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Infos citoyennes

28/11/19
Réaction du SNESUP-SNASUB de l’Université de Guyane

Le SNESUP et le SNASUB , comme toute la communauté universitaire, sont pour une augmentation des moyens humains et une amélioration continue du fonctionnement de nos institutions. Cependant une telle exigence nécessite de prendre appui sur des faits et des analyses honnêtes et non pas sur des arguments fallacieux et délibérément mensongers.


Le STEG-UTG a adressé un courrier à la ministre de l’Enseignement supérieur ainsi qu’une lettre ouverte à la population guyanaise auxquels nous aimerions réagir.

Nous avons été partenaires, le STEG-UTG et le SNESUP, avec Sud éducation, l’UNSA, le SNASUB, le SNTPES dans plusieurs actions, dont celle qui a conduit à la création de l’Université de Guyane. Et c’est cette unité syndicale qui a permis cette création.
Mais aujourd’hui, nous voulons affirmer notre désaccord sur les propos tenus, sur la posture que ce syndicat adopte à l’intérieur de l’Université et ce qu’il diffuse dans la société civile guyanaise.


La lettre ouverte est parsemée de contre-vérités, se caractérise par la déformation des faits et une volonté certaine de manipulation.

Pourtant, aux dernières élections, plusieurs collègues du STEG-UTG ont été élus dans les instances. Ils siègent donc au conseil académique, au conseil d’administration et sont présents à ce titre dans diverses instances et commissions.
Pourquoi ces déformations incessantes au sujet de l’Université ?

1) Il est question d’un concours de professeur d’Université qui aurait été « annulé de façon arbitraire ».

Non, il n’a pas été annulé de façon arbitraire. Ce que le courrier ne précise pas, c’est que le profil de poste voté en conseil d’école en novembre 2018 a été modifié sciemment et fallacieusement avant sa publication ; les instances restreintes de l’Université ainsi que le Conseil de d’école de l’ESPE n’ont pas validé ce recrutement en raison des modifications apportées à ce qui avait été voté par tout un conseil et non arbitrairement comme le courrier le dit.

2) Il est écrit que les 30 nouveaux postes actés dans les accords de Guyane de 2017 ne seraient pas réclamés par la gouvernance actuelle.

Le protocole d’accord signé le 21 avril 2017 est consultable ici.

Il fait apparaître dans les dernières pages les propositions du « groupe de travail éducation » et la réponse du  gouvernement de l’époque (ce document n’est signé d’aucune partie) :

A la demande :
« - Création de 30 postes (enseignants et administratifs) à l’Université de Cayenne en 2017. »
La réponse est : « désaccord : proposition alternative du rectorat de création de 20 postes dès 2017 et 10 l’année suivante refusée. »

Bien sûr, tous les syndicats, ainsi que chaque personnel de l’Université, ne peuvent qu’appuyer une demande de création de postes supplémentaires. Chaque département a besoin de davantage d’administratifs, de chercheurs et d’enseignants. Nous sommes tous sollicités en permanence pour que cette nouvelle Université fonctionne le mieux possible. Mais ces postes n’ont pas été accordés par le gouvernement de 2017 , et il est faux de dire que la gouvernance actuelle a renoncé à obtenir des postes supplémentaires.

3) Pour ce qui est du déséquilibre flagrant entre les composantes de l’Université quant au nombre d’enseignant-chercheurs par rapport au nombre d’étudiants, les auteurs du courrier — en mettant en rouge certains chiffres — manipulent les données. Ils savent en effet qu’une seule logique mathématique ne peut pas s’appliquer entre les composantes.

Si la logique était seulement arithmétique, pourquoi en ce cas ne pas souligner et dénoncer le fait que le département santé dispose de 3 PU-PH pour 156 étudiants ? pourquoi ne pas souligner et dénoncer le grand nombre de personnels administratifs présents à l’INSPE et à l’IUT ? Chacun des acteurs de l’Université sait que chacune de ces composantes a ses spécificités.

Pourquoi ce courrier ne mentionne-t-il pas les spécificités de la composante ST ? Outre que le nombre affiché de 11 pour les personnels administratifs est erroné, ils sont au nombre de 6 (3 sont à la scolarité et 3 sont des personnels de laboratoire), cette composante comme chacune peut le comprendre a besoin de personnels de laboratoire.

Le SNESUP et le SNASUB ne nient pas que certains dysfonctionnements ont eu lieu, que certains rééquilibrages sont à effectuer et ne peuvent que s’associer à une demande de créations de postes d’enseignants-chercheurs et d’enseignants : beaucoup de personnels sont chargés de responsabilités et de fonctions diverses et sont obligés de faire des heures supplémentaires. Toutefois, nous pensons que cela doit se faire dans une exigence de vérité et de transparence et en tenant compte des spécificités de chaque composante.

4) Le courrier poursuit en arguant que l’on « sollicite de plus en plus de vacataires » et qu’on refuse de « pérenniser les emplois » et de « stabiliser les équipes ». C’est encore ne pas prendre en considération ce qui est dit explicitement dans les instances et ce qui est fait. Le choix fait par l’Université est de ne pas cédéiser des contractuels, parfois recrutés dans l’urgence, mais de proposer à ces personnels vacataires de se former, puis de passer les concours. C’est une politique de formation interne qui est proposée, afin que toute accusation de clientélisme soit écartée. Des membres du STEG sont à la commission RH et donc connaissent ces choix politiques.

5) Le courrier poursuit en précisant que l’Université refuse d’employer des vacataires plus de 64h et ce « de manière arbitraire », afin qu’ils n’aient pas le droit de vote.
Pourquoi ce qui a été acté en 2014 lors de la séparation avec l’Université des Antilles ne serait plus valable désormais ? C’était une revendication commune à tous les syndicats qui ont fait grève, et qui a été actée dans le protocole d’accord. Elle permet d’une part aux universitaires de conserver le contrôle de l’université et d’autre part elle évite que des vacataires qui ont déjà un emploi principal ne réalisent des volumes horaires trop importants, au détriment de la qualité des cours.

6) Pour ce qui est de l’INSPE « qui se sert et abuse de la main-d’œuvre du primaire et du secondaire », cette affirmation révèle une méconnaissance consternante des textes qui régissaient les ESPE et régissent désormais les INSPE puisque tous les INSPE ont l’obligation de confier la formation pré-professionnelle et professionnelle à des praticiens du terrain et ce à hauteur de 30 % de la formation. Il est donc impossible à un INSPE de laisser les seuls titulaires de l’Université encadrer la formation des futurs professeurs.

7) Les dernières phrases du courrier laissent entendre que l’université ne ferait rien pour recruter des personnels guyanais. Les personnels de l’Université savent que cela est faux.
Le SNESUP et le SNASUB font le choix de soutenir toutes les procédures les plus transparentes pour que ce soient les meilleurs candidats qui soient recrutés. Quand les compétences sont égales ou quasi égales, le choix du candidat local ou déjà en poste est favorisé.

Il est important que les recrutés possèdent les meilleures compétences, ce pour assurer de manière générale la réussite de l’Université, la réussite de toutes nos formations, de tous nos étudiants et de la Guyane en général.

L’université est au cœur de la réussite de ce territoire, cela ne cesse d’être répété. Elle n’a pas le droit d’être médiocre dans sa politique et ses choix.

8) Pourquoi le STEG a-t-il l’indignation sélective ?
Nous nous étonnons que ce syndicat ne se soit jamais manifesté, n’ait jamais levé un seul petit doigt, durant l’année 2018-2019, et en cette rentrée 2019-2020, quand des membres du SNESUP, du SNASUB, de Sud Education, du SNTPES se sont élevés contre des décisions inacceptables de la part de la direction de l’ESPE à l’égard de certains personnels de l’INSPE ou de personnels mis à disposition par le rectorat.

De manière générale, nous nous interrogeons sur les points suivants :

- la centrale de l’UTG est-elle au courant de la manipulation à laquelle procèdent certaines personnes du STEG au sein de l’Université ?

- quelle est la volonté du STEG en déformant autant les faits ?
Francis Bacon, philosophe du XVIe siècle, esquisse peut-être une réponse : « Calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose ». C’est en tous cas la manière dont nous percevons la stratégie du STEG à l’Université depuis quelques années…

Le STEG ne cherche pas à régler les problèmes à l’Université, mais bien au contraire à aggraver les situations de tension dans le but politique manifeste de déstabiliser la présidence. Cela se fait malheureusement bien souvent aux dépens du personnel, parfois instrumentalisé, parfois attaqué par un syndicat qui poursuit d’autres ambitions que celle d’améliorer les conditions de travail.

 



SNESUP and SNASUB, like all the university community, are for an increase in human resources and a continuous improvement of the functioning of our institutions. However, such a requirement requires the support of honest facts and analyzes and not false and deliberately misleading arguments.

STEG-UTG has sent a letter to the Minister of Higher Education and an open letter to the people of Guyana to which we would like to respond.

We have been partners, STEG-UTG and SNESUP, with Southern Education, UNSA, SNASUB, SNTPES in several actions, including the one that led to the creation of the University of Guyana. And it is this union unity that has allowed this creation.
But today, we want to affirm our disagreement on the remarks made, on the posture that this union adopts inside the University and what it diffuses in the civil society Guyanese.

The open letter is strewn with untruths, characterized by distorted facts and a certain desire for manipulation.

However, in the last elections, several STEG-UTG colleagues were elected in the bodies. They therefore sit on the academic council, the board of directors and are present in various committees and commissions.
Why these incessant distortions about the University?

1) There is talk of a university professor's competition that has been "arbitrarily canceled".

No, it has not been arbitrarily canceled. What the letter does not specify is that the post profile voted in school council in November 2018 was modified knowingly and misleadingly before its publication; the restricted bodies of the University as well as the School Council of the ESPE did not validate this recruitment because of the modifications made to what had been voted by a whole council and not arbitrarily as the letter says it.

2) It is written that the 30 new posts registered in the 2017 Guyana agreements would not be claimed by the current governance.

The memorandum of understanding signed on April 21, 2017 is available here.

It shows in the last pages the proposals of the "education working group" and the response of the government of the time (this document is not signed by any party):

On demand :
«- Creation of 30 positions (teachers and administrative staff) at the University of Cayenne in 2017.»
The answer is: "disagreement: alternative proposal of the rectorate of creation of 20 posts from 2017 and 10 the following year refused. "

Of course, all unions, as well as every university staff, can only support a request to create additional positions. Each department needs more administrators, researchers and teachers. We are all constantly asked for this new University to work as well as possible. But these positions were not granted by the 2017 government, and it is wrong to say that current governance has given up on getting additional positions.

3) With regard to the blatant imbalance between the components of the University as to the number of teacher-researchers in relation to the number of students, the authors of the letter - by putting in red some figures - manipulate the data. They know that only one mathematical logic can not apply between components.

If the logic was only arithmetic, why in this case do not emphasize and denounce the fact that the health department has 3 PU-PH for 156 students? Why not highlight and denounce the large number of administrative staff present at INSPE and IUT? Each of the actors of the University knows that each of these components has its specificities.

Why does this letter not mention the specificities of the ST component? In addition to the number of 11 posted administrative staff is incorrect, there are 6 (3 are at school and 3 are laboratory staff), this component as each can understand it needs laboratory staff.

SNESUP and SNASUB do not deny that certain dysfunctions have occurred, that some rebalancing is to be done and can only be associated with a demand for the creation of teacher-researcher and teacher positions: many staff are responsible for responsibilities and duties and are required to work overtime. However, we believe that this must be done in a requirement of truth and transparency and taking into account the specificities of each component.

4) The letter goes on to argue that "we are asking more and more contractors" and that we refuse to "sustain jobs" and "stabilize teams". It's still not taking into account what is said explicitly in the instances and what is done. The choice made by the University is not to give away contract workers, sometimes recruited in a hurry, but to propose to these temporary staff to train and then to pass competitions. It is an internal training policy that is proposed, so that any charge of patronage is discarded. STEG members are on the HR commission and therefore know these political choices.

5) The letter goes on to say that the University refuses to employ individual contractors more than 64 hours "arbitrarily" so that they do not have the right to vote.
Why what was recorded in 2014 during the separation with the University of the Antilles would not be valid anymore? It was a common demand for all the unions that went on strike, which was recorded in the memorandum of understanding. On the one hand, it allows academics to maintain control of the university and, on the other hand, it avoids the fact that temporary workers who already have a main job do not realize too much hourly volumes, to the detriment of the quality of the courses.

6) With regard to the INSPE "who uses and abuses the primary and secondary work force", this statement reveals a dismaying lack of knowledge of the texts that governed the ESPE and now govern the INSPE since all INSPE has the obligation to entrust the pre-professional and professional training to practitioners in the field and this up to 30% of the training. It is therefore impossible for an INSPE to let the only holders of the University supervise the training of future professors.

7) The last sentences of the mail suggest that the university would do nothing to recruit Guyanese staff. University staff know that this is wrong.
SNESUP and SNASUB make the choice to support all the most transparent procedures so that the best candidates are recruited. When the skills are equal or almost equal, the choice of the local candidate or already in position is favored.
It is important that the recruits have the best skills, in order to generally ensure the success of the University, the success of all our courses, all our students and Guyana in general.

The university is at the heart of the success of this territory, it continues to be repeated. She has no right to be mediocre in her policy and choices.

8) Why does STEG have selective indignation ?
We are surprised that this union has never manifested itself, never raised a single finger, during the year 2018-2019, and in this new year 2019-2020, when members of the SNESUP, SNASUB, Sud Education SNTPES objected to unacceptable decisions by the management of the ESPE with regard to certain INSPE staff or staff made available by the Rectorate.

In general, we wonder about the following:

- is the UTG central office aware of the handling of certain STEG persons within the University?

- what is the will of STEG by distorting the facts as much?
Francis Bacon, philosopher of the sixteenth century, perhaps sketches an answer: "Calumny, slander, there will always be something left". In any case, this is how we perceive STEG's strategy at the University in recent years ...

STEG does not seek to solve problems at the University, but rather to aggravate situations of tension with the clear political goal of destabilizing the presidency. Unfortunately, this is often done at the expense of the staff, sometimes instrumentalized, sometimes attacked by a trade union which pursues other ambitions than that of improving the working conditions.
 

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