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Infos citoyennes

04/10/21
Un nombre record de renforts en Guyane face à une situation inédite

Quatre-vingt-un soignants ont atterri vendredi à l’aéroport Félix-Eboué. Pendant quinze jours, ils renforceront les trois hôpitaux publics de Cayenne, Kourou et Saint-Laurent du Maroni. Parmi eux, trois Guyanais heureux de pouvoir venir « aider leur pays ».

Ils sont infirmiers, infirmiers de réanimation, aides-soignants, médecins, masseurs-kinésithérapeutes ou cadres de santé. Ils sont 81 soignants, arrivés de toutes les régions de France, vendredi après-midi à l’aéroport Félix-Eboué. Mobilisés par la Réserve sanitaire ou par leur Agence régionale de santé dans le cadre de la solidarité nationale, ils vont renforcer les trois hôpitaux publics de Guyane, pendant les quinze prochains jours : une trentaine à Saint-Laurent du Maroni, quatre à Kourou et le reste à Cayenne. Jamais autant de renforts sanitaires n’étaient arrivés en même temps en Guyane. Cela porte le nombre de renforts présents en Guyane à près de 130 ces jours-ci.

Accueilli devant l’aérogare par Clara de Bort, directrice générale de l’Agence Régionale de Santé, chacun a été informé de son hôpital de destination. Des chauffeurs se tiennent prêts pour les emmener dans leur commune de destination, où les hébergements ont été réservés. « Les cadres des centres hospitaliers m’ont bien aidée pour préparer leur arrivée et pour qu’ils puissent démarrer leur mission avec le minimum de stress, souligne Karel Fourcade, référente à la Réserve sanitaire. Cela fait dix-huit mois que nous sommes mobilisés. C’est notre métier. Merci aux personnels sur place ! »

Claire Flacon, infirmière sans emploi à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est rompue à l’exercice : « Je reviens de Guadeloupe où j’étais en renfort en septembre. J’enchaîne avec la Guyane en octobre. Tant que je suis disponible, je viens pour soutenir la population. D’où qu’on soit, on se soutient. Si nous en avions eu besoin, les Guyanais l’auraient fait pour nous. C’est vrai qu’on quitte notre famille au pied levé. On prépare nos valises, on attend le mail qui confirme ou non notre venue et on part. Mon compagnon et nos enfants jouent le jeu et nous comprennent. »

« La situation en Guyane inquiète nos compatriotes de l’Hexagone, confirme Clara de Bort. Nous sommes heureux et soulagés de recevoir ces renforts. Ils viennent pour 15 jours. S’ils s’en sentent l’énergie, ils auront toujours la possibilité de prolonger. Merci aux Guyanais qui les accueillent, car on sait que c’est aussi du travail pour eux. C’est aussi l’occasion de montrer tout ce que notre territoire sait faire.» Avec une incidence hebdomadaire supérieure à 500 cas pour 100 000 habitants, avec 125 patients hospitalisés entre le 20 et le 26 septembre, avec 21 décès entre le 17 et le 23 septembre, l’épidémie de Covid-19 a atteint des niveaux jamais connus jusque-là en Guyane. Et Nous ne sommes pas encore en haut de la vague.

« Il fallait que je vienne aider mon pays »

Pour Corinne, Elie et Locite, venir en renfort en Guyane a une saveur encore plus particulière que pour les 78 autres soignants arrivés vendredi : ils sont tous de retour au peyi. Corinne et Elie étaient d’ailleurs attendus par la famille, à l’aéroport Félix-Eboué. « Quand j’ai vu la situation en Guyane, je me suis dit qu’il fallait que j’aille aider mon pays », témoigne Corinne Fouché, originaire de Rémire-Montjoly, accueillie par sa mère et deux de ses nièces. Aide-soignante dans une clinique mutualiste, elle va renforcer le Centre Hospitalier de Cayenne, pendant quinze jours.

Élie, infirmier dans le nord de l’Hexagone, a également retrouvé sa mère dès sa sortie de l’aéroport. « C’est un engagement pour la Guyane, parce que la Guyane, c’est son pays, le félicite cette dernière, citée par Guyane la 1ère. Il aimerait bien que la Guyane se sorte du coronavirus. On continue à espérer en la guérison des gens. »

Locite Charles, native de Cayenne, a quitté la Guyane en 1999. Diplômée dans l’Hexagone, elle est infirmière dans un établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). « Pendant les grandes vacances, j’ai reçu un mail de l’Agence régionale de santé, pour partir en renfort en Martinique. Je n’étais pas disponible. Quand j’ai vu la situation en Guyane, j’ai directement proposé ma candidature pour venir aider la Guyane. » Même si elle n’a « jamais vraiment travaillé ici », elle suit la situation sanitaire : « On voit ce qui se passe par rapport à la vaccination, on sait que la population est réticente. »

Cet article est issu de la Lettre pro de l’Agence régionale de santé. Vous pouvez vous y abonner en remplissant le formulaire suivant : https://forms.sbc28.com/5a8bed50b85b5350ef1cd117/t13M7zUZQi2XMq5E3DdnhQ/0WQoeDwjRXqJblCpKbLDzA/form.html


Eighty-one caregivers landed at Félix-Eboué airport on Friday. For two weeks, they will reinforce the three public hospitals of Cayenne, Kourou and Saint-Laurent du Maroni. Among them, three Guianese happy to be able to come "to help their country".

They are nurses, intensive care nurses, orderlies, doctors, physiotherapists or health executives. There are 81 caregivers, who arrived from all regions of France on Friday afternoon at Félix-Eboué airport. Mobilized by the Sanitary Reserve or by their Regional Health Agency as part of national solidarity, they will strengthen the three public hospitals in French Guiana, over the next fifteen days: around thirty in Saint-Laurent du Maroni, four in Kourou and the rest in Cayenne. Never before have so many medical reinforcements arrived in French Guiana at the same time. This brings the number of reinforcements present in French Guiana to nearly 130 these days.

Welcomed in front of the terminal by Clara de Bort, director general of the Regional Health Agency, each was informed of their destination hospital. Drivers are ready to take them to their destination municipality, where accommodation has been reserved. "The managers of the hospitals have helped me a lot to prepare for their arrival and so that they can start their mission with the minimum of stress," says Karel Fourcade, referent at the Sanitary Reserve. We have been mobilized for eighteen months. It’s our job. Thank you to the staff on site! "

Claire Flacon, an unemployed nurse in Nancy (Meurthe-et-Moselle), is used to the exercise: "I have just returned from Guadeloupe where I was in reinforcement in September. I will follow up with French Guiana in October. As long as I am available, I come to support the population. Wherever we are, we support each other. If we needed it, the Guianese population would have done it for us. It is true that we leave our family on short notice. We prepare our suitcases, we wait for the email which confirms or not our arrival and we leave. My companion and our children play the game and understand us."

"The situation in French Guiana worries our compatriots in France," confirms Clara de Bort. We are happy and relieved to receive these reinforcements. They come for 15 days. If they feel the energy, they will always have the opportunity to extend. Thank you to the Guianese who welcome them, because we know that it is also work for them. It's also an opportunity to show what our territory can do. " With a weekly incidence of more than 500 cases per 100,000 inhabitants, with 125 patients hospitalized between September 20 and 26, with 21 deaths between September 17 and 23, the Covid-19 epidemic has reached levels never before seen in French Guiana. And we're not at the top of the wave yet.

"I had to come and help my country"

For Corinne, Elie and Locite, coming to French Guiana as reinforcement has an even more special flavor than for the 78 other caregivers who arrived on Friday: they are all back in the peyi. Corinne and Elie were also expected by the family at Félix-Eboué airport. "When I saw the situation in French Guiana, I said to myself that I had to go and help my country," says Corinne Fouché, from Rémire-Montjoly, welcomed by her mother and two of her nieces. Nursing assistant in a mutualist clinic, she will strengthen the Cayenne Hospital Center for two weeks.

Élie, a nurse in the north of France, also found his mother as soon as she left the airport. "This is a commitment for Guyana, because Guyana is her country, congratulates the latter, cited by Guyana the 1st. He would like French Guyana to get out of the coronavirus. We continue to hope in the healing of people. "

Locite Charles, a native of Cayenne, left French Guiana in 1999. A graduate in France, she is a nurse in an establishment for dependent elderly people (Ehpad), in Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). "During the summer holidays, I received an email from the Regional Health Agency to go back to Martinique. I was not available. When I saw the situation in French Guiana, I directly applied to come and help French Guiana. "Even though she has" never really worked here ", she follows the health situation: "We see what is happening with regard to vaccination, we know that the population is reluctant."

This article is from the Professional Letter of the Regional Health Agency. You can subscribe to it by filling out the following form: https://forms.sbc28.com/5a8bed50b85b5350ef1cd117/t13M7zUZQi2XMq5E3DdnhQ/0WQoeDwjRXqJblCpKbLDzA/form.html
 

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