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Infos citoyennes

19/11/21
«c’est plus facile de se faire vacciner à domicile»

L’arrivée du vaccin Janssen en Guyane et la simplification de la logistique du vaccin Pfizer ont permis de démarrer la vaccination contre le Covid-19 à domicile. Chaque semaine, davantage de personnes la sollicitent.

Une, puis douze, puis trente-cinq la semaine dernière. Chaque semaine, la demande de vaccination à domicile augmente en Guyane. Les chiffres sont modestes. Ils étaient les mêmes fin mai, puis fin juillet, quand les pharmaciens, puis les médecins, ont commencé à vacciner dans leurs officines et leurs cabinets. Aujourd’hui, ces deux professions réalisent un quart des vaccinations contre le Covid-19 et ont déjà administré plus de 10 500 doses. Il n’y a pas de raison que la vaccination à domicile ne suive pas la même tendance.

Se faire vacciner chez lui, dans son lit, c’est le choix qu’a fait Rébert Antoine, 87 ans pour l’état-civil, dix de moins sur le visage. Il y a trois mois, cet habitant de Cogneau-Lamirande (Matoury) s’est cassé la jambe gauche. Depuis, il peine à se déplacer et porte encore une attelle. Il limite ses mouvements au maximum. « C’est ma fille qui m’a parlé de la vaccination. » Et l’a convaincu. Il en a parlé à son infirmière qui, ne vaccinant pas, a sollicité sa consœur Awatef Argoubi, infirmière libérale à Cayenne. Hier à midi, il a reçu sa première dose.

Une heure plus tôt, l’infirmière se présentait à la Pharmacie internationale, à Cayenne. Munie de sa sacoche-glacière fournie par l’ARS, elle récupère quatre seringues déjà préparées de vaccin Pfizer, un service que proposent certaines pharmacies aux libéraux, notamment à ceux vaccinant à domicile. Elle échange ses pains de glace décongelés contre de nouveaux que lui fournit Éric Bourdin, docteur en pharmacie. Et récupère quatre seringues pour les quatre personnes qu’elle doit vacciner ce jour-là. La pharmacie en a préparé davantage encore : chaque jeudi et chaque vendredi, elle réalise elle-même 21 ou 28 injections directement à l’officine. Tous les flacons de Pfizer reconstitués ce matin-là seront utilisés dans les six heures, comme c’est la règle.

Avant de se rendre à Cogneau-Lamirande, Awatef Argoubi fait un crochet par Rémire-Montjoly. Un couple l’a sollicitée pour recevoir son rappel, après avoir reçu les deux premières doses au centre de vaccination de l’Encre, à Cayenne. « Nous nous sommes fait vacciner dès le départ, sans obligation de personne, insiste la fringante retraitée. Je suis diabétique, j’ai de l’hypertension. Je n’ai pas besoin qu’on me dise « Madame, allez-y ! » Je suis assez grande pour savoir quoi faire. »

Voici quelques jours, son médecin traitant l’a informée de l’intérêt de se faire vacciner contre la grippe et de la possibilité de recevoir son rappel anti-Covid chez soi. « J’aurais pu aller à la Pharmacie de Montjoly, puisqu’ils le font. Mais avec mon mari qui ne peut pas se déplacer, c’est plus facile à domicile. Quand nous sommes allés à l’Encre.»

Sur la terrasse de leur villa, Charles Aznavour chante à tue-tête dans la tablette. Awatef Argoubi déroule le questionnaire prévaccinal : Avez-vous eu le Covid depuis moins de trois mois ? Un vaccin récemment ? Une allergie ? Prenez-vous un anticoagulant ? Est-ce que vous êtes enceinte ? « A 74 ans ? J’ai eu trois enfants. Je respire maintenant ! » Ça détend l’atmosphère. La primo-vaccination s’est déroulée sans encombre : « On n’a pas eu d’effet secondaire. Moi, le bras un peu dur là où on m’a piquée et mon mari, un début de fièvre. Un doliprane et c’est parti. »

La discussion se poursuit pendant le quart d’heure de surveillance postérieur à la vaccination. « Mon vaccin grippe est déjà dans le réfrigérateur. » L’infirmière l’informe des possibilités d’aide à domicile pour l’accompagner au côté de son mari. Il est l’heure de partir de Cogneau-Lamirande où l’épouse de Rébert Antoine, qui « a peur du vaccin » mais voyant que tout se passe bien pour son mari, finira par prendre rendez-vous pour dans un mois : quand son mari recevra sa deuxième dose, elle recevra sa première.

Après les quatre personnes vaccinées hier, d’autres attendent Awatef Argoubi aujourd’hui. La liste ne s’arrêtera pas là. Une heure plus tôt, à la pharmacie, une de ses consœurs, venue se renseigner pour réaliser sa première vaccination à domicile, lui a finalement confié son patient. « J’ai commencé à vacciner. C’est contraignant, reconnaît Awatef Argoubi. Mais c’est aussi un acte de santé publique. » Elles sont quelques-unes à avoir démarré. A la Pharmacie internationale, Éric Bourdin fournit désormais des seringues à quatre infirmières. Le couple de retraités de Rémire-Montjoly s’était vu également proposer la vaccination à domicile par leur masseur-kinésithérapeute. Les médecins et les sages-femmes peuvent également la réaliser.

Cet article est issu de la Lettre pro de l’Agence régionale de santé. Vous pouvez vous y abonner en remplissant le formulaire suivant : https://forms.sbc28.com/5a8bed50b85b5350ef1cd117/t13M7zUZQi2XMq5E3DdnhQ/0WQoeDwjRXqJblCpKbLDzA/form.html


The arrival of the Janssen vaccine in French Guiana and the simplification of the logistics of the Pfizer vaccine have made it possible to start vaccination against Covid-19 at home. Every week, more people ask for it.

One, then twelve, then thirty-five last week. Every week, the demand for home vaccination increases in French Guiana. The numbers are modest. They were the same at the end of May, then at the end of July, when pharmacists, then doctors, began to vaccinate in their pharmacies and their offices. Today, these two professions perform a quarter of Covid-19 vaccinations and have already administered more than 10,500 doses. There is no reason that home vaccination does not follow the same trend.

Getting vaccinated at home, in bed, is the choice made by Rébert Antoine, 87 years old for the civil status, ten less on the face. Three months ago, this inhabitant of Cogneau-Lamirande (Matoury) broke his left leg. Since then, he has struggled to move around and still wears a splint. He limits his movements to the maximum. "It was my daughter who told me about the vaccination." And convinced him. He spoke about it to his nurse who, not vaccinating, asked his colleague Awatef Argoubi, liberal nurse in Cayenne. Yesterday at noon he received his first dose.

An hour earlier, the nurse reported to the International Pharmacy in Cayenne. Equipped with her cooler bag provided by the ARS, she retrieves four pre-prepared syringes of Pfizer vaccine, a service offered by some pharmacies to freelancers, especially those who vaccinate at home. She exchanges her thawed ice packs for new ones provided to her by Eric Bourdin, doctor of pharmacy. And collect four syringes for the four people she needs to vaccinate that day. The pharmacy has prepared even more: every Thursday and every Friday, it itself performs 21 or 28 injections directly at the pharmacy. All Pfizer vials reconstituted that morning will be used within six hours, as is the rule.

Before going to Cogneau-Lamirande, Awatef Argoubi makes a detour via Rémire-Montjoly. A couple asked for her booster after receiving the first two doses at the Ink vaccination center in Cayenne. "We were vaccinated from the start, without obligation of anyone, insists the dashing retiree. I have diabetes, I have high blood pressure. I don't need to be told, "Ma'am, go ahead! I'm old enough to know what to do. "

A few days ago, her attending physician informed her of the value of getting a flu shot and of the possibility of having her anti-Covid booster at home. "I could have gone to the Pharmacie de Montjoly, since they do. But with my husband who can't get around, it's easier at home. When we went to Ink.

On the terrace of their villa, Charles Aznavour sings loudly into the tablet. Awatef Argoubi takes out the pre-vaccine questionnaire: Have you had the Covid for less than three months? A vaccine recently? An allergy ? Are you taking an anticoagulant? Are you pregnant? "At 74? I had three children. I breathe now!" It relaxes the atmosphere. The primary vaccination went off without a hitch: “We didn't have any side effects. Me, the arm a little hard where I was stung and my husband, the onset of a fever. A doliprane and off you go. "

The discussion continues during the quarter-hour post-vaccination surveillance. “My flu shot is already in the refrigerator." The nurse informs her of the possibilities of home help to accompany her alongside her husband. It is time to leave Cogneau-Lamirande where the wife of Rébert Antoine, who "is afraid of the vaccine" but seeing that all is going well for her husband, will end up making an appointment for in a month: when her husband will get his second dose, she will get his first.

After the four people vaccinated yesterday, more are waiting for Awatef Argoubi today. The list will not end there. An hour earlier, at the pharmacy, one of her sisters, who had come to find out about her first home vaccination, finally confided her patient to her. “I started to vaccinate. It is binding, recognizes Awatef Argoubi. But it is also an act of public health." They are a few to have started. At the International Pharmacy, Eric Bourdin now provides syringes to four nurses. The retired couple from Rémire-Montjoly were also offered home vaccination by their physiotherapist. Doctors and midwives can also do it.

This article is from the Professional Letter of the Regional Health Agency. You can subscribe to it by filling out the following form: https://forms.sbc28.com/5a8bed50b85b5350ef1cd117/t13M7zUZQi2XMq5E3DdnhQ/0WQoeDwjRXqJblCpKbLDzA/form.html
 

 

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