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06/10/20
3e essai à feu du moteur commun à Ariane 6 et Vega-C

Le 3e essai à feu du moteur commun à Ariane 6 et Vega-C, le P120C, aura lieu dans quelques jours. Ce nouvel essai permettra de qualifier le moteur tel qu’il sera configuré pour Ariane 6.

Il s’agira du 3e essai à feu pour le P120C depuis le Banc d’essai des accélérateurs à poudre du Centre spatial guyanais.

Le prochain essai à feu du P120C durera 2 minutes et 20 secondes pendant lesquelles plus de 600 mesures seront collectées. Elles permettront de qualifier le moteur configuré pour Ariane 6. Il s’agit du 3e essai en grandeur réelle pour le P120C depuis le CSG. Le 1er avait eu lieu en juillet 2018 et avait permis de confirmer un comportement conforme à l’attendu et ainsi de poursuivre le développement du moteur. Le second, en janvier 2019, a validé le comportement au sol du P120C en vue du vol inaugural de Vega-C.

18e tir à feu pour le banc d’essai

Conçu il y a 25 ans pour qualifier les moteurs à propulsion solide (MPS) du lanceur Ariane 5, le BEAP, Banc d’essai des accélérateurs à poudre, est exploité par la Direction des lanceurs du CNES pour le compte de
l’Agence spatiale européenne. Avec cet essai, le BEAP accueillera son 18e tir à feu après avoir vu :

- 7 tirs de qualification des moteurs à propergol solide d’Ariane 5,
- 6 tirs de vérification au cours de l’exploitation d’Ariane 5,
- 2 tirs pour qualifier le 1e étage de Vega
- 2 tirs pour le P120C d’Ariane 6 et Vega-C.

Tous ces essais sont réalisés à la verticale, permettant de tester les propulseurs dans une configuration proche de celle du décollage lanceur.

Impact contrôlé sur l’environnement

A l’instar des lancements Ariane, Soyouz et Vega, un tir à feu au BEAP est soumis à des critères météorologiques : vitesse des vents au sol et en altitude, précipitations (pas de pluies dans une fenêtre d’1h après le tir). Ces contraintes météorologiques très strictes permettent de limiter la dispersion de polluants dans l’environnement.

A chaque essai ou lancement, le CNES met en œuvre un plan de mesures de la qualité de l’air, de l’eau, de la faune et de la flore afin d’évaluer son impact sur l’environnement. Une trentaine de capteurs fixes ou mobiles sont répartis pour la durée de l’essai autour du BEAP, au Centre technique et sur les sites d’observation des lancements ainsi qu’à Kourou et Sinnamary. Ces prélèvements seront analysés par l’Institut Pasteur et des laboratoires indépendants. Les mesures effectuées lors des précédents tirs ont démontré que l’impact écologique (rejets acides liés aux gaz de combustion produits par les moteurs) est extrêmement limité et localisé autour du banc d’essai, du fait des contraintes météorologiques appliquées.


The third fire test of the engine common to Ariane 6 and Vega-C, the P120C, will take place in a few days. This new test will qualify the engine as it will be configured for Ariane 6.

This will be the third fire test for the P120C from the Powder Accelerator Test Bed at the Guianese Space Center.

The next fire test of the P120C will last 2 minutes and 20 seconds during which more than 600 measurements will be collected. They will qualify the engine configured for Ariane 6. This is the 3rd full-scale test for the P120C from the CSG. The first took place in July 2018 and made it possible to confirm behavior as expected and thus to continue the development of the engine. The second, in January 2019, validated the ground behavior of the P120C for the inaugural flight of Vega-C.

18th firing for the test bench

Designed 25 years ago to qualify solid propulsion engines (MPS) for the Ariane 5 launcher, the BEAP, Powder Accelerator Test Bench, is operated by the CNES Launchers Department on behalf of the Space Agency European. With this test, the BEAP will host its 18th firing point after seeing:

- 7 qualifying rounds of Ariane 5 solid propellant engines,
- 6 check shots during Ariane 5 operation,
- 2 shots to qualify the 1st floor of Vega
- 2 shots for Ariane 6's P120C and Vega-C.

All these tests are carried out vertically, allowing the thrusters to be tested in a configuration close to that of the launcher takeoff.

Controlled impact on the environment

Like the Ariane, Soyuz and Vega launches, a BEAP firing is subject to meteorological criteria: wind speed on the ground and in altitude, precipitation (no rain in a window of 1 hour after firing). These very strict meteorological constraints make it possible to limit the dispersion of pollutants into the environment.

At each test or launch, CNES implements a measurement plan for the quality of air, water, fauna and flora in order to assess its impact on the environment. Around thirty fixed or mobile sensors are distributed for the duration of the test around the BEAP, at the Technical Center and on the launch observation sites as well as in Kourou and Sinnamary. These samples will be analyzed by the Institut Pasteur and independent laboratories. The measurements taken during the previous shots showed that the ecological impact (acid emissions linked to the combustion gases produced by the engines) is extremely limited and localized around the test bench, due to the meteorological constraints applied.
 

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