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Infos citoyennes

30/09/20
La nouvelle centrale en Guyane, peut-on encore attendre ?

De nombreux articles parus dans la presse nationale interrogent le projet de centrale thermique du Larivot engagé par la société EDF PEI en Guyane. Cette centrale, attendue en Guyane depuis plus de 10 ans, s’inscrit dans la PPE, le Plan de Programmation Energétique, validé par le Gouvernement et par la CTG en 2017. On peut donc s’interroger sur la nécessité de requestionner un projet industriel décidé et acté par un décret il y a moins de 3 ans.

De notre point de vue, rien ne justifie la remise en cause de ce projet, et les éléments qui ont conclu à la nécessité de réaliser cette infrastructure sont plus que jamais d’actualité :

- La croissance démographique de la Guyane, très soutenue, avec pour conséquence une hausse importante de la consommation d’électricité ;
- La mise en œuvre des projets d’aménagement structurants issus des Accords de Guyane et du Plan d’Urgence, qui accélère le besoin en électricité (logements, lycées, infrastructures routières, cité judiciaire, etc...) ;
- Les installations thermiques actuelles, en fin de vie, incompatibles avec les enjeux de croissance du territoire ;
- Le changement climatique avec des épisodes de sécheresses qui se multiplient et s’intensifient, ce qui a pour conséquence une disponibilité limitée de la centrale hydraulique de Petit Saut.

Alors pourquoi questionner un projet structurant, créateur d’emploi et de stabilité pour notre territoire ?
Peut-être parce que le projet devait à l’origine utiliser du gazoil ?

L’annonce récente d’EDF PEI de faire fonctionner cette centrale avec de la biomasse liquide, huile végétale sans huile de palme, conforme aux normes et exigences européennes, résout cette question et permettra de surcroit à la Guyane d’être le premier département français 100% d’électricité renouvelables.

Peut-être parce que le projet suscite des inquiétudes en raison d’un pipe de transport du combustible ? L’utilisation de la biomasse liquide élimine les risques évoqués par certains détracteurs, sachant par ailleurs que nos voisins des Antilles ont développé des pipes de transport de gazoil longs de plusieurs kilomètres, en zone urbaine, de surcroit avec des risques sismiques, sans qu’aucun incident ne soit à déplorer depuis plus de 40 ans.

Peut-être parce que certaines personnes veulent faire croire que la centrale sera construite sur la mangrove ? Or ce n’est pas le cas ! Elle le sera sur un terrain constructible qui ne touche pas la zone de Mangrove, EDF PEI va par ailleurs, avec le Parc Naturel Régional de la Guyane, mettre en place un programme de valorisation de la zone de Mangrove Leblond.

Au final, il est probable que l’ensemble de ces interrogations reflète avant tout la conviction de certains que la Guyane peut se passer d’une centrale thermique pour remplacer celle de Dégrad des Cannes, aujourd’hui devenue obsolète et polluante.

Mais comment imaginer remplacer plus de 120 MW d’installation de production ? Lesquels ont, rappelons-le, tous été utilisés durant la sécheresse ayant sévi sur l’ensemble de l’année 2019. Le défi énergétique est un sujet majeur en Guyane, et il nous faut agir vite !

Si nous n’avons nul doute sur le développement potentiel des énergies renouvelables sur le territoire, force est de constater que les conditions de structuration de la filière locale à moyen terme, ne sont pour l’heure, pas réunies. Pour cause, des problématiques juridiques (éoliennes), ou encore de normes environnementales qui limitent les capacités de production d’énergie (il faudrait 15 à 20 ans pour passer de 40 à 80 MW de biomasse énergie).

Quid de l’attractivité et des investissements futurs en Guyane, si l’offre d’électricité reste aléatoire ?
Compte-tenu des besoins locaux, la centrale thermique du Larivot apparait comme un équipement indispensable à la transition énergétique de la Guyane, elle permettra un développement de nos filières locales (biomasse bois, solaire innovant) en respectant notre patrimoine et en créant de l’emploi.

Pour le MEDEF en Guyane la question ne se pose pas, la Guyane doit poursuivre avec détermination la mise en œuvre de sa PPE en construisant la centrale du Larivot, en développant la biomasse déchets bois, en continuant à développer les filières de culture biomasse énergie, l’énergie solaire...


Numerous articles published in the national press question the Larivot thermal power plant project undertaken by the company EDF PEI in French Guiana. This plant, expected in French Guiana for more than 10 years, is part of the PPE, the Energy Programming Plan, validated by the Government and by the CTG in 2017. We can therefore wonder about the need to re-request a project. industrialist decided and acted by a decree less than 3 years ago.

From our point of view, nothing justifies calling this project into question, and the elements that have concluded that this infrastructure is necessary are more relevant than ever:

- The demographic growth of French Guiana, very sustained, with the consequence of a significant increase in electricity consumption;
- The implementation of structural development projects resulting from the French Guiana Agreements and the Emergency Plan, which accelerates the need for electricity (housing, high schools, road infrastructure, judicial district, etc ...);
- Current thermal installations, at the end of their life, incompatible with the growth challenges of the territory;
- Climate change with increasing and intensifying episodes of droughts, resulting in limited availability of the Petit Saut hydropower plant.

So why question a structuring project that creates jobs and stability for our territory?
Maybe because the project was originally supposed to use diesel?

EDF PEI's recent announcement to operate this plant with liquid biomass, vegetable oil without palm oil, in accordance with European standards and requirements, resolves this issue and will furthermore allow French Guyana to be the first French department with 100% renewable electricity.

Perhaps because there are concerns about the project due to a fuel transport pipe? The use of liquid biomass eliminates the risks mentioned by some detractors, knowing moreover that our neighbors in the West Indies have developed gas oil transport pipes several kilometers long, in urban areas, moreover with seismic risks, without any no incident has been deplored for over 40 years.

Maybe because some people want to believe that the plant will be built on the mangrove? However, it is not the case ! It will be on building land that does not touch the Mangrove area, EDF PEI will also, with the Regional Natural Park of French Guiana, set up a program to enhance the Mangrove Leblond area.

In the end, it is likely that all of these questions primarily reflect the conviction of some that French Guiana can do without a thermal power station to replace the one at Dégrad in Cannes, which has now become obsolete and polluting.

But how can you imagine replacing more than 120 MW of production facilities? Which, let's remember, were all used during the drought that raged throughout 2019. The energy challenge is a major subject in French Guiana, and we must act quickly!

While we have no doubts about the potential development of renewable energies in the region, it must be noted that the conditions for structuring the local sector in the medium term are not yet met. For good reason, legal issues (wind turbines), or even environmental standards that limit energy production capacities (it would take 15 to 20 years to go from 40 to 80 MW of biomass energy).

What about the attractiveness and future investments in French Guiana, if the supply of electricity remains uncertain?
Given local needs, the Larivot thermal power plant appears to be an essential equipment for the energy transition of French Guiana, it will allow the development of our local sectors (wood biomass, innovative solar) while respecting our heritage and creating new energy employment.

For the MEDEF in French Guiana, the question does not arise, French Guiana must pursue with determination the implementation of its PPE by building the Larivot plant, by developing biomass wood waste, by continuing to develop the sectors of biomass cultivation. energy, solar energy ...
 

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