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Infos citoyennes

08/05/19
Lutte contre l’orpaillage illégal : Crique Bagot

Dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal, Monsieur Patrice FAURE, Préfet de la région Guyane n’a eu de cesse de mobiliser l’ensemble des services de l’État, y compris au travers d’une refonte du dispositif HARPIE, afin d‘assurer leur présence régulière et efficace sur l’ensemble des zones prioritaires du territoire.

L’identification de ces zones est permise par le recours à des critères précis tels que la proximité des populations, les risques écologiques des zones protégées ou bien la rentabilité des sites ; autant de critères qui sont suivis de façon étroite par l’État-major de lutte contre l’orpaillage et la pêche illicites - ÉMOPI et partagés avec l’ensemble des acteurs concernés, afin de définir les stratégies d’action.

La zone de la crique Bagot, et le bassin de Cacao dans lequel elle s’inscrit ont été caractérisés comme tels depuis quelques mois en raison de la présence avérée de certains sites d’orpaillage. La nécessité d’agir de façon efficace dans des zones difficiles d‘accès, propices à l’évacuation des sites par les exploitants illégaux, exige la plus grande confidentialité autour de ces opérations afin d’en garantir le succès.

Les signalements de turbidité constatés sur la crique Bagot, affluent de « La Comté » et les craintes liées à une pollution fluviale sont venus percuter la préparation d’une opération de lutte contre l’orpaillage illégal entourée du plus grand secret. Dans des conditions rendues difficiles par les conditions climatiques (eaux du fleuve excessivement basses, nécessitant des aménagements pour se frayer des passages) mais également en raison des risques de fuites, une opération programmée a pu être menée à son terme.

Ainsi, depuis une semaine, et suite aux renseignements de l’ONF et de la gendarmerie, ce sont des gendarmes mobiles et départementaux, mais également des équipes spécialisées de la nautique et de l’Antenne du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale AGIGN, soutenus par les spécialistes des Forces armées en Guyane qui ont initié une opération. Celle-ci, réalisée dans le cadre d‘une procédure judiciaire sous l’autorité du procureur de la République avait pour objectif
d’investir les sites, de saisir le matériel permettant l’activité et d’interpeller les individus semblant se livrer à de l’orpaillage illégal.

La relative nouveauté des sites et leur possible manque de rentabilité, mais également la hauteur des fleuves et la pression des équipes de la LCOI ont compliqué les conditions d’exploitation, conduisant les garimperos à un abandon de la quasi-totalité des sites (nombreux, mais de très petites tailles) situés autour de la crique Bagot. Cela s’est notamment traduit par la disparition des turbidités et le retour d’une eau claire.

Néanmoins, les forces de la LCOI au premier rang desquelles, la gendarmerie nationale en l’espèce ont poussé leur avantage jusqu’à atteindre les confins de la crique pour transmettre les messages clairs d’une omniprésence de l’État ainsi et son implication dans cette lutte sur tout le territoire guyanais.

Ce dernier volet de l’opération, menée sur une portion plus reculée de la crique a permis de détruire :
• 2 moteurs monocylindre - jetés à l'eau par les orpailleurs
• 2 corps de pompe
• 1 table de levée
• 100 m de tuyaux souples
• 5 carbets
• 100m2 de bâche
• 40 Kg de nourriture et 150 Kg de matériels divers

Ce sont 2 zones vie et 1 chantier qui ont été traités.

Rappelons que cette technique de l’action continue des services de l’État permet d’épuiser les ressources et la logistique des orpailleurs et d’affaiblir considérablement leur action.
Les conditions de navigation n’ont pas permis que l’opération montée sur ce site puisse faire l’objet d’une présence journalistique durant son déroulement, mais des photos sont à la disposition de toutes les rédactions.

Concernant la « pollution »

De nombreuses imprécisions ont conduit à la diffusion d’informations inexactes suscitant inquiétude et confusion. Sur la zone concernée, deux situations sans rapport entre elles doivent être distinguées :

- La première concerne une turbidité excessive constatée dans la crique Bagot en amont de laquelle ne se trouve aucune exploitation aurifère légale, et provient donc d'une exploitation aurifère illégale.
- La seconde concerne un rejet de Kaolin, argile blanc hydrophobe, alentours des mines légales, dû au délestage d'une baranque lors de travaux de réhabilitation, en prévision des fortes pluies annoncées. Le lieu concerné par ce rejet est la crique Yaoni, sans relation hydraulique directe avec la crique Bagot. Un arrêté préfectoral d'urgence a été pris pour imposer un contrôle resserré de cet incident par l'exploitant minier concerné.

Le point de captage d'eau potable de Cacao, situé au niveau de la crique Cacao, n'est en contact avec aucune de ces deux criques.

L'EMOPI a coordonné en préfecture l'action des services de l’État pour déterminer la nature de la turbidité constatée sur la crique Bagot et a demandé à l'Agence Régionale de Santé de s'assurer de la qualité de l'eau consommée à Cacao.

 

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