de réalité. C’est dans l’alchimie qui préside à la gestation de l’œuvre qu’il a le plus de chances de pénétrer ce secret. C’est pourquoi, tel le chercheur qui reproduit inlassablement son expérimentation en variant ses paramètres, je refais toujours la même expérience. Mes paramètres sont les matériaux, les supports, les sujets, les instruments, les accidents, et, en dernier lieu, moi-même avec mes émotions, mes frustrations, mes états d’âme et mon vécu. Une fois les paramètres calibrés, l’acte de création, (c’est-à-dire l’expérience elle-même), s’organise comme un colloque dont les interlocuteurs seraient ces paramètres eux-mêmes.
Ce processus induit des relations entre la cognition, l’émotion, et les processus moteurs (le geste et les rapports physiques avec la matière) à plusieurs niveaux. Tout d’abord, dans le projet, c’est-à-dire, avant l’acte lui-même où la réflexion est d’ordre didactique. Ensuite, pendant l’acte, où ma pensée oscille entre intuition, pulsion, et réflexion. Enfin, après l’acte, où le regard remplace le geste et élabore un bilan entre analyse et émotion ».
Renseignements, réservations et demande du livret en version numérique :
Ville de Saint-Laurent du Maroni
Service Patrimoine
Centre d’Interprétation de l’architecture et du Patrimoine (CIAP)
Case 12 Camp de la transportation
97320 Saint-Laurent du Maroni
Tél : 05 94 27 85 96
Email : patrimoineslm@gmail.com

Hommage à LG Damas
(1912 - 1978)
Un poème à lire


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