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Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw

Ecomusée municipal
d’Approuague-Kaw


Inauguré en mai 2008 à Régina, l’Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw (EMAK) est un projet ambitieux et original qui bénéficie du label « musée de France ». Il est actuellement le seul Ecomusée en Guyane.

Infos pratiques
L’Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw (EMAK) est situé dans le centre bourg de Régina, face au fleuve, rue Gaston Monnerville
Régina est située sur la RN2 à 115 kms de Cayenne en direction de St-Georges

Ouverture au public
Horaires et modalités : les mercredis, vendredis, samedis et dimanches, de 9h30 à 17h30 ; accueil « à la carte » pour les groupes (renseignements au 0594 37 09 44).
Tarifs (visite libre, hors accompagnement) : plein tarif à 3 euros. ½ tarif pour les 13-25 ans, groupes, étudiants. Gratuité pour les -12 ans, + de 65 ans, chômeurs, Rmistes, scolaires et accompagnateurs, membres de l’ICOM.

Renseignements
EMAK 05.94.37.09.44 ou Mairie de Régina-Kaw 05.94.28.05.89

« Ecomusée », un concept original
Fondé dans les années 1960-70, le concept d’Ecomusée bouleverse le paysage muséal de son temps et repose sur des principes simples :
- ne pas se concentrer sur une discipline (les beaux arts, l’archéologie, l’histoire…) mais s’intéresser, à l’échelle d’un territoire, aux activités humaines passées et présentes, à la vie quotidienne des habitants, à l’économie, aux traditions, au rapport de l’homme à son environnement… Autrement dit, dans un écomusée, le patrimoine est pris au sens large de ce que nous héritons, que nous transmettons et qui constitue un bien commun.
- associer fortement la population locale au travail de recherche, d’étude, de conservation et de mise en valeur du patrimoine.
- tisser des liens entre passé et présent pour fonder une démarche de développement (qu’on qualifierait aujourd’hui de durable) et faire du musée un lieu vivant de questionnements, d’échanges et de débats.

Aux origines du projet d’EMAK : un patrimoine historique et naturel hors du commun
La présence humaine amérindienne est attestée sur le territoire dès 1000 ans avant JC (elle est sans doute bien antérieure) et a laissé d'importants vestiges : roches gravées, abris sous roches, polissoirs, ou encore une montagne couronnée et de nombreux artefacts (haches polies, céramiques...).

L'ancienne scierie Aubin-Laignier abrite
une partie des collections de l'Ecomusée
C'est au milieu du XVIIIe siècle que la colonisation et l'esclavage bouleversent profondément le paysage local : exploitant la main d’œuvre servile, de nombreuses habitations sur polders s'installent dans la région de Kaw et sur le bas du fleuve Approuague. On y cultive le coton, le rocou, le cacao, les épices, l’indigo, le sucre... au prix d’installations techniques parfois considérables (moulins à marée, canaux, écluses, sucreries...). Ainsi en témoigne l’habitation Le Collège sur le bas Approuague, conçue par le fameux ingénieur suisse Samuel Guisan à la veille de la Révolution. Ou encore le canal Roy, creusé à la même époque par les esclaves et reliant le marais de Kaw à l’Approuague. Face à l’habitation Le Collège, Guisanbourg concentre les activités commerciales et le trafic de ce « Quartier de l’Approuague » qui est alors devenu le deuxième centre administratif de la Guyane.

Mais les rendements agricoles, les qualités des produits et les bénéfices ne sont pas à la hauteur des investissements, dans un contexte de concurrence internationale déjà marquée.

La Révolution et la première abolition de l'esclavage (1794), puis l'abolition définitive (1848) et enfin la découverte de l'or (1855) vont porter des coups sévères à ces entreprises. Les activités agricoles sont abandonnées au profit de pratiques extractives plus lucratives : bois de rose, balata, bois d'oeuvre et surtout or. Celui-ci est exploité essentiellement sous forme alluvionnaire sur le Haut Approuague. De fait, le centre de gravité des activités commerciales se déplace vers l'amont du fleuve.

C'est dans ce sillage que se crée fin XIXe le bourg de Régina qui compte rapidement de nombreux commerces, comptoirs marchands destinés à ravitailler les placers. S'y installe aussi une scierie, une rhumerie, des alambics à distillation de bois de rose, etc. Régina va compter juqu’à 3000 habitants et se substitue à Kaw comme chef lieu. Désormais placé trop en aval sur le fleuve, Guisanbourg semble condamné (et sera même définitivement abandonné au début des années 1980).
Après la Seconde guerre mondiale, l’orpaillage, premier maillon de l’économie locale, subit une crise profonde, qui va mettre un terme brutal à la croissance locale et entraîner le déclin de Régina, que ne fera que renforcer l’exode rural (et l'ouverture de la route de la RN2 en 1983).La population du bourg est retombée à 300 dans les années 1970…

Ce passé riche et mouvementé marqué par un déplacement des activités et des populations de l'aval vers l'amont aura notamment laissé un patrimoine industriel très remarquable disséminé le long du fleuve et de ses affluents sur l'ensemble du territoire. Mais aussi une histoire humaine très riche…

Enfin, le territoire communal est doté d'un environnement naturel exceptionnel, que souligne aujourd’hui la présence de trois réserves naturelles : Les Nouragues, les marais de Kaw, l'île du Grand Connétable.


Cet ambitieux projet initié il y a plus de 10 ans aura réunit de nombreux partenaires scientifiques, techniques et financiers: l'Union Européenne, l'Etat, la Région, le Musée des Cultures Guyanaises, le Parc Naturel Régional...


Equipement
L'Ecomusée réunit sur plus de 1500 m² un ensemble d'espaces répartis comme suit :
 
  • une exposition permanente (350 m² sur deux niveaux) située dans une maison créole traditionnelle entièrement restaurée
  • attenant au bâtiment de l'exposition permanente, un hangar (1300 m²) : ancienne scierie et ses machines qui proposera un parcours d'interprétation du travail du bois ; le hangar abritera par ailleurs un lieu d'expositions temporaires ainsi qu'un espace dédié à l'accueil des groupes (scolaires en particulier) ; enfin, une zone où sont entreposées des machines sans lien systématique avec la scierie ou le travail du bois.
  • entre l'exposition permanente et le hangar, un espace paysager découvert qui présentera un jardin « ethnobotanique » fait de plantes locales, alimentaires, aromatiques et médicinales sur 200 m² (2ème semestre 2008).
  • enfin, face à l'entrée de l'exposition permanente, un bâtiment neuf de 70 m² réservé à l’administration du musée.



Une
programmation diversifiée
pour un public diversifié :

  • expositions temporaires
  • itinéraires de découvertes sur le territoire
  • conférences, rencontres
  • ateliers, animations pour enfants et adultes
  • animations pédagogiques à destination des scolaires …




Ecomusée Municipal d'Approuague-Kaw
Rue Gaston Monnerville
Le Bourg – 97390 REGINA
Tél/Fax 05.94.37.09.44

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