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Infos citoyennes

13/10/20
Les projets autour des grossesses adolescentes relancés

L’épidémie et le confinement ont fortement impacté l’accompagnement et le suivi des femmes enceintes. Les adolescentes ne font pas exception, notamment en raison de la fermeture des établissements scolaires pendant plus de cinq mois. Deux chantiers redémarrent ces jours-ci : la création d'un guide pratique pluriprofessionnel visant à faciliter l’orientation des adolescentes enceintes vers les professionnels et dispositifs existants, et le recrutement de deux référentes chargées d’accompagner les adolescentes enceintes ayant un parcours complexe.

C’était en février. Margot Oberlis était recrutée en tant que référente pour les grossesses adolescentes sur la « moitié est » de la Guyane, c’est-à-dire un secteur allant d’Iracoubo à Saint-Georges en passant par l’Île-de-Cayenne. Un mois plus tard, le confinement était ordonné, les établissements scolaires fermaient et l’accompagnement des adolescentes enceintes devenait très compliqué. « La majorité de nos partenaires a alors été mobilisée sur le Covid-19 », se souvient-elle.

Le 1er août, sa collègue chargée de la « moitié ouest », c’est-à-dire de la vallée du Maroni, est recrutée à son tour. La semaine dernière, les chantiers autour des grossesses adolescentes ont été relancés, au cours d’un comité de pilotage réunissant une trentaine d’acteurs du dossier, parmi lesquels Solène Wiedner-Papin, directrice de la santé publique à l’ARS. Ce sujet fait partie des problématiques de santé publique priorisées par l’Agence régionale de santé pour cette fin d’année. Pour travailler sur ces sujets, l'ARS Guyane a recruté le Dr Sophie Biacabe. Médecin de santé publique, elle est chargée de la vaccination, de la santé sexuelle et reproductive, et de la périnatalogie.

Dès la semaine prochaine, Margot Oberlis pour l’est et donc Audrey Gonneau pour l’ouest débuteront un diagnostic auprès des professionnels qui travaillent auprès des femmes enceintes de 12 à 21 ans. Il s’agit notamment d’identifier les éléments manquants dans leur accompagnement et les freins les empêchant d’accéder aux outils déjà existants. L’objectif est de créer des parcours d’accompagnement types répondant à leurs besoins. C’est-à-dire adaptés à leur commune de résidence, aux institutions auxquelles elles ont affaire, et à leurs difficultés. « Il s’agira de créer des fiches techniques, un annuaire et des parcours d’accompagnement, des outils pratiques pour les partenaires qui travaillent auprès des jeunes femmes », explique Margot Oberlis. Ce guide pourrait être distribué à grande échelle début 2022.

Avant cela, à partir du début 2021, les deux référentes seront chargées du suivi des adolescentes et jeunes femmes ayant des situations complexes. « Nous pourrons être sollicitées par n’importe quel professionnel qui serait face à une telle situation. Nous prendrons le relais pour contacter les partenaires et l’accompagner dans son parcours. Et ce, quelle que soit l’issue que la jeune femme souhaite donner à sa grossesse. »

L’épidémie a retardé le suivi des femmes enceintes

La crainte avait été exprimée dès le mois d’avril : que le confinement et l’épidémie de Covid-19 en générale perturbent le suivi des femmes enceintes. Les premiers constats du réseau Périnat semblent justifier cette crainte. « Il faudra qu’on regarde par âge pour voir si les jeunes ont été impactées. On peut le supposer, l’infirmière scolaire étant la personne de premier recours pour elles », note Stéphanie Bernard, coordinatrice du réseau Périnat.

Elle a comparé les suivis de 1 227 femmes ayant accouché entre mai et août 2019 et de 1 091 femmes ayant accouché entre mai et août 2020, dans l’ensemble des maternités du territoire. L’an dernier, 77 femmes (6,28 %) avaient eu un début de suivi tardif, c’est-à-dire après le premier trimestre. Cette année, la proportion est jugée significativement plus élevée (73/1091, 6,69 %). La différence est encore plus nette s’agissant du nombre de femmes n’ayant fait aucune échographie : elles étaient 66 l’an dernier sur cette période ; elles sont 98 cette année. Et encore, cette année, le nombre de parturientes venues du Suriname – dont le suivi de grossesse est souvent plus réduit – a baissé fortement, en raison de la fermeture des frontières.

« Ces chiffres méritent d’être étudiés avec davantage de méthodologie, met toutefois en garde Stéphanie Bernard. Mais ils mettent en évidence le fait que le suivi a été moins bon, ce qui était notre hypothèse de départ. Il faudra également poursuivre le constat jusqu’aux naissances de novembre et décembre, qui ont également été impactées par cette période. » Un travail similaire sera effectué sur les IVG réalisées cette année en Guyane, afin de connaître l’impact de l’épidémie.


The epidemic and the confinement have had a strong impact on the support and monitoring of pregnant women. Adolescent girls are no exception, especially due to the closure of schools for more than five months. Two projects are restarting these days: the creation of a practical multi-professional guide aimed at facilitating the orientation of pregnant adolescents towards existing professionals and systems, and the recruitment of two referees responsible for supporting pregnant adolescents with a complex career.

It was in February. Margot Oberlis was recruited as a referent for teenage pregnancies in the "eastern half" of French Guiana, that is to say an area going from Iracoubo to Saint-Georges via the Île-de-Cayenne. . A month later, confinement was ordered, schools were closing and supporting pregnant teenagers was becoming very complicated. "The majority of our partners were then mobilized on the Covid-19", she recalls.

On August 1, her colleague in charge of the "western half", that is to say of the Maroni valley, was recruited in turn. Last week, the projects around teenage pregnancies were relaunched, during a steering committee bringing together some thirty players in the file, including Solène Wiedner-Papin, director of public health at the ARS. This subject is one of the public health issues prioritized by the Regional Health Agency for this end of the year. To work on these topics, the ARS French Guiana recruited Dr Sophie Biacabe. A public health doctor, she is in charge of vaccination, sexual and reproductive health, and perinatology.

Starting next week, Margot Oberlis for the East and therefore Audrey Gonneau for the West will begin a diagnosis with professionals who work with pregnant women aged 12 to 21. This involves in particular identifying the missing elements in their support and the obstacles preventing them from accessing already existing tools. The goal is to create typical support paths that meet their needs. That is to say, adapted to their municipality of residence, the institutions with which they deal, and their difficulties. "This will involve creating technical sheets, a directory and support paths, practical tools for partners who work with young women," explains Margot Oberlis. This guide could be widely distributed in early 2022.

Before that, from the start of 2021, the two referees will be responsible for monitoring adolescents and young women in complex situations. "We can be approached by any professional who would be faced with such a situation. We will take over to contact partners and support them in their journey. And this, whatever the outcome that the young woman wishes to give to her pregnancy. "

The epidemic has delayed follow-up of pregnant women

The fear had been expressed in April: that the confinement and the Covid-19 epidemic in general would disrupt the monitoring of pregnant women. The first observations of the Périnat network seem to justify this fear. “We will have to look by age to see if young people have been impacted. We can suppose so, the school nurse being the person of first resort for them ", notes Stéphanie Bernard, coordinator of the Périnat network.

It compared the follow-ups of 1,227 women who gave birth between May and August 2019 and 1,091 women who gave birth between May and August 2020, in all maternity hospitals in the territory. Last year, 77 women (6.28%) had a late onset of follow-up, that is, after the first trimester. This year, the proportion is considered to be significantly higher (73/1091, 6.69%). The difference is even more marked in the number of women who did not have an ultrasound: they were 66 last year during this period; they are 98 this year. And again, this year, the number of parturients from Suriname - whose pregnancy follow-up is often more reduced - fell sharply, due to the closure of the borders.

"These figures deserve to be studied with more methodology, however cautions Stéphanie Bernard. But they highlight the fact that the follow-up was worse, which was our initial hypothesis. The observation should also be continued until births in November and December, which were also impacted by this period." Similar work will be done on abortions performed this year in French Guiana, in order to know the impact of the epidemic.
 

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