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Infos citoyennes

26/11/19
l'IVG en Guyane, un accès encore trop limité ?

L’interruption volontaire de grossesse est un droit fondamental, essentiel à la santé des femmes. Chaque femme enceinte, majeure ou mineure, peut décider librement dans notre pays de poursuivre ou de ne pas poursuivre sa grossesse et de bénéficier, quelle que soit sa décision, d’un accompagnement médical et social sûr et adapté.

La Guyane connait un recours important aux IVG : 35,3 IVG en Guyane pour 1000 femmes de 15 à 49 ans contre 15,4 en France métropolitaine et 18 pour 1000 contre 7 pour 1000 femmes de 15 à 17ans. Pourtant les femmes de Guyane rencontrent encore de nombreux obstacles et délais excessifs de prise en charge et n’ont pas toujours la liberté de choix de la méthode.

La DG ARS, Clara de Bort, a donc décidé de lancer ce lundi 25 novembre, le 1er comité de pilotage dédié à l’orthogénie en Guyane. Ce comité comprend : différents services des établissements de santé publique, CDPS, clinique véronique, réseau périnat, sages-femmes et médecins. Au cours de ce comité de pilotage, ont été passées en revue les différentes offres de prise en charge de l’IVG, leurs développements récents, la variété des approches notamment au plan du recours à la méthode médicamenteuse mais aussi les difficultés rencontrées par les femmes et par les équipes médicales. L’offre de soin est instable et repose, encore bien souvent, dans certains territoires sur un professionnel motivé, sans solution simple lors de ses absences.

La DG ARS salue l’ensemble des personnels, en ville comme à l’hôpital, qui se mobilisent chaque jour pour que les femmes de Guyane puissent exercer ce droit, et accéder, à une prise en charge de qualité, qui donne l’occasion d’aborder l’ensemble de la santé sexuelle et reproductive (y compris contraception, violences conjugales, violences sexuelles). Elle souligne le caractère très noble de cet acte et de l’accompagnement qui l’entoure. Elle rappelle que l’IVG concerne toutes les femmes et est un évènement souvent incontournable dans une vie fertile au regard de l’efficacité non absolue des moyens de contraception. Elle déplore que les 14 gynécologues au CHC aient tous fait valoir la clause de conscience, ce qui limite l’accès des femmes à l’IVG et à la méthode instrumentale non accessible en ville. Comme le comité de pilotage réuni hier, elle demande solennellement que les futurs recrutements soient orientés, vers le développement de l’activité de planification au CH de Cayenne, activité dont ne peut se passer un grand pôle Femme-Enfant comme celui de ce centre hospitalier.

Elle souligne que l’ARS sera aux côtés de toutes les équipes dans leur démarche en faveur de la santé et de l’autonomie des femmes guyanaises.
 


The voluntary termination of pregnancy is a fundamental right, essential to the health of women. Every pregnant woman, major or minor, can decide freely in our country to continue or not to continue her pregnancy and to benefit, whatever her decision, from a safe and adapted medical and social accompaniment.

Guyana has a significant use of abortions: 35.3 IVG in Guyana for 1000 women aged 15 to 49 years against 15.4 in metropolitan France and 18 for 1000 against 7 per 1000 women aged 15 to 17. However, women in Guyana still face many obstacles and excessive delays in care and do not always have the freedom to choose the method.

DG ARS, Clara de Bort, has therefore decided to launch this Monday, November 25, the first steering committee dedicated to orthogénie in French Guiana. This committee includes: various services of public health institutions, CDPS, veronique clinic, perinat network, midwives and doctors. During this steering committee, were reviewed the various offers of management of abortion, their recent developments, the variety of approaches including the use of the drug method but also the difficulties faced by women and by the medical teams. The supply of care is unstable and rests, still very often, in certain territories on a motivated professional, without simple solution during his absences.

DG ARS salutes all the staff, both in the city and at the hospital, who are mobilized every day so that the women of French Guiana can exercise this right, and have access to quality care that gives them the opportunity address all sexual and reproductive health (including contraception, domestic violence, sexual violence). It emphasizes the very noble nature of this act and the accompaniment that surrounds it. She reminds that the abortion concerns all women and is an often unavoidable event in a fertile life with regard to the non-absolute effectiveness of the means of contraception. She regrets that the 14 gynecologists at the CHC all advocated the conscience clause, which limits women's access to abortion and to the instrumental method that is not accessible in the city. Like the steering committee gathered yesterday, it solemnly requests that future recruitments be directed towards the development of the planning activity at the CH of Cayenne, an activity that can not do without a large female-child pole like that of this hospital center. .

She stressed that the ARS will be alongside all teams in their approach to the health and autonomy of Guianese women.
 

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