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Infos citoyennes

22/03/21
Saint-Georges se mobilise pour faire face au risque du variant P1

307 personnes ont été vaccinées, ce week-end dans la commune, par les équipes du CDPS et du centre hospitalier de Cayenne. La demande est en forte hausse depuis plusieurs semaines. Pour aider les habitants de la rive française de l’Oyapock à se protéger de l’arrivée du variant amazonien, Clara de Bort, directrice générale de l’ARS Guyane, a annoncé l’ouverture de la vaccination à toutes les personnes majeures, sans critère d’âge ni de santé de Saint-Georges, Camopi et Trois-Sauts. Les personnels de santé locaux s’organisent pour répondre à la demande de la population.

Il est 7 heures ce samedi matin. Devant le Centre délocalisé de prévention et de soins de Saint-Georges, de nombreux habitants patientent déjà. Pendant deux jours, les soignants du CDPS et du centre hospitalier de Cayenne (équipe mobile de santé en commune, Emspec) ont prévu de vacciner plus de 200 personnes. Dimanche à 13h30, lorsque le dernier flacon aura livré sa dernière goutte de vaccin, ils auront été 307 à recevoir leur première injection. Le terme de deux journées intenses pour tous les professionnels engagés dans cette opération.

La vaccination dans la commune frontalière ne date pas d’hier, ni même d’avant-hier. On y reçoit le vaccin depuis le 3 février. « Au début, peu de monde voulait se faire vacciner, se souvient le Dr Nicolas Lormée, médecin au CDPS. Et à mesure que des personnes recevaient une injection, c’est monté crescendo. Nous vaccinions deux fois par semaine, douze doses le jeudi, douze le vendredi et nous avons vu les délais de rendez-vous s’allonger. » Décision a été prise, dès février, de monter une opération massive de vaccination dans la commune, en outre plus exposée que le reste de la Guyane à l’arrivée du variant P1.

Cent quarante-cinq habitants prennent rendez-vous. Cent soixante-deux personnes supplémentaires se présenteront spontanément. « Ce week-end de vaccination, c’est quasiment du rattrapage, poursuit le Dr Lormée. Dans les jours qui viennent, la demande va continuer. » Dès l’entrée du CDPS, un sapeur-pompier et des médiateurs des associations accueillent les habitants. L’attente se déroule sous des tentes. Le couloir abrite ceux qui recevront leur première dose dans les minutes à venir. Au milieu, des soignants se fraient un passage pour assurer également l’activité ordinaire du centre de santé. Estelle Jacoud, cadre de santé et cheville ouvrière de l’opération, s’assure que tout fonctionne, au quatre coins du centre. « On va très vite organiser de nouvelles plages de vaccination à Saint-Georges », annonce le Dr Nicolas Vignier (CHC), au micro de Guyane la 1ère.

Cette hausse de la demande, les médiateurs des associations Daac et !Dsanté, les agents de terrain en santé publique de la Croix-Rouge française l’ont constatée également. « Depuis un mois, nous faisons de la sensibilisation. Nous rentrons dans chaque maison. Beaucoup de monde nous dit avoir entendu des choses négatives sur la vaccination.  Donc on explique. On se connaît tous, à Saint-Georges, donc on sait trouver les mots pour chacun. Après une opération comme ce week-end, ceux qui étaient réticents, en entendant les commentaires positifs, vont changer d’avis. »

Junior Moreira Trindade, habitant du quartier Adimo, se souvient de la visite des médiateurs et a vite pris sa décision. « Quelqu’un est décédé du Covid dans ma famille. Je ne suis pas seul à la maison. Je vis avec mon père et ma mère. Les médiateurs sont passés chez moi. Nous avions beaucoup de questions et j’ai décidé de me faire vacciner. »


307 people were vaccinated this weekend in the town by teams from the CDPS and the Cayenne hospital center. Demand has been rising sharply for several weeks. To help the inhabitants of the French bank of the Oyapock to protect themselves from the arrival of the Amazon variant, Clara de Bort, general manager of the ARS French Guyana, announced the opening of vaccination to all adults, without age or health criteria in Saint-Georges, Camopi and Trois-Sauts. Local health workers are organizing to meet the demand of the population.

It is 7 o'clock this Saturday morning. In front of the relocated center for prevention and care in Saint-Georges, many residents are already waiting. For two days, caregivers from the CDPS and the Cayenne hospital center (community mobile health team, Emspec) have planned to vaccinate more than 200 people. Sunday at 1:30 p.m., when the last vial has delivered its last drop of vaccine, they will have been 307 to receive their first injection. The end of two intense days for all the professionals involved in this operation.

Vaccination in the border commune does not date from yesterday, or even the day before yesterday. We have been receiving the vaccine there since February 3. “At the beginning, few people wanted to be vaccinated, remembers Dr. Nicolas Lormée, doctor at the CDPS. And as more people were injected, it escalated. We were vaccinating twice a week, twelve doses on Thursday, twelve on Friday, and we saw the appointment times grow longer." The decision was taken in February to mount a massive vaccination operation in the town, which is also more exposed than the rest of French Guiana to the arrival of the P1 variant.

One hundred and forty-five residents make an appointment. One hundred and sixty-two additional people will come forward spontaneously. "This vaccination weekend is almost catching up," continues Dr. Lormée. In the coming days, the demand will continue. "As soon as the CDPS enters, a firefighter and mediators from the associations welcome the residents. The wait is taking place in tents. The hallway houses those who will receive their first dose in the next few minutes. In the middle, caregivers make their way through to also ensure the ordinary activity of the health center. Estelle Jacoud, health manager and backbone of the operation, makes sure everything is working, all four corners of the center. "We will very quickly organize new vaccination periods in Saint-Georges", announces Dr Nicolas Vignier (CHC), at the microphone of Guyane La 1ère.

This increase in demand, mediators from the Daac and !Dsanté associations, as well as public health field agents from the French Red Cross have also observed it. “For the past month, we have been raising awareness. We go into each house. Many people tell us that they have heard negative things about vaccination. So we explain. We all know each other in Saint-Georges, so we know how to find the right words for everyone. After an operation like this weekend, those who were reluctant, upon hearing the positive comments, will change their minds. "

Junior Moreira Trindade, resident of the Adimo district, remembers the visit of the mediators and quickly made his decision. Someone in my family has died from Covid. I am not alone at home. I live with my father and my mother. The mediators came to my house. We had a lot of questions and I decided to get the vaccine. "
 

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