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Jodla 29/05/08
Une aventure au coeur de l'humain

« Les Disparus de Saül »,
un film d'Emmanuel Toko

Montrer que la forêt guyanaise est belle et que deux hommes ont pu l’aimer au point d’y risquer leur vie, tel semble être le parti pris du film de près de deux heures qu’a projeté hier Emmanuel Toko, de Kourou Télévision, à un public de journalistes et de militaires. Un choix éminemment respectable, même s’il peut agacer certains professionnels plus versés dans l’investigation et dans l’examen des faits à la loupe que dans la dimension humaine de l’aventure. Pourtant ce film nous a appris une foule de choses que l’énumération des simples faits, si critique soit-elle, ne permet pas de comprendre : la relation étonnante de dominant-dominé entre les deux amis, qui répond à une partie du questionnement.
Le choix de la destination Guyane pour l’aventure en forêt : le frère de Loïc a trouvé la mort en Guyane quelques années auparavant. Loïc y était déjà venu voir son frère. Il y revient avec Guilhem.

Au départ de Saut grand canori, Loïc tient la boussole (suisse, la meilleure du monde...) et la carte (au 1/200 000 alors qu'il en existe une au 1/50 000) et décide du chemin à suivre, Guilhem devant trace le layon à coups de sabre. Le deuxième jour, ils sont déjà perdus et Guilhem veut rebrousser chemin. Loïc en a décidé autrement, ils continuent. Après des semaines d’errance, c’est toujours Guilhem qui cherche la nourriture, qui la prépare, chasse les insectes, épluche les grenouilles et les graines, parce que Loïc lui, « il est un peu chochotte », lâche Guilhem sur son lit d'hôpital. Au final, l’un est dans un état d’épuisement total et l’autre dans un état de fraîcheur étonnant, selon les sauveteurs, après cinq semaines passées dans la forêt.
Qui s’en étonnera ? Justement, c’est Guilhem qui s’en étonne, sans paraître mesurer ni comprendre l’étendue de son sacrifice.

A gauche de l'image, le gendarme qui a été hélitreuillé sur le site où Guilhem a été retrouvé très mal en point. Loïc était arrivé à Saül par ses propres moyens. L'armée et la gendarmerie ont été fortement mis à contribution dans cette épopée.

Il aura fallu toute la sensibilité d’un Emmanuel Toko qui a suivi pas à pas nos deux non-héros, il aura fallu ces longues longues confidences de Guilhem décharné sur son lit d’hôpital, ces paroles froides de Loïc un an plus tard, pour lever un coin de voile sur cette aventure qui a étonné la Guyane entière, jusqu’à l’exaspérer.

L’aventure n’était pas dans la forêt, mais au cœur même de l’humain. Emmanuel Toko n’est pas passé à côté.

Blada


RFO devrait diffuser le film à la rentrée, dans un format à définir, suivi d’un débat. Une version DVD est aussi à l’étude.

Pour en savoir +, voir jodla du 11 mai 2008 et France-Guyane d'aujourd'hui.

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