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Infos citoyennes

17/11/21
Santé Publique France dresse le panorama de 20 mois et 4 vagues de Covid-19 en Guyane

Comme dans les autres régions de France, SpF a publié un bulletin de santé publique spécial Covid. Outre qu’il constituera un témoin de l’impact de ses vingt premiers mois de Covid-19 sur la population et le système hospitalier, il permet d’établir de premières comparaisons entre les quatre vagues qu’a connues le territoire.

Après vingt mois de Covid-19, quatre vagues, plus de 45 000 cas confirmés biologiquement et 322 décès à l’hôpital, qui se souvient que, mi-mars 2020, la Guyane n’avait enregistré que cinq cas de Covid-19 ? Des habitants de Saint-Laurent du Maroni qui rentraient d’un rassemblement religieux dans l’est de l’Hexagone. Qui se souvient que près de la moitié de la population de Saint-Georges a été testée en mai et juin de l’année dernière ? Qui se souvient que plus de 1 700 personnes ont été hospitalisées pendant la première vague qu’a connue le territoire ? En publiant aujourd’hui un bulletin de santé publique (BSP) spécial Covid, la cellule régionale de Santé Publique France retrace plus d’un an et demi d’épidémie et livre de nouvelles données sur l’épidémie, le profil des patients les plus gravement touchées et l’impact respectif des quatre vagues.

« Les études publiées se font généralement au niveau national, constate le Dr Cyril Rousseau, responsable de la cellule régionale de Santé Publique France. Si nous ne le faisons pas au niveau régional, on oubliera l’histoire de la Guyane. » Ce bulletin de santé publique peut donc déjà être lu comme un document sur ce qu’a été l’impact de l’épidémie sur le système hospitalier en Guyane :

  • Deux premiers mois avec très peu de cas, en raison du confinement précoce du territoire, ce qui a permis la mise en place d’un « contact tracing intensif et une détection et gestion de nombreux clusters a mobilisé les acteurs durant plus de 2 mois, sans qu’une circulation communautaire ne s’installe réellement. Cela a permis de mettre à profit le temps gagné pour préparer le système de santé, mais le confinement a pu engendrer des coûts sociétaux majeurs touchant en particulier les populations fragiles », se souvient SpF ;
  • Plus de 1 700 séjours à l’hôpital pendant la première vague ;
  • Une deuxième vague plus modérée au tournant de 2020 et 2021 ;
  • Un variant alpha qui a très peu circulé en Guyane ;
  • Une aggravation de la situation sous l’effet du variant gamma, en mars 2021 ;
  • Un record d’admissions en réanimation et de décès durant la troisième vague ;
  • En septembre 2021, « une surmortalité hebdomadaire jamais connue ».

« Ces deux dernières vagues provoquées par des variants très contagieux dans un contexte de vaccination insuffisante resteront d’une exceptionnelle durée et intensité pour la Guyane, alors que le vaccin était disponible mais la demande insuffisante. Les mesures de freinage ont aussi été exceptionnellement longues pour le territoire », souligne SpF en conclusion de ce rappel historique.

Les comorbidités semblent annuler les bénéfices de la jeunesse de la population guyanaise

Ce bulletin fournit aussi de premiers éléments de comparaison de la quatrième vague finissante avec les précédentes. Premier constat : « Les données ne montrent pas de changement notable dans l’âge des personnes admises à l’hôpital, en réanimation ou décédées, et peu de variations dans les profils de comorbidité y concourant. Elles soulignent toutefois les fragilités d’une population apparemment protégée par son jeune âge (plus de la moitié des Guyanais ont moins de 25 ans), mais touchée par une forte prévalence de facteurs de risque comme les maladies cardio-pulmonaires, l’obésité et le diabète. Ces facteurs de risque semblent annuler en partie la protection liée au jeune âge de la population. » En Guyane, à peu de choses près :

  • Les patients hospitalisés ont en moyenne 50 ans ;
  • Les patients admis en réanimation ont en moyenne 60 ans ;
  • Les patients qui décèdent du Covid-19 à l’hôpital ont en moyenne 70 ans.

Mais ces moyennes cachent un profil très large des patients les plus gravement touchés, du trentenaire atteint de comorbidités au nonagénaire rendu fragile par son grand âge.

En Guyane, une surmortalité manifeste lors des différentes vagues

Les données de cette quatrième vague ne sont pas encore consolidées, celle-ci n’étant pas encore terminée. Mais avec 126 décès, elle dépasse déjà la troisième vague. La première vague, l’an dernier, avait provoqué une surmortalité de 24 % en Guyane. En septembre, le territoire a battu tous ses records en la matière. La semaine du 20 au 26, 17 personnes sont décédées du Covid-19 dans les hôpitaux de Guyane. La surmortalité enregistrée au cours de cette dernière vague est manifeste, comme le montre le graphique ci-dessous. L’étude des déclarations de décès permettra de préciser ce qui est dû au Covid-19. « Cette vague se déroulent dans un contexte de couverture vaccinale trop faible pour qu’elle ait un impact majeur sur la mortalité », déplore SpF. Elle aurait toutefois évité une cinquantaine de décès, selon de premiers résultats d’une étude en cours à l’échelle de la Guyane, évoquée par le Dr Rousseau sur l’antenne de Radio Peyi, fin octobre.

Les 3e et 4e vagues plus sévères pour toutes les classes d’âge

« A chaque vague épidémique,

  • Les nouvelles hospitalisations concernaient en majorité les 30-49 ans et les 50-69 ans (56 à 65 %) ;
  • Les admissions en soins critiques concernaient en majorité les 50-69 ans (43 à 60 %) ;
  • Les décès hospitaliers concernaient en majorité les 70 ans et plus (44 à 55 %) et les 50-69 ans (36 à 56 %) », note SpF.

Santé Publique France poursuit : « Comparativement aux deux premières vagues au cours desquelles les souches virales historiques ont circulé, la troisième vague liée au variant Gamma a eu un impact plus important en termes de morbidité et mortalité : les taux d’admissions en soins critiques et de décès ont été plus élevés dans toutes les catégories d’âge. Bien que non terminée, les données suggèrent un impact équivalent voire supérieur de la quatrième vague. On observe néanmoins une distribution des admissions en soins critiques et des décès par âge similaire quelle que soit la vague. »

En réanimation, davantage de décès lors de la quatrième vague

Dans toutes les classes d’âge, la proportion des patients admis en réanimation parmi les personnes hospitalisées a été supérieure lors des troisième et quatrième vagues. « La proportion de décès parmi les cas hospitalisés variait de 3 à 4 % lors des deux premières vagues et de 8 à 12 % lors des 3e et 4e vagues. Bien que non terminée, les données de la 4e vague suggèrent une proportion de décès plus importante lors de cette vague par rapport aux précédentes. Chez les 70 ans et plus qui comptabilisent la majorité des décès, 30 % des patients hospitalisés sont décédés soit près d’un sur trois. Chez les 50-69 ans, cette proportion s’élève à 15 % », soit plus d’un sur sept.

A chaque nouvelle vague, les services de réanimation ont admis également davantage de femmes (un tiers en première vague, la moitié lors de la quatrième), davantage de patients avec un syndrome de détresse respiratoire aigu (80 % en première vague, 98 % actuellement). Davantage de patients de réanimation sont décédés : 29 % en première vague, 48 % actuellement. Ces patients admis en réanimation présentait presque tous une ou plusieurs comorbidités, les plus fréquentes étant l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité au cours des quatre vagues.

Cet article est issu de la Lettre pro de l’Agence régionale de santé. Vous pouvez vous y abonner en remplissant le formulaire suivant : https://forms.sbc28.com/5a8bed50b85b5350ef1cd117/t13M7zUZQi2XMq5E3DdnhQ/0WQoeDwjRXqJblCpKbLDzA/form.html


As in other regions of France, SpF is now publishing a special Covid public health bulletin. In addition to being a witness to the impact of his first twenty months of Covid-19 on the population and the hospital system, it allows for initial comparisons to be made between the four waves that the territory has experienced.

After twenty months of Covid-19, four waves, more than 45,000 biologically confirmed cases and 322 hospital deaths, who remembers that, in mid-March 2020, French Guiana had only registered five cases of Covid-19 ? Residents of Saint-Laurent du Maroni returning from a religious gathering in eastern France. Who remembers that almost half of the population of Saint-Georges was tested in May and June of last year? Who remembers that more than 1,700 people were hospitalized during the first wave in the territory? By publishing today a special Covid public health bulletin (BSP), the regional unit of Public Health France retraces more than a year and a half of the epidemic and delivers new data on the epidemic, the profile of the most severely affected and the respective impact of the four waves.

"The studies published are generally carried out at the national level," notes Dr Cyril Rousseau, head of the regional unit of Public Health France. If we don't do it regionally, Guyana’s history will be forgotten." This public health bulletin can therefore already be read as a document on the impact of the epidemic on the hospital system in French Guiana:

  •     First two months with very few cases, due to the early confinement of the territory, which allowed the establishment of an "intensive contact tracing and the detection and management of many clusters mobilized the actors for more than 2 months, without community circulation really taking hold. This made it possible to take advantage of the time saved to prepare the health system, but the confinement could generate major societal costs affecting in particular vulnerable populations ”, recalls SpF;
  •     Over 1,700 hospital stays during the first wave;
  •     A second more moderate wave at the turn of 2020 and 2021;
  •     An alpha variant which has circulated very little in French Guiana;
  •     A worsening of the situation under the effect of the gamma variant, in March 2021;
  •     A record of intensive care admissions and deaths during the third wave;
  •     In September 2021, “a never-known excess weekly mortality”.

These last two waves caused by highly contagious variants in a context of insufficient vaccination will remain of exceptional duration and intensity for French Guiana, while the vaccine was available but insufficient demand. The braking measures were also exceptionally long for the territory ”, underlines SpF in conclusion of this historical reminder.

Co-morbidities seem to cancel out the benefits of the youth of the Guianese population

This bulletin also provides the first elements of comparison of the fourth wave ending with the previous ones. First observation: "The data do not show a significant change in the age of people admitted to hospital, intensive care or deceased, and little variation in the comorbidity profiles contributing to it. However, they underline the weaknesses of a population apparently protected by its young age (more than half of Guyanese are under 25), but affected by a high prevalence of risk factors such as cardio-pulmonary diseases, obesity and diabetes. These risk factors seem to partially cancel out the protection linked to the young age of the population." In French Guiana, more or less:

  •     Hospitalized patients are on average 50 years old;
  •     Patients admitted to intensive care are on average 60 years old;
  •     Patients who die from Covid-19 in hospital are on average 70 years old.

But these averages hide a very broad profile of the most seriously affected patients, from the thirties with co-morbidities to the nineties made fragile by their old age.

In French Guiana, excess mortality is evident during the different waves

The data for this fourth wave is not yet consolidated, as it is not yet complete. But with 126 deaths, it already exceeds the third wave. The first wave, last year, caused an excess mortality of 24% in French Guiana. In September, the territory broke all its records in this area. The week of 20 to 26, 17 people died from Covid-19 in hospitals in French Guiana. The excess mortality recorded during this latest wave is evident, as shown in the graph below. The study of the declarations of death will make it possible to clarify what is due to Covid-19. "This wave is taking place in a context of vaccination coverage too low for it to have a major impact on mortality", deplores SpF. However, it would have avoided about fifty deaths, according to the first results of an ongoing study across French Guiana, mentioned by Dr Rousseau on Radio Peyi at the end of October.

The 3rd and 4th waves are more severe for all age groups

With each epidemic wave,

    The new hospitalizations mainly concerned 30-49 year olds and 50-69 year olds (56 to 65%);
    The majority of critical care admissions concerned 50-69 year olds (43 to 60%);
    Hospital deaths mainly concerned those aged 70 and over (44 to 55%) and those aged 50 to 69 (36 to 56%),
” notes SpF.

Santé Publique France continues: “Compared to the first two waves during which the historical viral strains circulated, the third wave linked to the Gamma variant had a greater impact in terms of morbidity and mortality: the rates of admissions to critical care and deaths were highest in all age groups. Although not complete, the data suggests an equivalent or even greater impact of the fourth wave. However, we observe a similar distribution of critical care admissions and deaths by age regardless of the wave. "

In intensive care, more deaths in the fourth wave

In all age groups, the proportion of patients admitted to intensive care among those hospitalized was higher in the third and fourth waves. “The proportion of deaths among hospitalized cases varied from 3 to 4% during the first two waves and from 8 to 12% during the 3rd and 4th waves. Although not complete, data from the 4th wave suggests a higher proportion of deaths during this wave compared to previous ones. Among those aged 70 and over who account for the majority of deaths, 30% of hospitalized patients have died, or nearly one in three. Among 50-69 year olds, this proportion rises to 15% ", or more than one in seven.

With each new wave, the intensive care units also admitted more women (a third in the first wave, half in the fourth), more patients with acute respiratory distress syndrome (80% in the first wave, 98% currently ). More intensive care patients have died: 29% in the first wave, 48% currently. Almost all of these ICU patients had one or more co-morbidities, the most common being high blood pressure, diabetes and obesity over the four waves.

This article is from the Professional Letter of the Regional Health Agency. You can subscribe to it by filling out the following form: https://forms.sbc28.com/5a8bed50b85b5350ef1cd117/t13M7zUZQi2XMq5E3DdnhQ/0WQoeDwjRXqJblCpKbLDzA/form.html
 

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