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Infos citoyennes

06/11/20
Les centres hospitaliers se préparent à une deuxième vague

Mercredi, l’ARS réunissait les directions des trois hôpitaux publics, mais aussi l’IFSI et le CESU pour échanger sur l’état de leur préparation à la reprise de l’épidémie en Guyane. Au cœur de ces réflexions : l’état des équipes, les programmes de formation et d’immersion en services de soins critiques, les outils de gestion des renforts guyanais, ou encore les conditions de travail des soignants mobilisés en période de crise, des sujets prioritaires pour aborder une deuxième vague.

Nul ne sait quand interviendra la deuxième vague sur le territoire. Dans quelques jours, quand de nombreux Guyanais rentreront de leurs vacances dans des zones où le confinement n’a pas encore eu le temps de produire ses effets ? Après les vacances de Noël où plus nombreux encore sont ceux qui ont prévu de voyager ? Entre les deux ? Dans tous les cas, l’état de l’épidémie dans le monde nous l’impose : il faut s’y préparer.



Parallèlement aux efforts de filtrage et de freinage, destinés à repousser le plus longtemps possible la reprise épidémique, l’ARS réunissait donc les trois centres hospitaliers du territoire pour échanger sur la situation et définir collectivement des axes prioritaires de préparation.

Les questions de ressources humaines seront centrales. En effet, si la 2e vague arrive tôt, il sera très difficile de mobiliser des renforts venus de l’extérieur. C’est donc tous les leviers de politiques RH ambitieuses qu’il faut actionner, dans un temps a priori très court. Recrutements, formations, stages d’immersion, mise à niveau et harmonisation des doctrines en matière d’heures supplémentaires, de gestion des renforts locaux, d’indemnisation, renforcement de la logistique et des services hôteliers pour soutenir les soignants, intégration des étudiants dans les équipes… Tous ces axes de travail ont été brossés au niveau du GHT, chaque établissement partageant avec les deux autres ses idées, initiatives, suggestions et bonnes pratiques et ses besoins d’appui ARS.

Ainsi par exemple le centre hospitalier de Kourou va aider le GHT à déployer au niveau du territoire un outil internet très souple qui permet la mise en contact entre des demandes et des offres de renfort (plateforme Whoog). Les soignants et anciens soignants de Guyane, quel que soit leur employeur et même leur statut (étudiant, salarié, libéral, retraité) pourront s’inscrire librement pour proposer des plages au cours desquelles ils sont disponibles et volontaires, en fonction de leurs compétences, avec une garantie de rémunération très rapide des plages de travail effectuées.

Les sujets de préparation des équipes et de formation ont été largement abordés. La formation des étudiants tout d’abord, qu’il faut garantir, même en période de crise, afin de ne pas mettre en péril les processus de diplomation. Un travail de clarification sera mené par l’IFSI, en lien avec les directions des soins des hôpitaux, pour que le statut des étudiants intervenant dans les services soit plus lisible : soit en stage pour être évalué, soit en renfort rémunéré lorsque c’est possible et que le besoin s’en fait sentir.

La formation c’est aussi celle des équipes en place, pour qu’elles soient davantage prêtes, dans des conditions de sécurité professionnelle les meilleures, à intervenir dans des services qu’elles ne connaissent pas toujours.

L’exercice professionnel en situation de crise doit aussi être facilité, notamment par l’apport de compétences logistiques, biomédicales et hôtelières dans les services. Soutenir les aides-soignants pour que ceux-ci puissent se consacrer pleinement à leur rôle dans le soin, dépanner rapidement lorsqu’un matériel est en panne, apporter des repas aux soignants mobilisés… Ce sont tous les acteurs hospitaliers qui doivent se mobiliser quand un afflux de patients arrive, et ce sont tous ces acteurs qu’il convient d’accompagner.

Les hôpitaux ont aussi décidé de retravailler aux conditions de futurs déclenchements de plans blancs, ni trop tôt pour ne pas épuiser inutilement les personnels, ni trop tard pour avoir le temps d’adapter les organisations.

Cette réunion a également été l’occasion de discuter des questions de logistique, qu’il s’agisse du fret, dont on a vu pendant la première vague les difficultés parfois à l’acheminer jusqu’en Guyane, ou des stocks d’équipements de protection individuels (EPI). La Guyane a profité des mois qui viennent de s’écouler pour reconstituer massivement ses stocks et faire face aux nouvelles tensions d’approvisionnement qui s’annoncent.


On Wednesday, the ARS brought together the management of the three public hospitals, as well as the IFSI and the CESU to discuss the state of their preparation for the resumption of the epidemic in French Guiana. At the heart of these reflections: the state of the teams, the training and immersion programs in critical care services, the tools for managing reinforcements in French Guiana, or the working conditions of caregivers mobilized in times of crisis, priorities to tackle a second wave.

No one knows when the second wave will occur in the territory. In a few days, when will many Guyanese return from their vacation in areas where containment has not yet had time to take effect? After the Christmas holidays, where are more people planning to travel? Between the two ? In any case, the state of the epidemic in the world demands it: we must prepare for it.

In addition to filtering and braking efforts, intended to postpone the epidemic recovery as long as possible, the ARS therefore brought together the three hospitals in the territory to discuss the situation and collectively define priority areas of preparation.

Human resources issues will be central. Indeed, if the 2nd wave arrives early, it will be very difficult to mobilize reinforcements from outside. It is therefore all the levers of ambitious HR policies that must be activated, in a priori very short time. Recruitment, training, immersion courses, upgrading and harmonization of doctrines in terms of overtime, management of local reinforcements, compensation, strengthening of logistics and hotel services to support caregivers, integration of students in the teams… All these areas of work have been outlined at the level of the GHT, each establishment sharing with the other two its ideas, initiatives, suggestions and good practices and its needs for ARS support.

Thus, for example, the Kourou hospital center will help the GHT to deploy a very flexible internet tool at the regional level that allows contact between requests and offers of reinforcement (Whoog platform). French Guiana caregivers and former caregivers, regardless of their employer and even their status (student, employee, liberal, retired) can register freely to offer beaches during which they are available and voluntary, according to their skills, with a guarantee of very rapid remuneration for the work periods performed.

The subjects of team preparation and training were widely discussed. The training of students first, which must be guaranteed, even in times of crisis, so as not to jeopardize the graduation process. Clarification work will be carried out by the IFSI, in conjunction with the hospital care departments, so that the status of students involved in the services is more readable: either in an internship to be evaluated, or in paid reinforcement when it is necessary. possible and the need arises.

Training is also that of the teams in place, so that they are more ready, under the best professional security conditions, to intervene in services that they are not always familiar with.

Professional practice in a crisis must also be facilitated, in particular by bringing logistics, biomedical and hotel skills to the services. Support nursing assistants so that they can devote themselves fully to their role in care, provide quick troubleshooting when equipment is broken down, bring meals to caregivers involved ... These are all hospital stakeholders who must mobilize when a An influx of patients is coming, and it is all these actors that should be supported.

Hospitals have also decided to rework the conditions for future launches of blank plans, neither too early so as not to unnecessarily exhaust staff, nor too late to have time to adapt organizations.

This meeting was also an opportunity to discuss logistics issues, whether it be freight, which during the first wave we saw the difficulties sometimes in transporting it to French Guiana, or stocks of personal protective equipment (PPE). French Guiana has taken advantage of the past months to massively replenish its stocks and deal with the new supply tensions that are looming.
 

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