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Infos citoyennes

04/07/06
Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC)


Communiqué original

SCIENTISTS SUPPORT LAW ENFORCEMENT AGAINST ILLEGAL GOLDMINING IN NOURAGUES NATURE RESERVE, FRENCH GUIANA


The Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC), the world’s largest scientific organization devoted to the study and wise use of tropical ecosystems, support the initiative of several Associations for Nature Protection in France against rampant illegal gold-mining activities in the Nouragues Nature Reserve

A scientific organization declared today that the current reinforcement strategy of the French Government to prevent illegal gold mining activities at Nouragues Nature reserve is ineffective and leaves threatened this unique Protected Area, fosters further insecurity and endangers ecotourism development, environmental education and two decades of scientific research and at Arataye river.

A recent resolution established by The Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC) declared that the thousands of clandestine gold miners invading the Guianan tropical rain forests, especially the Nouragues Nature reserve, are degrading the Approuague river and its tributary the Arataye. This activity contaminates watersheds with highly toxic mercury, leads to poaching of the fauna, opens the forest and is a permanent threat to the staff of the Associations for Nature Protection, riverine populations, visiting tourists, and scientists.

I recently visited Guyana to look at the region near the Brazilian border as a potential study site. I was warned that the entire area is occupied by Brazilian prospectors and would be dangerous for us to work in” declared the scientist José Fragoso from University of Hawaii-Manoa, a specialist of Amazonian fauna. He added that he “also learned that the main access to this region of Guyana is through Brazil.”

The Association Arataï, which manages the Nouragues Nature Reserve, declared that “given the investments made by the French Government and European Union in many environmental education projects and scientific research, which are now endangered,” a cause for worry is “the future of Natural Protected Areas and about Guyane in general.” This forest is one of the most precious ecosystems on the planet, and it is a unique site in the Guiana Shield for development of ecotourism, university education, and long-term research.

« The position of the Association for Nature Protection is not supported in Guyane. They can no longer assume that a framework exists that protects nature and combats banditry, » declared Pierre-Michel Forget, scientist in tropical ecology at Muséum National d’Histoire Naturelle in France. « After the murders of two staff of the Association Arataï on 18 May 2006 at their field camp within the Nouragues Nature Reserve, the situation is now out of control and there is a high risk of conflict between legal and illegal users of the forests, despite repeated warnings since 2003, a first resolution of the ATBC released in January 2005, and demands for greater protection of the station, staff and visitors».

« The events occurring at Nouragues Nature Reserve are a tragedy in the truest sense, as illegal gold miners overran one of French Guiana's most ecologically important and spectacular national reserves, killing two innocent people in the process. » declared the biologist William Laurance from Smithsonian Tropical Research Institute in Panama, President of the Association for Tropical Biology and Conservation. « This is more than an environmental tragedy, although it is certainly that; it is also a failure of governance and justice, and in this sense it should dismay and alarm all citizens of France. » William Laurance added.

« The Nouragues Nature Reserve is well-established, through decades of dedicated field research by a large group of French, French Guyanese and international scientists, as one of the most biologically diverse areas in the world. It is one of the best known tropical wet forest sites on the planet. » said David Hammond, Environmental Consultant and long-term scientist in the Guianas. The scientist recalls that this reserve is the largest in France with up to 100000 hectares, and that it is a legally-zoned Protected Area for studies on the functioning of Amazonian tropical rainforest. « Like a library, the accumulation of knowledge on the forests in this reserve represents a valuable investment by the French Government, universities, NGOs and the international community that is rapidly depreciated when research stops » said David Hammond.

« Frontier lawlessness is the main force threatening the loss of this knowledge. When land-use zoning allocates forest for protection, it should be protected. » concludes Hammond.

Contacts :
Dr Pierre-Michel Forget
Muséum National d'Histoire Naturelle
Paris, France
ATBC councilor 2003-2004

Dr José Fragoso
University of Hawaii-Manoa
Botany Department
Honolulu, Hawaii, USA
ATBC councilor 2004-2005

Dr David Hammond
NWFS Consulting
Beaverton, Oregon, USA

Dr William Laurance
Smithsonian Tropical Research Institute
Balboa, Panama
ATBC President 2005-2006

Traduction française

LES SCIENTIFIQUES DEMANDENT LE RETOUR A L’ETAT DE DROIT CONTRE L’ORPAILLAGE ILLEGAL DANS LA RESERVE NATURELLE DES NOURAGUES, GUYANE FRANCAISE


L’Association for Tropical Biology and Conservation (ATBC), la plus grande organisation scientifique du monde dédiée à l’étude et l’utilisation rationnelle des écosystèmes tropicaux soutient l’initiative de plusieurs Associations de Protection de la Nature en France contre le développement incontrôlé de l’orpaillage clandestin dans la Réserve Naturelle des Nouragues en Guyane.

Une organisation scientifique de premier plan déclare aujourd’hui que la stratégie actuelle de lutte contre l’orpaillage dans la plus grande Réserve Naturelle de France, Nouragues, est inefficace et met en péril cet espace naturel protégé unique au monde, génère une insécurité grandissante et remet en cause les projets d’écotourisme et d’éducation à l’environnement, et deux décennies de recherche scientifique sur le fleuve Arataye.

Une récente résolution formulée par l’Association for Tropical Biology and Conservation dénonce le fait que des milliers d’orpailleurs clandestins ont envahi les forêts tropicales des Guyanes, en particulier celle de la Réserve Naturelle des Nouragues en Guyane française où ils dégradent le fleuve Approuague et son affluent l’Arataye. Ils contaminent les sources et les bassins versants avec du mercure hautement toxique, et pratiquent le braconnage sur la faune sauvage, créent des ouvertures dans la forêt et sont une menace permanente pour les personnels des associations de protection de la nature, les populations riveraines, les touristes et les scientifiques.

J’ai récemment visité le Guyana pour voir la frontière avec le Brésil. On m’a mis en garde que la région entière était occupée par les prospecteurs brésiliens et ce serait dangereux pour nous d’y travailler » a déclaré le scientifique José Fragoso de l’Université d’Hawaii-Manoa, spécialiste de la faune Amazonienne travaillant dans l’Etat du Roraima au Brésil. Il ajoute qu’il « a aussi appris que la principale voie d’accès à cette région du Guyana est par le Brésil. »

L’Association Arataï, qui est gestionnaire de la Réserve Naturelles des Nouragues,déclare qu’«en raison de l’investissement de l’Etat et de l’Europe dans de nombreux projets d’éducation à l’environnement et de recherche scientifique dont l’avenir est maintenant menacé » elle « exprime son inquiétude vis-à-vis de l’avenir des espaces naturels protégés et de la Guyane en général ». Cette forêt constitue un des écosystèmes les plus précieux de la planète et est un site unique dans le plateau des Guyanes pour le développement de l’écotourisme, la formation universitaire et la recherche.

"La position des Associations de protection de la Nature n’est plus tenable en Guyane. Elles ne peuvent pas assumer des fonctions qui dépassent le cadre de la protection de la Nature et relève dorénavant de la lutte contre le grand banditisme." déclare Pierre-Michel Forget, chercheur en écologie tropicale au Muséum National d’Histoire Naturelle en France. "Depuis l’assassinat de deux agents de l’Association Arataï dans la Réserve Naturelle des Nouragues le 18 mai 2006 sur le camp de base dans la Réserve Naturelle des Nouragues, la situation est aujourd’hui incontrôlable et il y a des risques élevés de conflits entre les utilisateurs légaux et illégaux de la forêt en dépit des alertes répétées depuis 2003, une première résolution de l’ATBC présentée en janvier 2005, et une demande de renforcement de la protection des biens et des personnes."

« Les évènements récents à la Réserve Naturelle des Nouragues sont une tragédie au sens vrai du mot, car à travers ces deux meurtres de personnes innocentes, l’orpaillage illégal a touché l’une des réserves naturelles la plus importante et la plus spectaculaire de Guyane française. » déclare le biologiste William Laurance du Smithsonian Tropical Research Institute à Panama, Président de l’Association for Tropical Biology and Conservation. « C’est plus qu’une tragédie environnementale, même si c’est certainement cela ; c’est aussi la faillite d’une gouvernance et d’une justice, et en ce sens, cela devrait faire réfléchir et alarmer tous les citoyens français. »

« La Réserve Naturelles des Nouragues est reconnue, à travers des décennies d’études dédiées au terrain par un groupe important de chercheurs de France et de Guyane et de scientifiques internationaux, comme l’une des zones les plus diversifiées du monde. » avance David Hammond, Consultant en Environnement et un chercheur de longue date dans les Guyanes. Le scientifique rappelle que cette réserve naturelle est la plus grande de France avec 100000 hectares et que c’est une Aire Protégée propice aux études sur le fonctionnement de la forêt tropicale humide Amazonienne. « Comme une librairie, l’accumulation du savoir sur la forêt de cette réserve représente un investissement de valeur pour le Gouvernement Français, les universités, les ONGs et la communauté internationale, qui est rapidement perdu quand les recherches s’arrêtent. » a dit David Hammond

"La faiblesse des frontières est la principale cause de mise en péril de cette connaissance. Quand un territoire est alloué à la protection des forêts tropicales, il devrait être protégé." conclut Hammond.

L’Association for Tropical Biology and Conservation est la plus grande organisation scientifique mondiale spécialisée dans l’étude des écosystèmes tropicaux.
Fondée en 1963, l’ATBC totalise plus de 1400 membres provenant de 65 pays à travers le monde.
(Site web http://www.atbio.org )

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