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Infos citoyennes

11/12/20
Que retenir de la hausse récente des cas de Covid-19 chez les 10-40 ans ?

La reprise de l’épidémie en Guyane est d’abord due à la hausse des contaminations chez les adolescents et les jeunes adultes. Cette situation a déjà été constatée dans d’autres territoires et présage, généralement, de future contamination chez les plus âgés, qui sont également les plus fragiles. Les vacances de Noël, où vont se multiplier les occasions d’interactions sociales, risquent donc d’avoir un effet accélérateur de l’épidémie plutôt que ralentisseur.

Dans les drives, les files d’attente se rallongent. Depuis trois semaines, la demande de test Covid-19 est en hausse en Guyane. Le profil des personnes venant se faire dépister a également changé : davantage de personnes symptomatiques et moins d’asymptomatiques ou de voyageurs désirant prendre l’avion. Ces constats sont cohérents avec la reprise des contaminations ces dernières semaines.

Dans l’Hexagone, les rassemblements familiaux ont été une source importante de contamination et d’accélération de la circulation du virus, après le déconfinement (11 mai) et pendant les grandes vacances. A cet égard, les fêtes de fin d’année constituent une situation à risque particulièrement élevée de contamination dans la sphère privée. Et cela, singulièrement en Guyane.

Santé publique France a recensé les cas récents de Covid-19 par tranches d’âges. Les constats : la hausse des contaminations a d’abord concerné les 30-39 ans, début octobre. Il s’agit en bonne partie des personnes ayant le plus d’interactions sociales, que ce soit en milieu professionnel, dans la famille ou lors d’activités de loisirs. Ont suivi les 10-19, début novembre, c’est-à-dire après les vacances de la Toussaint. « La dernière semaine avant les vacances de la Toussaint, nous n’avions eu aucun cas dans les établissements scolaires, se souvient le Dr Claire Grenier, médecin conseillère technique du recteur. Les cas sont réapparus quelques jours après le retour des vacances. Nous nous préparons donc pour le retour des vacances de Noël. »

Les vacances de Noël risquent donc plus d’accélérer la propagation du virus que de la freiner. L’exemple de la Martinique nous enseigne surtout que la reprise épidémique dans les tranches les plus jeunes de la population précède de quelques semaines celle chez les plus âgés, qui sont également les plus à risque de forme grave de Covid-19.

En Martinique, les contaminations ont d’abord repris chez les 15-44 ans, début août.Les 45-64 ans ont suivi assez rapidement, puis les 0-14 ans, et enfin les plus de 65 ans fin août. Le pic des contaminations a été enregistré mi-octobre. Les premiers décès de cette seconde vague sont intervenus mi-septembre. Ils ont connu une accélération en octobre et un pic début novembre.

En Guyane, les cas ont commencé à augmenter chez les plus 50-59 ans il y a une dizaine de jours. Il est essentiel de protéger les générations plus âgées dès maintenant, pour éviter qu’elles ne soient touchées à leur tour. C’est le cas dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). « Il n’y aura pas de retour dans les familles pour Noël, confirme Frédéric Targe, directeur de l’Ehpad Jean-Serge-Gérante (groupe Ebène), à Cayenne. Je comprends la déception des familles, mais on ne peut pas. » Pour atténuer la douleur de ne pas passer les fêtes avec leurs aînés, l’Ehpad autorisera trois familles à rendre visite à leur proche chaque jour. « Nous avons augmenté le nombre de visites et nous les maintiendrons pendant les vacances. »

Et dans les écoles ?

Ces dernières semaines, des inquiétudes se sont fait jour sur l’évolution de l’épidémie chez les plus petits. Les 0-9 ans restent les moins touchés, avec une incidence hebdomadaire inférieure à 20 cas pour 100 000 personnes, selon les données de Santé publique France. De son côté, Le Dr Claude Flamand, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, évaluait le niveau de contamination de cette classe d’âge à 25 %, à la fin septembre. « Il n’y a pas de différence significative avec les 10-18 ans », selon lui.

Le Dr Claire Grenier, médecin conseillère technique du recteur a enregistré « une hausse du nombre de cas dans les établissements scolaires en semaine 48 (mi-novembre). Il s’agit du cluster au lycée Melkior Garré. Mais cette hausse n’a pas été confirmée la semaine suivante. En réalité, il y a une certaine stabilisation dans les écoles. »

Dans le cas du lycée Melkior Garré, à Cayenne, dix élèves ont été déclarés positifs dans une même classe. « Ce sont des jeunes qui se voient à l’extérieur. J’ai demandé à faire tester tous les enseignants de cette classe. Tous étaient négatifs. Et parmi les autres professeurs du lycée testés positifs, tous décrivaient des contaminations à l’extérieur de l’établissement. »

Sa seule inquiétude : « Nous avons désormais de nombreux cas contacts, dont nous attendons les résultats. » Si le risque de contamination au sein des établissements reste faible pour le moment, le Dr Grenier déplore « une baisse de la rigueur » dans le respect des gestes barrières. « J’ai envoyé un courrier à tout le monde, pour signaler ce fait. »

La Guyane est à un tournant

Si l’incidence hebdomadaire est calculée à 86 cas pour 100 000 habitants la semaine dernière par Santé publique France (lire ci-dessous), la hausse se poursuivait ces derniers jours, avec plus de 50 cas quotidiens. L’incidence glissante consolidée (ne tenant pas compte des trois derniers jours) s’établit au-dessus des 100 cas pour 100 000 habitants, soit 300 cas par semaine.

Rémire-Montjoly, commune la plus épargnée par la première vague selon les résultats de l’étude EpiCovid, est désormais la plus touchée avec une incidence à 256 cas pour 100 000 habitants. Suivent Kourou (213), Macouria, Cayenne et Matoury, jusque-là moins touchée par ce redémarrage de l’épidémie. Ces trois communes enregistrent une incidence hebdomadaire à plus de 100 cas pour 100 000 habitants. La situation reste en revanche très calme à Saint-Laurent du Maroni et sur les deux fleuves-frontières.

Les cas contacts ne doivent pas renoncer à se faire tester

Si les laboratoires notent une augmentation de la part des personnes symptomatiques dans les drives, il ne faut pas que les autres personnes renoncent à se faire tester, quel qu’en soit le motif. C’est en particulier le cas des personnes contacts.

Dès qu’elles ont connaissance de leur statut par l’assurance maladie, elles doivent d’abord s’isoler. « L’isolement est recommandé pour éviter de contaminer ses proches et d’autres personnes même quand on n’a pas de signes de la maladie. En effet, il est possible d’être contagieux quarante-huit heures avant l’apparition des signes, ou encore d’être infecté sans avoir de signes de la maladie. L’isolement permet ainsi d’éviter de contaminer ses proches sans le savoir et de mieux contrôler l’épidémie », rappelle l’assurance maladie.

La date de réalisation du test dépend de sa situation :

  • Si l’on présente des symptômes ou si les symptômes apparaissent pendant les sept premiers jours de l’isolement, il faut se faire dépister immédiatement et rester isolé jusqu’au résultat du test.
  • Si l’on n’a pas de signes et que l’on vit sous le même toit que la personne malade, le test doit réaliser immédiatement.
  • Si l’on ne présente pas de symptômes, on doit rester isolé et attendre au moins sept jours après le dernier contact avec la personne malade avant de faire le test. Il est inutile de le faire avant cette date car s’il est réalisé trop tôt, il peut être négatif même si chez une personne infectée. Une fois le test réalisé, elle doit rester isolée jusqu’au résultat.

The resumption of the epidemic in French Guiana is primarily due to the increase in infections among adolescents and young adults. This situation has already been observed in other territories and generally presages future contamination in the elderly, who are also the most vulnerable. The Christmas holidays, when opportunities for social interaction will multiply, may therefore have an accelerating effect of the epidemic rather than slowing it down.

In the drives, the queues are getting longer. For three weeks, the demand for a Covid-19 test has been increasing in French Guiana. The profile of people coming for testing has also changed: more symptomatic and fewer asymptomatic people or travelers wanting to fly. These findings are consistent with the resumption of contaminations in recent weeks.

In France, family gatherings were a major source of contamination and acceleration of the circulation of the virus, after deconfinement (May 11) and during the summer holidays. In this regard, the end of the year celebrations constitute a particularly high risk situation of contamination in the private sphere. And this, particularly in French Guiana.

Public Health France has identified recent cases of Covid-19 by age group. The findings: the rise in contamination first affected 30-39 year olds in early October. These are for the most part the people with the most social interactions, whether in the workplace, in the family or during leisure activities. Then followed the 10-19, early November, that is to say after the All Saints holidays. "The last week before the All Saints holidays, we had no cases in schools," recalls Dr. Claire Grenier, medical adviser to the rector. The cases reappeared a few days after returning from vacation. We are therefore preparing for the return of the Christmas holidays. "

The Christmas holidays are therefore more likely to accelerate the spread of the virus than to stop it. The example of Martinique teaches us above all that the epidemic resumption in the youngest sections of the population precedes by a few weeks that in the elderly, who are also the most at risk of severe form of Covid-19.

In Martinique, infections first resumed among 15-44 year olds in early August, 45-64 year olds followed fairly quickly, then 0-14 year olds, and finally those over 65 at the end of August. The peak of contamination was recorded in mid-October. The first deaths of this second wave occurred in mid-September. They accelerated in October and peaked in early November.

In French Guiana, cases began to increase among those over 50-59 years old about ten days ago. It is essential to protect the older generations now, so that they are not affected in turn. This is the case in accommodation establishments for dependent elderly people (Ehpad). "There will be no return to families for Christmas," confirms Frédéric Targe, director of the Jean-Serge-Gérante nursing home (Ebène group), in Cayenne. I understand the disappointment of families, but we can't. To alleviate the pain of not spending the holidays with their elders, the nursing home will allow three families to visit their loved one every day. “We have increased the number of visits and will maintain them during the holidays. "

And in schools?

In recent weeks, concerns have arisen about the evolution of the epidemic among the youngest children. The 0-9 year olds remain the least affected, with a weekly incidence of less than 20 cases per 100,000 people, according to data from Public Health France. For his part, Dr Claude Flamand, epidemiologist at the Institut Pasteur, assessed the level of contamination in this age group at 25% at the end of September. "There is no significant difference with 10-18 year olds," he said.

Dr Claire Grenier, medical adviser to the rector recorded “an increase in the number of cases in schools in week 48 (mid-November). This is the cluster at Melkior Garré high school. But this increase was not confirmed the following week. In reality, there is a certain stabilization in the schools. "

In the case of Melkior Garré high school in Cayenne, ten students were tested positive in the same class. “These are young people who see themselves on the outside. I asked to have all the teachers in this class tested. All were negative. And among the other high school teachers who tested positive, all described contamination outside the school. "

His only concern: “We now have many contact cases, the results of which we are awaiting. "If the risk of contamination within establishments remains low for the moment, Dr. Grenier deplores" a decrease in rigor "in respect of barrier gestures. “I sent everyone a letter to report this fact. "

French Guiana is at a turning point

If the weekly incidence is calculated at 86 cases per 100,000 inhabitants last week by Public Health France (see below), the increase has continued in recent days, with more than 50 cases daily. The consolidated sliding incidence (excluding the last three days) stands above 100 cases per 100,000 inhabitants, or 300 cases per week.

Rémire-Montjoly, the municipality most spared by the first wave according to the results of the EpiCovid study, is now the most affected with an incidence of 256 cases per 100,000 inhabitants. Kourou (213), Macouria, Cayenne and Matoury follow, until then less affected by this restart of the epidemic. These three municipalities record a weekly incidence of more than 100 cases per 100,000 inhabitants. The situation remains very calm, however, in Saint-Laurent du Maroni and on the two border rivers.

Contact cases should not give up on being tested

If the laboratories note an increase in the proportion of symptomatic people in drives, other people should not give up on being tested, whatever the reason. This is particularly the case with contact persons.

As soon as they learn of their status through health insurance, they must first self-isolate. "Isolation is recommended to avoid infecting loved ones and other people even when you have no signs of the disease. Indeed, it is possible to be contagious 48 hours before the onset of signs, or to be infected without having any signs of the disease. Isolation thus makes it possible to avoid infecting loved ones without knowing it and to better control the epidemic ", recalls health insurance.

The date of the test depends on its situation:

  •     If you have symptoms or if symptoms appear during the first seven days of isolation, get tested immediately and stay in isolation until the test results.
  •     If you have no signs and live under the same roof as the sick person, the test should be done immediately.
  •     If you have no symptoms, you should remain isolated and wait at least seven days after the last contact with the sick person before having the test. It is unnecessary to do this before that date because if done too early it can be negative even if in an infected person. Once the test is done, she should remain isolated until the result.
     

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