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Infos citoyennes

15/03/21
Une étude pour mieux comprendre les deux vagues de Covid en Guyane

Depuis plusieurs semaines désormais, la Guyane est sortie de sa deuxième vague épidémique. Que s’est-il passé exactement lors de ces vagues ? A quels moments de l’épidémie les mesures de freinage ont-elles été prises sur chacune d’entre elles ? L’équipe guyanaise de Santé publique France a mené une étude approfondie, présentée en Cellule interministérielle de crise vendredi dernier. Un retour sur une année d’épidémie, bien utile pour anticiper une éventuelle troisième vague.

Il y aura un an mercredi, la France entrait en confinement. La Guyane avec. Depuis, notre territoire a traversé deux vagues épidémiques et deux périodes « interépidémiques », la deuxième de ces période est en cours. Depuis les premiers cas apparus le 4 mars, à Saint-Laurent du Maroni, puis les 43 cas intervenus au cours du même mois, les Guyanaises et Guyanais ont connu une succession de mesures de « freinage » : confinements localisés, à Grand-Santi, au village Cécilia de Matoury et à Saint-Georges, restrictions diverses de rassemblements puis mesures générales de couvre-feu, serrées en période de montée épidémique puis desserrées lors des redescentes.

Quelle était précisément la situation (taux d’incidence / taux de positivité) lors de ces mesures générales de couvre-feu ?
Les mesures ont-elles été plus précoces ou moins précoces sur chacune des vagues ? Pendant combien de temps les phases de montée et de descente se sont déroulées ? Combien a-t-on dénombré d’hospitalisations au cours de chacune des vagues ? Quelle était la hauteur des deux pics épidémiques ? Il est intéressant de revenir sur ces différents moments clés de l’épidémie guyanaises, et c’est l’étude que vient de mener Santé publique France.

Une deuxième vague deux fois moins forte que la première

On apprend notamment dans cette étude que la deuxième a été « globalement deux fois moins forte que la première en temps et en intensité ». La première a duré quatre mois et demi (début mai – mi-septembre) ; la second deux mois et demi (fin novembre – début février). L’une des explications est que tout le territoire n’a pas été touché en même temps l’an dernier : Saint-Georges d’abord en mai, puis l’Île-de-Cayenne et les Savanes, Saint-Laurent du Maroni et enfin les communes du fleuve. La seconde a touché tout le territoire conjointement.

La deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, entre fin novembre et début février, a duré deux fois moins longtemps que la première (début mai – mi-septembre). Neuf mille cas de Covid-19 ont été diagnostiqués pendant la première vague ; 5 400 pendant la seconde. L’incidence hebdomadaire a culminé à 470 cas pour 100 000 habitants fin juin avec un taux de positivité de 31 %, contre 295 cas pour 100 000 habitants et 11 % de positivité début janvier de cette année.

La sévérité a connu la même inflexion : 1 321 hospitalisations lors de la première vague, dont 127 la semaine du pic ; 330 lors de la seconde vague dont 45 la semaine du pic. 139 admissions en réanimation lors de la première vague dont 20 la semaine du pic ; 44 lors de la seconde vague dont 11 la semaine du pic.

Une deuxième phase interépidémique (en ce moment) plus calme encore que la première

Cette différence se constate aussi durant les phases interépidémiques. Entre mi-septembre et fin novembre, le nombre moyen de cas était de 147 par semaine, contre 83 depuis la mi-février ; le taux d’incidence hebdomadaire de 51 pour 100 000 lors de la première phase est passé à 29 actuellement. Le taux de positivité a chuté de 5 à 3 % ; les entrées en hospitalisations conventionnelles de 16 à 12 par semaine et les admissions en réanimation de 2 à 1.

Les mesures de couvre-feu prises à des moments différents

Lors de la première vague, le couvre-feu de 23h à 5h a été pris alors que l’incidence était de 180/100 000 sur 7 jours glissants, et doublait chaque semaine. Nous étions, sans le savoir, à 3 semaines avant le pic de début juillet (qui était à l’époque annoncé plus tard, aux environs de la troisième semaine de juillet). Le couvre-feu a ensuite été rapidement avancé à 21h puis 19h puis 17h au cours du pic. Il a été détendu 4 semaines après, lorsque la situation repassait sous l’incidence de 250/100 000 habitant.

Lors de la deuxième vague, le couvre-feu de 21h à 5h a été pris alors que l’incidence était de 200/100 000 habitants, et nous étions alors, sans le savoir là aussi, à 4 semaines avant le pic.

Des mesures de freinage en phase ascendante plus efficaces en nombre de cas évités

Compte tenu du caractère exponentiel de la montée épidémique, les mesures prises au cours de la phase ascendante permettent d’éviter davantage de cas que les mesures prises en phase de descente. L’efficacité tient surtout à l’ « addition de multiples mesures complémentaires, agissant chacune sur une part de cas évitables, qui se contaminent dans des lieux différents ».

Quels enseignements pour une troisième vague ?

La projection des résultats de cette étude sur une future troisième vague doit être envisagée avec prudence : les nouveaux variants semblent se transmettre plus vite et peuvent donc accélérer une prochaine phase de montée. Il faut donc surveiller de façon très attentive tout signal de variant.

En cas de redémarrage de l’épidémie, dans un contexte de circulation de variants plus contagieux, « l’heure de début (du couvre-feu) sera déterminante », souligne SpF, afin de « réduire les contacts sociaux ».

On rappelle à cette occasion qu’une personne atteinte d’un virus variant peut être faiblement symptomatique voire asymptomatique. Il est donc essentiel lorsque l’on arrive des Antilles, de l’Hexagone ou du Brésil de respecter la septaine même si on ne se sent pas malade, et faire un test PCR à l’issue de sa septaine. Les personnes chez lesquelles un des variants d’intérêt est détecté sont appelées à supprimer tous leurs contacts pendant 10 jours au regard de la contagiosité plus élevée et probablement plus longue de ces variants. L’ARS remercie toutes ces personnes, généralement déjà isolées dès leur positivité, pour leur coopération étroite avec les autorités sanitaires. C’est essentiel pour que l’on puisse comprendre très rapidement l’origine et la propagation de ces variants, alerter les personnes ayant eu un contact à risque, et avoir une chance d’ »éteindre » ces « incendies ».

On rappelle enfin que la vaccination est la meilleure protection, et qu’elle est ouverte à tous les professionnels de santé et aux personnes de plus de 50 ans.


For several weeks now, French Guiana has emerged from its second epidemic wave. What exactly happened during these waves? At what points in the epidemic were braking measures taken on each of them? The Guianese team from Public Health France carried out an in-depth study, presented to the Interministerial Crisis Unit last Friday. A look back at a year of the epidemic, very useful in anticipating a possible third wave.

A year ago on Wednesday, France entered confinement. French Guiana with. Since then, our territory has gone through two epidemic waves and two “interepidemic” periods, the second of these periods is underway. Since the first cases that appeared on March 4, in Saint-Laurent du Maroni, then the 43 cases that occurred during the same month, the Guyanese and Guianese have experienced a succession of “braking” measures: localized confinements, in Grand-Santi, in the village of Cécilia de Matoury and in Saint-Georges, various restrictions on gatherings, then general curfew measures, tight during periods of epidemic rise then loosened during descents.

What was the exact situation (incidence rate / positivity rate) during these general curfew measures?
Were the measurements earlier or less early on each of the waves? How long did the ascent and descent phases take? How many hospitalizations were there in each wave? What was the height of the two epidemic peaks? It is interesting to come back to these different key moments in the Guianese epidemic, and this is the study that Public Health France has just conducted.

A second wave half as strong as the first

We learn in particular in this study that the second was "globally half as strong as the first in time and intensity". The first lasted four and a half months (early May - mid-September); the second two and a half months (end of November - beginning of February). One of the explanations is that the whole territory was not affected at the same time last year: Saint-Georges first in May, then Île-de-Cayenne and the Savanes, Saint-Laurent du Maroni and finally the municipalities of the river. The second affected the whole territory jointly.

The second wave of the Covid-19 epidemic, between late November and early February, lasted half as long as the first (early May - mid-September). Nine thousand cases of Covid-19 were diagnosed during the first wave; 5,400 during the second. The weekly incidence peaked at 470 cases per 100,000 population at the end of June with a positivity rate of 31%, compared to 295 cases per 100,000 population and 11% positivity in early January of this year.

The severity experienced the same inflection: 1,321 hospitalizations during the first wave, including 127 the week of the peak; 330 during the second wave including 45 the week of the peak. 139 intensive care admissions during the first wave, including 20 during the peak week; 44 during the second wave including 11 the week of the peak.

A second interepidemic phase (at the moment) even quieter than the first

This difference is also observed during the interepidemic phases. Between mid-September and the end of November, the average number of cases was 147 per week, compared to 83 since mid-February; the weekly incidence rate of 51 per 100,000 in the first phase has risen to 29 now. The positivity rate dropped from 5% to 3%; conventional hospital admissions from 16 to 12 per week and intensive care admissions from 2 to 1.

Curfew measures taken at different times

During the first wave, the 11 p.m. to 5 a.m. curfew was imposed when the incidence was 180/100 000 over 7 rolling days, and doubled every week. We were unknowingly 3 weeks before the peak in early July (which was at the time announced later, around the third week of July). The curfew was then quickly advanced to 9 p.m. then 7 p.m. then 5 p.m. during the peak. He was relaxed 4 weeks later, when the situation returned to the incidence of 250/100 000 inhabitants.

During the second wave, the 9 p.m. to 5 a.m. curfew was taken when the incidence was 200/100 000 inhabitants, and we were then, without knowing it again, 4 weeks before the peak.

Braking measures in the ascending phase more effective in the number of cases avoided

Given the exponential nature of the epidemic rise, measures taken during the ascending phase prevent more cases than measures taken during the descent phase. The effectiveness is mainly due to the "addition of multiple complementary measures, each acting on a share of preventable cases, which are contaminated in different places".

What lessons can be learned for a third wave?

The projection of the results of this study on a future third wave must be considered with caution: the new variants seem to be transmitted more quickly and can therefore accelerate a next phase of rise. It is therefore necessary to monitor very carefully any variant signal.

In the event of a restart of the epidemic, in a context of circulation of more contagious variants, "the start time (of the curfew) will be decisive", underlines SpF, in order to "reduce social contact".

We remind you that a person with a variant virus may be weakly symptomatic or even asymptomatic. It is therefore essential when arriving from the West Indies, France or Brazil to respect the septaine even if you do not feel sick, and to do a PCR test at the end of your septaine. People in whom one of the variants of interest is detected are advised to delete all their contacts for 10 days in view of the higher and probably longer contagiousness of these variants. The ARS thanks all these people, usually already isolated from their positivity, for their close cooperation with the health authorities. This is essential so that we can very quickly understand the origin and spread of these variants, alert those who have had risky contact, and have a chance to "extinguish" these "fires".

Finally, it should be remembered that vaccination is the best protection, and that it is open to all health professionals and people over 50 years of age.
 

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