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Infos citoyennes

06/10/21
Traitements du Covid : en finir avec les fausses croyances

Les fausses croyances en Guyane sur les traitements du covid amènent les 11 professeurs de médecine de l'Université de Guyane à informer les concitoyens guyanais sur la réalité scientifique dans les domaines des traitements qui protègent et des traitements qui soignent une infection déclarée.

Sur le traitement préventif :
La vaccination contre le covid reste le pilier de la maitrise de l'épidémie.
Les vaccins les plus efficaces et les mieux tolérés sont les vaccins à ARN messager (Pfizer, Moderna). Non, il ne s’agit pas de "thérapie génique". Tous les jours on mange des légumes, des fruits, de la viande ou du poisson qui sont très riches en ARN messager. Pour rappel, la thérapie génique est un procédé thérapeutique visant à modifier l’ADN des gènes de cellules malades et de traiter ainsi certaines pathologies, telles que certains cancers, maladies du sang ou maladies génétiques. Il n’y a donc aucune comparaison entre ces deux techniques.
D'autres vaccins n'utilisent pas l'ARN messager. Ils sont un peu moins efficaces mais peuvent être utiles pour les personnes qui ne voudraient pas les vaccins à ARN messager. Le vaccin Janssen, par exemple, est une alternative.
Les médicaments fréquemment cités en Guyane pour se protéger du virus, notamment l'hydroxychloroquine, ne préviennent pas la maladie ni ses complications.


Sur le traitement curatif :
Les traitements actuellement utilisés sur les formes sévères et graves du covid sont l'oxygène, parfois délivré à haut débit (dit Optiflow), les corticoïdes et les anticoagulants. Ils n'agissent pas sur le virus mais diminuent les complications de façon très significative.
Il n'y a pas de traitement médicamenteux commercialisé efficace sur le virus à ce jour.

Notamment ne marchent pas : l'hydroxychloroquine, l'ivermectine, le zinc, l'azithromycine, la vitamine D. Les études associant l'hydroxychloroquine et l'azithromycine ont même montré une mortalité plus élevée.

En pratique : Nous mettons en garde sur les points suivants : encourager ou prescrire un de ces médicaments à visée antivirale contre le covid (hydroxychloroquine, ivermectine, zinc, azithromycine) est, dans l'état actuel des connaissances scientifiques, une erreur scientifique et une faute médicale. Nous recommandons aux organisations professionnelles des métiers de la santé d'être vigilantes sur ce point.

Pour le Département de Formation et de Recherche en Santé de l'Université de Guyane :
Pierre Couppié, professeur de dermatologie-vénérologie, directeur du DFR Santé,
Mathieu Nacher, professeur de santé publique, directeur adjoint du DFR Santé, directeur de l'unité INSERM CIC-EC épidémiologie clinique du Centre Hospitalier de Cayenne,
Magalie Demar, professeur de parasitologie-mycologie, directrice de l'équipe de recherche T-BIP (Tropical Biome and immunophysiopathology), ex-EPat de l'Université de Guyane,
Félix Djossou, professeur de maladies infectieuses et tropicales, président du Collège Médical du Groupement Hospitalier de Territoire de Guyane,
Narcisse Elenga, professeur de pédiatrie, directeur du centre de référence sur la drépanocytose, chef de pôle au Centre Hospitalier de Cayenne,
Bertrand de Toffol, professeur de neurologie, chef de pôle au Centre Hospitalier de Cayenne,
Hatem Kallel, professeur de réanimation-soins critiques, chef de pôle au Centre Hospitalier de Cayenne,
Antoine Adenis, professeur de santé publique, directeur adjoint de l'unité INSERM CIC-EC épidémiologie clinique du Centre Hospitalier de Cayenne,
Loïc Epelboin, professeur de maladies infectieuses et tropicales,
Magaly Zappa, professeur de radiologie,
Jean Pujo, professeur de médecine d'urgence


False beliefs in French Guiana on covid treatments lead the 11 medical professors at the University of French Guiana to inform fellow Guianese citizens about the scientific reality in the fields of treatments that protect and treatments that cure a declared infection.

On preventive treatment:
Vaccination against covid remains the pillar of controlling the epidemic.
The most effective and best tolerated vaccines are messenger RNA vaccines (Pfizer, Moderna). No, this is not "gene therapy". Every day we eat vegetables, fruits, meat or fish which are very rich in messenger RNA. As a reminder, gene therapy is a therapeutic process aimed at modifying the DNA of the genes of diseased cells and thus treating certain pathologies, such as certain cancers, blood diseases or genetic diseases. There is therefore no comparison between these two techniques.
Other vaccines do not use messenger RNA. They are a little less effective but can be useful for people who do not want messenger RNA vaccines. The Janssen vaccine, for example, is an alternative.
The drugs frequently cited in French Guiana to protect against the virus, in particular hydroxychloroquine, do not prevent the disease or its complications.

On the curative treatment:
The treatments currently used for severe and severe forms of covid are oxygen, sometimes delivered at high flow (called Optiflow), corticosteroids and anticoagulants. They do not act on the virus but reduce complications very significantly.
There is no effective drug treatment on the market for the virus to date.

In particular, they do not work: hydroxychloroquine, ivermectin, zinc, azithromycin, vitamin D. Studies combining hydroxychloroquine and azithromycin have even shown higher mortality.

In practice: We warn on the following points: encouraging or prescribing one of these antiviral drugs against covid (hydroxychloroquine, ivermectin, zinc, azithromycin) is, in the current state of scientific knowledge, a scientific error and a medical malpractice. We recommend that professional organizations in the health professions be vigilant on this point.

For the Department of Training and Health Research of the University of French Guiana:
Pierre Couppié, professor of dermatology-venereology, director of the DFR Santé,
Mathieu Nacher, professor of public health, deputy director of the DFR Santé, director of the INSERM CIC-EC clinical epidemiology unit of the Cayenne Hospital Center,
Magalie Demar, professor of parasitology-mycology, director of the T-BIP (Tropical Biome and immunophysiopathology) research team, ex-EPat of the University of French Guiana,
Félix Djossou, professor of infectious and tropical diseases, president of the medical college of the hospital group of Territory of French Guiana,
Narcisse Elenga, professor of pediatrics, director of the sickle cell reference center, head of the pole at the Cayenne Hospital Center,
Bertrand de Toffol, professor of neurology, head of department at the Cayenne Hospital Center,
Hatem Kallel, professor of intensive care and critical care, head of the center at the Cayenne Hospital Center,
Antoine Adenis, professor of public health, deputy director of the INSERM CIC-EC clinical epidemiology unit of the Cayenne Hospital Center,
Loïc Epelboin, professor of infectious and tropical diseases,
Magaly Zappa, professor of radiology,
Jean Pujo, professor of emergency medicine
 

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