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Infos citoyennes

06/10/20
Face à la hausse des cas de Covid-19, les opérations reprennent à Camopi

La commune a enregistré 93 cas de Covid-19 entre le 24 septembre et le 5 octobre, tant dans le bourg qu’à Trois-Sauts. Des renforts sanitaires sont arrivés sur place. Les soignants, accompagnés de médiateurs, multiplient les interventions auprès des habitants pour protéger les plus fragiles, tester les personnes symptomatiques et rappeler à chacun les moyens de lutter contre l’épidémie.

Camopi, qui avait enregistré 89 cas lors de la première vague de l’épidémie de Covid-19, en a recensé 93 de plus entre le 24 septembre et le 5 octobre. La situation a été prise immédiatement au sérieux, alors que la circulation du virus ralentit partout ailleurs en Guyane. Une investigation a été menée sur place la semaine dernière et des renforts de la Réserve sanitaire ont rejoint la commune au même moment. Le confinement est à nouveau en vigueur et les établissements scolaires sont fermés. Comme lors de la première vague, de nombreux habitants ont choisi de partir dans leur abattis, ce qui, à l'époque, avait contribué au ralentissement de l’épidémie.

Cette fois-ci, tant le bourg de Camopi que Trois-Sauts sont touchés. Dans ce village, après l’apparition de trois cas la semaine, une opération de dépistage a été menée ces derniers jours. Sur les 100 tests réalisés, 19 ont été déclarés positifs. Autour du bourg de Camopi, certains écarts enregistrent également des cas. "Il y a des cas partout", confirme le Dr Loïc Epelboin, infectiologue au centre hospitalier de Cayenne, rentré hier d'une semaine de mission dans la commune. Avec les autres soignants, il a remonté les villages de l'Oyapock en amont du bourg de Camopi, en a visité quelques-uns en aval ainsi que sur la rivière Camopi.

Les personnels des deux centres délocalisés de prévention et de soins (CDPS) de Camopi et Trois-Sauts sont pleinement mobilisés, notamment pour l’accueil des personnes symptomatiques, la réalisation des prélèvements nasopharyngés et le contact-tracing. La semaine dernière, cinq renforts de la Réserve sanitaire - un médecin généraliste et quatre infirmiers diplômés d’État - les ont rejoints (ainsi que trois IDE à Saint-Georges). Un coordinateur est arrivé sur place hier.

Accompagnés de médiateurs de la commune, ils se rendent dans les villages afin de proposer un dépistage aux personnes symptomatiques et aux cas contacts, rappeler les gestes barrières, mener des actions de prévention et de médiation, et protéger les personnes fragiles et/ou à risque de développer une forme grave de Covid-19. De premiers cas graves ont été diagnostiqués. "Quatre patients ont été transférés vers le centre hospitalier de Cayenne en quarante-huit heures", précise le Dr Epelboin.

Enfin, les soignants et les médiateurs ont fait le choix de rendre les résultats au domicile des personnes testées. Le but est de renforcer le travail de sensibilisation à cette occasion et d’aider les patients à s’organiser en cas de résultat positif.

"Plus inquiet qu'en juin"

Le Dr Loïc Epelboin, infectiologue au centre hospitalier de Cayenne, rentre d'une semaine de mission à Camopi. "Beaucoup de gens sont infectés dans les villages, alors que la pression de dépistage est moins forte (qu'en juin). Les soignants sont très bien accueillis par les habitants. Quand ils sont malades, ils se font dépister. Sinon, ils ne le souhaitent pas trop, parce que ça fait mal (...) Tout le monde est plus inquiet qu'en juin, quand l'épidémie avait touché surtout les légionnaires et les soignants (...) On voit arriver des cas graves chez des patients avec des facteurs de risque, ce qui a nécessité des transferts vers Cayenne (...) Beaucoup d'habitants sont partis s'isoler dans les abattis, après la fermeture du collège. Le risque, comme le virus est déjà là, est que des personnes âgées s'isolent avec des jeunes infectés et développent des formes graves en étant isolés loin de tout."


The town recorded 93 cases of Covid-19 between September 24 and October 5, both in the town and in Trois-Sauts. Sanitary reinforcements arrived on the spot. Caregivers, accompanied by mediators, are stepping up interventions with residents to protect the most vulnerable, test symptomatic people and remind everyone of the means to fight the epidemic.

Camopi, who recorded 89 cases during the first wave of the Covid-19 epidemic, recorded 93 more between September 24 and October 5. The situation was taken immediately seriously, as the circulation of the virus slows down everywhere else in French Guiana. An investigation was carried out on site last week and reinforcements from the Sanitary Reserve joined the town at the same time. Containment is again in force and schools are closed. As in the first wave, many residents chose to leave in their abattis, which at the time had helped slow the epidemic.

This time, both the town of Camopi and Trois-Sauts are affected. In this village, after the appearance of three cases during the week, a screening operation has been carried out in recent days. Of the 100 tests performed, 19 were declared positive. Around the town of Camopi, some deviations are also recording cases. "There are cases everywhere," confirms Dr. Loïc Epelboin, infectious disease specialist at the Cayenne hospital center, returned yesterday from a week's mission in the town. With the other caregivers, he went up the villages of Oyapock upstream from the village of Camopi, visited some downstream as well as on the Camopi river.

The staff of the two relocated prevention and care centers (CDPS) of Camopi and Trois-Sauts are fully mobilized, in particular for the reception of symptomatic people, the carrying out of nasopharyngeal swabs and contact-tracing. Last week, five reinforcements from the Sanitary Reserve - a general practitioner and four state-certified nurses - joined them (along with three IDEs in Saint-Georges). A coordinator arrived on site yesterday.

Accompanied by mediators from the municipality, they go to the villages to offer screening to symptomatic people and contact cases, remind people of barrier gestures, carry out prevention and mediation actions, and protect vulnerable and / or at-risk people to develop a severe form of Covid-19. The first serious cases were diagnosed. "Four patients were transferred to the Cayenne hospital center in 48 hours," says Dr Epelboin.

Finally, caregivers and mediators have chosen to return the results to the homes of the people tested. The aim is to strengthen awareness-raising work on this occasion and to help patients organize themselves in the event of a positive result.

"More worried than in June"

Dr Loïc Epelboin, infectious disease specialist at the Cayenne hospital center, has returned from a week's mission in Camopi. "Many people are infected in the villages, while the screening pressure is less strong (than in June). The caregivers are very well received by the inhabitants. When they are sick, they are tested. Otherwise, they do not not too much wish, because it hurts (...) Everyone is more worried than in June, when the epidemic had mainly affected legionaries and caregivers (...) We see serious cases happening in patients with risk factors, which necessitated transfers to Cayenne (...) Many inhabitants left to isolate themselves in the giblets, after the closure of the college. The risk, as the virus is already there, is that old people isolate themselves with infected young people and develop serious forms by being isolated far from everything. "
 

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