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Infos citoyennes

16/06/21
Vaccination dans l’ouest : rencontres avec les Gran Man cette semaine

Sollicités par le Grand Conseil coutumier, le Dr Fredrik Terlutter et le médiateur culturel Pascal Sélé, tous deux membres de la cellule de vaccination du Chog, rencontrent, à partir d’aujourd’hui, les plus hautes autorités coutumières Paramaka et Ndjuka. Le responsable de la vaccination au Suriname pourrait les y rejoindre. Le but est à la fois d’informer sur le vaccin, mais aussi de discuter du Covid-19 en général, alors que les contaminations sont en hausse dans l’ouest, que le Suriname déplore une cinquantaine de décès par semaine et, qu’à l’approche des grandes vacances, les rassemblements festifs vont se multiplier.

La demande vaccination augmente dans l’Ouest. Le 8 juin, le centre de vaccination de Saint-Laurent du Maroni avait 63 % de personnes en plus en attente de son premier rendez-vous que le 25 mai. Cela alors qu’il n’est plus obligatoire de s’inscrire pour se faire vacciner. Cette évolution traduit d’abord le fait que l’Ouest s’est moins vacciné que le reste du territoire, depuis janvier : moins de 10 % de la population du Bas-Maroni a reçu sa première dose. Elle est aussi le fruit du travail mené par les soignants pour informer la population et apporter le vaccin au plus près d’elle.

La semaine dernière, près de 95 habitants d’Awala-Yalimapo – qui compte environ 1 400 âmes – ont reçu leur première dose. Prochaine opération en date : une rencontre, à partir d’aujourd’hui, entre des personnes du Chog, le Grand Conseil coutumier (GCC) et les Gran Man Paramaka et Ndjuka, soit les deux plus hautes personnalités de ces deux communautés. Dans le Bas-Maroni, les Ndjuka sont nombreux dans plusieurs quartiers de Saint-Laurent du Maroni ainsi qu’à Charvein, tandis que des Paramaka sont établis principalement au sud d’Apatou.

A compter d’aujourd’hui et jusqu’à samedi, le Dr Fredrik Terlutter et le médiateur culturel Pascal Sélé, de la cellule vaccination du Chog, se rendront à Langa Tabiki puis à Dritabiki, côté Suriname. Ils y rencontreront d’abord le Gran Man Jozef Misajere Forster (Paramaka) puis le Gran Man Bono Velanti (Ndjuka). Ils seront accompagnés de Sylvio Van der Pijl et de Bruno Apouyou, président et vice-président du Grand Conseil coutumier. Sur place, il est envisagé que les rejoigne le Dr Kwame Van der Hilst, le Monsieur Vaccination du Suriname.

Cette rencontre a été voulue par les membres du Grand Conseil coutumier. « Depuis le début de la crise sanitaire, il est de notre devoir de participer aux actions de prévention, explique Sylvio Van der Pijl. Nous sommes pleinement associés aux cellules de crise et nous suivons l’évolution de la situation. On voit que les gens sont réticents à se faire vacciner. Une première rencontre a eu lieu entre les chefs coutumiers, Pascal Sélé et les médecins du Chog, pour se faire expliquer ce qu’est le vaccin et que les chefs coutumiers puissent diffuser l’information. C’est à la suite de cela que nous avons eu le projet de rencontrer les Gran Man. »

Sylvio Van der Pijl prévient qu’il ne faut pas s’attendre à voir un chef coutumier – qu’il soit Gran Man ou capitaine – encourager publiquement sa communauté à se faire vacciner. « Certains chefs se sont fait vacciner. » Lui-même ne l’est pas. « Nous n’avons pas à dire de se faire vacciner. Mais il est de notre devoir d’apporter l’information à la population, pour qu’elle puisse prendre sa décision. Quand on voit la situation, le vaccin et les plantes traditionnelles ont un rôle à jouer. Comme chef, rester à ne rien faire, ce n’est pas bon. »

« Il y a un compromis à trouver entre le respect de la médecine traditionnelle et l’usage de la médecine occidentale, abonde le Dr Terlutter. Nous allons parler vaccination, mais aussi sensibiliser à la maladie car on se rend compte que beaucoup d’informations sur le Covid-19 sont mal connues sur le fleuve. » A l’approche des grandes vacances, qui généreront leur lot de déplacement de part et d’autre du fleuve, ces rencontres sont apparues essentielles à Sylvio Van der Pijl : « Il y aura des fêtes, des rassemblements. Il faut éviter les contaminations. »

L’explosion des décès liés au Covid-19 au Suriname (près de 100 en mai, plus de 100 déjà en juin) a révélé un autre problème : « Il y a des cérémonies funéraires. Pour chaque cérémonie, il y a des rituels à respecter, avec des durées variables selon le rôle de la personne. On a vu que certaines cérémonies durent. On va donc rappeler que, vu la situation au Suriname et en Guyane, il faut peut-être réduire la durée de ces cérémonies. »


Solicited by the Grand Customary Council, Dr Fredrik Terlutter and cultural mediator Pascal Sélé, both members of the Chog vaccination unit, are meeting, from today, the highest customary authorities Paramaka and Ndjuka. The person in charge of vaccination in Suriname could join them there. The goal is both to inform about the vaccine, but also to discuss Covid-19 in general, while contaminations are on the rise in the west, that Suriname deplores about fifty deaths per week and, that with the approach of the summer holidays, festive gatherings will multiply.

Demand for vaccination is increasing in the West. On June 8, the Saint-Laurent du Maroni vaccination center had 63% more people waiting for its first appointment than on May 25. This while it is no longer mandatory to register to be vaccinated. This development reflects first of all the fact that the West has vaccinated less than the rest of the territory since January: less than 10% of the population of Bas-Maroni received their first dose. It is also the fruit of the work carried out by caregivers to inform the population and bring the vaccine as close as possible to them.

Last week, nearly 95 residents of Awala-Yalimapo - which numbers around 1,400 souls - received their first dose. Next operation to date: a meeting, from today, between people of Chog, the Grand Customary Council (GCC) and the Gran Man Paramaka and Ndjuka, the two highest personalities of these two communities. In Bas-Maroni, the Ndjuka are numerous in several districts of Saint-Laurent du Maroni as well as in Charvein, while Paramaka are established mainly south of Apatou.

From today until Saturday, Dr Fredrik Terlutter and cultural mediator Pascal Sélé, from the Chog vaccination unit, will travel to Langa Tabiki and then to Dritabiki, on the Suriname side. They will first meet Gran Man Jozef Misajere Forster (Paramaka) and then Gran Man Bono Velanti (Ndjuka). They will be accompanied by Sylvio Van der Pijl and Bruno Apouyou, president and vice-president of the Customary Grand Council. On site, it is envisaged that Dr Kwame Van der Hilst, the Vaccination Mister from Suriname, will join them.

This meeting was desired by the members of the Customary Grand Council. “Since the start of the health crisis, it has been our duty to participate in preventive actions, explains Sylvio Van der Pijl. We are fully associated with the crisis cells and we are monitoring the situation. We see that people are reluctant to be vaccinated. A first meeting took place between the customary chiefs, Pascal Sélé and the doctors of Chog, to be explained what the vaccine is and so that the customary chiefs can disseminate the information. It was after that that we had the plan to meet the Gran Man. "

Sylvio Van der Pijl warns that you shouldn't expect a customary chief - whether Gran Man or captain - to publicly encourage his community to get vaccinated. “Some leaders have been vaccinated." He is not himself. “We don't have to say to get the vaccine. But it is our duty to bring the information to the people, so that they can make their decision. When you see the situation, the vaccine and traditional plants have a role to play. As a boss, sitting around and doing nothing is not good. "

There is a trade-off between respecting traditional medicine and using Western medicine, Dr Terlutter says. We are going to talk about vaccination, but also to raise awareness about the disease because we realize that a lot of information on Covid-19 is not well known on the river." As the summer holidays approach, which will generate their share of travel on both sides of the river, these meetings seemed essential to Sylvio Van der Pijl:" There will be parties, gatherings. Contamination must be avoided. "

The explosion of deaths linked to Covid-19 in Suriname (nearly 100 in May, more than 100 already in June) revealed another problem: “There are funeral ceremonies. For each ceremony, there are rituals to respect, with varying durations depending on the role of the person. We have seen that certain ceremonies last. We will therefore recall that, given the situation in Suriname and French Guiana, the duration of these ceremonies may have to be reduced. "
 

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