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Infos citoyennes

01/06/21
De nombreux renforts dans les hôpitaux de Guyane

Depuis une dizaine de jours, de nombreux renforts arrivent dans les hôpitaux de Guyane, confrontés à la troisième vague de l’épidémie. Les Dr François Goehringer et Sabrina Bryant, infectiologues à Nancy et Chambéry, n’ont pas hésité à venir aider, quand ils ont reçu les appels des médecins de l’hôpital de Cayenne.

Nantes, Nice, Brest, Nancy, Chambéry. C’est à un véritable Tour de France que convie la liste des renforts arrivés ces derniers jours en Guyane pour aider nos hôpitaux à passer cette troisième vague. Outre l’appel aux volontaires de la Réserve sanitaire, le centre de crise sanitaire a sollicité toutes les Agences régionales de France (ARS) pour qu’elles sensibilisent leurs hôpitaux aux besoins de la Guyane. Certains ont répondu positivement en envoyant des personnels dès le milieu de semaine dernière : le CHU de Nantes, les centres hospitaliers de Saint-Brieuc, de Vendée, de Lorient ont libéré trois aides-soignants et quatre infirmiers de réanimation, un aide-soignant de soins généraux, quatre autres infirmiers et un cadre de santé. Le CHU de Nice, quatre infirmiers. Ils restent la plupart deux semaines.

Les Dr François Goehringer et Sabrina Bryant, pour leur part, ont répondu aux appels des infectiologues du centre hospitalier de Cayenne. « Il y a eu un mail du Dr Loïc Epelboin, qui demandait de l’aide aux infectiologues de France », relate cette dernière, en poste au centre hospitalier Métropole Savoie, à Chambéry. Ayant gardé un bon souvenir de six mois passés dans le service de réanimation de Cayenne l’an dernier, elle n’a « pas hésité. Chez nous, la situation s’était calmée depuis deux semaines, ce qui m’avait permis de souffler. » Son chef de service a immédiatement validé ses congés sans soldes et elle a refait le trajet vers la Guyane. « Nous avons été accueillis par les autres médecins. On se sent les bienvenus. »

Le réseau, c’est aussi ce qui a fait venir le Dr François Goehringer. Infectiologue au CHU de Nancy (Meurthe-et-Moselle), il n’avait jamais mis les pieds en Guyane. Il en aurait fallu plus pour le rebuter : « Entre infectiologues, on se connaît bien. Le Dr Epelboin et le Pr Djossou ont alerté la Spilf (Société de pathologie infectieuse de langue française) de la situation préoccupante en Guyane, du fait qu’avec leurs effectifs, ils commençaient à tirer la langue. » Lui sont revenus les souvenirs de la première vague dans la région Grand Est, il y a un peu plus d’un an. « Nous étions coulés. Au pire de la crise, nous sommes montés à 200 % d’occupation de nos lits de réanimation. Nous avions 160 patients en réanimation en Meurthe-et-Moselle, pour un CHU qui compte, normalement, 64 lits de réanimation. Quand j’ai vu la cinétique en Guyane, ça m’a rappelé ce qui nous est arrivé au début. C’était tout de suite qu’il fallait venir. Quinze jours ou trois semaines après, ç’aurait été trop tard, soit parce que la vague était passée, soit parce que l’hôpital aurait été débordé. » La suite semble lui avoir donné raison puisque « depuis vendredi, on fait davantage sortir de patients qu’on en fait rentrer ».

Le Dr Goehringer a donc posé ses valises en Guyane le 23 mai. Dès le lundi de Pentecôte, il se penche au chevet des patients. « Depuis, tout ce que je connais, c’est la route entre mon hôtel et l’hôpital. Et la météo. Apparemment, c’est une saison des pluies exceptionnelles ! » A l’hôpital, il souligne que la mission « nécessite d’avoir des médecins aguerris. En terme d’effectifs, il y a une grande solidarité, de grandes compétences et une grosse capacité d’adaptation. »

Les protocoles de soins sont « les mêmes. Dès votre première vague, vous aviez appris de l’expérience des territoires touchés avant vous. » La principale différence, il la remarque au niveau des patients : « Ils sont plus jeunes et davantage comorbides qu’en Métropole. Davantage d’hypertension, de diabète… Mais beaucoup moins de personnes âgées. Cela explique peut-être pourquoi votre taux de décès est moins élevé. Avec des soins adaptés, vos patients arrivent, pour la plupart, à se tirer d’affaires. A Nancy, nous sommes montés à 15 décès par jour. Ici, quand il y en a un, ça passe à la radio. »


For the past ten days, many reinforcements have arrived in hospitals in French Guiana, faced with the third wave of the epidemic. Dr François Goehringer and Sabrina Bryant, infectious disease specialists in Nancy and Chambéry, did not hesitate to come and help, when they received calls from doctors at the Cayenne hospital.

Nantes, Nice, Brest, Nancy, Chambéry. The list of reinforcements who have arrived in French Guiana in recent days to help our hospitals get through this third wave is invited to a real Tour de France. In addition to the call for volunteers from the Sanitary Reserve, the health crisis center called on all the Regional Agencies of France (ARS) to make their hospitals aware of the needs of French Guiana. Some responded positively by sending staff from the middle of last week: the Nantes University Hospital, the hospitals of Saint-Brieuc, Vendée, Lorient released three nursing assistants and four resuscitation nurses, a nursing assistant from general care, four other nurses and a health officer. The Nice University Hospital, four nurses. They mostly stay for two weeks.

Dr François Goehringer and Sabrina Bryant, for their part, responded to calls from infectious disease specialists at the Cayenne hospital center. "There was an email from Dr. Loïc Epelboin, who asked for help from infectious disease specialists in France," said the latter, stationed at the Métropole Savoie hospital in Chambéry. Having fond memories of six months in the Cayenne ICU last year, she “didn't hesitate. At home, the situation had calmed down for two weeks, which allowed me to breathe.“ Her head of department immediately validated her unpaid leave and she resumed the journey to French Guiana. “We were greeted by the other doctors. We feel welcome. "

The network is also what brought in Dr François Goehringer. An infectious disease specialist at Nancy University Hospital (Meurthe-et-Moselle), he had never set foot in French Guiana. It would have taken more to put him off: “Between infectious disease specialists, we know each other well. Dr Epelboin and Prof Djossou alerted the Spilf (French-speaking Society for Infectious Pathology) of the worrying situation in French Guiana, as they were starting to stick their tongues out with their staff. "He recalled the first wave in the Grand Est region a little over a year ago. “We were sunk. At the worst of the crisis, we climbed to 200% occupancy in our intensive care beds. We had 160 intensive care patients in Meurthe-et-Moselle, for a CHU which normally has 64 intensive care beds. When I saw the kinetics in French Guiana, it reminded me of what happened to us at the beginning. We had to come right away. Fifteen days or three weeks later, it would have been too late, either because the wave had passed or because the hospital was overwhelmed. The sequel seems to have proved him right since" since Friday, more patients have been taken out than they are brought in ".

Dr Goehringer therefore set down in French Guiana on May 23. From Pentecost Monday, he leans at the bedside of patients. “Since then, all I know is the road between my hotel and the hospital. And the weather. Apparently, it’s an exceptional rainy season!" At the hospital, he emphasizes that the mission "requires having seasoned doctors. In terms of staff, there is great solidarity, great skills and a great capacity for adaptation. "

The treatment protocols are “the same. From your first wave, you had learned from the experiences of the affected territories before you." The main difference, he notes with the patients:" They are younger and more co-morbid than in Metropolitan France. More hypertension, more diabetes ... But a lot less elderly people. This may explain why your death rate is lower. With the right care, most of your patients are able to get by. In Nancy, we went up to 15 deaths per day. Here, when there is one, it goes on the radio. "
 

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