Le comité de pilotage du « Parcours grossesses adolescentes » s’est réuni le 29 janvier, à l’ARS. Lancé en 2020, ce dispositif permet d’accompagner les jeunes femmes enceintes et jeunes mères de 12 à 21 ans présentant des critères de vulnérabilité et qui le souhaitent, jusqu’aux 3 ans de leur enfant. L’an dernier, 264 adolescentes ont été orientées vers le Réseau Périnat. Les principaux motifs sont leurs droits sociaux, le décrochage scolaire et leur âge.

L’an dernier, 264 jeunes femmes enceintes et jeunes mères, présentant des critères de vulnérabilité, ont été orientées vers le Parcours grossesses adolescentes, porté par le Réseau Périnat. C’est bien plus qu’en 2024 (160). Pour autant, cette tendance ne traduit pas une plus grande ampleur du phénomène mais résulte de recrutements au Réseau Périnat, de missions d’information sur le Maroni et à Saint-Georges, ainsi que d’une meilleure connaissance du dispositif.
Le Parcours grossesses adolescentes, créé en 2020 pour trois ans et pérennisé depuis, a pour objectif d’améliorer l’accompagnement des jeunes femmes enceintes et des jeunes mères présentant des critères de vulnérabilité et volontaires, dans la limite des 3 ans de l’enfant. Il permet de coordonner leur parcours médico-psycho-social et de travailler sur la prévention des grossesses adolescentes non désirées. Le 29 janvier, une trentaine de partenaires se sont retrouvés à l’Agence régionale de santé, à l’occasion du comité de pilotage.
Les jeunes femmes sont principalement orientées par la Protection maternelle et infantile (PMI, un tiers des orientations), puis par les sages-femmes des CDPS et hôpitaux de proximité (20 %), par les infirmières scolaires et l’Éducation nationale (14 %). Plus loin, on retrouve celles qui contactent elles-mêmes le Réseau Périnat (8,1 %) et celles orientées par un médecin libéral (0,4 %).
Droits sociaux, décrochage scolaire, âge…
Les principaux motifs sont :
Plus loin, suivent les difficultés de logement, de précarité, d’isolement, de violences et d’addiction. Les acteurs partagent toutefois le sentiment d’une sous-déclaration des violences. « Au fur et à mesure que les jeunes femmes prennent confiance dans la personne qui les accompagne, elles se confient davantage. »
En moyenne, les jeunes femmes incluses dans le parcours cumulent trois problématiques. « Depuis deux ou trois ans, les jeunes filles sont dans des situations de vulnérabilité plus importantes, avec des problématiques de plus en plus complexes », a alerté Régine Smock, du service d’accompagnement des mineures enceintes scolarisées (Sames), porté par les PEP Guyane.
Pour Bertrand Parent, les grossesses adolescentes illustrent « la permanence de certains sujets Outre-mer. La question de la périnatalité est extrêmement sensible. Il faut travailler très tôt, en partenariat avec l’Éducation nationale et de nombreux acteurs. Il faut être inventifs. Notre territoire a les capacités pour innover. »

« Beaucoup moins de grossesses au collège »
Au cours de l’année scolaire 2024-2025, le rectorat a recensé 218 grossesses menées à terme, parmi ses élèves. C’est plus que l’année précédente (200), selon les chiffres communiqués lors du comité de pilotage « Parcours grossesses adolescentes ». Ces grossesses se concentrent :
Les lycées Bertène-Juminer et Lumina-Sophie (Saint-Laurent-du-Maroni), Elie-Castor (Kourou) et Léopold-Elfort (Mana) sont les plus concernés. « Les infirmières scolaires insistent sur le fait qu’elles assistent à beaucoup moins de grossesses au collège », a souligné Nathalie Barthélémi, chargée de mission santé sexuelle et reproductive au rectorat, lors du comité de pilotage. Cette baisse a également été partagée aux équipes mobiles de santé publique en communes (Emspec), dès lors que des sages-femmes étaient en mesure d’intervenir dans les établissements.
D’autres problématiques se font jour, néanmoins. Le sentiment que « les élèves arrivent au collège et au lycée en en sachant de moins en moins sur l’appareil reproducteur ». Parmi les motifs de consultation des élèves auprès des infirmiers scolaires, la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) arrive en première position, tant au collège qu’au lycée. Suivent la contraception, puis les réseaux sociaux et la question du consentement.
Pour le réseau Périnat, l’un des objectifs de l’année sera de renforcer la lutte contre le décrochage scolaire. Pour cela, il peut s’appuyer sur le service d’accompagnement des mineures enceintes scolarisées (Sames), porté par les PEP Guyane.
Sur me même sujet : Grégory Beriet (Les grossesses à l'adolescence dans l'Ouest guyanais)


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