47 messages - Inverser l'ordre
Et je vois que le dernier Jodla en ligne remet, relayant la Canard Enchaîné, le sujet du mercure sur le tapis. On y dit que les populations du Haut Maroni continuent d'ingérer ce poison ... mais comment diable font-ils ?
- Il y a de moins en moins d'amérindiens qui pêchent leur poisson pour la consommation journalière ; (le mythe de l'indien en kalimbé avec son arc relève de plus en
En réponse au message de René du 24/08/10
ce petit méssage pour dire mon soutient a Oka.Mag qui dénonce ces sectes qui pullules en Guyane,faire dire a un Amérindien qu'il était animiste avant de rencontrer "Dieu"?l'animisme n'est t'elle pas une religion?cela me dégoute de voir ces sectes venir détruire l'ame des gens. souvent dans la rue on vient vous parler de dieu pour piquer votre argent et acheter leur "bible". STOP
devant un certain niveau de betise , est ce vraiment un crime d'en profiter ?
ce petit méssage pour dire mon soutient a Oka.Mag qui dénonce ces sectes qui pullules en Guyane,faire dire a un Amérindien qu'il était animiste avant de rencontrer "Dieu"?l'animisme n'est t'elle pas une religion?cela me dégoute de voir ces sectes venir détruire l'ame des gens. souvent dans la rue on vient vous parler de dieu pour piquer votre argent et acheter leur "bible". STOP
En réponse au message de Chokapix du 15/06/10
Pétard ! Tes deux posts, ça me donne l'impression de me retrouver avec un sandwich au pain après avoir ouvert un kilo d'emballages ! (Ne cherche pas interprétation psy, il n'y en a plus là que dans l'affreux message cité.)
PS : T'as déjà été faire un tour rue Oudinot, ou bien ?
La madeleine, la madeleine! C'est le mot qui a été imposé localement après maints et maints assauts de l'idéologie ethno-centrée locale...Par contre la rue Oudinot connais pas, c'est comment? A part les sandwiches on y mange bien?
En réponse au message de 3wap du 13/06/10
En ressituant dans le contexte, à savoir celui d'une justification sur le ton de la pseudo psychanalyse de l'attitude de l'état à propos du dévoiement du mot "autochtone", au travers d'un argument tendant à insinuer qu'il serait simplement victime de l'influence néfaste d'une idéologie locale. J'émettais (sans doute maladroitement) une autre hypothèse selon laquelle, il pourrait aussi s'agir du résultat d'une forme de déni. Car plutôt que de ressasser sans arrêt l'origine douloureuse et historique de l'histoire des bushinenge, à savoir un crime contre l'humanité. Il pouvait être commode pour l'état, d'adopter une posture plus globale et généreuse, en réunissant sous un même intitulé des descendants de peuples premiers locaux (les amérindiens) et des descendants de peuples premiers déportés depuis l'Afrique; Une sorte de pirouette psychique, permettant de gommer dans le discours, l'outrage et la pesanteur lié au fait historique de de la déportation.
Etant donné, l'aberration historique de l'utilisation du mot "autochtone" sur un site officiel de l'état ou dans le discours de notre président, pour désigner sous de même vocable deux populations, dont ont sait pourtant que l'une fut clairement déportée sur des milliers de kilomètres, dans une contrée qui n'était pas la sienne. Etant donné l'énormité d'un tel non-sens; Plutôt que d'y voir forcément une forme de complicité patente de l'état sous l'influence de cette démarche sournoise d'instrumentalisation que tu mets en avant. Il me semblait que, tel que cela est parfois évoqué en psychologie, une telle négation factuelle de la réalité en l'occurrence historique, pouvait aussi être le reflet d'une espèce de réflex inconscient d'occultation. Une forme de minimisation, opérée de sorte que cette réalité devienne plus supportable et donc dicible. En particulier lorsque qu'il est question d'un sujet où l'action de l'état (par la création du conseil consultatif) mérite d'être montrée sous un jour positif.
Ainsi, avec les moyens de discernement qui sont ceux de la machine administrative, il ne serait pas si étonnant que le rédacteur de l'article de la préfecture, n'est finalement rien fait d'autre que transcrire littéralement sans la ressituer dans son contexte historique, cette représentation finalement commune (et forcément approximative) que l'on se fait très souvent de la population bushinenge. A savoir des descendants d'esclaves ayant recrée sur les bords du fleuve, un mode de vie semblable à celui des populations autochtones africaines.
Pour preuve cet extrait qui n'a d'autre objet que de t'illustrer la réalité de la mise en avant des origines africaines, dans définition de l'identité des bushinenge:
"Dans le Sud-ouest de la Guyane cohabitent depuis plus de deux siècles deux population que rien a priori ne prédestinait à vivre côte à côte. L'une est amérindienne, ce sont les Wayanas; l'autre est D'ORIGINE AFRICAINE , ce sont les Aluku (ou Boni). Si les premiers ont toutes les raisons d'évoluer en ces parages, les seconds en revanche s'y retrouvent à la suite d'une histoire contrainte, douloureuse et épique tout à la fois. Alors que les premiers présentent une configuration culturelle sans surprise car conforme au contexte ambiant, les second, eux ont reconstitué UN ETONNANT BOUT D'AFRIQUE sur les rives du Maroni."
auteur: Francis DUPUY ,Anthropologue.
Extrait de Wayana et Aluku - Les jeux de l'altérité dans le haut Maroni, tiré de l'ouvrage collectif: Histoires, identités et logiques ethniques" Coordonné par G.Collomb et M-J Jolivet.
D'où l'expression "autochtones déportés d'Afrique" que j'emploie. Une expression un brin limite et assez provocatrice je l'admets, compte tenu de l'enjeu autour de ce mot. Mais pas si fausse cependant au sens littéral, dés lors que l'on admet que les premiers esclaves descendus du bateau, une fois ré-humanisés sous l'angle de vu humaniste d'aujourd'hui, étaient bien effectivement sur le plan factuel: des autochtones déportés depuis l'Afrique sur une terre étrangère. Et ce n'est pas toi, celui qui les décrit comme de "purs descendant d'esclaves" qui réussira à me faire croire que cette approximation avérée et voire potentiellement erronée sur un plan anthropologique, n'est pas largement rependu dans le système des représentations locales.
Or en dehors de la maladresse évidente et malgré l'absence réelle de légitimité autochtone liée à l'antériorité de l'occupation du territoire (Art. 1.1.b de la Convention 169 de l'OIT) il me semble tout évident que dans l'esprit des autorités, la population bushinenge a aussi droit à une part de cette reconnaissance et de cet égard que l'on doit aux peuples autochtones, parce qu'elle partage avec eux un caractère à part, lié à son originalité culturelle qui a plus ou moins su perdurer au fil des siècles, sans se fondre très largement dans le modèle dominant, comme ce fut le cas pour la population créole. D'où leur place au sein du conseil consultatif.
Et dés lors, eu égard à ce qui précède, il ne me semble donc pas suffisant de se cantonner inlassablement à des théories qui de fil en aiguille et à force, risqueraient de laisser subodorer que le sénat tout entier aurait adopté l'amendement d'Othily, pour répondre aux seuls desseins d'une sombre entreprise d'instrumentalisation orchestrée par une idéologie locale influante. Et ce, même si cependant l'image d'un coupeur de tête rwandais posté derrière le webmaster du site de la préf et lui dictant les mots de l'idéologie du CG, aurait au moins le mérite d'être assez drôle. Et à la limite, compte tenu de la proximité des deux structures (préfecture, CG) qui sont reliées par une passerelle (quel symbole) cette théorie aurait presque une certaine tenue, qui aurait le mérite d'être beaucoup plus palpable que la seule hypothèse de l'influence idéologique néfaste. Tu devrais donc creuser de ce côté-là…
Cela-dit je te rassure, cette approche assimilable à une forme d'autochtonie par procuration et réhabilitation, mettant en jeu des concepts psychologiques présomptueux et plutôt stratosphériques en envisageant une sorte de psyché étatique, visait avant tout tu l'auras deviné, à en relativiser une autre du même ordre, et tout aussi alambiquée à mes yeux. D'où le "puisque que l'on en est aux hypothèses savantes" mis en préambule. Tu ne l'avais pas vu?
Sinon, puisque que l'on en est aussi aux confidences mutuelles entre sinistres plaisantins, et que tu prends à nouveau soins de t'inquiéter de ma finesse. Pssssst, pssssst,.. Fais tout de même gaffe! Lorsque tu dis "Cet appareil aurait dû se nommer conseil consultatif des populations du fleuve Maroni, voilà tout.", tu es juste en train de te vautrer sévèrement en cantonnant l'identité amérindienne au seul fleuve Maroni. En niant de fait l'identité particulière des peuples amérindiens de la bande côtière et du fleuve Oyapock. Même sur le site de la préf ils ne commettent pas une telle balourdise… Et donc, cette bévue relevant d'une forme d'occidentalo-centrisme pur, forme plutôt un drôle de pli sur ton costume de défenseur au grand cœur de la cause amérindienne. Toi aussi, tu devrais donc faire un peu plus attention à la finesse de ta ligne et à ses bourrelets disgracieux…
Et sinon, pour la route: "tu annihiles chez toi toute légitimité morale au profit de la légitimité du droit pour justifier ton absence de réprobation au choix du CG ?" Dans le post un peu laborieux il est vrai, à propos de logique, que tu n'as pas réussi à lire jusqu'au bout, sur ce point précis j'ai dis que "le fait est discutable sur le fond est dans la forme." Il t'en faut plus?
"Penses-tu également que le drapeau UTG est totalement dénué de violence (sous toutes ses formes) ?". Toujours dans le même post, j'ai dit que je n'étais pas non plus fan de l'étoile rouge et que je lui aurais préférée la bite à Dudule…Toi d'ordinaire si subtile, tu ne sais plus lire entre les lignes?
Sinon, juste pour la forme, en vrai, quelle est ta propre explication pour l'utilisation amalgamante officielle du mot "autochtone" sur le site de la préfecture?
Pétard ! Tes deux posts, ça me donne l'impression de me retrouver avec un sandwich au pain après avoir ouvert un kilo d'emballages ! (Ne cherche pas interprétation psy, il n'y en a plus là que dans l'affreux message cité.)
PS : T'as déjà été faire un tour rue Oudinot, ou bien ?
En réponse au message de G.moulinard du 11/06/10
"Face à cette légitimité du droit, tu te plantes donc en évoquant le drapeau UTG. Car désormais, du fait de cette délibération officielle, il s'agit bien officiellement du drapeau de la collectivité départementale de la Guyane, mais en aucun cas de celui de la Guyane."
Non, je ne crois pas qu'il s'agisse du drapeau officiel de la collectivité. Le drapeau UTG a été reconnu officiellement pas le CG, mais il n'en fait pas sien pour autant. Je crois savoir que le CG utilise depuis longtemps son logo, celui qui orne ses véhicules et ses bâtiments administratifs.
Pourquoi, alors que ATL avait annoncé qu'il flotterait aux frontons, ne voit-on toujours pas le drapeau UTG sur les mâts, sur les flancs des voitures du CG, etc... ?
Qu'est à dire ? On vote à l'unanimité pour un drapeau mais on ne le montre pas ?!
As-tu une explication à cela ? J'ai la mienne mais je voudrais ton point de vue avant de l'exposer.
Concernant ma question du drapeau caldoche, dois-je en conclure que concernant le drapeau UTG, tu annihiles chez toi toute légitimité morale au profit de la légitimité du droit pour justifier ton absence de réprobation au choix du CG ?
Penses-tu également que le drapeau UTG est totalement dénué de violence (sous toutes ses formes) ?
En ressituant dans le contexte, à savoir celui d'une justification sur le ton de la pseudo psychanalyse de l'attitude de l'état à propos du dévoiement du mot "autochtone", au travers d'un argument tendant à insinuer qu'il serait simplement victime de l'influence néfaste d'une idéologie locale. J'émettais (sans doute maladroitement) une autre
En réponse au message de 3wap du 10/06/10
Pas évident cependant, que ce soit la force de l'idéologie révisionniste locale qui explique et justifie à elle seule la frilosité de l'état à reconnaitre et connaitre d'avantage, le droit des peuples autochtones et des autres populations singulières de Guyane...
L'état bloublouté par le climat et les mots de la controverses publique, un peu facile, mais je suis certains que l'avocat qui aurait eu à défendre l'action de l'état lorsqu'il vend en catimini des territoires amérindiens ancestraux, aurait sans doute trouvé l'argument très seyant.
Mais tant qu'on en est aux hypothèses savantes: Possible aussi que tout ceci relève en partie d'une forme d'amnésie sélective de notre état, qui préfère ne voir que des "autochtones" là où il faudrait aussi distingués des "autochtones d'Afrique déportés", déracinés par lui. Une forme de déni de réalité, plus simple à édulcorer sous une généreuse appellation générique magistralement fausse sur le plan historique.
Cela-dit, une fois que la vérité aura pu être rétablie (peut être grâce au conseil consultatif d'ailleurs), quand bien même ils n'auraient pas la légitimité de leur autochtonie, espérons que les bushinenge ne se verront pas trop dénier le droit d'invoquer parfois la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/fr/drip.html), sous le seul prétexte que stricto sensu cette dernière ne leur est pas adressée.
"autochtones d'Afrique déportés"
Fallait l'oser. Nul doute que nous verrons bientôt ATL et Canavy reprendre en cœur ce terme là. T'es sûr que ça vient de toi ? Si oui, copyright ça fissa !
En réponse au message de 3wap du 10/06/10
Pas évident cependant, que ce soit la force de l'idéologie révisionniste locale qui explique et justifie à elle seule la frilosité de l'état à reconnaitre et connaitre d'avantage, le droit des peuples autochtones et des autres populations singulières de Guyane...
L'état bloublouté par le climat et les mots de la controverses publique, un peu facile, mais je suis certains que l'avocat qui aurait eu à défendre l'action de l'état lorsqu'il vend en catimini des territoires amérindiens ancestraux, aurait sans doute trouvé l'argument très seyant.
Mais tant qu'on en est aux hypothèses savantes: Possible aussi que tout ceci relève en partie d'une forme d'amnésie sélective de notre état, qui préfère ne voir que des "autochtones" là où il faudrait aussi distingués des "autochtones d'Afrique déportés", déracinés par lui. Une forme de déni de réalité, plus simple à édulcorer sous une généreuse appellation générique magistralement fausse sur le plan historique.
Cela-dit, une fois que la vérité aura pu être rétablie (peut être grâce au conseil consultatif d'ailleurs), quand bien même ils n'auraient pas la légitimité de leur autochtonie, espérons que les bushinenge ne se verront pas trop dénier le droit d'invoquer parfois la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/fr/drip.html), sous le seul prétexte que stricto sensu cette dernière ne leur est pas adressée.
C'est une toute autre question, mais cela ne me dérange pas d'en parler. Cependant, le caractère curieux de cette rhétorique me pousserait à différer...
Ce n'est pas d'hier que l'État français est gêné aux entournures par la question des peuples autochtones, et d'ailleurs encore plus spécialement en Nouvelle Calédonie
En réponse au message de Chokapix du 10/06/10
"Suffisamment en tout cas, pour que certaines dénonciations ciblées de complot tournent au ridicule." Pas tant que ça en fait. Une des forces de l'idéologie, c'est d'imposer ses mots dans les controverses publiques.
Dans cette affaire, on parlait autrefois, très officiellement, des "populations tirant leurs moyens de subsistance des ressources de la forêt et du fleuve" (Je ne me rappelle plus le terme exact, mais cela devrait être facile à retrouver).
La question à se poser est donc de savoir à quel moment on a commencé à ranger les bushinengés dans les "populations autochtones". Qui l'a fait et dans quel but ?
Il est évident que depuis longtemps, les populations concernées étaient affublées du doux sobriquet "anbwa" dans la langue créole, avec sans nul doute des connotations péjoratives (elles-mêmes occupant une place non négligeable dans l'imaginaire créole guyanais).
Ce qui frappe donc, c'est le renversement ou du moins la grande torsion de sens. Qualifier les bushinengés d'autochtones, c'était les placer dans une logique de légitimation aussi forte que celle des populations réellement autochtones. Et cela préservait aussi, qu'on ne s'y trompe pas, l'amalgame "des populations anbwa"...
Il est difficile d'imaginer une seconde que ce soit l'État, à ce moment de l'histoire de la Guyane, qui ait proposé cette "nouvelle définition", si ouvertement falsificatrice : en un mot, révisionniste. Mais cela revenait, dans un autre vocable, à reprendre la fameuse définition, étatique, des populations tirant leurs moyens de subsistance des ressources de la forêt et du fleuve. Le glissement pouvait d'ailleurs, à mon sens, d'autant mieux se faire que se posait la question du droit coutumier. Mon sentiment est que sur ce point, l'imaginaire étatique n'est pas si éloigné de l'imaginaire créole guyanais. (Et pour cause...)
Il me semble que la nouvelle définition" des "populations autochtones" est apparue avec le fameux "tournant identitaire" des années 90.
A l'époque, la lute idéologique entre l'Etat, quelque peu obsédé d'ailleurs par la poignée d'agitateurs pseudo-indépendantistes (je pense aux inénarrables "occupations de terres" autour d'Alain Michel), les "élites" politiques locales, se résumaient assez bien dans l'utilisation de l'expression "société guyanaise pour l'Etat, et "peuple guyanais" pour les pouvoirs locaux.
Idéologiquement, la nouvelle définition était subtile. Elle permettait à la fois de relativiser sévèrement la légitimité amérindienne (notamment du point de vue de la dynamique démographique des populations concernées) mais également de proposer une forme de reconnaissance symbolique particulière aux bushinengés,
La question de la démographie politique des bushinengés n'était d'ailleurs pas le moindre argument : et si les majorités politiques allaient se conquérir sur le fleuve, en cas de rapports de forces un peu tendus entre les "élites politiques cayennaises" ?
Mon hypothèse est qu'on a clairement vu se dessiner à ce moment le mouvement d'instrumentalisation des bushinengés.
L'idée avait d'ailleurs une force symbolique qui touche à l'interprétation "panafricaine" de Gaston. Car cela disait en même temps : "la Guyane est un pays Noir" ; "le bushinengé est le créole de demain".
Pas évident cependant, que ce soit la force de l'idéologie révisionniste locale qui explique et justifie à elle seule la frilosité de l'état à reconnaitre et connaitre d'avantage, le droit des peuples autochtones et des autres populations singulières de Guyane...
L'état bloublouté par le climat et les mots de la controverses publique
En réponse au message de 3wap du 10/06/10
Ben, pas de chance...la préfecture est coupable du même dévoiement:
Sur son site,
http://www.guyane.pref.gouv.fr/conseil-consultatif-des-populations-amerindiennes-et-bushinenge-de-guyane/
Les populations amérindiennes et noire-maronnes sont rangées sans plus de distinction d'antériorité, dans le même chapitre "Populations autochtones".
Il semble donc que cet amalgame, ou plutôt à mon sens cette trop grande "facilité de langage", soient assez largement partagés. Suffisamment en tout cas, pour que certaines dénonciations ciblées de complot tournent au ridicule. Sauf à considérer peut-être, que le le préfet est encarté au MDES...
(Pssst, les RG vous plantez pas, pour M'sieur FEREY, c'est pas moi qui ai cafté, c'est Moulinard)
"Suffisamment en tout cas, pour que certaines dénonciations ciblées de complot tournent au ridicule." Pas tant que ça en fait. Une des forces de l'idéologie, c'est d'imposer ses mots dans les controverses publiques. Dans cette affaire, on parlait autrefois, très officiellement, des "populations tirant leurs moyens de subsistance des ressources de la forêt et du fleuve" (Je ne me rappelle plus le terme exact, mais cela devrait être facile à retrouver).
Le point sur la dénomination du fameux conseil consultatif:
DU COTE DES INSTITUTIONS NATIONALES
A l'origine de tout cela, il y a l'amendement de M.OTHILY
http://ameli.senat.fr/amendements/2005-2006/360/Amdt_88.html
Dans cet amendement il est exclusivement question d'un "conseil consultatif des populations amérindiennes et bushinenge." Le terme "autochtone n'apparait jamais!
En réponse au message de G.moulinard du 08/06/10
Que penser de la création du Conseil consultatif des peuples autochtones ?
Considérer les peuples bushinengués comme étant autochtones relève tout simplement de la falsification de l'histoire et de l'anthropologie.
Cet appareil aurait du se nommer conseil consultatif des populations du fleuve Maroni, voilà tout.
Mais non, l’occasion était sans doute trop belle pour noyer un peu plus le sens du mot autochtone. Et j'ai bien peur que les communautés autochtones n'osent relever cette marque de mépris. C’est pourtant la négation totale de leur antériorité historique.
De toute façon, on ne pouvait attendre rien de mieux d'un conseil général qui n'excelle décidément que dans le dévoiement.
Ben, pas de chance...la préfecture est coupable du même dévoiement:
Sur son site, http://www.guyane.pref.gouv.fr/conseil-consultatif-des-populations-amerindiennes-et-bushinenge-de-guyane/ Les populations amérindiennes et noire-maronnes sont rangées sans plus de distinction d'antériorité, dans le même chapitre "Populations
En réponse au message de G.moulinard du 08/06/10
Que penser de la création du Conseil consultatif des peuples autochtones ?
Considérer les peuples bushinengués comme étant autochtones relève tout simplement de la falsification de l'histoire et de l'anthropologie.
Cet appareil aurait du se nommer conseil consultatif des populations du fleuve Maroni, voilà tout.
Mais non, l’occasion était sans doute trop belle pour noyer un peu plus le sens du mot autochtone. Et j'ai bien peur que les communautés autochtones n'osent relever cette marque de mépris. C’est pourtant la négation totale de leur antériorité historique.
De toute façon, on ne pouvait attendre rien de mieux d'un conseil général qui n'excelle décidément que dans le dévoiement.
C'est vrai que qualifier d'autochtone des peuples d'Afrique...encore que... si on remonte à la période avant la séparation des continent (cf tectonique des plaques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Tectonic_plates-fr.png),
ils auraient été considérés comme ... des autochtones.
Que penser de la création du Conseil consultatif des peuples autochtones ?
Considérer les peuples bushinengués comme étant autochtones relève tout simplement de la falsification de l'histoire et de l'anthropologie.
Cet appareil aurait du se nommer conseil consultatif des populations du fleuve Maroni, voilà tout.
Mais non, l’occasion était sans doute trop belle pour noyer un peu plus
Une idée à creuser avant qu'on ne lâche les fauves sur les richesses inouïes du sous sol Guyanais : Les Indiens d'Amazonie ont droit aux crédits carbone : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/les-indiens-damazonie-ont-droit-aux-credits-carbone_21771/
En réponse au message de Arthur du 12/10/09
Je ne le dirais pas comme ça mais je suis assez d'accord avec toi. Je trouve dommage que l'état ou les collectivités ne réagissent réellement que quand il y a mort d'homme ou d'enfants(cf les taxicos, ou les pbs de circulation aux abords des collèges). Et qu'on ne dise pas que c'est compliqué, regardez qd un ministre se déplace...
Comme l'évoque Blada dans son Jodla à propos du fils pistonné à son papa Sarko... Pour que ça réagissent un tant soit peu, il faut parfois gueuler un peu plus fort... Ce qui est souvent dommage par chez nous, c'est notre extinction de voix politique sur bien des sujets. On se demande pourquoi? Déresponsabilisation politique ou atavisme culturel ?
En réponse au message de Yasmina du 12/10/09
les jeunes amérindiens sont littéralement exaspérés par ce qui se passe là-bas,
Et bien , je suis sincèrement ravie de le savoir. Ca me change grandement de la vision du bon sauvage sans défense et sans recours, des pauvres pounounous en somme, qu'on lit régulièrement sur ce site. Comme beaucoup, j'ignore ce qui s'est passé exactement sur le Haut-Maroni , cependant si cela a vraiment eu lieu , une telle réaction des Amérindiens me paraitrait plus que normale. A force d'exaspération et de colère (et sans réponse concrète au problème) on finit par vouloir soi même faire passer le goût du pain aux orpailleurs clandestins. Et si cela a vraiment eu lieu, j'espère simplement que ça incitera les hautes sphères à se pencher sérieusement sur la question.
Je ne le dirais pas comme ça mais je suis assez d'accord avec toi. Je trouve dommage que l'état ou les collectivités ne réagissent réellement que quand il y a mort d'homme ou d'enfants(cf les taxicos, ou les pbs de circulation aux abords des collèges). Et qu'on ne dise pas que c'est compliqué, regardez qd un ministre se déplace...
En réponse au message de Scandalisé du 12/10/09
c'est scandaleux ce que vous dites. Si crime il y a, vous justifieriez un double crime si commis par des Amérindiens "exaspérés" ? Scandaleux !
Et ce n'est pas scandaleux les orpailleurs clandestins qui empoisonnent avec le mercure, qui détruisent l'habitat des amérindiens. Bien sur que c'est scandaleux de tuer des gens mais comment font ils pour survivre loin de tout et de tous. Ce sont les oubliés et ils se défendent comme ils peuvent.
En réponse au message de Scandalisé du 12/10/09
c'est scandaleux ce que vous dites. Si crime il y a, vous justifieriez un double crime si commis par des Amérindiens "exaspérés" ? Scandaleux !
vous etes scandalisé parce que vous etes certainement loin de connaitre l'envers du decors, etre scandalisé lorsque l'on est bien a l'abri (?) derriere un logement en ville, derriere ses petites grilles c'est facile, tres facile.... d'ailleurs dnas ce que dit l'intervenant auquel vous repondez il ne s'agit nullement de justifier un crime, mais bien de fustiger un gouvernement qui est incapable de faire respecter des lois edictées par lui meme...
En réponse au message de Yasmina du 12/10/09
les jeunes amérindiens sont littéralement exaspérés par ce qui se passe là-bas,
Et bien , je suis sincèrement ravie de le savoir. Ca me change grandement de la vision du bon sauvage sans défense et sans recours, des pauvres pounounous en somme, qu'on lit régulièrement sur ce site. Comme beaucoup, j'ignore ce qui s'est passé exactement sur le Haut-Maroni , cependant si cela a vraiment eu lieu , une telle réaction des Amérindiens me paraitrait plus que normale. A force d'exaspération et de colère (et sans réponse concrète au problème) on finit par vouloir soi même faire passer le goût du pain aux orpailleurs clandestins. Et si cela a vraiment eu lieu, j'espère simplement que ça incitera les hautes sphères à se pencher sérieusement sur la question.
"ça incitera les hautes sphères à se pencher sérieusement sur la question."
Apparemment les hautes sphères ont autre chose à faire et ça vaut peut-être mieux sinon les "méchants" amérindiens risquent de finir en prison...
En réponse au message de Scandalisé du 12/10/09
c'est scandaleux ce que vous dites. Si crime il y a, vous justifieriez un double crime si commis par des Amérindiens "exaspérés" ? Scandaleux !
Le vrai scandale, ce serait que cela devienne une règle, c'est pourquoi j'ai pris soin d'ajouter à la fin de mon post :"j'espère simplement que ça incitera les hautes sphères à se pencher sérieusement sur la question."
En réponse au message de Yasmina du 12/10/09
les jeunes amérindiens sont littéralement exaspérés par ce qui se passe là-bas,
Et bien , je suis sincèrement ravie de le savoir. Ca me change grandement de la vision du bon sauvage sans défense et sans recours, des pauvres pounounous en somme, qu'on lit régulièrement sur ce site. Comme beaucoup, j'ignore ce qui s'est passé exactement sur le Haut-Maroni , cependant si cela a vraiment eu lieu , une telle réaction des Amérindiens me paraitrait plus que normale. A force d'exaspération et de colère (et sans réponse concrète au problème) on finit par vouloir soi même faire passer le goût du pain aux orpailleurs clandestins. Et si cela a vraiment eu lieu, j'espère simplement que ça incitera les hautes sphères à se pencher sérieusement sur la question.
c'est scandaleux ce que vous dites. Si crime il y a, vous justifieriez un double crime si commis par des Amérindiens "exaspérés" ? Scandaleux !
En réponse au message de Blada du 12/10/09
Personne ne sait vraiment ce qui se passe réellement sur le Haut Maroni, faute d'observateurs fiables, installés sur place. Nous savons quand même de notre côté, par des observateurs ponctuels, que les jeunes amérindiens sont littéralement exaspérés par ce qui se passe là-bas, et que les anciens tentent de les calmer. Quant à faire un article sans avoir la matière pour le faire, laissons ce soin à d'autres.
les jeunes amérindiens sont littéralement exaspérés par ce qui se passe là-bas,
Et bien , je suis sincèrement ravie de le savoir. Ca me change grandement de la vision du bon sauvage sans défense et sans recours, des pauvres pounounous en somme, qu'on lit régulièrement sur ce site. Comme beaucoup, j'ignore ce qui s'est passé exactement sur le Haut-Maroni , cependant si cela a vraiment eu lieu , une telle réaction des
En réponse au message de Jaguar du 11/10/09
Bonjour,
Ceci n'est pas une annonce mais quand n'est il de l'altercation qu'il y a eu entre des amérindiens et des Brésiliens sur le Maroni. 3 Brésiliens seraient morts.
Serait-il possible d'en faire un article.
Un écologiste convaincu.
Personne ne sait vraiment ce qui se passe réellement sur le Haut Maroni, faute d'observateurs fiables, installés sur place. Nous savons quand même de notre côté, par des observateurs ponctuels, que les jeunes amérindiens sont littéralement exaspérés par ce qui se passe là-bas, et que les anciens tentent de les calmer. Quant à faire un article sans avoir la matière pour le faire, laissons ce soin à d'autres.
Bonjour,
Ceci n'est pas une annonce mais quand n'est il de l'altercation qu'il y a eu entre des amérindiens et des Brésiliens sur le Maroni. 3 Brésiliens seraient morts.
Serait-il possible d'en faire un article.
Un écologiste convaincu.
Brésil : “les réserves indigènes ne doivent pas rester des zones intouchables”
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé lors d’un déplacement dans l'Etat amazonien du Roraima que les réserves indigènes ne pouvaient plus continuer à être des zones intouchables et a plaidé pour qu'elles aient des activités économiques comme
En réponse au message de Jfm du 20/05/09
Eh ben ! A nous relire, on voit toutes les possibilités du langage et nous semons allègrement (sans références aux mammouths) des petites traces sur disques durs... Enfin bref, je ne désespère pas d'un dialogue serein. Je constate juste que certains métaphores et autres rhétorique façon provoc' ont plus d'impact que je ne le pensais. La suite au prochain épisode.
Et le pire pour moi..., c'est que ma moitié mutante (qui a jeté un oeil par dessus mon épaule) me confirme, que je suis "un peu de mauvaise foi...", et "légèrement sur la brèche dans mes raisonnements... "... La vilaine traitresse!
Et ce sourire agaçant qu'elle a osé afficher en disant cela, a brisé tout le charme de mon
En réponse au message de Triwap du 19/05/09
Diantre...! C'est un réel plaisir de débattre avec toi mon cher Jfm, ta rhétorique est des plus exotiques. Car après les saintes (ou plutôt sordides) intuitions de Moulinard, c'est maintenant un anthropologue (rien que cela) que tu convoques pour me régler mon compte. Quand je te disais qu'il n'y avait point de débat, rien que du non-dit et des invectives...j'avais juste oublier d'y ajouter la caricature, celle qui consiste à dénaturer à souhait le propos d'en face, pour qu'il puisse coller au parfait monologue que l'on a mis sur pied en guise d'échange d'opinion...Mais c'est de bonne guère cependant et je n'en suis pas moins admiratif...c'est en tout cas plus excitant que les réparties très économes et vite circoncises de mon gars gaga, si généreux en provocation et si avare en confrontation! Ce doit être cela la vraie sagesse...
Mais tout de même, entre mes écrits:
"(...) la prise en compte de la "parole et des intérêts" des amérindiens (bien qu'ils ne soient pas forcément homogènes) implique bien un investissement de leur part, mais également une écoute et une main tendue de la part des autres "groupes" culturels (...) "
"(...) démocratiquement parlant, une voix d'amérindien ne vaut pas moins, mais aussi pas plus que n'importe quelle autre (...) "
et la traduction qu'en fait ton anthropologue expert en capitalisme:
"les amérindiens sont des individus rationnels qui maximisent leurs intérêts en vue de la satisfaction de leurs désirs individuels"
Il y aurait de quoi demander un remboursement pour cette démonstration prétendument experte...
Tu es bien certain qu'il s'agit d'un anthropologue, et non d'un marabou rmiste bien de chez nous?
Parce qu'au vu de son don indéniable pour l'interprétation, il y aurait largement de quoi faire sérieusement douter un profane tel que moi...
Enfin, il me reste tout de même un peu de lucidité pour lui expliquer à ton anthropologue (qui ne semble percevoir le mot "intérêt" qu'au sens capitalistique, drôle d'ironie...), qu'il peut aussi y avoir un gouffre sémantique entre "l'intérêt" interprété comme "la satisfaction de leurs désirs individuels" et cet "intérêt" qui par exemple ne serait que celui de "leur survie", dans un environnement pollué par les effets du mercure (et de sa minimisation), ou encore menacé par l'insécurité liée à l'orpaillage clandestin si faiblement combattu...(mais je l'ai pas déjà dit ça?).
J'ai beau chercher, je ne vois pas trop en quoi cette opinion une fois restituée...trahirait une "intériorisation puissante de la société de marché", à laquelle tu as cependant l'air si certain d'échapper, sauf peut-être lorsqu'il s'agit de proposer de régler les problèmes d'insécurité en faisant appel entre autres, à des sociétés privées de vigiles...mais c'est pas bien grave, on a tous nos petites faiblesses capitalistes...
Et au fait, lorsque tu parles de "mon étrange tribu", est-ce que tu fais allusion à celle que tu es justement en train d'honorer à cette seconde, en lisant ces lignes produites grâce aux quelques grammes d'or (cause de tant de compromission et de malheur pour les amérindiens) contenus dans les circuits de ton computer?
Mais pour en revenir au sujet, est-ce que cette "survie" justifie que l'on se pervertisse dans la politique, qui ne serait que turpitudes et "marché de dupe"? Là, tu as le droit de penser que non...(si c'est le cas je respecte ton point de vue, même si je ne le partage plus).
"Votre "écoute " et votre "main tendue" pourraient ainsi représenter un simple "marché de dupe", car il faut accepter "vos règles du jeu", pour "démocratiques" qu'elles vous semblent : le sommet symbolique de votre tribu. "
Dire qu'en parlant de "main tendue" je pensais être moi-même enclin à cette consensualité si mielleusement "bobo". Mais ouf, finalement je ne suis coupable que d'une hypothétique duplicité...et de possibles intentions perverses! J'ai eu chaud, heureusement, que tes "intuitions sordides" te donnent cette clairvoyance inespérée, sans laquelle il te serait sans doute plus difficile de démasquer "nos" fourbes, peut-être, on sait jamais, des fois que... desseins...
"Après, leur expliquer que "cela ne marche pas si bien que ça, mais on n'a rien trouvé d'autre : c'est comme le capitalisme, c'est affreux, mais on n'a rien d'autre à proposer"... devient bien difficile..."
Autrement dit, "on bafoue vos droits censés être pris en compte dans une démocratie, mais inutile d'essayer d'en utiliser les ressors pour vous faire entendre, vous allez vous faire avoir c'est sûr, j'en ai l'intuition sordide!". En quoi cette posture n'est-elle pas elle aussi un marché de dupe?
Doivent-ils patienter en attendant que nous daignons nous apitoyer? Doivent-ils s'enfuir dans le fin fond de la forêt? Doivent-ils prendre les armes? Tout plutôt que se salir en se frottant à cet exercice de notre démocratie qui serait si pervertie comme en témoigne l'abstention, et dont les dés seraient irrémédiablement pipés...? Et que dire alors de ces amérindiens devenus maires...sont-ils autant de dupes ayant succombé à ce miroir aux alouettes? "N'acheter pas cette démocratie chère madame, elle est dépassée! Prenez donc cette autarcie un peu plus condamnée, mais qui est du dernier chic ethno-écolo..sans édulcorant, avec 0% de société de marché ajouté !". Je sens que tu vas perdre patience....
Mais heureusement que tout de même sur la fin, tu fais preuve d'un peu d'humour:
"Un peu comme essayer de vous faire comprendre qu'un créole n'est pas forcément créolo-centriste..."
De quoi? Mais quid de cette belle théorie si commode pour décoder nos velléités coupables...?
Comment, le créolo-centrisme ne serait plus qu'un travers parmi tant d'autres (avec son risque de contre-caricature) et non plus un de ces savants axiomes sociologiques, permettant d'expliquer à lui tout seul le choix des votants...
Les bras m'en tombent littéralement! Qu'allons nous devenir sans ces vérités de sociologues inscrites dans le marbre, qui rendent nos intentions si transparentes...? Qui nous classent, nous interprètent et nous jugent avec tant d'aplomb, alors que l'on ne leur demande que de nous grandir...
C'est dément, imaginez! C'est un peu comme si l'on renonçait à tous ces précieux travaux anthropologiques, et que tout d'un coup l'on cessait d'inventer pour eux, quelle société conviendrait le mieux aux amérindiens... Ne touchez pas à ce 4x4, éteignez ce portable, n'allez surtout pas voter on va vous duper, ne touchez pas aux œufs de tortues, enfin juste deux ou trois parce que c'est vous, remettez ce beau calimbé, il vous va si bien...Chéri! Hein qu'il lui va bien le calimbé, c'est d'une authenticité...tu as pris la photo? Ta patience tient-elle encore le coup?
Ahhhh, les belles démonstrations d'anthropologues..., il se trouve que certaines d'entre-elles m'agacent quand je les juge, en toute subjectivité il va s'en dire, un peu trop péremptoire (mais pas totalement fausse toutefois lorsqu'elles sont énoncées avec la nuance qui convient). Et j'ai donc un malin plaisir (un peu juvénile et facétieux comme l'a bien diagnostiqué le docteur Moulinard) à communiquer généreusement cet agacement! Ahhh, l'agacement, ou la patience si tu préfères cet euphémisme, n'est-ce pas là le piment de tout débat?
A part cela, je dois tout de même admettre que tu as tout de même fondamentalement raison, le risque de "duperie" est énorme pour eux comme pour nous, car notre grande tribu (la tienne aussi tu n'y peux rien...) est loin d'être idéale, en Guyane comme ailleurs. Ce doit être violent et périlleux de s'y risquer pour quiconque est issu d'une culture probablement plus vertueuse à de nombreux égards. Ce doit être violent,...mais tu as toi même déjà énoncé ce qui pouvait-être pire que la violence...
Cordialement!
(je m'y tiens, tout en étant flatté d'avoir pu t'agacer un peu...même si j'ai peut-être tord sur le fond, qui sait...)
Eh ben ! A nous relire, on voit toutes les possibilités du langage et nous semons allègrement (sans références aux mammouths) des petites traces sur disques durs... Enfin bref, je ne désespère pas d'un dialogue serein. Je constate juste que certains métaphores et autres rhétorique façon provoc' ont plus d'impact que je ne le pensais. La suite au prochain épisode.
En réponse au message de Jfm du 19/05/09
"(...) la prise en compte de la "parole et des intérêts" des amérindiens (bien qu'ils ne soient pas forcément homogènes) implique bien un investissement de leur part, mais également une écoute et une main tendue de la part des autres "groupes" culturels (...) "
"(...) démocratiquement parlant, une voix d'amérindien ne vaut pas moins, mais aussi pas plus que n'importe quelle autre (...) "
Un anthropologue n'aurait aucun mal à démontrer à quel point votre vision des choses traduit une intériorisation puissante de la société de marché. Vous supposez "universelles" les "lois de la gravitation capitaliste" : les amérindiens sont des individus rationnels qui maximisent leurs intérêts en vue de la satisfaction de leurs désirs individuels. C'est tout de même très inattendu de votre part.
Inutile de dire que votre tribu peut paraître très étrange.
Votre "écoute " et votre "main tendue" pourraient ainsi représenter un simple "marché de dupe", car il faut accepter "vos règles du jeu", pour "démocratiques" qu'elles vous semblent : le sommet symbolique de votre tribu. Après, leur expliquer que "cela ne marche pas si bien que ça, mais on n'a rien trouvé d'autre : c'est comme le capitalisme, c'est affreux, mais on n'a rien d'autre à proposer"... devient bien difficile...
Un peu comme essayer de vous faire comprendre qu'un créole n'est pas forcément créolo-centriste...
Diantre...! C'est un réel plaisir de débattre avec toi mon cher Jfm, ta rhétorique est des plus exotiques. Car après les saintes (ou plutôt sordides) intuitions de Moulinard, c'est maintenant un anthropologue (rien que cela) que tu convoques pour me régler mon compte. Quand je te disais qu'il n'y avait point de débat, rien que du non-dit et des invectives...
En réponse au message de Yasmina du 18/05/09
A propos des Amérindiens. Je me demandais s'il y avait une quelconque volonté (politique) de leur part de lutter contre la dégradation de leur environnement.
Je m'explique: c'est bien gentil de vouloir défendre les droits des peuples autochtones mais je pense que les mieux placés pour le faire, ce sont encore eux. Je ne vais pas me mettre la tête en carafe à vouloir défendre quelqu'un qui ne se bouge pas pour défendre ses intérêts personnels. Nul mépris de ma part juste une observation lucide. Après tout, à mon sens, c'est tout de même une forme de paternalisme cette inquiétude à leur sujet. Ils sont adultes, donc qu'ils s'expriment.
A part des témoignages isolés d'Amérindiens (sur Blada, dans Libération...) dénonçant la dégradation de leur environnement, je n'ai pas encore entendu parler de représentants de cette communauté ayant pris l'avion pour se faire entendre du gouvernement dans l'Hexagone. Cela aurait surement un réel impact. Plutôt que de toujours entendre déblatérer des ministres qui, au fond, se sentent peu concernés.
Lors de la formation des Mayouris, un regroupement d'autochtones avait décliné sa participation au Mayouri de monsieur Darnal, dénonçant une criante absence de considération. Comme quoi, ils sont bien conscients de la sauce à laquelle on les mange.
Des Amérindiens qui ont bénéficié d'une réelle instruction en Guyane ça existe.
Je veux bien que l'alcool, le suicide des jeunes et autres maux, pèsent lourd dans leur devenir mais je refuse de faire du misérabilisme (Pauv' malheureux y vont jamais s'en sortir). Ca ne serait pas leur rendre service.
Donc, la défense des Amérindiens, moi je veux bien. Mais je souhaiterais qu'on les entende un peu plus à ce sujet. C'est sympa les visites de présidents et de ministres avec tour du village bardé d'une écharpe de représentant, divers cadeaux du gouvernement (moteur de canot qui servira d'ailleurs à l'orpaillage) et blablabbla , histoire de goûter à un certain exotisme, mais ça va cinq minutes.
"Je veux bien que l'alcool, le suicide des jeunes et autres maux, pèsent lourd dans leur devenir mais je refuse de faire du misérabilisme (Pauv' malheureux y vont jamais s'en sortir). Ça ne serait pas leur rendre service."
Et, dans les termes de Triwap :
"Mais malheureusement, je pense que de nombreux créoles partagent avec de nombreux
En réponse au message de Triwap du 18/05/09
Je crois que tu as en partie raison (je n'aurais pas mieux dit pour cette partie) et en partie tord aussi!
En partie tord, parce que sans la moindre commisération ou condescendance, il me semble que "s'exprimer" ou "revendiquer" sous-entends une posture culturelle, que les amérindiens n'ont pas encore totalement acquise du fait de leur histoire (pas de lutte des classes, de grèves de 36 ou de mai 68 chez les amérindiens). C'est je pense en cela que Jfm fait allusion à leur "culture politique"... A noter qu’à mon avis ce constat peut également être fait dans une certaine mesure pour la "culture" créole… Ce n'est pas les syndicats locaux qui me démentiront.
Si l'on se contentait de dire "qu'ils défendent leurs intérêts", cela équivaudrait donc effectivement à les laisser "mourrir" seuls dans leur coin, lentement et sûrement!
Cependant (et c'est là où je suis un peu en désacord avec jfm), si effectivement les amérindiens ne prennent pas en main leur destin de façon plus pugnace sur le plan politique, ils iront au devant de déconvenues certaines (cela dit, ceci est valable pour tous les guyanais). Aussi, que l'on soit pour ou contre le changement de statut, il me paraîtrait "anormal" que les amérindiens n'aient pas une opinion, ou même que quelques uns d'entre eux n'y voit pas une opportunité à saisir... Il y a bien des amérindiens utégistes…
Peut-être que ce serait une erreur politique, des fois que comme le pense Jfm il y'ait effectivement une sorte de complot "pseudo créolo-centriste", mais au moins cela démontrerait une volonté d'investissement politique, tout à fait légitime...
Cela n'a rien à voir avec du suicide comme voudrait me le faire dire Jfm, les amérindiens ne vont pas tous se jeter du haut de la falaise de l'article 74 comme un seul homme, (certains roulent déjà en 4x4 tout comme nous). Il est juste possible que le clivage entre les pour et les contre, existe également parmi eux, compte tenu des écarts culturels existants déjà au sein de cette "ethnie" qui n'est en effet plus si homogène, du fait de l'influence des autres cultures. Pourquoi en serait-il autrement?
Tu as raison de dire que les amérindiens doivent s'investir pour la défense de leur environnement (et ils le font d'après ce que je constate). Mais à mon avis, leur plus grand défi consiste bien à traduire cette action sur le plan politique. Et là, il faut admettre que nous créoles de tous poils, ne faisons pas grand-chose pour les y aider compte tenu de notre monopole sur l'échiquier politique local.
Je ne partage pas la thèse du complot "pseudo créolo-centriste" de Jfm (même si finalement lorsque l'on suit sa logique et son parallèle avec le taux d'adhésion à l'article 74, ce travers ne concernerait que 30% des créoles…je me réjouis d'avance des savants calculs que cette affirmation va engendrer, surtout si je demande à ce que l'on prenne en comparaison les 20% de Le pen aux présidentielles…). Mais malheureusement, je pense que de nombreux créoles partagent avec de nombreux métropolitains, une même vision relevant au mieux d'un paternaliste néo-bobo, ou au pire carrément d'une posture raciste, les cantonnant encore et toujours à ce rôle de "bons sauvages", "de natifs innocents", qu'il faudrait protéger d'eux même et des autres….
D'où certaines situations cocasses, quand un juge décide d'appliquer la loi en condamnant un amérindien, pour le prélèvement d'œufs de tortues protégées… Que faut-il protéger alors, les œufs de tortues ou la culture amérindienne…? Il y aurait là de quoi faire exploser la cafetière de tout bobo ethno-écolo? Et peut-être qu'une plus grande autonomie législative régionale pourrait permettre de trancher la question…si ce n'était les noirs desseins des méchants créoles, qui n'attendent que cela pour aller saccager la forêt… Comme si elle n'était pas déjà saccagée d'ailleurs.
Mais je m'égare, en fait je voulais juste te dire que dans notre petite Guyane, la prise en compte de la "parole et des intérêts" des amérindiens (bien qu'ils ne soient pas forcément homogènes) implique bien un investissement de leur part, mais également une écoute et une main tendue de la part des autres "groupes" culturels, représentés entre autres par les élus locaux, le directeur d'edf, le ministère de l'environnement…et même certains amérindiens eux-mêmes qui ont vite compris quel parti ils pouvaient tirer du trafic lié à l'orpaillage, surtout quand c'est le président de la république lui-même qui fait cadeau du moteur de la pirogue…
Au nom de quoi une telle générosité ?
Par amour de son prochain, au nom de l'égalité et la fraternité, pour les plus romantiques…
Pour ce que les amérindiens ont à nous enseigner sur la meilleur façon d'éviter notre propre suicide collectif, pour les plus pragmatiques…
Parce que les amérindiens sont les seuls vrais guyanais, pour les plus cyniques…
Tous le monde devrait s'y retrouver…je pense!
Tiens, même moi qui oscillent entre les deux premières, je suis même prêt à oublier mes petits comptes pour prendre en considération la troisième, et ainsi faire abstraction du fait que démocratiquement parlant, un voie d'amérindien ne vaut pas moins, mais aussi pas plus que n'importe quelle autre, quand on parle d'orpaillage ou d'aménagement du territoire de façon plus générale…
Amicalement!
"(...) la prise en compte de la "parole et des intérêts" des amérindiens (bien qu'ils ne soient pas forcément homogènes) implique bien un investissement de leur part, mais également une écoute et une main tendue de la part des autres "groupes" culturels (...) "
"(...) démocratiquement parlant, une voix d'amérindien ne vaut pas moins, mais aussi pas plus que n'importe quelle autre (...) "
Un anthropologue n'aurait aucun mal à démontrer à quel point votre vision des choses traduit une intériorisation puissante de la société de marché. Vous supposez
En réponse au message de Triwap du 18/05/09
Je crois que tu as en partie raison (je n'aurais pas mieux dit pour cette partie) et en partie tord aussi!
En partie tord, parce que sans la moindre commisération ou condescendance, il me semble que "s'exprimer" ou "revendiquer" sous-entends une posture culturelle, que les amérindiens n'ont pas encore totalement acquise du fait de leur histoire (pas de lutte des classes, de grèves de 36 ou de mai 68 chez les amérindiens). C'est je pense en cela que Jfm fait allusion à leur "culture politique"... A noter qu’à mon avis ce constat peut également être fait dans une certaine mesure pour la "culture" créole… Ce n'est pas les syndicats locaux qui me démentiront.
Si l'on se contentait de dire "qu'ils défendent leurs intérêts", cela équivaudrait donc effectivement à les laisser "mourrir" seuls dans leur coin, lentement et sûrement!
Cependant (et c'est là où je suis un peu en désacord avec jfm), si effectivement les amérindiens ne prennent pas en main leur destin de façon plus pugnace sur le plan politique, ils iront au devant de déconvenues certaines (cela dit, ceci est valable pour tous les guyanais). Aussi, que l'on soit pour ou contre le changement de statut, il me paraîtrait "anormal" que les amérindiens n'aient pas une opinion, ou même que quelques uns d'entre eux n'y voit pas une opportunité à saisir... Il y a bien des amérindiens utégistes…
Peut-être que ce serait une erreur politique, des fois que comme le pense Jfm il y'ait effectivement une sorte de complot "pseudo créolo-centriste", mais au moins cela démontrerait une volonté d'investissement politique, tout à fait légitime...
Cela n'a rien à voir avec du suicide comme voudrait me le faire dire Jfm, les amérindiens ne vont pas tous se jeter du haut de la falaise de l'article 74 comme un seul homme, (certains roulent déjà en 4x4 tout comme nous). Il est juste possible que le clivage entre les pour et les contre, existe également parmi eux, compte tenu des écarts culturels existants déjà au sein de cette "ethnie" qui n'est en effet plus si homogène, du fait de l'influence des autres cultures. Pourquoi en serait-il autrement?
Tu as raison de dire que les amérindiens doivent s'investir pour la défense de leur environnement (et ils le font d'après ce que je constate). Mais à mon avis, leur plus grand défi consiste bien à traduire cette action sur le plan politique. Et là, il faut admettre que nous créoles de tous poils, ne faisons pas grand-chose pour les y aider compte tenu de notre monopole sur l'échiquier politique local.
Je ne partage pas la thèse du complot "pseudo créolo-centriste" de Jfm (même si finalement lorsque l'on suit sa logique et son parallèle avec le taux d'adhésion à l'article 74, ce travers ne concernerait que 30% des créoles…je me réjouis d'avance des savants calculs que cette affirmation va engendrer, surtout si je demande à ce que l'on prenne en comparaison les 20% de Le pen aux présidentielles…). Mais malheureusement, je pense que de nombreux créoles partagent avec de nombreux métropolitains, une même vision relevant au mieux d'un paternaliste néo-bobo, ou au pire carrément d'une posture raciste, les cantonnant encore et toujours à ce rôle de "bons sauvages", "de natifs innocents", qu'il faudrait protéger d'eux même et des autres….
D'où certaines situations cocasses, quand un juge décide d'appliquer la loi en condamnant un amérindien, pour le prélèvement d'œufs de tortues protégées… Que faut-il protéger alors, les œufs de tortues ou la culture amérindienne…? Il y aurait là de quoi faire exploser la cafetière de tout bobo ethno-écolo? Et peut-être qu'une plus grande autonomie législative régionale pourrait permettre de trancher la question…si ce n'était les noirs desseins des méchants créoles, qui n'attendent que cela pour aller saccager la forêt… Comme si elle n'était pas déjà saccagée d'ailleurs.
Mais je m'égare, en fait je voulais juste te dire que dans notre petite Guyane, la prise en compte de la "parole et des intérêts" des amérindiens (bien qu'ils ne soient pas forcément homogènes) implique bien un investissement de leur part, mais également une écoute et une main tendue de la part des autres "groupes" culturels, représentés entre autres par les élus locaux, le directeur d'edf, le ministère de l'environnement…et même certains amérindiens eux-mêmes qui ont vite compris quel parti ils pouvaient tirer du trafic lié à l'orpaillage, surtout quand c'est le président de la république lui-même qui fait cadeau du moteur de la pirogue…
Au nom de quoi une telle générosité ?
Par amour de son prochain, au nom de l'égalité et la fraternité, pour les plus romantiques…
Pour ce que les amérindiens ont à nous enseigner sur la meilleur façon d'éviter notre propre suicide collectif, pour les plus pragmatiques…
Parce que les amérindiens sont les seuls vrais guyanais, pour les plus cyniques…
Tous le monde devrait s'y retrouver…je pense!
Tiens, même moi qui oscillent entre les deux premières, je suis même prêt à oublier mes petits comptes pour prendre en considération la troisième, et ainsi faire abstraction du fait que démocratiquement parlant, un voie d'amérindien ne vaut pas moins, mais aussi pas plus que n'importe quelle autre, quand on parle d'orpaillage ou d'aménagement du territoire de façon plus générale…
Amicalement!
"Je ne partage pas la thèse du complot "pseudo créolo-centriste" de Jfm (même si finalement lorsque l'on suit sa logique et son parallèle avec le taux d'adhésion à l'article 74, ce travers ne concernerait que 30% des créoles…"
Je vous ai clairement dit que je ne liais pas la question amérindienne à l'article 74, mais vous continuez à me prêter cette intention que je n'ai jamais eue.
En réponse au message de Yasmina du 18/05/09
Je vous avoue que j'aimerais bien connaître le sentiment de certains anthropologues sur ces questions assurément complexes.
Vous tombez dans le travers que je "dénonce". Pourquoi attendez vous que des anthropologues s'expriment à ce sujet avec, souvent, un regard d'entomologistes sur leur sujet ?
Je ne fais pas de l'anti-intellectualisme primaire. Simplement ça n'est pas mal de se penser soi même plutôt que d'attendre toujours l'avis du "Blanc" (c'est une image pour traduire ce que je veux dire, rassurez-vous) sur la question.
Par exemple,Claude Lévi-Strauss a eut la grande intelligence de nous rendre intelligibles ces civilisations, à nous Européens. Il a contribué ainsi à déplacer notre point de vue européocentré. Je ne pense pas que son but était de dire aux Amérindiens "Ecoutez je vais vous dire qui vous êtes".
J'aurais développé un peu plus, mais je dois m'en aller.
A+
Cordialement.
Hello Yasmina,
Juste pour rire : je ne savais pas que tous les anthropologues étaient blancs.
Plus sérieusement, il me semblait avoir été prudent dans la formulation en disant : "connaître le sentiment de certains anthropologues". Je m'explique. Je n'attends pas qu'ils parlent à leur place. Mais il est probable qu'ils peuvent avoir une vue extérieure d'autant plus
En réponse au message de Jfm du 18/05/09
J'entends très bien vos arguments. Je vous avoue que j'aimerais bien connaître le sentiment de certains anthropologues sur ces questions assurément complexes. Pour autant, j'attire votre attention sur les énormes difficultés qu'il y a eu pour que la France ratifie les textes sur les droits des peuples autochtones en septembre 2007. (Par parenthèse, regardez quels sont les pays qui ont voté contre...) Compte-tenu des responsabilités collectives, je me garderai cependant bien d'utiliser l'expression "ça va cinq minutes". Le "modèle calédonien" est certes loin d'être exemplaire, mais on pourrait tout de même y réfléchir plus avant dans le cadre des États Généraux ou du débat statutaire. (Je ne crois pas que ce soit ces questions qui motivent les FDG à réfléchir au statut "sui generis"...)
Je vous avoue que j'aimerais bien connaître le sentiment de certains anthropologues sur ces questions assurément complexes. Vous tombez dans le travers que je "dénonce". Pourquoi attendez vous que des anthropologues s'expriment à ce sujet avec, souvent, un regard d'entomologistes sur leur sujet ? Je ne fais pas de l'anti-intellectualisme primaire. Simplement ça n'est pas mal de se penser soi même plutôt que d'attendre toujours
En réponse au message de Yasmina du 18/05/09
A propos des Amérindiens. Je me demandais s'il y avait une quelconque volonté (politique) de leur part de lutter contre la dégradation de leur environnement.
Je m'explique: c'est bien gentil de vouloir défendre les droits des peuples autochtones mais je pense que les mieux placés pour le faire, ce sont encore eux. Je ne vais pas me mettre la tête en carafe à vouloir défendre quelqu'un qui ne se bouge pas pour défendre ses intérêts personnels. Nul mépris de ma part juste une observation lucide. Après tout, à mon sens, c'est tout de même une forme de paternalisme cette inquiétude à leur sujet. Ils sont adultes, donc qu'ils s'expriment.
A part des témoignages isolés d'Amérindiens (sur Blada, dans Libération...) dénonçant la dégradation de leur environnement, je n'ai pas encore entendu parler de représentants de cette communauté ayant pris l'avion pour se faire entendre du gouvernement dans l'Hexagone. Cela aurait surement un réel impact. Plutôt que de toujours entendre déblatérer des ministres qui, au fond, se sentent peu concernés.
Lors de la formation des Mayouris, un regroupement d'autochtones avait décliné sa participation au Mayouri de monsieur Darnal, dénonçant une criante absence de considération. Comme quoi, ils sont bien conscients de la sauce à laquelle on les mange.
Des Amérindiens qui ont bénéficié d'une réelle instruction en Guyane ça existe.
Je veux bien que l'alcool, le suicide des jeunes et autres maux, pèsent lourd dans leur devenir mais je refuse de faire du misérabilisme (Pauv' malheureux y vont jamais s'en sortir). Ca ne serait pas leur rendre service.
Donc, la défense des Amérindiens, moi je veux bien. Mais je souhaiterais qu'on les entende un peu plus à ce sujet. C'est sympa les visites de présidents et de ministres avec tour du village bardé d'une écharpe de représentant, divers cadeaux du gouvernement (moteur de canot qui servira d'ailleurs à l'orpaillage) et blablabbla , histoire de goûter à un certain exotisme, mais ça va cinq minutes.
J'ai le regret de vous dire que je suis tout à fait de votre avis. Il m'arrive d'enrager, de pester et de turlupiner contre le manque de combativité de la communauté amérindienne. Puis je me dit tout d'abord que je vois cela du haut de ma culture de franchouillarde belliqueuse. Ensuite que si le peuple amérindien était agressif ça se
En réponse au message de Yasmina du 18/05/09
A propos des Amérindiens. Je me demandais s'il y avait une quelconque volonté (politique) de leur part de lutter contre la dégradation de leur environnement.
Je m'explique: c'est bien gentil de vouloir défendre les droits des peuples autochtones mais je pense que les mieux placés pour le faire, ce sont encore eux. Je ne vais pas me mettre la tête en carafe à vouloir défendre quelqu'un qui ne se bouge pas pour défendre ses intérêts personnels. Nul mépris de ma part juste une observation lucide. Après tout, à mon sens, c'est tout de même une forme de paternalisme cette inquiétude à leur sujet. Ils sont adultes, donc qu'ils s'expriment.
A part des témoignages isolés d'Amérindiens (sur Blada, dans Libération...) dénonçant la dégradation de leur environnement, je n'ai pas encore entendu parler de représentants de cette communauté ayant pris l'avion pour se faire entendre du gouvernement dans l'Hexagone. Cela aurait surement un réel impact. Plutôt que de toujours entendre déblatérer des ministres qui, au fond, se sentent peu concernés.
Lors de la formation des Mayouris, un regroupement d'autochtones avait décliné sa participation au Mayouri de monsieur Darnal, dénonçant une criante absence de considération. Comme quoi, ils sont bien conscients de la sauce à laquelle on les mange.
Des Amérindiens qui ont bénéficié d'une réelle instruction en Guyane ça existe.
Je veux bien que l'alcool, le suicide des jeunes et autres maux, pèsent lourd dans leur devenir mais je refuse de faire du misérabilisme (Pauv' malheureux y vont jamais s'en sortir). Ca ne serait pas leur rendre service.
Donc, la défense des Amérindiens, moi je veux bien. Mais je souhaiterais qu'on les entende un peu plus à ce sujet. C'est sympa les visites de présidents et de ministres avec tour du village bardé d'une écharpe de représentant, divers cadeaux du gouvernement (moteur de canot qui servira d'ailleurs à l'orpaillage) et blablabbla , histoire de goûter à un certain exotisme, mais ça va cinq minutes.
Yasmina, il faut revoir votre copie, renseignez vous un peu plus à ce sujet...
En réponse au message de Yasmina du 18/05/09
A propos des Amérindiens. Je me demandais s'il y avait une quelconque volonté (politique) de leur part de lutter contre la dégradation de leur environnement.
Je m'explique: c'est bien gentil de vouloir défendre les droits des peuples autochtones mais je pense que les mieux placés pour le faire, ce sont encore eux. Je ne vais pas me mettre la tête en carafe à vouloir défendre quelqu'un qui ne se bouge pas pour défendre ses intérêts personnels. Nul mépris de ma part juste une observation lucide. Après tout, à mon sens, c'est tout de même une forme de paternalisme cette inquiétude à leur sujet. Ils sont adultes, donc qu'ils s'expriment.
A part des témoignages isolés d'Amérindiens (sur Blada, dans Libération...) dénonçant la dégradation de leur environnement, je n'ai pas encore entendu parler de représentants de cette communauté ayant pris l'avion pour se faire entendre du gouvernement dans l'Hexagone. Cela aurait surement un réel impact. Plutôt que de toujours entendre déblatérer des ministres qui, au fond, se sentent peu concernés.
Lors de la formation des Mayouris, un regroupement d'autochtones avait décliné sa participation au Mayouri de monsieur Darnal, dénonçant une criante absence de considération. Comme quoi, ils sont bien conscients de la sauce à laquelle on les mange.
Des Amérindiens qui ont bénéficié d'une réelle instruction en Guyane ça existe.
Je veux bien que l'alcool, le suicide des jeunes et autres maux, pèsent lourd dans leur devenir mais je refuse de faire du misérabilisme (Pauv' malheureux y vont jamais s'en sortir). Ca ne serait pas leur rendre service.
Donc, la défense des Amérindiens, moi je veux bien. Mais je souhaiterais qu'on les entende un peu plus à ce sujet. C'est sympa les visites de présidents et de ministres avec tour du village bardé d'une écharpe de représentant, divers cadeaux du gouvernement (moteur de canot qui servira d'ailleurs à l'orpaillage) et blablabbla , histoire de goûter à un certain exotisme, mais ça va cinq minutes.
Je crois que tu as en partie raison (je n'aurais pas mieux dit pour cette partie) et en partie tord aussi! En partie tord, parce que sans la moindre commisération ou condescendance, il me semble que "s'exprimer" ou "revendiquer" sous-entends une posture culturelle, que les amérindiens n'ont pas encore totalement acquise du fait de leur
En réponse au message de Yasmina du 18/05/09
A propos des Amérindiens. Je me demandais s'il y avait une quelconque volonté (politique) de leur part de lutter contre la dégradation de leur environnement.
Je m'explique: c'est bien gentil de vouloir défendre les droits des peuples autochtones mais je pense que les mieux placés pour le faire, ce sont encore eux. Je ne vais pas me mettre la tête en carafe à vouloir défendre quelqu'un qui ne se bouge pas pour défendre ses intérêts personnels. Nul mépris de ma part juste une observation lucide. Après tout, à mon sens, c'est tout de même une forme de paternalisme cette inquiétude à leur sujet. Ils sont adultes, donc qu'ils s'expriment.
A part des témoignages isolés d'Amérindiens (sur Blada, dans Libération...) dénonçant la dégradation de leur environnement, je n'ai pas encore entendu parler de représentants de cette communauté ayant pris l'avion pour se faire entendre du gouvernement dans l'Hexagone. Cela aurait surement un réel impact. Plutôt que de toujours entendre déblatérer des ministres qui, au fond, se sentent peu concernés.
Lors de la formation des Mayouris, un regroupement d'autochtones avait décliné sa participation au Mayouri de monsieur Darnal, dénonçant une criante absence de considération. Comme quoi, ils sont bien conscients de la sauce à laquelle on les mange.
Des Amérindiens qui ont bénéficié d'une réelle instruction en Guyane ça existe.
Je veux bien que l'alcool, le suicide des jeunes et autres maux, pèsent lourd dans leur devenir mais je refuse de faire du misérabilisme (Pauv' malheureux y vont jamais s'en sortir). Ca ne serait pas leur rendre service.
Donc, la défense des Amérindiens, moi je veux bien. Mais je souhaiterais qu'on les entende un peu plus à ce sujet. C'est sympa les visites de présidents et de ministres avec tour du village bardé d'une écharpe de représentant, divers cadeaux du gouvernement (moteur de canot qui servira d'ailleurs à l'orpaillage) et blablabbla , histoire de goûter à un certain exotisme, mais ça va cinq minutes.
J'entends très bien vos arguments. Je vous avoue que j'aimerais bien connaître le sentiment de certains anthropologues sur ces questions assurément complexes. Pour autant, j'attire votre attention sur les énormes difficultés qu'il y a eu pour que la France ratifie les textes sur les droits des peuples autochtones en septembre 2007. (Par parenthèse
En réponse au message de Yasmina du 18/05/09
A propos des Amérindiens. Je me demandais s'il y avait une quelconque volonté (politique) de leur part de lutter contre la dégradation de leur environnement.
Je m'explique: c'est bien gentil de vouloir défendre les droits des peuples autochtones mais je pense que les mieux placés pour le faire, ce sont encore eux. Je ne vais pas me mettre la tête en carafe à vouloir défendre quelqu'un qui ne se bouge pas pour défendre ses intérêts personnels. Nul mépris de ma part juste une observation lucide. Après tout, à mon sens, c'est tout de même une forme de paternalisme cette inquiétude à leur sujet. Ils sont adultes, donc qu'ils s'expriment.
A part des témoignages isolés d'Amérindiens (sur Blada, dans Libération...) dénonçant la dégradation de leur environnement, je n'ai pas encore entendu parler de représentants de cette communauté ayant pris l'avion pour se faire entendre du gouvernement dans l'Hexagone. Cela aurait surement un réel impact. Plutôt que de toujours entendre déblatérer des ministres qui, au fond, se sentent peu concernés.
Lors de la formation des Mayouris, un regroupement d'autochtones avait décliné sa participation au Mayouri de monsieur Darnal, dénonçant une criante absence de considération. Comme quoi, ils sont bien conscients de la sauce à laquelle on les mange.
Des Amérindiens qui ont bénéficié d'une réelle instruction en Guyane ça existe.
Je veux bien que l'alcool, le suicide des jeunes et autres maux, pèsent lourd dans leur devenir mais je refuse de faire du misérabilisme (Pauv' malheureux y vont jamais s'en sortir). Ca ne serait pas leur rendre service.
Donc, la défense des Amérindiens, moi je veux bien. Mais je souhaiterais qu'on les entende un peu plus à ce sujet. C'est sympa les visites de présidents et de ministres avec tour du village bardé d'une écharpe de représentant, divers cadeaux du gouvernement (moteur de canot qui servira d'ailleurs à l'orpaillage) et blablabbla , histoire de goûter à un certain exotisme, mais ça va cinq minutes.
J'ai oublié d'ajouter que ailleurs en Amérique latine et centrale, les Peuples premiers s'organisent et leur voix est entendue. Et je ne parle même pas de madame Rigoberta Menchu, prix Nobel de la paix en 1992.
Comme quoi, lorsqu'on agit, aussi faible soit-on on a quand même une chance d'être
En réponse au message de Jfm du 18/05/09
Le mot qui comptait étaient "intentions" dans l'expression "intentions bien réelles". Je partage avec G. Moulinard l'intuition sordide qui voudrait que la réelle volonté du Conseil Régional soit de produire un maximum d'asphalte, soit-disant pour désenclaver l'intérieur - pour livrer le passage à un massacre de la biodiversité pour de l'or à court terme.
"Il est vrai que ceci ne dédouane en rien l'attitude de certains "pro-orpaillage" locaux qu'ils soient élus ou non, qui ne perçoivent le territoire intérieur que comme une ressource minière, plutôt que comme une terre de culture et de tradition pour les populations amérindiennes."
Vous avez semble-t-il vous même cette perception concernant "certaines personnes". Pour ma part, je soutiens que c'est clairement inscrit dans la tête de responsables politiques au plus haut niveau.
Je ne crois pas chercher à instrumentaliser la question amérindienne sur le sujet. Après tout, seraient-ils-ils pro-orpaillage sur le mode "massacre à la tronçonneuse", je serais contre. Peuple premier ou pas. De plus, je ne liais pas la question amérindienne à ce débat sur le 74, sauf sur la question que j'estime essentielle des "intention bien réelles" vis-à-vis de l'intérieur. Pour autant, ne vous voilez pas la face : leur culture "politique", leur "nombre", font que de toutes façons, le vrai scandale est qu'ils ne comptent pour personne. On en est clairement à une problématique de survie, car l'autodestruction fait elle-aussi des ravages. Si je vous suivais dans vos raisonnements à l'apparente logique, on pourrait penser : "Mais enfin ! ils ont bien le droit de se suicider à leur rythme !".
"Alors soyons tous honnêtes, si clivage ou débat identitaire il y a, il se situe plutôt entre créoles et métropolitains, les deux seuls groupes qui étonnamment se partageant l'essentiel du pouvoir local, politique pour les uns et administratif pour les autres."
Vous semblez oublier que le nœud du clivage actuel entre créoles et métropolitains se joue sur la question des "étrangers". Il ne le résume pas, mais il est central.
"Pourquoi une telle frilosité, alors même que cette partie de la population locale désormais accusée de "délire raciste pseudo créolo-centriste" (et la je parle pour toi Jfm), n'a jamais donné politiquement de signes explicites de son rejet vis-à-vis des autres identités? Des racistes en Guyane?"
Sur ce sujet, je ne vais pas développer. Il y a déjà tout dans Blada. En restant juste sur la question amérindienne, lisez ce que nous dit Brigitte Wyngaarde. Et si j'use désormais de l'expression "pseudo créolo centriste" au lieu de "créolo-centriste", c'est en raison de la question haïtienne en Guyane.
Histoire d'éventer un secret qui ne l'est plus pour (presque) personne, j'ai débuté ma "carrière" sur Blada en utilisant un pseudo (hum, puis des pseudos...) précisément sur ces sujets Arlindo dos Santos ou ADS, Chokapix ou Chok A Pik ou Pik a Tchou, Atiku Al-masri, la série des chats - Chat Limar, Chat Mallow ou Chat Prie Ch'ti -, Nolens Volens ou Eo Ipso, Capitaine Achab... sans oublier le petit Sean Murphy ou le grand "consultant des consultants", Bernard Bernard... De l'histoire ancienne je vous dis, je les ai presque tous tués dans d'horribles souffrances, n'est-ce pas, Mahdi ?)
Alors comprenez-bien qu'avec tout ce que j'ai pu écrire ici, je me sente un peu "à court" d'arguments nouveaux.
Bref. Je les connais bien les chers grands élus qui veulent de toute force imposer l'article 74. je parle essentiellement de Karam et Tien-Liong. (je ne parle même plus de l'UTG.) S'ils étaient juste 'chauvins" comme vous semblez le dire, il n'y aurait pas quoi en faire un fromage. Pourquoi croyez-vous que le pusillanime (!!!) R. Ladouceur a déserté récemment le courrier des lecteurs justement sur cette question du racisme rendu public ?
Quant à Taubira, c'est de loin la plus intelligente et de ce fait la pire créolo-centriste qui soit.
A propos des Amérindiens. Je me demandais s'il y avait une quelconque volonté (politique) de leur part de lutter contre la dégradation de leur environnement.
Je m'explique: c'est bien gentil de vouloir défendre les droits des peuples autochtones mais je pense que les mieux placés pour le faire, ce sont encore eux. Je ne vais pas me
En réponse au message de Achille du 12/02/09
Il y a du vrai dans ce que vous dites. Je crois bien que la plupart des textes et autres pétitions des amérindiens sont rédigés par des agitateurs-enseignants souvent gauchistes.
Je me demande d'ailleurs combien d'amérindiens sont capables d'intenter eux-mêmes, tout seuls une action en justice, ou bien de faire une simple réclamation en bonne et due forme à l'administration, ou bien tout simplement d'écrire un texte en français correct, comme nous savons tous le faire.
La justice de France, l'administration de France, le français de France.
C'est un peu pour cela qu'ils sont en train de sombrer.
Vous avez l'air de bien les connaître !
Vous devez effectuer beaucoup de voyage sur le Haut Maroni et le Haut Oyapock. Ou vous devez aussi fréquenter beaucoup d'Amérindiens.
En réponse au message de Tagadatagada du 12/02/09
Il y a des organisations qui existent avec des amérindiens qui se battent pour des causes réelles et qui sont souvent confrontés à une politique du gouvernement qui y semble peu intéressé. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, il y a des amérindiens instruits et il y en a qui ne le sont pas pour diverses raisons, pareil pour les autres communautés : noir marrons, noirs créoles, brésiliens, haitiens etc.... donc je trouve votre jugement un peu hatif, vous savez peut-être écrire un texte en bon français de france mais vous n'êtes pas très fûté. Ca doit être dans les gênes.
C'est bien vrai que je ne suis pas très futé. Mes jugements sont hâtifs, O.K. Mes gènes, c'est plutôt comme vous pensez.
Kindy m'émeut depuis trois jours, et voilà qu'un internaute nous alerte sur le fait qu'elle serait manipulée, alors je réagis, et puis en voilà un autre qui m'assure que si, si, il existe des
En réponse au message de Achille du 12/02/09
Il y a du vrai dans ce que vous dites. Je crois bien que la plupart des textes et autres pétitions des amérindiens sont rédigés par des agitateurs-enseignants souvent gauchistes.
Je me demande d'ailleurs combien d'amérindiens sont capables d'intenter eux-mêmes, tout seuls une action en justice, ou bien de faire une simple réclamation en bonne et due forme à l'administration, ou bien tout simplement d'écrire un texte en français correct, comme nous savons tous le faire.
La justice de France, l'administration de France, le français de France.
C'est un peu pour cela qu'ils sont en train de sombrer.
En réponse au message de Achille du 12/02/09
Il y a du vrai dans ce que vous dites. Je crois bien que la plupart des textes et autres pétitions des amérindiens sont rédigés par des agitateurs-enseignants souvent gauchistes.
Je me demande d'ailleurs combien d'amérindiens sont capables d'intenter eux-mêmes, tout seuls une action en justice, ou bien de faire une simple réclamation en bonne et due forme à l'administration, ou bien tout simplement d'écrire un texte en français correct, comme nous savons tous le faire.
La justice de France, l'administration de France, le français de France.
C'est un peu pour cela qu'ils sont en train de sombrer.
vous avez certainement raison, mais d'une part il me semble que quelques uns maitrissent notre langue et notre ecriture, par contre effectivement nos procedures restent totalement opaques pour l'ensemble (sauf certains chefs coutumiers) pour autant doit-on les laisser se debattre dans des trucs incroyables que nous memes n'admettrions pas plus
En réponse au message de Achille du 12/02/09
Il y a du vrai dans ce que vous dites. Je crois bien que la plupart des textes et autres pétitions des amérindiens sont rédigés par des agitateurs-enseignants souvent gauchistes.
Je me demande d'ailleurs combien d'amérindiens sont capables d'intenter eux-mêmes, tout seuls une action en justice, ou bien de faire une simple réclamation en bonne et due forme à l'administration, ou bien tout simplement d'écrire un texte en français correct, comme nous savons tous le faire.
La justice de France, l'administration de France, le français de France.
C'est un peu pour cela qu'ils sont en train de sombrer.
Il y a des organisations qui existent avec des amérindiens qui se battent pour des causes réelles et qui sont souvent confrontés à une politique du gouvernement qui y semble peu intéressé. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, il y a des amérindiens instruits et il y en a qui ne le sont pas pour diverses raisons, pareil pour les autres
En réponse au message de Us Et Coutumes du 11/02/09
Il faut arrêter l'hypocrisie bobo et le mensonge avec les Amérindiens du haut maroni dont on se sert pour donner du sens à sa philosophie rousseauiste délétère. La plupart du temps des agitateurs divers rédigent les courriers publics à leur place et en leur nom
Il y a du vrai dans ce que vous dites. Je crois bien que la plupart des textes et autres pétitions des amérindiens sont rédigés par des agitateurs-enseignants souvent gauchistes.
Je me demande d'ailleurs combien d'amérindiens sont capables d'intenter eux-mêmes, tout seuls une action en justice, ou bien de faire une simple réclamation en bonne et due
Il faut arrêter l'hypocrisie bobo et le mensonge avec les Amérindiens du haut maroni dont on se sert pour donner du sens à sa philosophie rousseauiste délétère. La plupart du temps des agitateurs divers rédigent les courriers publics à leur place et en leur nom
John Lie-A-Fo
Artiste-peintre
Vidéo du 28/05/2010 (5mn)

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