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Agriculture guyanaise

309 messages - Inverser l'ordre

Nouveau courrier   
01/08/18
Cactus  (Kourou)

HOUF il y a du stock dans les magasins pour les saucisses en provenance de LITUANIE ,et aussi pour les soupes de CHINE qui ont parcourus 15000 km ,et enfin le lait de coco 18000 Km ,ect , une démonstration qu'avant de vendre le bas de laine il faudrait deja produire de quoi se nourrir

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05/01/17
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Kuntadiblo du 29/12/16

Bonjour Gyz, je souhaiterais rentrer en contact avec vous en messagerie privée, afin de discuter d'un groupe de reflexion dont je mettrai en place. CDT

Bonjour. Faites-moi parvenir votre e-mail d'inscription via Blada. cdt.

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29/12/16
Kuntadiblo  (Sinnamary)

En réponse au message de Gyz du 02/12/15

Ca, c'est un roman. Son introduction pourrait être l'incroyable intervention de Christian Epailly ce soir à la télé, lui, candidat à la nouvelle Collectivité, réclamant la fin des magouilles, du copinage, du népotisme... J'ai eu une crise de hoquet.

Bonjour Gyz, je souhaiterais rentrer en contact avec vous en messagerie privée, afin de discuter d'un groupe de reflexion dont je mettrai en place. CDT

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25/11/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Weenana du 23/11/16

.../ entre à son premier conseil d'administration de notre établissement public et en ressort avec les 4 derniers km² de Wayabo, côté route nationale, « attribués » (= cédés gratuitement) ? Vous savez de quoi je parle ? D'un cadeaux de 1 200 000 Euros au bas mot. Et y en a qui pleurnichent sur la misérable subvention Monlouis-Deva... 300 000 Euros de misère.. Les Guyanais ont le sens d'ignorer les priorités/...
tu sais que les chiffres me font arriver ventre à terre. Non ? Si. Quand je lis ce paragraphe de ton brulôt (enfin) je me demande,

Primo : Ne sommes nous pas également face à un conflit d'intérêt ? (En plus d'un vol qualifié doublé d'une corruption institutionnalisée) Et si nous l'avions su (mais comment l'aurions nous su) puisque toutes les vérités crèvent sur les bas côtes de nos routes.

Secondo : Quand tu parles de 6000 à 7000 hectares pour répondre "aux besoins à l'horizon 2025", tu veux dire en plus des 6000 hectares que citent l'article dont le lien suit ? Ne me poursuit pas avec une fourche, je me renseigne.
Sinon, merci pour ton post, ça fait du bien, la clairvoyance quand elle s'exprime.

http://www.une-saison-en-guyane.com/article/entretien/interview-gabrielle-nicolas-presidente

Douce Nana
tu me fais rougir... Désolé de te mettre dans cet état. Avec si peu, surtout.
Je te trouve trop sensible pour la Guyane, car je n'ai rien dit, ou presque. Le copinage n'est que la partie émergée de l'iceberg, et encore. Tu as presque le droit d'en rire. Mais tu n'as pas d'idée des dysfonctionnements qui ont été mis en place et sciemment développés pour institutionnaliser

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25/07/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Philippe2 du 25/07/16

hier, réunion du mdes (à l'attention des jeunes guyanais qui voudraient s'établir sur un bout de terrain de leur pays) concernant le foncier en Guyane, 90% des terres sont la "propriété" de l'état.
aucun blanc bec de l'administration pour dresser procès verbal ...

Mais si, mais si...
Et qu'est-ce qu'ils ont dit ?

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25/07/16
Philippe2  (Matoury)

hier, réunion du mdes (à l'attention des jeunes guyanais qui voudraient s'établir sur un bout de terrain de leur pays) concernant le foncier en Guyane, 90% des terres sont la "propriété" de l'état.
aucun blanc bec de l'administration pour dresser procès verbal ...

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13/03/16
Siliphium  (Cayenne)

En réponse au message de Gyz du 09/03/16

Bonjour Siliphium

Oui, les gens de la Bordelaise ont occupé leurs parcelles illégalement, au regard de la loi.
Je ne dis pas le contraire, seulement veux vous faire comprendre que les responsabilités ne sont pas là où elles semblent se situer. Le problème est le même qu'avec les raisons de la faible productivité des terres agricoles. Vous parlez de spéculation et vous n'êtes pas seul. Je ne peux que vous contredire.
La propriété de la terre est un sujet économique et social par excellence et en tous âges. Elle incorpore le fondement légal (cadre juridique), le volet application (la « politique ») et les conséquences visibles. Et vous pouvez creuser encore plus pour retrouver les causes des causes premières, le tout n'étant qu'une chaîne des causes et conséquences. Vous ne pouvez donc pas régler l'affaire d'un revers de main, accusant une « spéculation foncière ».
En outre, la propriété de la terre est le fondement de toute société car c'est le droit d'être quelque part, le droit le plus fondamental qui puisse exister (vaguement reconnu par le DAL, même s'il fut bassement détourné depuis pour cause d'inapplicabilité de la loi). C'est donc un sujet vaste qui déborde, avec une racine et une portée ignorées en Guyane. Preuve en est la répétition énervante de la « spéculation foncière » qui se limite, dans la parole publique, à la seule agriculture.

Gyz
Ok que vous n'êtes pas d'accord, mais il faut dire pourquoi. Beaucoup de gens voient de la spéculation foncière !

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09/03/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Siliphium du 06/03/16

Gyz
Ok,
je comprends la différence entre illégal et illégitime, mais les parcelles réattribuées ne sont pas cultivées.
Pourquoi il n'y a rien si non parce qu' ils spéculent ? Et c'est partout pareil !
Et les occupants de la Bordelaise se sont installés illégalement ! Ils l'ont reconnu ! Vous ne pouvez pas dire le contraire !

Bonjour Siliphium
Oui, les gens de la Bordelaise ont occupé leurs parcelles illégalement, au regard de la loi.
Je ne dis pas le contraire, seulement veux vous faire comprendre que les responsabilités ne sont pas là où elles semblent se situer. Le problème est le même qu'avec les raisons de la faible productivité des terres agricoles. Vous parlez de spéculation et vous n'êtes pas seul. Je

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06/03/16
Siliphium  (Cayenne)

En réponse au message de Gyz du 03/03/16

Bonjour Siliphium.

Cela veut dire que l'installation d'une personne sur un terrain où d'autres avaient déjà procédé à des investissements est une présence illégitime
, car l s'agit de l'appropriation des efforts de l'autrui.
C'est une attitude de charognard. A Wayabo - ce qui semble vous intéresser - il en existe plusieurs cas : une personne déboise 6 hectares dès 2006 pour fonder un élevage avicole et stoppe ses efforts devant les retards de l'aménagement et devant l'interdiction de construire. Elle attend la possibilité de continuer. l'EPAG en profitera pour la déclarer "non-méritante" et lui refuser le titre de propriété...
Puis, le terrain est attribué à un autre en bail emphytéotique de 18 ans (= 18 ans pour "mettre en valeur", puis cession gratuite à la carte). Là, trois ans et demi plus tard, aucun investissement supplémentaire sur la parcelle mais selon les règles en vigueur ce nouveau venu peut d'ores et déjà demander la cession gratuite de ces premiers 6 hectares, considérés comme "mis en valeur".

Un autre couple a aussi été viré. Le nouveau venu a partiellement clôturé la parcelle joliment déboisée et plantée... par ses prédécesseurs lésés. Puis, mauvais comme le poisson hors du frigo, il me raconte spontanément (sans me connaître, bien entendu) que lui est un méritant tandis que les autres "n'ont rien fait". Vaguement gêné en son for intérieur on dirait, mais sans l'avouer. Et il me montre "ses" arbres. Sauf que ces arbres-là, je les ai vus plantés par les autres. Je le fixe dans les yeux et il baisse les siens...

Vous savez que les parcelles du fond de la piste Singes Rouges ont été attribuées lors du Plan vert, puis abandonnées par manque de route, pour être réattribuées par deux fois (!) durant les années '90 ? Toujours abandonnées par manque d'accès, pourtant promis chaque fois... Leur quatrième attribution par l'EPAG en 2005 était même contestée par ceux qui y ont construit des maisons et corails dans les '90. Contestations sans résultat, mais vous n'y voyez toujours aucune activité visible, malgré un accès assuré et même le réseau électrique.

Néanmoins, la présence des nouveaux venus n'est pas illégale, car ils ont été installés "légalement". Car tout ceci est "légal". Comme l'arnaque exemplaire des victimes de la Bordelaise, décriés comme des occupants illégaux.
Vous approchez au véritable pb du foncier en Guyane, ce qui n'est pas la "spéculation foncière" avancée par les faibles en QI.

Les soucis des paysans en France sont des rêves enviables à côté de ce que vit la Guyane. S'ils le savaient, ils auraient accuelli FH avec des louanges... Cela dit, le fond des pb est le même ici et là.

Gyz
Ok,
je comprends la différence entre illégal et illégitime, mais les parcelles réattribuées ne sont pas cultivées.
Pourquoi il n'y a rien si non parce qu' ils spéculent ? Et c'est partout pareil !
Et les occupants de la Bordelaise se sont installés illégalement ! Ils l'ont reconnu ! Vous ne pouvez pas dire le contraire !

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03/03/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Siliphium du 01/03/16

Bonjour GyZ.
Qu'est-ce que ça veut dire que certains nouveaux agriculteurs de Wayabo sont illégitimes mais pas illégaux ?
J'attends toujours votre histoire de foncier que vous avez promis à Patrice C et encore plus après la visite de Hollande au salon de l'agriculture ce matin.
Salutations

Bonjour Siliphium.
Cela veut dire que l'installation d'une personne sur un terrain où d'autres avaient déjà procédé à des investissements est une présence illégitime
, car l s'agit de l'appropriation des efforts de l'autrui. C'est une attitude de charognard. A Wayabo - ce qui semble vous intéresser - il en existe plusieurs cas : une personne déboise 6 hectares dès 2006 pour

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23/01/16
Sista  (Kourou)

Histoires agricoles...
"Un homme est tué, lors d'un braquage, sur une exploitation agricole. La scène s’est produite le 20 janvier quartier Wayabo à Kourou. Si la vie reprend son cours, l’émotion reste vivace chez les agriculteurs, ce crime met en lumière toutes leurs difficultés de vie et de travail."
(Guyane 1ère).    "Selon les premiers éléments de l’enquête, les braqueurs étaient venus à pied afin de voler des bœufs dans le cheptel de l’exploitant". (France-Guyane)
 

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10/01/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Lematourien du 10/01/16

non je suis pas d'accord du tout avec les derniers mots de Patrice C ") l'état français ne libère pas de terres
b) devant de manque de disponibilité de la terre, les plus aisés préfèrent ne pas vendre, et garder leurs terres dans leur patrimoine, pour les enfants, pour le futur, pour pouvoir se développer, etc

cette hypothèse me semble assez réaliste, les chiffres également, et l'attitude des plus riches n'est pas celle de spéculateurs, mais plutôt celles de personnes qui gèrent correctement leur patrimoine : il n'y a aucune vilenie là-dedans, je trouve que cette attitude est même plutôt saine.

le problème provient donc de l'état français"

Car je vois dans mon quartier que les terrains vendus sont à chaque fois rachetés par des spéculateurs immobiliers pour faire des maisons mitoyennes, de série...Et pourquoi car les terrains et les maisons sont vendus à un tel prix, impossible pour un lambda moyen d'en faire l'acquisition! Et pourtant du terrain de libre et n'appartenant pas à l'état, il en y a! Donc peut être que l'état a une part de responsabilité mais les grands propriétaires terriens en ont aussi!! Mais ce que j'ai dis dans le cas où l'état libérera du terrain reste vrai pour moi, cela ne mettra en aucun cas fin à la spéculation immobilière! On le voit à la sortie de Kourou, où des terrains ont été cédé aux amérindiens, direct défrichage et mise en vente!

Ce que vous voyez n'est autre que l'effet de la problématique de la question du foncier sur la disponibilité des terrains constructibles. La question foncière concerne avant tout l'agriculture et par ricochet tous les terrains, y compris résidentiels.
Je suis heureux de savoir que les Amérindiens deviennent des "spéculateurs immobiliers".
Le fond du problème n'est pas dans l'énumération superficielle des aberrations. Il faut creuser pour le trouver.

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10/01/16
Lematourien  (Matoury)

En réponse au message de Gyz du 10/01/16

Ni célafotàlétat ni spékkulasyon. Ce sont des bribes, détails et contre-vérités. Patrice a raison à la fin, mais faut déjà savoir pourquoi.

non je suis pas d'accord du tout avec les derniers mots de Patrice C ") l'état français ne libère pas de terres b) devant de manque de disponibilité de la terre, les plus aisés préfèrent ne pas vendre, et garder leurs terres dans leur patrimoine, pour les enfants, pour le futur, pour pouvoir se développer, etc
cette hypothèse me semble assez réaliste, les chiffres également, et l'attitude des plus riches

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10/01/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Siliphium du 06/01/16

Gyz
Comment ça, mystifiés ?

L'évocation habituelle du celàfotàlétat et d'autres spékulasyon montrent l'épaisseur du mystère pour le grand public.
On dirait que la Guyane n'abrite que des fonxis de passage uniformément méprisants et des habitants habituels qui se méprisent eux-mêmes... Certainement ni l'un ni l'autre, mais ils sont complètement perdus. Mystifiés.

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10/01/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Lematourien du 09/01/16

"Clafotaletat"!comme d'habitude, aucune prise de responsabilite. Le problème viendra que dès que l'état va libérer des terres elles retiendront aux mêmes qu'aujourd'hui pour faire de la spéculation immobilière. Et il n’y aura pas plus de terrain disponible sauf pour les copains, freres, soeurs....

Ni célafotàlétat ni spékkulasyon. Ce sont des bribes, détails et contre-vérités. Patrice a raison à la fin, mais faut déjà savoir pourquoi.

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09/01/16
Cacahouette  (Kourou)

En réponse au message de Lematourien du 09/01/16

"Clafotaletat"!comme d'habitude, aucune prise de responsabilite. Le problème viendra que dès que l'état va libérer des terres elles retiendront aux mêmes qu'aujourd'hui pour faire de la spéculation immobilière. Et il n’y aura pas plus de terrain disponible sauf pour les copains, freres, soeurs....

Patrice devait lire les 293 questions et réponses du Thème agriculture ,et puis se rendre au marché ,

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09/01/16
Lematourien  (Matoury)

En réponse au message de Patrice C du 30/11/15

bonsoir,

je ne sais pas trop si la spéculation existe, aussi, plutôt que de raconter n'imp', j'ai cherché des chiffres, et me pose des questions
.

la Guyane couvre une surface de 8 583 400 hectares (ha)
la Guyane compte 250 377 habitants au 1er janvier 2014.

ceci nous donne un ratio de :
33,4 ha de terrain disponible par guyanais résidant en Guyane.

ceci est une affabulation, les chiffres ne sont évidement pas exacts à la virgule près, toutefois, si vous prenez la peine de faire un peu de recherches, vous tomberez sur les mêmes chiffres.

sauf que :
il y a les parcs nationaux, les réserves, le CSG.....j'ai donc cherché la surface de tous ces lieux, ai converti leur surface en hectares, puis ai additionné.

ceci donne cela :

parc amazonien : 2 028 126 ha de parc , plus 1 359 078 ha de zone de libre adhésion.
réserves des Nouragues : 100 000 ha
réserve des marais de Kaw : 97 700 ha
réserve de l'Amana : 14 800 ha
réserve de la Trinité : 76 000 ha
réserve du mont grand Matoury : 2 123 ha
réserve Trésor : 2 464 ha
CSG : 120 000 ha

si l'on additionne ces chiffres, on obtient :
surface des parcs + surface des réserves + CSG = 3 800 291 ha de terrain "bloquée", inaccessible aux guyanais.

bon, il reste quand même de la terre :
surface de la Guyane - surface "bloquée" = 4 661 109 ha.

on part de 8 millions, il reste 4 millions, donc en gros 50% la Guyane est en zone de protection naturelle, ou appartient au CSG.

il reste donc combien de hectares par guyanais ?

4 661 109 ha divisé par 250 077 habitants = 18,6 hectares par habitant.
(j'ai arrondi le chiffre, j'ai trouvé 18,63869528 ha, il y en a peut-être qui préfèrent...)

bon, réfléchissons.
ceci est hypothétique : cela voudrait dire que chaque guyanais disposerait de 18,6 ha, et baste.
mais non, en réalité, il y a en Guyane : des villes, des routes, des fleuves, des ports, des zones industrielles, des champs, des élevages, des services publics....et tout ça n'est pas compté dans mon calcul précédent.

donc reprenons, car il faut encore déduire :

je raisonne de la façon suivante :
je suis un Guyanais, je dispose de 18,6 ha, et j'en "distribue" généreusement une partie afin de pouvoir manger, boire, rouler, aller à la mairie, envoyer mes enfants à l'école etc....

chaque guyanais, dont moi, distribue ses terrains de la façon suivante (c'est hypothétique) afin de pouvoir subvenir à ses propres besoins : raisonnons par l'absurde, ça marche très bien :

- manger, boire : je propose d'attribuer 1 ha à la production de légumes, et de consacrer 1 ha à l'élevage. il reste donc 16,6 ha à la disposition de chacun.

- les services administratifs, l'école, les soins : je suis généreux, et je consacre 1 ha de mes terres à construire 1 école, 1 petit hôpital, et les services administratifs dont j'ai besoin (une bonne secrétaire avec un ordi suffira amplement....) : avec tout ça, j'ai bien assez pour me servir, non ? il reste donc 15,6 ha disponibles.

- se déplacer sur la route, sur le fleuve : je propose de consacrer 2 ha aux routes et fleuves de Guyane, afin que je puisse me déplacer où je veux. je rappelle que dans ce cas, nous aurons 250 077 X 2 hectares de routes et fleuves, soit 1/2 million d'hectares....je ne sais pas si c''est réaliste, mais c'est beaucoup, surtout si on s'imagine que 1 Km de route "tiennent" sur 1 hectare...non ? on disposerait dans cette hypothèse d'un réseau routier et de fleuves de 1/2 millions de Km...bref....
il reste donc 13,6 ha disponibles pour chacun.

- se loger : je suis généreux, et je décide d'habiter une maison. je m'attribue 1 hectare pour le jardin et la maison, c'est à dire 10 000 m² de terrain. il y a de quoi construire une belle villa, hein ?
bon, il reste donc 12,6 hectares de terrain disponibles à chaque guyanais pour ses loisirs....

revenons à un calcul global :
nous avons à la base 18,6 hectares disponibles pour chacun, mais avec nos besoins en équipement, il ne nous en reste plus que 12,6 chacun.

on est 250 000, il reste donc :
250 077 X 12,6 = 3 150 970 hectares de "libre" disponibles pour les loisirs des guyanais.

admettons que nous nous soyons trompé dans nos calculs (mon oeil....les services administratifs et les écoles sont partagés ! ) et que nous ayons besoin de surfaces pour divers trucs (qu'est-ce que tu racontes, tu as vu les surfaces attribuées aux routes ? on aurait 300 000 km de routes avec ton calcul ! ) donc ADMETTONS que nous soyons trompés....par exemple, les terres consacrées à l'élevage ne produisent pas assez, ou les légumes ne poussent pas bien, il faut donc plus de terres pour en cultiver, ok comme ça ?

retirons, je ne sais pas, 10%, 20%, allez, 30% de tout ça, et voyons ce qu'il reste :
3 150 970 hectares dont on retranche 30%, soit 1/3 :

ben c'est pas difficile :
de tête, je trouve environ 1 050 323 hectares restant disponibles pour les loisirs des guyanais.

bon, là j commence à me poser des questions...raisonnons :
nous sommes 250 077, et nous avons 1 050 323 hectares de terrains "à notre disposition", soit environ 4,2 hectares par personne.

divisons les guyanais en 3 classes :
- ceux qui ne possèdent pas de terres (et donc vivent en location) - ils représentent la majorité.
- ceux qui ont une maison sur un terrain, disons en moyenne un terrain d'un hectare (ben oui, il y a ceux qui ont une maison en ville, donc "zéro terrain" mais ils sont propriétaires, et ceux qui habitent à la campagne mais qui ont de grands terrains : ramener la taille d'une habitation privée à une surface de 1 ha est plus que raisonnable.
disons que ce groupe compte 1/3 de la population.
- ceux qui possèdent la terre, donc possèdent entre 2 et je ne sais combien d'hectares de terres. il s'agit de la minorité, disons qu'en Guyane, il y en a 10% sur une population de 250 077, soit 25 008 personnes.

calculons :
250 077 guyanais - 1/3 de propriétaires qui possèdent 1 ha soit 83 360 personnes
250 077 guyanais - 10% de propriétaires qui possèdent plus de 1 ha soit 25 008 personnes.
les locataires représentent le groupe restant, soit 250 077 - (83 360 + 25 008) = 141 709 personnes qui ne possèdent aucun bout de terrain.

le calcul final est simple : les 10% de guyanais qui possèdent plus de 1 ha possèdent :
1 050 323 ha de surface disponible en Guyane - 83 360 parcelles de 1 ha = 966 963 hectares.

donc, 25 008 personnes possèdent ces 966 963 ha, soit un ratio de 38, 666 ha par personne.

je ne sais pas quoi en conclure.

soit ces personnes ont des terrains privés très grands, par exemple elles habitent un terrain avec la villa/piscine/garage/maison du gardien/etc, d'une surface de 5 à 10 ha dont une grande partie de forêt, elles auraient également dans leur patrimoine un terrain pour le carbet, une petite dizaine d'hectares, quelques terrains de-ci de-là, pour les enfants, pour le patrimoine...on arrive vite à ces 38,6 ha par personne , ce qui ne me semble pas déraisonnable pour quelqu'un qui a réussi.
les terres sont en grande partie de la forêt dans cette hypothèse, ne pas l'oublier.
au prix où est la terre agricole (ne pas oublier que dans notre pays les patrimoines sont anciens : les terres ont été obtenues à bon prix autrefois, personne n'en voulait ! )

soit les gens qui possèdent plus d'un hectare ont en réalité plutôt des terrains à peine plus grands qu'un hectare (je pense aux gens des villes, nombreux en Guyane) et dans cette hypothèse, il reste évidement un groupe plus restreint, disons entre 10 et 20 % de cette population, soit 2500 à 5000 personnes en Guyane qui posséderaient la majorité des terres, soit environ :
966 963 hectares - (des parcelles de 2 hectares pour 25 008 personnes - 2500 des plus aisés) soit :
966 963 - (2X (25 008 - 2500)) = 921 947 hectares pour 2500 personnes.
donc selon cette hypothèse, 2500 personnes possèdent un patrimoine moyen de 369 hectares.

la réalité est certainement à rechercher entre ces deux hypothèses, ce qui laisserait un patrimoine moyen de, allez, disons 300 hectares par personne pour le groupe le plus aisé, qui représente 2500 personnes.
ceci étant également faux, puisque il doit exister quelques personnes extrêmement aisées, qui possèdent d'immenses terrains, les "moins" aisés du groupe de plus riches guyanais disposant d'environ 100 d'hectares (je rappelle que ceci est hypothétique mais que j'essaye d'utiliser des chiffres raisonnables, pour la Guyane).

je trouve ces hypothèses "raisonnables" dans le sens où les chiffres semblent assez réalistes, ni trop exagérés ni trop minorés...il y a donc, apparemment, un "petit soucis" dans l'affaire de la libération des terres "inoccupées".

reste que l'état français dispose également de beaucoup de terres, ce qui est totalement absent de mes calculs...
si on intègre cette donnée, on comprend très vite que les guyanais les plus riches possèdent au mieux quelques centaines d'hectares pour les plus chanceux, que la majorité des plus riches doit se "contenter" de terrains de, disons, 10 à 20 ha, et que pour le reste, le problème est le suivant :

a) l'état français ne libère pas de terres
b) devant de manque de disponibilité de la terre, les plus aisés préfèrent ne pas vendre, et garder leurs terres dans leur patrimoine, pour les enfants, pour le futur, pour pouvoir se développer, etc

cette hypothèse me semble assez réaliste, les chiffres également, et l'attitude des plus riches n'est pas celle de spéculateurs, mais plutôt celles de personnes qui gèrent correctement leur patrimoine : il n'y a aucune vilenie là-dedans, je trouve que cette attitude est même plutôt saine.

le problème provient donc de l'état français.

maintenant, à chacun de penser ce qu'il en veut, et de calculer autrement, peut-être qu'un autre raisonnement fera émerger une autre façon de voir les choses...

merci de m'avoir lu. s'il y a des erreurs, désolé.
je pense être sincère dans mon raisonnement.

"Clafotaletat"!comme d'habitude, aucune prise de responsabilite. Le problème viendra que dès que l'état va libérer des terres elles retiendront aux mêmes qu'aujourd'hui pour faire de la spéculation immobilière. Et il n’y aura pas plus de terrain disponible sauf pour les copains, freres, soeurs....

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06/01/16
Siliphium  (Cayenne)

En réponse au message de Gyz du 04/01/16

Vous faites de l'ironie, je présume. Je n'ai vu aucune promesse sur un changement quelconque dans le foncier, au contraire. Le CTG s'apprête à aggraver la situation.
Les Guyanais de tous bords sont complètement mystifiés au sujet de l'accès à la terre. De plus, leurs élus n'ont aucun intérêt que ça change. Leurs discours ne sont qu'enfumage.
Le président s'écrit avec minuscule, ne gonflez pas inutilement les têtes.

Gyz
Comment ça, mystifiés ?

Répondre

04/01/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Siliphium du 04/01/16

Gyz
Ne soyez pas aussi mauvaise langue, nous avons les promesse de notre nouveau Président de la Collectivité Territoriale
, avec son équipe ils ont promis jurés craché que tout vas radicalement changé en Guyane, y compris l'intouchable Foncier; alors patience!!!!!
Bonne et heureuse Année à Tous

Vous faites de l'ironie, je présume. Je n'ai vu aucune promesse sur un changement quelconque dans le foncier, au contraire. Le CTG s'apprête à aggraver la situation.
Les Guyanais de tous bords sont complètement mystifiés au sujet de l'accès à la terre. De plus, leurs élus n'ont aucun intérêt que ça change. Leurs discours ne sont qu'enfumage.
Le président s'écrit avec minuscule, ne gonflez pas inutilement les têtes.

Répondre

04/01/16
Siliphium  (Cayenne)

En réponse au message de Gyz du 02/01/16

Bonsoir Patrice et excellente année à toi aussi comme aux bien intentionnés. Ca discrimine.. J'ai vu cette histoire de foncier, comment la simplifier ou réduire, mais ça ne marche pas. Plus j'y pense, plus c'est du bazar, c'est carrément du déminage. Tu devras lire et faire preuve d'ouverture d'esprit.. Faire le vide autour de toi comme Yoda attristé par sa taille qui constate que "Personne par la guerre ne devient grand".

Gyz
Ne soyez pas aussi mauvaise langue, nous avons les promesse de notre nouveau Président de la Collectivité Territoriale
, avec son équipe ils ont promis jurés craché que tout vas radicalement changé en Guyane, y compris l'intouchable Foncier; alors patience!!!!!
Bonne et heureuse Année à Tous

Répondre

02/01/16
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Patrice C du 30/12/15

bonsoir,
cher Gyz, les explications les plus courtes sont souvent les plus simples, fois d'Okham !
meilleurs voeux à toi également, ainsi qu'à tous ceux qui t'accompagnent

Bonsoir Patrice et excellente année à toi aussi comme aux bien intentionnés. Ca discrimine.. J'ai vu cette histoire de foncier, comment la simplifier ou réduire, mais ça ne marche pas. Plus j'y pense, plus c'est du bazar, c'est carrément du déminage. Tu devras lire et faire preuve d'ouverture d'esprit.. Faire le vide autour de toi comme Yoda attristé par sa taille qui constate que "Personne par la guerre ne devient grand".

Répondre

11/12/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Cacahouette du 11/12/15

Qui a connu la PAPI un complexe agro alimentaire complet , terre ,porcherie,silos ,laboratoire ,production de charcuterie devenu un lotissement SOULA ,qui n'a pas vue des vaches sur des terres agricoles devenu un golf , les silos et moissonneuses a IRACOUBO ,des serres a l'abandon MATITI ,encore des serres a tomates devenu un lotissement ROURA ,le plan manioc a MANA ,cela rapporte au point de délaisser l'agriculture pour la politique

Le délaissement n'est pas l'oeuvre des "spéculateurs". Les raisons du délaissement sont différentes.

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11/12/15
Cacahouette  (Kourou)

En réponse au message de Gyz du 09/12/15

Votre indifférence aux zébats contredit votre prétendue rustritude. Vous m'avez coincé. Vous êtes un malin... J'étais toujours réticent à parler du foncier et me voilà votre obligé.
Vous me faites travailler, vous savez. Enfin, vous le saurez...

Vos questionnements n'ont rien de farfelu. Vos exemples illustrent des aberrations du foncier agricole et votre perplexité est légitime.

Il est difficile d'aborder le foncier agricole guyanais car il n'a jamais été traité. Il est pourri à la racine, les anomalies induites se sont accumulées depuis une quarantaine d'années et se sont enchevêtrées pour donner un bazar afghan après bombardement. C'est assez compliqué de structurer tout cela, j'y vais mollo. Je réussirai peut-être. Si la zébuculture fut un amusement, le foncier est un travail.

La presse se fait régulièrement l'écho des aberrations que chacun constate au quotidien, mais les tentatives de réponse se soldent par des lamentations habituelles, des délires ennuyeux voire des insultes publiques auxquelles le public guyanais s'est tellement habitué qu'il a fini par les adopter, comme le prisonnier déguste le pain ranci.

L'état de l'agriculture guyanaise n'a jamais incité personne à la réflexion en la matière. C'est pourtant tragi-comique : les dachines du Suriname arrivent à Rungis tandis que Maripasoula, bordée de milliers de hectares saccagés pour « l'agriculture » « meurt de faim », par défaut de fruits, légumes et du poulet congelé qui n'arrivent pas..
(http://www.guyaweb.com/actualites/news/societe/penurie-a-maripa/)
La Guyane n'est autosuffisante en rien à part de politiciens autoproclamés et d'autre couleuvres. Le secteur zébu couvre les 15 - 17 % du microscopique marché local malgré des subventions faramineuses et une surface injustifiée, l'aviculture n'existe pas et malgré les importations illégales la pénurie d'œufs menace
(http://www.franceguyane.fr//la-concurrence-se-developpe-dans-l-oeuf-269517.php)
La Région a « enclenché une "dynamique de travail" il y a quelques années, mais il faudrait voir ce qu'en savent les cochons...
Le prix du citron s'est envolé à 2,50 Euros/kg il y a deux ans
(http://www.guyaweb.com/actualites/news/societe/des-fruits-prix-dor/) avant sa disparition définitive. Heureusement que la défisc' finance les plantations... A présent, les citrons sont d'Espagne et de la Colombie et coûtent presque 4 Euros, la tomate infecte est européenne et les avocats sont dominicains, le transport de ces derniers étant subventionné au nom du développement de l'agriculture guyanaise...

Le couac n'existe que grâce à l'importation
http://www.une-saison-en-guyane.com/n07/lagriculture-en-guyane-en-quete-dautonomie
et comprenez bien qu'il est temps de vous goinfrer des fruits peu chers, car demain tout sera plus onéreux (http://www.guyaweb.com/15-de-hausse-sur-le-prix-des-legumes-en-12-mois/).

Les écoles ne trouvent pas de fruits locaux pour les cantines
http://www.franceguyane.fr//les-produits-locaux-absents-de-la-table-des-cantines, mais les dénommés « agriculteurs » seront encore gonflés d'une centaine de millions d'Euros dans les cinq années qui viennent. http://www.franceguyane.fr//des-fonds-europeens-pour-les-agriculteurs

Observez que le « On a perdu deux ans » du syndicaliste fait référence à l'arrivée de l'argent, alors que la production a perdu des siècles... mais ceci ne le préoccupe guère, le « toucher » étant manifestement la préoccupation principale des agriculteurs guyanais, et encore plus depuis l'arrivée de la défiscalisation...

Et ce n'est que ce que le journaliste profane voit. Il y en a bien plus. Ca viendra au fur et à mesure.

En attendant, le public - et le non-public - s'accroche à la "spéculation foncière".
Mon cher Patrice, c'est un délire.

Qui a connu la PAPI un complexe agro alimentaire complet , terre ,porcherie,silos ,laboratoire ,production de charcuterie devenu un lotissement SOULA ,qui n'a pas vue des vaches sur des terres agricoles devenu un golf , les silos et moissonneuses a IRACOUBO ,des serres a l'abandon MATITI ,encore des serres a tomates devenu un lotissement ROURA ,le plan manioc a MANA ,cela rapporte au point de délaisser l'agriculture pour la politique

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09/12/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Patrice C du 07/12/15

bonsoir,

mon cher Gyz, vous qui semblez avoir bien plus de culture que moi, vous qui êtes en quelque sorte la seule parole audible dans le silence
assourdissant des arbres qui tombent, on ne sait trop comment, je suis tout à vous.

comment avez vous su, d'ailleurs, que je n'avais pas faim ? que les zébats ne m'intéressent pas ? vous devez avoir l'esprit finaud...et comme je ne suis qu'un rustre, je vous écouterais, et chercherais, avec la naïveté qui me décrit si bien, à gratouiller de cî-de-là quelques réponses supplémentaires.
ne m'en veuillez donc pas si mes questionnements seront farfelus.

pour lancer le débat, vous avez dit :
<<Pour commencer, oui, il existe des paysans cultivateurs, éleveurs. Mais où et combien sont-ils ?>>

moi je sais !

je connais une dame qui élève des chèvres sur la RN2, vers La Comté !
je lui ai mis en place son portail électrique (la ferme fonctionne au solaire....) et un système de régulation pour sa pompe à eau. à l'époque où je travaillais là-bas, elle m'avait dit qu'elle demanderait des terres (11 ha de mémoire) afin de pouvoir étendre son exploitation qui en comptent déjà 5 : elle me disait qu'elle connaissait des gens qui sauraient l'aider à monter son dossier, et que cela ne poserait pas de problèmes.
à cette époque, il y a eu des élections, alors je ne sais pas si elle a eu les terres qu'elle espérait, parce que je ne suis pas sûr qu'elle ait pu trouver les personnes pour l'aider à remplir son dossier.

donc, oui il y a des éleveurs, la preuve, j'en connais...et pour obtenir des terres, il semble que monter un dossier correctement suffise...

bon, je me demande quand même comment fait cette dame, qui élève ses chèvres, est enseignante en poste en Guyane (à l'époque en tous cas, à moins que je n'ai mal entendu ce qu'elle m'a dit) dont le mari a un cabinet médical (à moins que je ne me trompe ou qu'elle m'ai menti), pour ne pas avoir assez d'argent pour acheter quelques hectares de terrain, surtout si elle a tant besoin de se développer : elle devrait avoir les finances qui vont avec, non ? elle ne devrait pas être obligée de demander de la terre "appartenant à la collectivité" des Citoyens, non ?

je ne comprend pas cela...mais bon, il doit y avoir des raisons assez valables pour que cela soit accepté.
je ne comprend pas parce que si moi je demande un bout de terrain on va me dire "nan, tu n'est pas cultivateur".

tiens, concernant le cultivateur, j'en connais un aussi, héhé !
piste Risquetout !
même deux !
ils sont tous deux arrivés il y a moins de 10 ans dans le département, et aujourd'hui, l'chacun possède des terres.
ils semblent avoir réussi là où d'autres ont échoué...

bon, en fait, ils ont eu de la chance, l'un des deux travaillait comme géomètre, et il avait été chargé de réaliser le bornage des terrains de cette piste. il s'était aperçu que de nombreux terrains n'avait pas de "propriétaire" autre que "l'état" (ONF compris...) et a donc demandé s'il pouvait en avoir un morceau lui aussi.

ici encore je ne comprend pas : il semble qu'il suffise d'aller demander, et on reçoit....enfin lui il était quand même géomètre, et pas paysan, alors je comprend pas...bon, c'est vrai, il faut que le dossier soit archi-complet, que pas un papier ne manque, mais c'est pas bien difficile quand-même ?

si c'est difficile ?
ah....

enfin moi je dis ça parce que sur cette piste il y a des gens qui ont demandé des terres, et les ont obtenues. il y a même des demandes en cours, et qui seront accordées, ainsi que des demandes de subvention pour de l'équipement agricole, l'équipement de la ferme ayant déjà été financé sur fonds européens...pour des gens venus les mains dans les poches, et qui se sont cherché un boulot en arrivant en Guyane, je trouve qu'ils ont réussi à force de persévérances là où d'autres attendent que les choses leurs soient accordées.

ou pas accordées, ou je ne sais pas, vu qu'il semble si compliqué d'obtenir des terres....

mais encore une fois je ne comprend pas, pourquoi peut on accepter qu'un paysan s'étende "sur le dos de la communauté" alors qu'il est censé être parvenu à l'autonomie financière, j'en veux pour preuve sa demande afin de se "développer".

comme vous le disiez Gizz, il semble compliqué et difficile de se frayer un chemin dans les méandres de l'accession à la propriété dans ce pays.

y'a même des associations qui font des concerts et des merguez-parties qui obtiennent des terrains ! mais comment font-ils ?

Votre indifférence aux zébats contredit votre prétendue rustritude. Vous m'avez coincé. Vous êtes un malin... J'étais toujours réticent à parler du foncier et me voilà votre obligé.
Vous me faites travailler, vous savez. Enfin, vous le saurez...
Vos questionnements n'ont rien de farfelu. Vos exemples illustrent des aberrations du foncier agricole et votre perplexité est légitime. Il est difficile d'aborder le foncier agricole guyanais car

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07/12/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Gyz du 07/12/15

Mon cher Patrice,

Veuillez agréer ma plus haute estime pour votre curiosité. Vous avez bien compris que personne dans ce pays ne fera l'effort nécessaire
et le souci avec les éventuelles réponses est que vous saurez pourquoi... Alors, si les non-débats récents autour de la gamelle de la Collectivité ne vous ont pas assommé et si vous voulez en savoir plus, nous pouvons faire un petit effort inutile entre nous. Je vous préviens que le sujet n'est pas beau et assez complexe.

Pour commencer, oui, il existe des paysans cultivateurs, éleveurs. Mais où et combien sont-ils ?

bonsoir,
mon cher Gyz, vous qui semblez avoir bien plus de culture que moi, vous qui êtes en quelque sorte la seule parole audible dans le silence
assourdissant des arbres qui tombent, on ne sait trop comment, je suis tout à vous. comment avez vous su, d'ailleurs, que je n'avais pas faim ? que les zébats ne m'intéressent pas ? vous devez avoir l'esprit finaud...et

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07/12/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Patrice C du 06/12/15

bonsoir,

Gyz, vous avez écrit :

<<Oui, les détournements sont courants et plus encore. En Guyane, on s'affranchit de beaucoup de choses... N'espérez rien, la réalité est encore pire que vos plus folles suppositions.>>

je n'espère rien, à part être informé.
toutefois, à vous lire, je comprend que cela ne sert à rien de chercher des réponses.
à lire les quelques réponses de mes amis Cush et Koro, j'ai bien compris que d'autres forces sont à l'oeuvre, et que personne dans ce pays ne fera l'effort qu'il faut pour le faire décoller.

bref, cela est désepérant, mais je dois avouer que si les gens ne font rien, ma foi....

c'est à force de décourager les gens que le courage leur manque.
ceci est une lapalissade.
j'aime les lapalissades.
ainsi que les répétitions, et les paysans cultivateurs, car pour moi, il existe également des paysans éleveurs, ou des paysans de la mer, terme consacré.

Mon cher Patrice,
Veuillez agréer ma plus haute estime pour votre curiosité. Vous avez bien compris que personne dans ce pays ne fera l'effort nécessaire
et le souci avec les éventuelles réponses est que vous saurez pourquoi... Alors, si les non-débats récents autour de la gamelle de la Collectivité ne vous ont pas assommé et si vous voulez en savoir plus, nous pouvons faire un

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07/12/15
Koro  (Koromombo)

En réponse au message de Patrice C du 06/12/15

bonsoir,

Gyz, vous avez écrit :

<<Oui, les détournements sont courants et plus encore. En Guyane, on s'affranchit de beaucoup de choses... N'espérez rien, la réalité est encore pire que vos plus folles suppositions.>>

je n'espère rien, à part être informé.
toutefois, à vous lire, je comprend que cela ne sert à rien de chercher des réponses.
à lire les quelques réponses de mes amis Cush et Koro, j'ai bien compris que d'autres forces sont à l'oeuvre, et que personne dans ce pays ne fera l'effort qu'il faut pour le faire décoller.

bref, cela est désepérant, mais je dois avouer que si les gens ne font rien, ma foi....

c'est à force de décourager les gens que le courage leur manque.
ceci est une lapalissade.
j'aime les lapalissades.
ainsi que les répétitions, et les paysans cultivateurs, car pour moi, il existe également des paysans éleveurs, ou des paysans de la mer, terme consacré.

"bref, cela est désepérant, mais je dois avouer que si les gens ne font rien, ma foi...."
Voyez les résultats des élections d'hier ! rien de nouveau sous le soleil !

Répondre

06/12/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Gyz du 05/12/15

Bonsoir Patrice

Cela peu paraître déconcertant à première vue, mais l'obtention d'un terrain aux fins de son exploitation n'est absolument pas une « libération » de cette terre,
preuve en est la récupération de terrains par l'état que vous citez ensuite.

Le « paysan cultivateur » est aussi une confusion, car vous le nommez sans ironie apparente.

Oui, l'état se comporte en propriétaire du foncier guyanais et met en oeuvre bien plus de moyens que vous n'imaginez. Certainement parce que l'Etat n'est qu'un concept qui n'agit pas et ne met rien en œuvre...
Oui, les détournements sont courants et plus encore. En Guyane, on s'affranchit de beaucoup de choses... N'espérez rien, la réalité est encore pire que vos plus folles suppositions.

À chaque fois que l'on parle du sujet en Guyane, les confusions s'empilent aussitôt au point de décourager l'esprit.

bonsoir,
Gyz, vous avez écrit :
<<Oui, les détournements sont courants et plus encore. En Guyane, on s'affranchit de beaucoup de choses... N'espérez rien, la réalité est encore pire que vos plus folles suppositions.>>  je n'espère rien, à part être informé.
toutefois, à vous lire, je comprend que cela ne sert à rien de chercher des réponses.
à lire les quelques réponses de mes amis Cush et Koro, j'ai bien compris que d'autres forces

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05/12/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Patrice C du 03/12/15

bonsoir,

Gyz, merci pour votre commentaire.
encore une fois, je me répète, ma "démonstration" est purement théorique
, et les chiffres n'ont qu'une valeur hypothétique.

vous avez écrit :
<<Vous parlez de « libération des terres » par l’État.>>
puis vous me demandez ce que j'entends par là

tentons de donner notre avis de Citoyen, n'étant pas connaisseur de ce dossier, mais ayant un certain intérêt à connaître le circuit que vous évoquez, celui qui permet à un paysan cultivateur d'obtenir un terrain afin de l'exploiter...

a) concernant mon idée de "libération des terres par l'état" :
dans mon exposé j'ai, de façon hypothétique, imaginé une sorte de "mainmise" de l'état sur une portion non-négligeable des terres guyanaises.
Ce qui est pour moi une théorie se trouve être une réalité, selon ce qui été confirmé par plusieurs personnes, dont mes amis Cush, que je salue, ainsi que par mon grand ami Koro (tu vas bien Koro ? ) , et le bladanaute Soualinga, qui cite le chiffre de 20 000 ha captés par des organismes à identifier, une telle opération de "récupération de terrains au bénéfice de l'état pour être rétrocédés à des investisseurs privés" ayant eu lieu assez récemment, apparemment, sur la commune de Macouria par-ailleurs.

à la lecture des divers témoignages publics qui me sont parvenus, je ne peux faire qu'une seule chose, c'est de comprendre la chose suivante :

en Guyane, une partie des terres est sous l'autorité de l'état (attention à ne pas me comprendre de travers : l'état exerce son autorité sur TOUTE la Guyane, évidement, sauf que....lisez plus loin) et cette autorité s'exerce presque de façon privative (on vend, on achète...en mettant en oeuvre les moyens dont dispose un état souverain...) sur une partie des terres, qui sont en quelque sorte détournées du périmètre du bien commun pour entrer dans la sphère des biens privés, ou détournés car récupérés de façon non-contrôlable par le grand public pour être mis à disposition de la sphère privée, cette "sphère privée" étant restreinte à une nombre très peu élevé d'entités capables d'y mener de grosses opérations, nécessitant des investissements conséquents.....

bon, ok, d'accord, pourquoi pas, si sur ces terrains les nouveaux propriétaires installent des maisons pour les guyanais, et que ces maisons seront à louer, ça me va, surtout si l'argent encaissé par les ventes est entré dans les caisses du percepteur.

espérons juste que l'on aura pas été obligé de s'affranchir du Droit pour accomplir ces diverses actions, ce serait malheureux d'apprendre que des guyanais vivent dans des logements que leur auraient construit des prédateurs avec des fonds détournés..... Espérons qu'il n'en est rien, ce serait bien malheureux que les théories les plus farfelues soient en vérité les plus réalistes.

b) vous avez dit ensuite, en me citant :
<<L'attitude des « plus aisés » qui préfèrent ne pas vendre ne me semble pas s'inscrire dans la logique que vous avancez, mais obéit à d'autres rasions. >>
et plus loin :
<<Votre conclusion finale est la bonne, mais la démonstration est intuitive. Le foncier guyanais est un sujet lourd aux facettes insoupçonnées. >>

que ma conclusion finale soit la bonne est le fruit du hasard le plus grand, que ma démonstration soit intuitive est une qualité que vous lui attribuez, et je vous en remercie, toutefois mes réflexions ne sont que l'objet hasardeux de conjectures farfelues.
Et pourtant, le hasard veut qu'il semble que cette méthode de déduction par l'absurde porte ses fruits, si je puis dire : nombreuses sont les contributions et abondements dans le sens de mes réflexions interrogatives.

Pour en revenir à nos suppositions respectives, vous pointez que le foncier guyanais possède des facettes insoupçonnées.
Et vous avez parfaitement raison !

À chaque fois que l'on parle du sujet, il ne peut s'agir que de suppositions, puisque les sources fiables de renseignements seraient l'ensemble des acteurs connaisseurs de ces "facettes insoupçonnées"...

ma foi, tant que personne ne saura, on sera obligé d'émettre des suppositions, parfois même les plus folles.

Bonsoir Patrice
Cela peu paraître déconcertant à première vue, mais l'obtention d'un terrain aux fins de son exploitation n'est absolument pas une « libération » de cette terre,
preuve en est la récupération de terrains par l'état que vous citez ensuite. Le « paysan cultivateur » est aussi une confusion, car vous le nommez sans ironie apparente. Oui, l'état se comporte en

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05/12/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Gilles Slm du 03/12/15

Voici un vrai débat possible, plus immédiat et plus concret : la réalisation de bâtiments sous le principe de la défiscalisation profite le plus souvent à des personnes qui n'ont aucune relation avec ce département, et qui parfois ne connaissent même pas son positionnement géographique.
Dans l'attente de vos commentaires...

Sans que la réalisation de bâtiments sous le principe de la défiscalisation s'inscrive dans l'agriculture, je me permets d'estimer que l'attache personnelle du bénéficiaire importe peu : l'essentiel est l'investissement réalisé, l'immobilier construit qui entre dans le circuit économique en enrichissant l'offre en Guyane. Je ne vois aucune différence entre un

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03/12/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Soualiga du 03/12/15

Bravo pour votre démonstration tout a fait réaliste. Un seul oubli, les captations d'hectares importants par les communes telles que Tonate-Macouria, au nom de l'Etat, au détriment des proprietaires connus et disséminés hors du département, pour des raisons personnelles multiples, pour favoriser des programmes privés dont les bénéficiaires sont ni guyanais ni impliqués depuis des générations dans le développement et la vie locale. Plus de 20 000 hectares.

bonsoir,
Soalinga, merci pour votre contribution.en effet, on ne peut "oublier" que ce l'on ne mentionne pas,
si on en a la connaissance.je ne connaissait pas cette facette de la mainmise de "l'état" sur des biens collectifs, et suis heureux (enfin, c'est façon de parler...) de prendre connaissance de l'une des facettes insoupçonnées de la gestion de notre belle terre guyanaise.

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03/12/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Gyz du 02/12/15

Bonsoir.
Je salue votre intérêt pour le sujet. Vous évoquez des éléments très hétéroclites, tel le regard porté sur l'écosystème guyanais et son devenir,
la faible densité de la population etc. Vous remarquez que la Guyane compte 3 habitants par km², mais les déductions théoriques et imaginatives ne font que le répéter.
J'ai un problème avec le terme « libération » des terres inoccupées – qu'est-ce que c'est « inoccupée » et « libération » ? Possession de la terre et richesse ne se couvrent pas automatiquement, encore moins en Guyane.
Vous parlez de « libération des terres » par l’État. ILS vous répondrons qu'Ils ne cessent d'en « libérer », sous forme d'attributions agricoles, comme Ils vous le disent depuis 35 ans, sans que l'on puisse trouver des citrons guyanais en magasin : le citron du jour est colombien ou espagnol.
L'attitude des « plus aisés » qui préfèrent ne pas vendre ne me semble pas s'inscrire dans la logique que vous avancez, mais obéit à d'autres rasions.
Votre conclusion finale est la bonne, mais la démonstration est intuitive. Le foncier guyanais est un sujet lourd aux facettes insoupçonnées.

bonsoir,
Gyz, merci pour votre commentaire. encore une fois, je me répète, ma "démonstration" est purement théorique
, et les chiffres n'ont qu'une valeur hypothétique.
vous avez écrit : <<Vous parlez de « libération des terres » par l’État.>>
puis vous me demandez ce que j'entends par là
 

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03/12/15
Cush  (Cay)

En réponse au message de Patrice C du 02/12/15

bonsoir,

mon cher ami Cuch, primo, il ne s'agit pas d'une "brillante démonstration",
ces mots, tu les utilises, pas moi...pour moi, il s'agit juste d'un essai, d'une réflexion.

tu remarqueras, cher confrère, qu'à la fin de mon message, je parle :
- du rôle de l'état
- des mes erreurs, certaines
- et demandes à ce que cette élucubration soit abondée par des chiffres ou des réflexions intelligentes.

Le cheptel des célafotaléta s'est agrandi avec une nouvelle tête chercheuse :-))) CQFD: l'agriculture guyanaise n'a qu'à bien se tenir...

Répondre

03/12/15
Gilles Slm  (St laurent)

En réponse au message de Gyz du 02/12/15

Bonsoir.
Je salue votre intérêt pour le sujet. Vous évoquez des éléments très hétéroclites, tel le regard porté sur l'écosystème guyanais et son devenir,
la faible densité de la population etc. Vous remarquez que la Guyane compte 3 habitants par km², mais les déductions théoriques et imaginatives ne font que le répéter.
J'ai un problème avec le terme « libération » des terres inoccupées – qu'est-ce que c'est « inoccupée » et « libération » ? Possession de la terre et richesse ne se couvrent pas automatiquement, encore moins en Guyane.
Vous parlez de « libération des terres » par l’État. ILS vous répondrons qu'Ils ne cessent d'en « libérer », sous forme d'attributions agricoles, comme Ils vous le disent depuis 35 ans, sans que l'on puisse trouver des citrons guyanais en magasin : le citron du jour est colombien ou espagnol.
L'attitude des « plus aisés » qui préfèrent ne pas vendre ne me semble pas s'inscrire dans la logique que vous avancez, mais obéit à d'autres rasions.
Votre conclusion finale est la bonne, mais la démonstration est intuitive. Le foncier guyanais est un sujet lourd aux facettes insoupçonnées.

Voici un vrai débat possible, plus immédiat et plus concret : la réalisation de bâtiments sous le principe de la défiscalisation profite le plus souvent à des personnes qui n'ont aucune relation avec ce département, et qui parfois ne connaissent même pas son positionnement géographique.
Dans l'attente de vos commentaires...

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03/12/15
Soualiga  (Bernay)

En réponse au message de Patrice C du 30/11/15

bonsoir,

je ne sais pas trop si la spéculation existe, aussi, plutôt que de raconter n'imp', j'ai cherché des chiffres, et me pose des questions
.

la Guyane couvre une surface de 8 583 400 hectares (ha)
la Guyane compte 250 377 habitants au 1er janvier 2014.

ceci nous donne un ratio de :
33,4 ha de terrain disponible par guyanais résidant en Guyane.

ceci est une affabulation, les chiffres ne sont évidement pas exacts à la virgule près, toutefois, si vous prenez la peine de faire un peu de recherches, vous tomberez sur les mêmes chiffres.

sauf que :
il y a les parcs nationaux, les réserves, le CSG.....j'ai donc cherché la surface de tous ces lieux, ai converti leur surface en hectares, puis ai additionné.

ceci donne cela :

parc amazonien : 2 028 126 ha de parc , plus 1 359 078 ha de zone de libre adhésion.
réserves des Nouragues : 100 000 ha
réserve des marais de Kaw : 97 700 ha
réserve de l'Amana : 14 800 ha
réserve de la Trinité : 76 000 ha
réserve du mont grand Matoury : 2 123 ha
réserve Trésor : 2 464 ha
CSG : 120 000 ha

si l'on additionne ces chiffres, on obtient :
surface des parcs + surface des réserves + CSG = 3 800 291 ha de terrain "bloquée", inaccessible aux guyanais.

bon, il reste quand même de la terre :
surface de la Guyane - surface "bloquée" = 4 661 109 ha.

on part de 8 millions, il reste 4 millions, donc en gros 50% la Guyane est en zone de protection naturelle, ou appartient au CSG.

il reste donc combien de hectares par guyanais ?

4 661 109 ha divisé par 250 077 habitants = 18,6 hectares par habitant.
(j'ai arrondi le chiffre, j'ai trouvé 18,63869528 ha, il y en a peut-être qui préfèrent...)

bon, réfléchissons.
ceci est hypothétique : cela voudrait dire que chaque guyanais disposerait de 18,6 ha, et baste.
mais non, en réalité, il y a en Guyane : des villes, des routes, des fleuves, des ports, des zones industrielles, des champs, des élevages, des services publics....et tout ça n'est pas compté dans mon calcul précédent.

donc reprenons, car il faut encore déduire :

je raisonne de la façon suivante :
je suis un Guyanais, je dispose de 18,6 ha, et j'en "distribue" généreusement une partie afin de pouvoir manger, boire, rouler, aller à la mairie, envoyer mes enfants à l'école etc....

chaque guyanais, dont moi, distribue ses terrains de la façon suivante (c'est hypothétique) afin de pouvoir subvenir à ses propres besoins : raisonnons par l'absurde, ça marche très bien :

- manger, boire : je propose d'attribuer 1 ha à la production de légumes, et de consacrer 1 ha à l'élevage. il reste donc 16,6 ha à la disposition de chacun.

- les services administratifs, l'école, les soins : je suis généreux, et je consacre 1 ha de mes terres à construire 1 école, 1 petit hôpital, et les services administratifs dont j'ai besoin (une bonne secrétaire avec un ordi suffira amplement....) : avec tout ça, j'ai bien assez pour me servir, non ? il reste donc 15,6 ha disponibles.

- se déplacer sur la route, sur le fleuve : je propose de consacrer 2 ha aux routes et fleuves de Guyane, afin que je puisse me déplacer où je veux. je rappelle que dans ce cas, nous aurons 250 077 X 2 hectares de routes et fleuves, soit 1/2 million d'hectares....je ne sais pas si c''est réaliste, mais c'est beaucoup, surtout si on s'imagine que 1 Km de route "tiennent" sur 1 hectare...non ? on disposerait dans cette hypothèse d'un réseau routier et de fleuves de 1/2 millions de Km...bref....
il reste donc 13,6 ha disponibles pour chacun.

- se loger : je suis généreux, et je décide d'habiter une maison. je m'attribue 1 hectare pour le jardin et la maison, c'est à dire 10 000 m² de terrain. il y a de quoi construire une belle villa, hein ?
bon, il reste donc 12,6 hectares de terrain disponibles à chaque guyanais pour ses loisirs....

revenons à un calcul global :
nous avons à la base 18,6 hectares disponibles pour chacun, mais avec nos besoins en équipement, il ne nous en reste plus que 12,6 chacun.

on est 250 000, il reste donc :
250 077 X 12,6 = 3 150 970 hectares de "libre" disponibles pour les loisirs des guyanais.

admettons que nous nous soyons trompé dans nos calculs (mon oeil....les services administratifs et les écoles sont partagés ! ) et que nous ayons besoin de surfaces pour divers trucs (qu'est-ce que tu racontes, tu as vu les surfaces attribuées aux routes ? on aurait 300 000 km de routes avec ton calcul ! ) donc ADMETTONS que nous soyons trompés....par exemple, les terres consacrées à l'élevage ne produisent pas assez, ou les légumes ne poussent pas bien, il faut donc plus de terres pour en cultiver, ok comme ça ?

retirons, je ne sais pas, 10%, 20%, allez, 30% de tout ça, et voyons ce qu'il reste :
3 150 970 hectares dont on retranche 30%, soit 1/3 :

ben c'est pas difficile :
de tête, je trouve environ 1 050 323 hectares restant disponibles pour les loisirs des guyanais.

bon, là j commence à me poser des questions...raisonnons :
nous sommes 250 077, et nous avons 1 050 323 hectares de terrains "à notre disposition", soit environ 4,2 hectares par personne.

divisons les guyanais en 3 classes :
- ceux qui ne possèdent pas de terres (et donc vivent en location) - ils représentent la majorité.
- ceux qui ont une maison sur un terrain, disons en moyenne un terrain d'un hectare (ben oui, il y a ceux qui ont une maison en ville, donc "zéro terrain" mais ils sont propriétaires, et ceux qui habitent à la campagne mais qui ont de grands terrains : ramener la taille d'une habitation privée à une surface de 1 ha est plus que raisonnable.
disons que ce groupe compte 1/3 de la population.
- ceux qui possèdent la terre, donc possèdent entre 2 et je ne sais combien d'hectares de terres. il s'agit de la minorité, disons qu'en Guyane, il y en a 10% sur une population de 250 077, soit 25 008 personnes.

calculons :
250 077 guyanais - 1/3 de propriétaires qui possèdent 1 ha soit 83 360 personnes
250 077 guyanais - 10% de propriétaires qui possèdent plus de 1 ha soit 25 008 personnes.
les locataires représentent le groupe restant, soit 250 077 - (83 360 + 25 008) = 141 709 personnes qui ne possèdent aucun bout de terrain.

le calcul final est simple : les 10% de guyanais qui possèdent plus de 1 ha possèdent :
1 050 323 ha de surface disponible en Guyane - 83 360 parcelles de 1 ha = 966 963 hectares.

donc, 25 008 personnes possèdent ces 966 963 ha, soit un ratio de 38, 666 ha par personne.

je ne sais pas quoi en conclure.

soit ces personnes ont des terrains privés très grands, par exemple elles habitent un terrain avec la villa/piscine/garage/maison du gardien/etc, d'une surface de 5 à 10 ha dont une grande partie de forêt, elles auraient également dans leur patrimoine un terrain pour le carbet, une petite dizaine d'hectares, quelques terrains de-ci de-là, pour les enfants, pour le patrimoine...on arrive vite à ces 38,6 ha par personne , ce qui ne me semble pas déraisonnable pour quelqu'un qui a réussi.
les terres sont en grande partie de la forêt dans cette hypothèse, ne pas l'oublier.
au prix où est la terre agricole (ne pas oublier que dans notre pays les patrimoines sont anciens : les terres ont été obtenues à bon prix autrefois, personne n'en voulait ! )

soit les gens qui possèdent plus d'un hectare ont en réalité plutôt des terrains à peine plus grands qu'un hectare (je pense aux gens des villes, nombreux en Guyane) et dans cette hypothèse, il reste évidement un groupe plus restreint, disons entre 10 et 20 % de cette population, soit 2500 à 5000 personnes en Guyane qui posséderaient la majorité des terres, soit environ :
966 963 hectares - (des parcelles de 2 hectares pour 25 008 personnes - 2500 des plus aisés) soit :
966 963 - (2X (25 008 - 2500)) = 921 947 hectares pour 2500 personnes.
donc selon cette hypothèse, 2500 personnes possèdent un patrimoine moyen de 369 hectares.

la réalité est certainement à rechercher entre ces deux hypothèses, ce qui laisserait un patrimoine moyen de, allez, disons 300 hectares par personne pour le groupe le plus aisé, qui représente 2500 personnes.
ceci étant également faux, puisque il doit exister quelques personnes extrêmement aisées, qui possèdent d'immenses terrains, les "moins" aisés du groupe de plus riches guyanais disposant d'environ 100 d'hectares (je rappelle que ceci est hypothétique mais que j'essaye d'utiliser des chiffres raisonnables, pour la Guyane).

je trouve ces hypothèses "raisonnables" dans le sens où les chiffres semblent assez réalistes, ni trop exagérés ni trop minorés...il y a donc, apparemment, un "petit soucis" dans l'affaire de la libération des terres "inoccupées".

reste que l'état français dispose également de beaucoup de terres, ce qui est totalement absent de mes calculs...
si on intègre cette donnée, on comprend très vite que les guyanais les plus riches possèdent au mieux quelques centaines d'hectares pour les plus chanceux, que la majorité des plus riches doit se "contenter" de terrains de, disons, 10 à 20 ha, et que pour le reste, le problème est le suivant :

a) l'état français ne libère pas de terres
b) devant de manque de disponibilité de la terre, les plus aisés préfèrent ne pas vendre, et garder leurs terres dans leur patrimoine, pour les enfants, pour le futur, pour pouvoir se développer, etc

cette hypothèse me semble assez réaliste, les chiffres également, et l'attitude des plus riches n'est pas celle de spéculateurs, mais plutôt celles de personnes qui gèrent correctement leur patrimoine : il n'y a aucune vilenie là-dedans, je trouve que cette attitude est même plutôt saine.

le problème provient donc de l'état français.

maintenant, à chacun de penser ce qu'il en veut, et de calculer autrement, peut-être qu'un autre raisonnement fera émerger une autre façon de voir les choses...

merci de m'avoir lu. s'il y a des erreurs, désolé.
je pense être sincère dans mon raisonnement.

Bravo pour votre démonstration tout a fait réaliste. Un seul oubli, les captations d'hectares importants par les communes telles que Tonate-Macouria, au nom de l'Etat, au détriment des proprietaires connus et disséminés hors du département, pour des raisons personnelles multiples, pour favoriser des programmes privés dont les bénéficiaires sont ni guyanais ni impliqués depuis des générations dans le développement et la vie locale. Plus de 20 000 hectares.

Répondre

03/12/15
Cacahouette  (Kourou)

Le 18 septembre 1997 France Guyane titrai les consignes partent en fumée ,17 ans après c'est toujours pareil ,les plantations d'un exploitant du Dégrad Saramaca incendiés voir le détail sur Guyaweb ,

Répondre

02/12/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Wali-adi du 30/11/15

Alors ... qu'elle est la vraie information à retenir à ce sujet?

Ca, c'est un roman. Son introduction pourrait être l'incroyable intervention de Christian Epailly ce soir à la télé, lui, candidat à la nouvelle Collectivité, réclamant la fin des magouilles, du copinage, du népotisme... J'ai eu une crise de hoquet.

Répondre

02/12/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Patrice C du 30/11/15

bonsoir,

je ne sais pas trop si la spéculation existe, aussi, plutôt que de raconter n'imp', j'ai cherché des chiffres, et me pose des questions
.

la Guyane couvre une surface de 8 583 400 hectares (ha)
la Guyane compte 250 377 habitants au 1er janvier 2014.

ceci nous donne un ratio de :
33,4 ha de terrain disponible par guyanais résidant en Guyane.

ceci est une affabulation, les chiffres ne sont évidement pas exacts à la virgule près, toutefois, si vous prenez la peine de faire un peu de recherches, vous tomberez sur les mêmes chiffres.

sauf que :
il y a les parcs nationaux, les réserves, le CSG.....j'ai donc cherché la surface de tous ces lieux, ai converti leur surface en hectares, puis ai additionné.

ceci donne cela :

parc amazonien : 2 028 126 ha de parc , plus 1 359 078 ha de zone de libre adhésion.
réserves des Nouragues : 100 000 ha
réserve des marais de Kaw : 97 700 ha
réserve de l'Amana : 14 800 ha
réserve de la Trinité : 76 000 ha
réserve du mont grand Matoury : 2 123 ha
réserve Trésor : 2 464 ha
CSG : 120 000 ha

si l'on additionne ces chiffres, on obtient :
surface des parcs + surface des réserves + CSG = 3 800 291 ha de terrain "bloquée", inaccessible aux guyanais.

bon, il reste quand même de la terre :
surface de la Guyane - surface "bloquée" = 4 661 109 ha.

on part de 8 millions, il reste 4 millions, donc en gros 50% la Guyane est en zone de protection naturelle, ou appartient au CSG.

il reste donc combien de hectares par guyanais ?

4 661 109 ha divisé par 250 077 habitants = 18,6 hectares par habitant.
(j'ai arrondi le chiffre, j'ai trouvé 18,63869528 ha, il y en a peut-être qui préfèrent...)

bon, réfléchissons.
ceci est hypothétique : cela voudrait dire que chaque guyanais disposerait de 18,6 ha, et baste.
mais non, en réalité, il y a en Guyane : des villes, des routes, des fleuves, des ports, des zones industrielles, des champs, des élevages, des services publics....et tout ça n'est pas compté dans mon calcul précédent.

donc reprenons, car il faut encore déduire :

je raisonne de la façon suivante :
je suis un Guyanais, je dispose de 18,6 ha, et j'en "distribue" généreusement une partie afin de pouvoir manger, boire, rouler, aller à la mairie, envoyer mes enfants à l'école etc....

chaque guyanais, dont moi, distribue ses terrains de la façon suivante (c'est hypothétique) afin de pouvoir subvenir à ses propres besoins : raisonnons par l'absurde, ça marche très bien :

- manger, boire : je propose d'attribuer 1 ha à la production de légumes, et de consacrer 1 ha à l'élevage. il reste donc 16,6 ha à la disposition de chacun.

- les services administratifs, l'école, les soins : je suis généreux, et je consacre 1 ha de mes terres à construire 1 école, 1 petit hôpital, et les services administratifs dont j'ai besoin (une bonne secrétaire avec un ordi suffira amplement....) : avec tout ça, j'ai bien assez pour me servir, non ? il reste donc 15,6 ha disponibles.

- se déplacer sur la route, sur le fleuve : je propose de consacrer 2 ha aux routes et fleuves de Guyane, afin que je puisse me déplacer où je veux. je rappelle que dans ce cas, nous aurons 250 077 X 2 hectares de routes et fleuves, soit 1/2 million d'hectares....je ne sais pas si c''est réaliste, mais c'est beaucoup, surtout si on s'imagine que 1 Km de route "tiennent" sur 1 hectare...non ? on disposerait dans cette hypothèse d'un réseau routier et de fleuves de 1/2 millions de Km...bref....
il reste donc 13,6 ha disponibles pour chacun.

- se loger : je suis généreux, et je décide d'habiter une maison. je m'attribue 1 hectare pour le jardin et la maison, c'est à dire 10 000 m² de terrain. il y a de quoi construire une belle villa, hein ?
bon, il reste donc 12,6 hectares de terrain disponibles à chaque guyanais pour ses loisirs....

revenons à un calcul global :
nous avons à la base 18,6 hectares disponibles pour chacun, mais avec nos besoins en équipement, il ne nous en reste plus que 12,6 chacun.

on est 250 000, il reste donc :
250 077 X 12,6 = 3 150 970 hectares de "libre" disponibles pour les loisirs des guyanais.

admettons que nous nous soyons trompé dans nos calculs (mon oeil....les services administratifs et les écoles sont partagés ! ) et que nous ayons besoin de surfaces pour divers trucs (qu'est-ce que tu racontes, tu as vu les surfaces attribuées aux routes ? on aurait 300 000 km de routes avec ton calcul ! ) donc ADMETTONS que nous soyons trompés....par exemple, les terres consacrées à l'élevage ne produisent pas assez, ou les légumes ne poussent pas bien, il faut donc plus de terres pour en cultiver, ok comme ça ?

retirons, je ne sais pas, 10%, 20%, allez, 30% de tout ça, et voyons ce qu'il reste :
3 150 970 hectares dont on retranche 30%, soit 1/3 :

ben c'est pas difficile :
de tête, je trouve environ 1 050 323 hectares restant disponibles pour les loisirs des guyanais.

bon, là j commence à me poser des questions...raisonnons :
nous sommes 250 077, et nous avons 1 050 323 hectares de terrains "à notre disposition", soit environ 4,2 hectares par personne.

divisons les guyanais en 3 classes :
- ceux qui ne possèdent pas de terres (et donc vivent en location) - ils représentent la majorité.
- ceux qui ont une maison sur un terrain, disons en moyenne un terrain d'un hectare (ben oui, il y a ceux qui ont une maison en ville, donc "zéro terrain" mais ils sont propriétaires, et ceux qui habitent à la campagne mais qui ont de grands terrains : ramener la taille d'une habitation privée à une surface de 1 ha est plus que raisonnable.
disons que ce groupe compte 1/3 de la population.
- ceux qui possèdent la terre, donc possèdent entre 2 et je ne sais combien d'hectares de terres. il s'agit de la minorité, disons qu'en Guyane, il y en a 10% sur une population de 250 077, soit 25 008 personnes.

calculons :
250 077 guyanais - 1/3 de propriétaires qui possèdent 1 ha soit 83 360 personnes
250 077 guyanais - 10% de propriétaires qui possèdent plus de 1 ha soit 25 008 personnes.
les locataires représentent le groupe restant, soit 250 077 - (83 360 + 25 008) = 141 709 personnes qui ne possèdent aucun bout de terrain.

le calcul final est simple : les 10% de guyanais qui possèdent plus de 1 ha possèdent :
1 050 323 ha de surface disponible en Guyane - 83 360 parcelles de 1 ha = 966 963 hectares.

donc, 25 008 personnes possèdent ces 966 963 ha, soit un ratio de 38, 666 ha par personne.

je ne sais pas quoi en conclure.

soit ces personnes ont des terrains privés très grands, par exemple elles habitent un terrain avec la villa/piscine/garage/maison du gardien/etc, d'une surface de 5 à 10 ha dont une grande partie de forêt, elles auraient également dans leur patrimoine un terrain pour le carbet, une petite dizaine d'hectares, quelques terrains de-ci de-là, pour les enfants, pour le patrimoine...on arrive vite à ces 38,6 ha par personne , ce qui ne me semble pas déraisonnable pour quelqu'un qui a réussi.
les terres sont en grande partie de la forêt dans cette hypothèse, ne pas l'oublier.
au prix où est la terre agricole (ne pas oublier que dans notre pays les patrimoines sont anciens : les terres ont été obtenues à bon prix autrefois, personne n'en voulait ! )

soit les gens qui possèdent plus d'un hectare ont en réalité plutôt des terrains à peine plus grands qu'un hectare (je pense aux gens des villes, nombreux en Guyane) et dans cette hypothèse, il reste évidement un groupe plus restreint, disons entre 10 et 20 % de cette population, soit 2500 à 5000 personnes en Guyane qui posséderaient la majorité des terres, soit environ :
966 963 hectares - (des parcelles de 2 hectares pour 25 008 personnes - 2500 des plus aisés) soit :
966 963 - (2X (25 008 - 2500)) = 921 947 hectares pour 2500 personnes.
donc selon cette hypothèse, 2500 personnes possèdent un patrimoine moyen de 369 hectares.

la réalité est certainement à rechercher entre ces deux hypothèses, ce qui laisserait un patrimoine moyen de, allez, disons 300 hectares par personne pour le groupe le plus aisé, qui représente 2500 personnes.
ceci étant également faux, puisque il doit exister quelques personnes extrêmement aisées, qui possèdent d'immenses terrains, les "moins" aisés du groupe de plus riches guyanais disposant d'environ 100 d'hectares (je rappelle que ceci est hypothétique mais que j'essaye d'utiliser des chiffres raisonnables, pour la Guyane).

je trouve ces hypothèses "raisonnables" dans le sens où les chiffres semblent assez réalistes, ni trop exagérés ni trop minorés...il y a donc, apparemment, un "petit soucis" dans l'affaire de la libération des terres "inoccupées".

reste que l'état français dispose également de beaucoup de terres, ce qui est totalement absent de mes calculs...
si on intègre cette donnée, on comprend très vite que les guyanais les plus riches possèdent au mieux quelques centaines d'hectares pour les plus chanceux, que la majorité des plus riches doit se "contenter" de terrains de, disons, 10 à 20 ha, et que pour le reste, le problème est le suivant :

a) l'état français ne libère pas de terres
b) devant de manque de disponibilité de la terre, les plus aisés préfèrent ne pas vendre, et garder leurs terres dans leur patrimoine, pour les enfants, pour le futur, pour pouvoir se développer, etc

cette hypothèse me semble assez réaliste, les chiffres également, et l'attitude des plus riches n'est pas celle de spéculateurs, mais plutôt celles de personnes qui gèrent correctement leur patrimoine : il n'y a aucune vilenie là-dedans, je trouve que cette attitude est même plutôt saine.

le problème provient donc de l'état français.

maintenant, à chacun de penser ce qu'il en veut, et de calculer autrement, peut-être qu'un autre raisonnement fera émerger une autre façon de voir les choses...

merci de m'avoir lu. s'il y a des erreurs, désolé.
je pense être sincère dans mon raisonnement.

Bonsoir.
Je salue votre intérêt pour le sujet. Vous évoquez des éléments très hétéroclites, tel le regard porté sur l'écosystème guyanais et son devenir,
la faible densité de la population etc. Vous remarquez que la Guyane compte 3 habitants par km², mais les déductions théoriques et imaginatives ne font que le répéter. J'ai un problème avec le terme « libération »

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02/12/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Koro du 02/12/15

Déblatérer et délirer sur un sujet, c'est bien ! Se couvrir avec quelques phrases bidons afin de dire: " vous voyez, je me trompe mais j'ai raison quand même".
La rétention des terres par l'état est un bon sujet. La commune de Roura vient de se faire attribuer 600 hectares, 100 pour "spéculer" en lotissement, 100 pour l'agriculture, et le reste en réserve naturelle. Ce qui met à bas vos calculs élucubratoirs.
Mais, vos chiffres "fictifs" sont mis à mal par un seul: deux millions d'hectares de l'ONF. Il ne s'agit plus de rétention mais de gestion et de sauvegarde de notre Guyane.
Excusez du peu, mais le quart de la surface oublié, c'est pas rien et ne ressort pas de "diatribe" mais de méconnaissance grave, si vous voulez aborder un sujet aussi grave.
Répondez plutôt sur nos élus qui veulent raser la forêt pour faire de la biomasse au nom de l'emploi en essayant de passer outre l'ONF.
Je ne lis pas encore de droite à gauche, malgrés les événements, mais vous toujours avez raison comme d'habitude et bien sûr, vous allez maintenant nous sortir vos contre arguments tendantieux et justificatifs de l'injustifiable !

bonsoir,
mon cher ami Koro, primo, il ne s'agit pas d'une "déblatération et de délires", ces mots, tu les utilises, pas moi...
pour moi, il s'agit juste d'un essai, d'une réflexion.
tu remarqueras, cher confrère, qu'à la fin de mon message, je parle :
- du rôle de l'état

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02/12/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Cush du 01/12/15

Dans ta superbe démonstration, tu oublies un acteur qui a son importance et son pouvoir: l'ONF. http://www.onf.fr/guyane/sommaire/guyane/connaitre/domaine/

bonsoir,
mon cher ami Cuch, primo, il ne s'agit pas d'une "brillante démonstration",
ces mots, tu les utilises, pas moi...pour moi, il s'agit juste d'un essai, d'une réflexion.
tu remarqueras, cher confrère, qu'à la fin de mon message, je parle :
- du rôle de l'état

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02/12/15
Koro  (Koromombo)

En réponse au message de Patrice C du 01/12/15

bonsoir,

Koro, plutôt que de m'interpeller bêtement comme vous savez le faire, lisez mon écrit jusqu'à la fin.


vous y trouverez la mention de toutes les choses dont vous parlez :
- la rétention des terres par l'état (l'onf dépend de l'état non ?)
- la notion de saine gestion de leurs biens par ceux qui les possèdent

concernant la révision de ma copie, cela est prévu également, puisque à la toute fin de mon écrit il est mentionné :
<< raisonnons par l'absurde, ça marche très bien>>
<<ces chiffres sont fictifs>>
<< peut-être que si d'autres interprètent différemment, on aura une autre vision des choses>>

je me répète donc Koro : cessez vos diatribes inutiles, lisez jusqu'à la fin les choses, et ensuite, entamez un dialogue constructif avec les gens.

également, prenez donc le temps de comprendre ce qui est écrit.
vous lisez en diagonale, alors que l'on lit ligne après ligne, de gauche à droite.

merci

Déblatérer et délirer sur un sujet, c'est bien ! Se couvrir avec quelques phrases bidons afin de dire: " vous voyez, je me trompe mais j'ai raison quand même".
La rétention des terres par l'état est un bon sujet. La commune de Roura vient de se faire attribuer 600 hectares, 100 pour "spéculer" en lotissement, 100 pour l'agriculture, et le reste en

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01/12/15
Cush  (Cay)

En réponse au message de Patrice C du 30/11/15

bonsoir,

je ne sais pas trop si la spéculation existe, aussi, plutôt que de raconter n'imp', j'ai cherché des chiffres, et me pose des questions
.

la Guyane couvre une surface de 8 583 400 hectares (ha)
la Guyane compte 250 377 habitants au 1er janvier 2014.

ceci nous donne un ratio de :
33,4 ha de terrain disponible par guyanais résidant en Guyane.

ceci est une affabulation, les chiffres ne sont évidement pas exacts à la virgule près, toutefois, si vous prenez la peine de faire un peu de recherches, vous tomberez sur les mêmes chiffres.

sauf que :
il y a les parcs nationaux, les réserves, le CSG.....j'ai donc cherché la surface de tous ces lieux, ai converti leur surface en hectares, puis ai additionné.

ceci donne cela :

parc amazonien : 2 028 126 ha de parc , plus 1 359 078 ha de zone de libre adhésion.
réserves des Nouragues : 100 000 ha
réserve des marais de Kaw : 97 700 ha
réserve de l'Amana : 14 800 ha
réserve de la Trinité : 76 000 ha
réserve du mont grand Matoury : 2 123 ha
réserve Trésor : 2 464 ha
CSG : 120 000 ha

si l'on additionne ces chiffres, on obtient :
surface des parcs + surface des réserves + CSG = 3 800 291 ha de terrain "bloquée", inaccessible aux guyanais.

bon, il reste quand même de la terre :
surface de la Guyane - surface "bloquée" = 4 661 109 ha.

on part de 8 millions, il reste 4 millions, donc en gros 50% la Guyane est en zone de protection naturelle, ou appartient au CSG.

il reste donc combien de hectares par guyanais ?

4 661 109 ha divisé par 250 077 habitants = 18,6 hectares par habitant.
(j'ai arrondi le chiffre, j'ai trouvé 18,63869528 ha, il y en a peut-être qui préfèrent...)

bon, réfléchissons.
ceci est hypothétique : cela voudrait dire que chaque guyanais disposerait de 18,6 ha, et baste.
mais non, en réalité, il y a en Guyane : des villes, des routes, des fleuves, des ports, des zones industrielles, des champs, des élevages, des services publics....et tout ça n'est pas compté dans mon calcul précédent.

donc reprenons, car il faut encore déduire :

je raisonne de la façon suivante :
je suis un Guyanais, je dispose de 18,6 ha, et j'en "distribue" généreusement une partie afin de pouvoir manger, boire, rouler, aller à la mairie, envoyer mes enfants à l'école etc....

chaque guyanais, dont moi, distribue ses terrains de la façon suivante (c'est hypothétique) afin de pouvoir subvenir à ses propres besoins : raisonnons par l'absurde, ça marche très bien :

- manger, boire : je propose d'attribuer 1 ha à la production de légumes, et de consacrer 1 ha à l'élevage. il reste donc 16,6 ha à la disposition de chacun.

- les services administratifs, l'école, les soins : je suis généreux, et je consacre 1 ha de mes terres à construire 1 école, 1 petit hôpital, et les services administratifs dont j'ai besoin (une bonne secrétaire avec un ordi suffira amplement....) : avec tout ça, j'ai bien assez pour me servir, non ? il reste donc 15,6 ha disponibles.

- se déplacer sur la route, sur le fleuve : je propose de consacrer 2 ha aux routes et fleuves de Guyane, afin que je puisse me déplacer où je veux. je rappelle que dans ce cas, nous aurons 250 077 X 2 hectares de routes et fleuves, soit 1/2 million d'hectares....je ne sais pas si c''est réaliste, mais c'est beaucoup, surtout si on s'imagine que 1 Km de route "tiennent" sur 1 hectare...non ? on disposerait dans cette hypothèse d'un réseau routier et de fleuves de 1/2 millions de Km...bref....
il reste donc 13,6 ha disponibles pour chacun.

- se loger : je suis généreux, et je décide d'habiter une maison. je m'attribue 1 hectare pour le jardin et la maison, c'est à dire 10 000 m² de terrain. il y a de quoi construire une belle villa, hein ?
bon, il reste donc 12,6 hectares de terrain disponibles à chaque guyanais pour ses loisirs....

revenons à un calcul global :
nous avons à la base 18,6 hectares disponibles pour chacun, mais avec nos besoins en équipement, il ne nous en reste plus que 12,6 chacun.

on est 250 000, il reste donc :
250 077 X 12,6 = 3 150 970 hectares de "libre" disponibles pour les loisirs des guyanais.

admettons que nous nous soyons trompé dans nos calculs (mon oeil....les services administratifs et les écoles sont partagés ! ) et que nous ayons besoin de surfaces pour divers trucs (qu'est-ce que tu racontes, tu as vu les surfaces attribuées aux routes ? on aurait 300 000 km de routes avec ton calcul ! ) donc ADMETTONS que nous soyons trompés....par exemple, les terres consacrées à l'élevage ne produisent pas assez, ou les légumes ne poussent pas bien, il faut donc plus de terres pour en cultiver, ok comme ça ?

retirons, je ne sais pas, 10%, 20%, allez, 30% de tout ça, et voyons ce qu'il reste :
3 150 970 hectares dont on retranche 30%, soit 1/3 :

ben c'est pas difficile :
de tête, je trouve environ 1 050 323 hectares restant disponibles pour les loisirs des guyanais.

bon, là j commence à me poser des questions...raisonnons :
nous sommes 250 077, et nous avons 1 050 323 hectares de terrains "à notre disposition", soit environ 4,2 hectares par personne.

divisons les guyanais en 3 classes :
- ceux qui ne possèdent pas de terres (et donc vivent en location) - ils représentent la majorité.
- ceux qui ont une maison sur un terrain, disons en moyenne un terrain d'un hectare (ben oui, il y a ceux qui ont une maison en ville, donc "zéro terrain" mais ils sont propriétaires, et ceux qui habitent à la campagne mais qui ont de grands terrains : ramener la taille d'une habitation privée à une surface de 1 ha est plus que raisonnable.
disons que ce groupe compte 1/3 de la population.
- ceux qui possèdent la terre, donc possèdent entre 2 et je ne sais combien d'hectares de terres. il s'agit de la minorité, disons qu'en Guyane, il y en a 10% sur une population de 250 077, soit 25 008 personnes.

calculons :
250 077 guyanais - 1/3 de propriétaires qui possèdent 1 ha soit 83 360 personnes
250 077 guyanais - 10% de propriétaires qui possèdent plus de 1 ha soit 25 008 personnes.
les locataires représentent le groupe restant, soit 250 077 - (83 360 + 25 008) = 141 709 personnes qui ne possèdent aucun bout de terrain.

le calcul final est simple : les 10% de guyanais qui possèdent plus de 1 ha possèdent :
1 050 323 ha de surface disponible en Guyane - 83 360 parcelles de 1 ha = 966 963 hectares.

donc, 25 008 personnes possèdent ces 966 963 ha, soit un ratio de 38, 666 ha par personne.

je ne sais pas quoi en conclure.

soit ces personnes ont des terrains privés très grands, par exemple elles habitent un terrain avec la villa/piscine/garage/maison du gardien/etc, d'une surface de 5 à 10 ha dont une grande partie de forêt, elles auraient également dans leur patrimoine un terrain pour le carbet, une petite dizaine d'hectares, quelques terrains de-ci de-là, pour les enfants, pour le patrimoine...on arrive vite à ces 38,6 ha par personne , ce qui ne me semble pas déraisonnable pour quelqu'un qui a réussi.
les terres sont en grande partie de la forêt dans cette hypothèse, ne pas l'oublier.
au prix où est la terre agricole (ne pas oublier que dans notre pays les patrimoines sont anciens : les terres ont été obtenues à bon prix autrefois, personne n'en voulait ! )

soit les gens qui possèdent plus d'un hectare ont en réalité plutôt des terrains à peine plus grands qu'un hectare (je pense aux gens des villes, nombreux en Guyane) et dans cette hypothèse, il reste évidement un groupe plus restreint, disons entre 10 et 20 % de cette population, soit 2500 à 5000 personnes en Guyane qui posséderaient la majorité des terres, soit environ :
966 963 hectares - (des parcelles de 2 hectares pour 25 008 personnes - 2500 des plus aisés) soit :
966 963 - (2X (25 008 - 2500)) = 921 947 hectares pour 2500 personnes.
donc selon cette hypothèse, 2500 personnes possèdent un patrimoine moyen de 369 hectares.

la réalité est certainement à rechercher entre ces deux hypothèses, ce qui laisserait un patrimoine moyen de, allez, disons 300 hectares par personne pour le groupe le plus aisé, qui représente 2500 personnes.
ceci étant également faux, puisque il doit exister quelques personnes extrêmement aisées, qui possèdent d'immenses terrains, les "moins" aisés du groupe de plus riches guyanais disposant d'environ 100 d'hectares (je rappelle que ceci est hypothétique mais que j'essaye d'utiliser des chiffres raisonnables, pour la Guyane).

je trouve ces hypothèses "raisonnables" dans le sens où les chiffres semblent assez réalistes, ni trop exagérés ni trop minorés...il y a donc, apparemment, un "petit soucis" dans l'affaire de la libération des terres "inoccupées".

reste que l'état français dispose également de beaucoup de terres, ce qui est totalement absent de mes calculs...
si on intègre cette donnée, on comprend très vite que les guyanais les plus riches possèdent au mieux quelques centaines d'hectares pour les plus chanceux, que la majorité des plus riches doit se "contenter" de terrains de, disons, 10 à 20 ha, et que pour le reste, le problème est le suivant :

a) l'état français ne libère pas de terres
b) devant de manque de disponibilité de la terre, les plus aisés préfèrent ne pas vendre, et garder leurs terres dans leur patrimoine, pour les enfants, pour le futur, pour pouvoir se développer, etc

cette hypothèse me semble assez réaliste, les chiffres également, et l'attitude des plus riches n'est pas celle de spéculateurs, mais plutôt celles de personnes qui gèrent correctement leur patrimoine : il n'y a aucune vilenie là-dedans, je trouve que cette attitude est même plutôt saine.

le problème provient donc de l'état français.

maintenant, à chacun de penser ce qu'il en veut, et de calculer autrement, peut-être qu'un autre raisonnement fera émerger une autre façon de voir les choses...

merci de m'avoir lu. s'il y a des erreurs, désolé.
je pense être sincère dans mon raisonnement.

Dans ta superbe démonstration, tu oublies un acteur qui a son importance et son pouvoir: l'ONF. http://www.onf.fr/guyane/sommaire/guyane/connaitre/domaine/

Répondre

01/12/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Koro du 01/12/15

Sauf que vous oubliez les deux millions d'hectares de l'ONF !!! Après déduction des réserves.
Revoyez donc votre copie.

http://www.onf.fr/guyane/sommaire/guyane/connaitre/domaine/
Déduisez aussi les surfaces dont voudrait s'accaparer la région et les communes afin de faire de la biomasse et créer des emplois.
Et au total, il vous restera le "Sahel" que beaucoup voudraient créer au nom de multiples raisons toutes plus valables les unes que les autres !
Ces terres n'appartiennent pas aux Guyanais, mais à leurs enfants. Ce n'est donc pas de la spéculation, mais de la sauvegarde. C'est d'actualité avec la COP 21, même s'il y aurait beaucoup à dire à ce sujet !

bonsoir,
Koro, plutôt que de m'interpeller bêtement comme vous savez le faire, lisez mon écrit jusqu'à la fin.
vous y trouverez la mention de toutes les choses dont vous parlez :
- la rétention des terres par l'état (l'onf dépend de l'état non ?)
- la notion de saine gestion de leurs biens par ceux qui les possèdent

Lire la suite

01/12/15
Koro  (Koromombo)

En réponse au message de Patrice C du 30/11/15

bonsoir,

je ne sais pas trop si la spéculation existe, aussi, plutôt que de raconter n'imp', j'ai cherché des chiffres, et me pose des questions
.

la Guyane couvre une surface de 8 583 400 hectares (ha)
la Guyane compte 250 377 habitants au 1er janvier 2014.

ceci nous donne un ratio de :
33,4 ha de terrain disponible par guyanais résidant en Guyane.

ceci est une affabulation, les chiffres ne sont évidement pas exacts à la virgule près, toutefois, si vous prenez la peine de faire un peu de recherches, vous tomberez sur les mêmes chiffres.

sauf que :
il y a les parcs nationaux, les réserves, le CSG.....j'ai donc cherché la surface de tous ces lieux, ai converti leur surface en hectares, puis ai additionné.

ceci donne cela :

parc amazonien : 2 028 126 ha de parc , plus 1 359 078 ha de zone de libre adhésion.
réserves des Nouragues : 100 000 ha
réserve des marais de Kaw : 97 700 ha
réserve de l'Amana : 14 800 ha
réserve de la Trinité : 76 000 ha
réserve du mont grand Matoury : 2 123 ha
réserve Trésor : 2 464 ha
CSG : 120 000 ha

si l'on additionne ces chiffres, on obtient :
surface des parcs + surface des réserves + CSG = 3 800 291 ha de terrain "bloquée", inaccessible aux guyanais.

bon, il reste quand même de la terre :
surface de la Guyane - surface "bloquée" = 4 661 109 ha.

on part de 8 millions, il reste 4 millions, donc en gros 50% la Guyane est en zone de protection naturelle, ou appartient au CSG.

il reste donc combien de hectares par guyanais ?

4 661 109 ha divisé par 250 077 habitants = 18,6 hectares par habitant.
(j'ai arrondi le chiffre, j'ai trouvé 18,63869528 ha, il y en a peut-être qui préfèrent...)

bon, réfléchissons.
ceci est hypothétique : cela voudrait dire que chaque guyanais disposerait de 18,6 ha, et baste.
mais non, en réalité, il y a en Guyane : des villes, des routes, des fleuves, des ports, des zones industrielles, des champs, des élevages, des services publics....et tout ça n'est pas compté dans mon calcul précédent.

donc reprenons, car il faut encore déduire :

je raisonne de la façon suivante :
je suis un Guyanais, je dispose de 18,6 ha, et j'en "distribue" généreusement une partie afin de pouvoir manger, boire, rouler, aller à la mairie, envoyer mes enfants à l'école etc....

chaque guyanais, dont moi, distribue ses terrains de la façon suivante (c'est hypothétique) afin de pouvoir subvenir à ses propres besoins : raisonnons par l'absurde, ça marche très bien :

- manger, boire : je propose d'attribuer 1 ha à la production de légumes, et de consacrer 1 ha à l'élevage. il reste donc 16,6 ha à la disposition de chacun.

- les services administratifs, l'école, les soins : je suis généreux, et je consacre 1 ha de mes terres à construire 1 école, 1 petit hôpital, et les services administratifs dont j'ai besoin (une bonne secrétaire avec un ordi suffira amplement....) : avec tout ça, j'ai bien assez pour me servir, non ? il reste donc 15,6 ha disponibles.

- se déplacer sur la route, sur le fleuve : je propose de consacrer 2 ha aux routes et fleuves de Guyane, afin que je puisse me déplacer où je veux. je rappelle que dans ce cas, nous aurons 250 077 X 2 hectares de routes et fleuves, soit 1/2 million d'hectares....je ne sais pas si c''est réaliste, mais c'est beaucoup, surtout si on s'imagine que 1 Km de route "tiennent" sur 1 hectare...non ? on disposerait dans cette hypothèse d'un réseau routier et de fleuves de 1/2 millions de Km...bref....
il reste donc 13,6 ha disponibles pour chacun.

- se loger : je suis généreux, et je décide d'habiter une maison. je m'attribue 1 hectare pour le jardin et la maison, c'est à dire 10 000 m² de terrain. il y a de quoi construire une belle villa, hein ?
bon, il reste donc 12,6 hectares de terrain disponibles à chaque guyanais pour ses loisirs....

revenons à un calcul global :
nous avons à la base 18,6 hectares disponibles pour chacun, mais avec nos besoins en équipement, il ne nous en reste plus que 12,6 chacun.

on est 250 000, il reste donc :
250 077 X 12,6 = 3 150 970 hectares de "libre" disponibles pour les loisirs des guyanais.

admettons que nous nous soyons trompé dans nos calculs (mon oeil....les services administratifs et les écoles sont partagés ! ) et que nous ayons besoin de surfaces pour divers trucs (qu'est-ce que tu racontes, tu as vu les surfaces attribuées aux routes ? on aurait 300 000 km de routes avec ton calcul ! ) donc ADMETTONS que nous soyons trompés....par exemple, les terres consacrées à l'élevage ne produisent pas assez, ou les légumes ne poussent pas bien, il faut donc plus de terres pour en cultiver, ok comme ça ?

retirons, je ne sais pas, 10%, 20%, allez, 30% de tout ça, et voyons ce qu'il reste :
3 150 970 hectares dont on retranche 30%, soit 1/3 :

ben c'est pas difficile :
de tête, je trouve environ 1 050 323 hectares restant disponibles pour les loisirs des guyanais.

bon, là j commence à me poser des questions...raisonnons :
nous sommes 250 077, et nous avons 1 050 323 hectares de terrains "à notre disposition", soit environ 4,2 hectares par personne.

divisons les guyanais en 3 classes :
- ceux qui ne possèdent pas de terres (et donc vivent en location) - ils représentent la majorité.
- ceux qui ont une maison sur un terrain, disons en moyenne un terrain d'un hectare (ben oui, il y a ceux qui ont une maison en ville, donc "zéro terrain" mais ils sont propriétaires, et ceux qui habitent à la campagne mais qui ont de grands terrains : ramener la taille d'une habitation privée à une surface de 1 ha est plus que raisonnable.
disons que ce groupe compte 1/3 de la population.
- ceux qui possèdent la terre, donc possèdent entre 2 et je ne sais combien d'hectares de terres. il s'agit de la minorité, disons qu'en Guyane, il y en a 10% sur une population de 250 077, soit 25 008 personnes.

calculons :
250 077 guyanais - 1/3 de propriétaires qui possèdent 1 ha soit 83 360 personnes
250 077 guyanais - 10% de propriétaires qui possèdent plus de 1 ha soit 25 008 personnes.
les locataires représentent le groupe restant, soit 250 077 - (83 360 + 25 008) = 141 709 personnes qui ne possèdent aucun bout de terrain.

le calcul final est simple : les 10% de guyanais qui possèdent plus de 1 ha possèdent :
1 050 323 ha de surface disponible en Guyane - 83 360 parcelles de 1 ha = 966 963 hectares.

donc, 25 008 personnes possèdent ces 966 963 ha, soit un ratio de 38, 666 ha par personne.

je ne sais pas quoi en conclure.

soit ces personnes ont des terrains privés très grands, par exemple elles habitent un terrain avec la villa/piscine/garage/maison du gardien/etc, d'une surface de 5 à 10 ha dont une grande partie de forêt, elles auraient également dans leur patrimoine un terrain pour le carbet, une petite dizaine d'hectares, quelques terrains de-ci de-là, pour les enfants, pour le patrimoine...on arrive vite à ces 38,6 ha par personne , ce qui ne me semble pas déraisonnable pour quelqu'un qui a réussi.
les terres sont en grande partie de la forêt dans cette hypothèse, ne pas l'oublier.
au prix où est la terre agricole (ne pas oublier que dans notre pays les patrimoines sont anciens : les terres ont été obtenues à bon prix autrefois, personne n'en voulait ! )

soit les gens qui possèdent plus d'un hectare ont en réalité plutôt des terrains à peine plus grands qu'un hectare (je pense aux gens des villes, nombreux en Guyane) et dans cette hypothèse, il reste évidement un groupe plus restreint, disons entre 10 et 20 % de cette population, soit 2500 à 5000 personnes en Guyane qui posséderaient la majorité des terres, soit environ :
966 963 hectares - (des parcelles de 2 hectares pour 25 008 personnes - 2500 des plus aisés) soit :
966 963 - (2X (25 008 - 2500)) = 921 947 hectares pour 2500 personnes.
donc selon cette hypothèse, 2500 personnes possèdent un patrimoine moyen de 369 hectares.

la réalité est certainement à rechercher entre ces deux hypothèses, ce qui laisserait un patrimoine moyen de, allez, disons 300 hectares par personne pour le groupe le plus aisé, qui représente 2500 personnes.
ceci étant également faux, puisque il doit exister quelques personnes extrêmement aisées, qui possèdent d'immenses terrains, les "moins" aisés du groupe de plus riches guyanais disposant d'environ 100 d'hectares (je rappelle que ceci est hypothétique mais que j'essaye d'utiliser des chiffres raisonnables, pour la Guyane).

je trouve ces hypothèses "raisonnables" dans le sens où les chiffres semblent assez réalistes, ni trop exagérés ni trop minorés...il y a donc, apparemment, un "petit soucis" dans l'affaire de la libération des terres "inoccupées".

reste que l'état français dispose également de beaucoup de terres, ce qui est totalement absent de mes calculs...
si on intègre cette donnée, on comprend très vite que les guyanais les plus riches possèdent au mieux quelques centaines d'hectares pour les plus chanceux, que la majorité des plus riches doit se "contenter" de terrains de, disons, 10 à 20 ha, et que pour le reste, le problème est le suivant :

a) l'état français ne libère pas de terres
b) devant de manque de disponibilité de la terre, les plus aisés préfèrent ne pas vendre, et garder leurs terres dans leur patrimoine, pour les enfants, pour le futur, pour pouvoir se développer, etc

cette hypothèse me semble assez réaliste, les chiffres également, et l'attitude des plus riches n'est pas celle de spéculateurs, mais plutôt celles de personnes qui gèrent correctement leur patrimoine : il n'y a aucune vilenie là-dedans, je trouve que cette attitude est même plutôt saine.

le problème provient donc de l'état français.

maintenant, à chacun de penser ce qu'il en veut, et de calculer autrement, peut-être qu'un autre raisonnement fera émerger une autre façon de voir les choses...

merci de m'avoir lu. s'il y a des erreurs, désolé.
je pense être sincère dans mon raisonnement.

Sauf que vous oubliez les deux millions d'hectares de l'ONF !!! Après déduction des réserves. Revoyez donc votre copie.
http://www.onf.fr/guyane/sommaire/guyane/connaitre/domaine/
Déduisez aussi les surfaces dont voudrait s'accaparer la région et les communes afin de faire

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30/11/15
Patrice C  (Tonnegrande)

En réponse au message de Gyz du 28/11/15

Ne vous laissez pas entrainer dans la désinformation habituelle destinée à cacher la misère. La spéculation foncière est à peu près inexistante et n'est certainement pas la cause du sous-développement. La saison sèche non plus, d'ailleurs.

bonsoir,
je ne sais pas trop si la spéculation existe, aussi, plutôt que de raconter n'imp', j'ai cherché des chiffres, et me pose des questions
. la Guyane couvre une surface de 8 583 400 hectares (ha) la Guyane compte 250 377 habitants au 1er janvier 2014.
ceci nous donne un ratio de : 33,4 ha de terrain disponible par guyanais résidant en Guyane.

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30/11/15
Wali-adi  (Cayenne)

En réponse au message de Gyz du 28/11/15

Ne vous laissez pas entrainer dans la désinformation habituelle destinée à cacher la misère. La spéculation foncière est à peu près inexistante et n'est certainement pas la cause du sous-développement. La saison sèche non plus, d'ailleurs.

Alors ... qu'elle est la vraie information à retenir à ce sujet?

Répondre

28/11/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Wali-adi du 26/11/15

Pénurie de fruits et légumes ,qualité pas au rendez vous : voici le résultat de la spéculation foncière en guyane.
wali

Ne vous laissez pas entrainer dans la désinformation habituelle destinée à cacher la misère. La spéculation foncière est à peu près inexistante et n'est certainement pas la cause du sous-développement. La saison sèche non plus, d'ailleurs.

Répondre

26/11/15
Carbet  (Kourou)

En réponse au message de Wali-adi du 26/11/15

Pénurie de fruits et légumes ,qualité pas au rendez vous : voici le résultat de la spéculation foncière en guyane.
wali

Bonjour Wali-adi
C'est surtout la fin de la saison sèche ! .......
Salutations

Répondre

26/11/15
Wali-adi  (Cayenne)

Pénurie de fruits et légumes ,qualité pas au rendez vous : voici le résultat de la spéculation foncière en guyane.
wali

Répondre

08/10/15
Gyz  (Kourou)

En réponse au message de Cacahouette du 07/10/15

Il faut écrire des courriers pour accélérer le développement de l'agriculture guyanaise,
Il y a eu le plan vert voyez ce qu'il en reste ,hier a la télé présentation d'une agricultrice a risquetout, ,le site est idéal ,pas d'eau ,pas d'électricité ,un beau tracteur ,combien ont abandonné ,chacun pour soi ? ?,pas une CUMA en GUYANE ,ect ,ect
VOIR les messages sur BLADA au sujet de l'agriculture
Il y a eu le riz ,le manioc ,a MANA IRACOUBO,ect,que reste - il
Une benne est a votre disposition pour les emballages toxiques

Je le vois, je le vois. La benne n'est pas assez grande pour tous les déchets...
Ne t'énerve pas, je n'ai fait que de l'ironie. Mais on peut toujours écrire, on se croit utile de la sorte. Ca vaut autant que de râler contre les prix.
Que reste-t-il ? Beaucoup de choses, sauf production agricole. Des emplois, par exemple ! Du

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