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Jodla 31/01/08
Dans la presse brésilienne, par Gérard Police

Le Correio Braziliense (journal de Brasília, 30 janvier. Article et sujet déjà repris partiellement sur des blogs militaires, comme Le portail des sous-marins…), pour sa part, attaque fort :

« Les militaires auront libre accès.
Un accord signé à Paris par le ministre de la Défense, Nelson Jobim, prévoit que les forces des deux pays n’auront pas besoin de rendre des comptes aux douanes. L’alliance englobe aussi la culture, l’éducation et l’économie.
Les gouvernements de la France et du Brésil ont fait hier un pas décisif pour l’établissement d’une alliance stratégique. […] Le premier Accord de Statut des Forces (Sofa) a été signé ; il prévoit la libre circulation des militaires brésiliens et français sur leurs territoires réciproques. Les deux forces seront également dispensées de rendre des comptes aux douanes, et les hommes ne pourront être jugés au civil ou au criminel que par la Justice de leur patrie respective — échappant ainsi à la juridiction du Tribunal Pénal International. Le traité, qui devra être approuvé par les Parlements des deux pays, permet les prestations de services, condition élémentaire pour des partenariats qui comportent transfert de technologie et voyages de techniciens.
[…]
Des sources militaires ont confirmé au journal que la signature du Sofa favorise la réalisation de manœuvres et d’exercices conjoints, y compris la surveillance des fleuves frontière en Amazonie. « Si la souveraineté des fleuves est partagée, cela signifie qu’il y a des droits et des res-ponsabilités communs », a affirmé un gradé qui a suivi les négociations.
L’initiative est opportune, au moment où s’intensifient les efforts d’intégration avec la Guyane française. Pour Salvador Raza, directeur du Centre de Technologie, Relations Internationales et Sécurité (Cetris), le nouvel accord est marquant. « Il s’agit d’un acte politique de la plus haute importance, qui fait entrer le Brésil dans une nouvelle ère. Le pays est enfin reconnu comme acteur global, au moyen d’un mécanisme de poids sur la scène internationale », dit-il. Le spécialiste voit dans la France la porte d’accès à la technologie de toute l’Union Européenne en matière de défense. « C’est la possibilité d’acquérir une certaine autonomie après une longue dépendance de la technologie nord-américaine. En contrepartie, le Brésil sera obligé à construire un système de défense articulé globalement ».

Pour tenter de mieux comprendre ce qui se joue, quelques éléments d'explication : les grands axes de la géopolitique brésilienne convergent avec ceux de la France face à un même problème : Hugo Chavez.

Gérard Police

 



Du même auteur, sur blada :


Mars 2007 : Boycotter le Brésil ?
Septembre 2007 : Un pont vers l'Enfer ?
Novembre 2007 : Chasse à l'homme..
Janvier 2008 : C'était le Dakar.
Janvier 2008 : Anti-discours sur la coopération régionale Brésil-Guyane.