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11/12/19
Les tortues marines en Guyane, un bilan inquiétant

À l’instar des dix dernières années, 2019 a été marquée par un déclin notable du nombre de pontes sur les plages guyanaises. Les efforts de comptage ont une fois de plus confirmé cette triste évolution. Si le constat n’est pas encourageant pour les tortues olivâtres et vertes, il est d’autant plus alarmant en ce qui concerne les tortues luths.

Les comptages de nids ont été menéssur les plages d’Awala-Yalimapo par les gardes de la Réserve Naturelle de l’Amana (RNA), de l’île de Cayenne par l’association Kwata et pour la première fois quotidiennement de Kourou par une bénévole du Réseau Tortues Marines Guyane (RTMG). Le survol de plages isolées de la RNA ainsi que 10 sorties terrestres à Aztèque et Caïman mouri ont permis de constater des traces de pontes dans ces zones reculées. L’instabilité et les difficultés d’accès à ces plages y compliquent cependant la mise en place d’un suivi assidu.

Alors que le nombre de nids de tortues olivâtres, recensés principalement dans l’Est (n=2007), avait connu une augmentation significative depuis 2014, on assiste à une diminution spectaculaire entre 2018 et 2019, passant de 5214 à 2081 nids comptés sur tout le littoral. C’est la première chute aussi brutale observée d’une année sur l’autre depuis le démarrage du suivi à l’Est en 2002. Toutefois, 2018 avait connu l’arrivée exceptionnelle et inexpliquée de plus de 1000 nouvelles femelles jusqu’alors inconnues sur les plages de Cayenne et Rémire-Montjoly. Par ailleurs, une chute de l'activité de ponte avait déjà été observée en 2014. La comparaison entre 2018 et 2019 est donc à nuancer au regard de ces épisodes.

Les tortues vertes sont quant à elles venues pondre, comme à leur habitude, sur l’île de Cayenne (n=29 nids), et plus largement à Awala-Yalimapo (n=875 nids). Les quelques patrouilles organisées sur des sites isolés ont permis de relever la présence encourageante de 341 nids. Pourtant, l’évolution des pontes de cette espèce (n=1245 nids pour 2019) inquiète les scientifiques, qui s’attendaient à des chiffres plus élevés au regard des années précédentes.

Enfin, la situation de la tortue luth reste alarmante : après une légère augmentation du nombre global de nids entre 2017 et 2018, passant de 1255 à 1583, il est depuis retombé à 916, mettant en évidence un déclin continu de la géante des côtes guyanaises. Elle a en effet considérablement déserté les plages d’Awala-Yalimapo (127 nids sur la plage des Hattes et 19 sur les sites isolés), diminuant de moitié le nombre de pontes par rapport à 2018. Alors qu’une autre population de tortues luths avait fait son apparition dans l’Est guyanais à la fin des années 90, où le nombre de nids était en constante augmentation jusqu’en 2009 (16 714 nids sur toute la Guyane cette année-là), il est depuis passé en deçà du millier.

Le bilan global est donc inquiétant malgré les efforts déployés pour inverser la tendance. La plus grande tortue du monde détient cette année le triste record du plus faible nombre de nids pondus depuis qu’ils sont suivis, alors qu’on pouvait parfois assister à plus de 50 000 pontes par an à la fin des années 1980. Le déclin de cette espèce emblématique en Guyane relève toujours de diverses causes, naturelles ou anthropiques, sur lesquelles les différents acteurs du Plan National d’Actions en faveur des tortues marines continuent de travailler. Pour ne citer qu’elles, l’érosion côtière, les captures accidentelles dans certains dispositifs de pêche, le braconnage ou encore la prédation des œufs par des chiens, font partie des enjeux prioritaires pour les années à venir.

Le Réseau Tortues Marines Guyane regroupe l’ensemble des partenaires qui participent à la protection des tortues marines en Guyane, et mettent en œuvre le Plan National d’Actions pour la conservation de ces espèces protégées.

Plus d’informations sur le site du réseau : www.tortuesmarinesguyane.com


As in the last ten years, 2019 has been marked by a notable decline in the number of egg clutches on French Guiana beaches. The counting efforts have once again confirmed this sad evolution. If the report is not encouraging for olive and green turtles, it is all the more alarming for leatherbacks sea turtles.

The nest counts were carried out on the beaches of Awala-Yalimapo by the guards of the Amana Nature Reserve (RNA), the Cayenne Island by the Kwata Association and for the first time daily Kourou by a Volunteer Network Turtles Marines Guyane (RTMG). The flight over isolated beaches of the RNA as well as 10 terrestrial exits to Aztec and Cayman Mouri made it possible to note traces of laying in these remote areas. The instability and difficulties of access to these beaches, however, complicate the implementation of a regular follow-up.

While the number of Olive Ridley Turtle nests, mostly recorded in the East (n = 2007), had significant increase since 2014, there is a dramatic decrease between 2018 and 2019, from 5214 to 2081 nests counted all along the coast. This is the first sharp fall observed from one year to the next since the start of monitoring in the East in 2002. However, 2018 had experienced the exceptional and unexplained arrival of more than 1000 new females hitherto unknown. on the beaches of Cayenne and Rémire-Montjoly. In addition, a drop in egg-laying activity had already been observed in 2014. The comparison between 2018 and 2019 is therefore to be qualified with regard to these episodes.

The green turtles have come to nest, as usual, on the island of Cayenne (n = 29 nests), and more widely Awala-Yalimapo (n = 875 nests). The few patrols organized on isolated sites made it possible to note the encouraging presence of 341 nests. However, the evolution of this species (n = 1245 nests for 2019) worries scientists, who expected higher numbers compared to previous years.

Finally, the situation of the leatherback turtle remains alarming: after a slight increase in the overall number of nests between 2017 and 2018, from 1255 to 1583, it has since fallen to 916, highlighting a continuous decline of the giant of the Guyanese coast . It has indeed deserted the beaches of Awala-Yalimapo (127 nests on the beach of Hattes and 19 on isolated sites), decreasing in half the number of laying compared to 2018. While another population of leatherbacks had emerged in eastern French Guiana at the end of the 1990s, when the number of nests was steadily increasing until 2009 (16,714 nests throughout French Guiana that year), it has since dropped below one thousand.

The overall record is worrying despite efforts to reverse the trend. The largest turtle in the world this year has the sad record of the lowest number of nests laid since they were followed, while at times over 50,000 spawners could be seen in the late 1980s. of this emblematic species in French Guiana still comes from various causes, natural or anthropogenic, on which the various actors of the National Action Plan for marine turtles continue to work. To name a few, coastal erosion, bycatch in certain fishing gear, poaching or the predation of eggs by dogs are among the priority issues for the coming years.

The French Guiana Marine Turtles Network brings together all the partners involved in the protection of marine turtles in French Guiana, and implements the National Action Plan for the conservation of these protected species.

More information on the website of the network: www.tortuesmarinesguyane.com
 

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