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Infos citoyennes

24/11/20
Dans le secteur médico-social aussi, l’adaptation est permanente

Les établissements accueillant les personnes âgées, les porteurs de handicap et les personnes à difficulté spécifique ont dû revoir leurs organisations pour faire face à l’épidémie de Covid-19. Alors que plusieurs indices témoignent d’une reprise de l’activité virale en Guyane, ils se préparent à une deuxième vague, comme par exemple à l'Ehpad Ebène de Cayenne.

En ce lundi après-midi, l’Ehpad Ebène, à Cayenne, connaît son calme habituel. Quelques résidents regardent la télévision dans le hall d’accueil. D’autres s’occupent dans leur chambre. Seuls les masques sur les visages viennent rappeler, au premier coup d’œil, que le Covid-19 circule en Guyane. Pourtant, dans cet établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes comme dans les autres, il a fallu s’adapter à l’épidémie et se préparer à une reprise de l’activité virale dans les prochaines semaines.

En mars, beaucoup de choses se sont arrêtées. Les visites des proches, l’accueil de jour des patients atteints d’Alzheimer, les repas du soir partagés dans le réfectoire ou encore l’accueil en stage des élèves infirmiers et aides-soignants ainsi que des élèves en première et terminale bac pro Accompagnement, soins et services à la personne des lycées Anne-Marie-Javouhey et Melior-Garré. « En revanche, on n’a jamais confiné les résidents dans leurs chambres », se réjouit Christine Desportes, infirmière cadre de l’établissement. Les soignants, durement éprouvés par le décès de l’une des leur mi-juillet, ont aussi changé leurs manières de travailler. Ils ont modifié leur circuit d’habillage, ont changé leurs horaires de travail pour éviter de se croiser, ont déplacé le lieu de leurs transmissions et portent désormais le masque en permanence. « Certaines choses sont restées », constate-t-elle. Depuis deux semaines, le test antigénique a fait son apparition, pour les personnes qui rentrent de congés.

Au fil des semaines, la vie au sein de l’Ehpad s’est adaptée à l’évolution de l’épidémie. Le 11 mai, jour de sortie du confinement, l’accueil de jour a rouvert. « Dix jours plus tard, vu la hausse du nombre de cas, on a pris la décision de le refermer », se souvient le Dr Frédéric Targe, directeur de l’Ehpad. Il a retrouvé son activité mi-septembre, mais avec des horaires moindres. « Le personne de l’accueil de jour a été redéployé sur l’Ehpad, ce qui nous a permis d’organiser le mieux possible l’accueil des familles et les activités. » Des réservistes  ont également renforcé les équipes. « S’ils n’avaient pas été là, je ne sais pas comment on aurait fait », admet Chrstine Desportes.

Les activités se sont adaptées. Certains intervenants extérieurs les organisent en visioconférence, que ce soit l’éducatrice sportive pour le taïchi ou la gym douce, ou la socio-esthéticienne. « On a pu mettre en place la tablette, grâce à celles offertes par la CTG (Collectivité territoriale) », précise Christine Desportes.

Les tablettes ont aussi rencontré un beau succès auprès des familles, à qui les visites ont été interdites pendant plusieurs semaines. « On continue de les utiliser », poursuit Christine Desportes, même si les visites ont fini par reprendre. « Pour les familles, c’était long, reconnaît-elle. Certaines venaient tous les jours. » Aujourd’hui, le maintien des visites est une priorité, quelle que soit l’activité virale sur le territoire. Chaque établissement définit son protocole pour l’accueil des proches, et le soumet à l’Agence régionale de santé (ARS). Il est donc indispensable que les familles se renseignent auprès de l’établissement pour connaître les modalités.

A l’Ehpad Ebène, des visites sont possibles dans le jardin, où un espace a été aménagé avec un plexiglas. « Cela permet de retirer le masque », explique Christine Desportes. Depuis septembre, les retrouvailles peuvent aussi se dérouler dans les chambres, à condition de garder le masque. « De temps en temps, on passe pour s’assurer qu’ils l’ont toujours. C’est compliqué, notamment pour les couples qui avaient l’habitude se voir tous les jours. »

Depuis quelques semaines, la principale interrogation des familles portent sur Noël. « Elles veulent savoir si elles pourront emmener leur proche à la maison pour les fêtes. On préfère ne leur donner aucun espoir. » Le repas de Noël de l’établissement se déroulera également sans les familles, cette année. « Ce sera la première fois. » Ce sont des décisions lourdes pour le personnel de l’établissement. Mais à l’heure où la circulation du virus montre des signes de reprise, la protection des aînés de toute contamination est essentielle.

- « Les mesures que l’on met en place aujourd’hui permettront d’amortir la deuxième vague »

Vendredi, les établissements médico-sociaux (EMS) se sont entretenus avec la direction de l’autonomie de l’ARS pour organiser l’utilisation des tests antigéniques, encourager les personnels soignants et les publics prioritaires à se faire vacciner contre la grippe, et pour se préparer au redémarrage de l’épidémie. « Il faut sensibiliser en permanence aux gestes barrières, au port du masque. On est quasiment sûr qu’il y aura une deuxième vague, mais on n’en connaît pas l’ampleur. Toutes les mesures que l’on met en place aujourd’hui permettront de l’amortir », rappelle le Dr Joao Simoes, de la direction de l’autonomie.

Les EMS travaillent actuellement sur de nouvelles organisations en cas d’apparition d’un cas de Covid-19 parmi leurs résidents. En effet, il est souhaité, désormais, de ne pas isoler l’ensemble des usagers, mais uniquement le cas positif et de conserver les activités sociales pour les autres. Le maintien des visites dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est un second chantier prioritaire.

Les tests antigéniques commencent à être utilisés, que ce soit pour les personnels revenant de congés dans des zones où le virus circule davantage, ou pour les intervenants extérieurs. Depuis leur distribution par l’ARS la semaine du 9 novembre, dix-huit tests ont été effectués sur des personnels. Brigitte Bourguignon, ministre déléguée en charge de l’autonomie, a annoncé jeudi que des campagnes de dépistage hebdomadaires seront mises en place dans les Ehpad. Elles seront destinées aux personnels et aux visiteurs réguliers, sur la base du volontariat. Le Dr Simoes a précisé aux établissements que des précisions leur seront apportées prochainement sur les modalités de ces opérations.

L’importance de la vaccination contre la grippe a également été rappelée. « L’épidémie de Covid-19 doit nous conduire à promouvoir plus que jamais la vaccination contre la grippe saisonnière, souligne le Dr Simoes. En effet, le système de soins sera vraisemblablement, comme lors de la première vague, fortement éprouvé par l’épidémie de Covid-19. Un afflux de patients présentant des formes graves de grippe pourraient déstabiliser une offre en soins critiques déjà saturée. »


Institutions for the elderly, people with disabilities and people with specific difficulties have had to review their organizations to deal with the Covid-19 epidemic. While several clues bear witness to a resumption of viral activity in French Guiana, they are preparing for a second wave, for example at the Ebène nursing home in Cayenne.

On this Monday afternoon, the Ebène nursing home in Cayenne is experiencing its usual calm. A few residents are watching television in the lobby. Others are busy in their rooms. Only the masks on the faces remind, at first glance, that the Covid-19 is circulating in French Guiana. Yet, in this residential facility for dependent elderly people, as in others, it was necessary to adapt to the epidemic and to prepare for a resumption of viral activity in the coming weeks.

In March, a lot of things stopped. Visits to relatives, day care for patients with Alzheimer's disease, evening meals shared in the refectory or even the internship reception of nursing students and caregivers as well as students in first and final bac pro Support , care and personal services at Anne-Marie-Javouhey and Melior-Garré high schools. "On the other hand, we have never confined residents to their rooms", rejoices Christine Desportes, nurse manager of the establishment. Caregivers, hit hard by the death of one of their own in mid-July, have also changed the way they work. They have changed their dressing circuit, changed their work schedules to avoid crossing paths, moved the location of their transmissions and now wear the mask at all times. “Some things have remained,” she notes. For two weeks, the antigen test has appeared, for people returning from vacation.

Over the weeks, life at the nursing home has adapted to the evolution of the epidemic. On May 11, the day of release from confinement, the day care center reopened. "Ten days later, given the increase in the number of cases, we decided to close it," recalls Dr Frédéric Targe, director of the nursing home. He resumed his activity in mid-September, but with shorter hours. "The day care worker was redeployed to the nursing home, which allowed us to organize the reception of families and activities as well as possible. Reservists have also reinforced the teams. "If they hadn't been there, I don't know how we would have done it," admits Chrstine Desportes.

The activities have adapted. Some external speakers organize them by videoconference, whether it is the sports educator for taïchi or the gentle gym, or the socio-esthetician. "We were able to set up the tablet, thanks to those offered by the CTG (Territorial Collectivity)", specifies Christine Desportes.

The tablets were also very popular with families, to whom visits were prohibited for several weeks. “We continue to use them,” continues Christine Desportes, even if the visits ended up resuming. "For families, it was a long time," she admits. Some came every day. Maintaining visits is a priority today, regardless of viral activity in the territory. Each establishment defines its protocol for welcoming relatives and submits it to the Regional Health Agency (ARS). It is therefore essential that families check with the establishment for details.

At the Ebène nursing home, visits are possible in the garden, where a space has been fitted out with plexiglass. “This makes it possible to remove the mask,” explains Christine Desportes. Since September, the reunion can also take place in the rooms, provided you keep the mask. "Every now and then we drop by to make sure they still have it. It's complicated, especially for couples who used to see each other every day. "

In recent weeks, the main questioning of families has been about Christmas. “They want to know if they can take their loved one home for the holidays. We prefer not to give them any hope. The property's Christmas dinner will also take place without families this year. “It will be the first time. "These are tough decisions for the facility staff. But at a time when the virus's circulation shows signs of resuming, protecting seniors from contamination is essential.

- "The measures being put in place today will help to dampen the second wave"

On Friday, the medico-social establishments (EMS) met with the autonomy department of the ARS to organize the use of antigenic tests, encourage healthcare workers and priority groups to be vaccinated against influenza, and to prepare for the restart of the epidemic. “We must constantly raise awareness of barrier gestures, of wearing a mask. We're pretty sure there will be a second wave, but we don't know how big it will be. All the measures that we are putting in place today will help to cushion it, ”said Dr Joao Simoes, from the autonomy directorate.

EMS are currently working on new organizations should a case of Covid-19 arise among their residents. In fact, it is now desirable not to isolate all users, but only the positive case and to keep social activities for others. Maintaining visits to accommodation establishments for dependent elderly people (Ehpad) is a second priority project.

Antigenic tests are starting to be used, whether for staff returning from leave in areas where the virus is circulating more, or for outside workers. Since their distribution by the ARS the week of November 9, eighteen tests have been carried out on personnel. Brigitte Bourguignon, Minister Delegate in charge of autonomy, announced Thursday that weekly screening campaigns will be set up in nursing homes. They will be intended for staff and regular visitors, on a voluntary basis. Dr Simoes told the establishments that details will be provided shortly on the terms of these operations.

The importance of influenza vaccination was also reiterated. "The Covid-19 epidemic must lead us to promote vaccination against seasonal influenza more than ever," said Dr Simoes. Indeed, the healthcare system will likely, as in the first wave, be severely affected by the Covid-19 epidemic. An influx of patients with severe forms of influenza could destabilize an already saturated critical care supply. "
 

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