La semaine dernière a été marquée par une forte augmentation du nombre de cas confirmés de chikungunya. Cette hausse concerne principalement Saint-Laurent-du-Maroni. Le littoral Ouest est désormais considéré en épidémie.

Le nombre de cas de chikungunya diagnostiqués en une semaine a plus que doublé, la semaine dernière, par rapport à ce qui était enregistré jusque-là en Guyane. Trente-trois cas ont été recensés contre une moyenne de douze à treize au cours des deux mois précédents. Cette hausse concerne principalement Saint-Laurent-du-Maroni, ce qui a conduit Santé publique France a annoncé le passage du littoral ouest en phase épidémique, dans un bulletin de surveillance diffusé hier. Dans les hôpitaux de proximité, les CDPS et les services d’urgences, le nombre de passages reste faible néanmoins. Parmi les trente-huit patients hospitalisés, deux sont considérés comme sévères et huit comme inhabituels.
Le littoral ouest concentre 80 % des cas enregistrés sur le territoire. Ailleurs, SpF relève :

« L’épidémie se développe lentement mais sûrement »
Interrogé sur Radio Peyi mercredi, Bertrand Parent, directeur général de l’ARS, a souligné qu’avec la hausse des cas de chikungunya enregistrée la semaine dernière, « on a passé un cap supplémentaire (…) Les épidémies se développent toujours à bas bruit, mais sûrement. » Aux auditeurs, il a rappelé que le chikungunya est « une maladie invalidante. Les symptômes sont proches de ceux de la dengue, avec des douleurs articulaires (…) Elle peut provoquer plusieurs crises (…) Il y a quelques cas sévères. Il peut y avoir des sortes de réminiscences de la maladie. Il faut s’en préoccuper (…) La dernière épidémie remonte à 2014-2015. Il y a donc toute une population jeune qui n’a pas été en contact avec le virus. »
Outre les mesures de lutte dans les domiciles mises en œuvre par la Collectivité territoriale et que chacun est invitée à suivre, Bertrand Parent a fait le point sur la vaccination : « Bien utilisée, c’est une méthode de prévention pertinente et efficace (…) Nous allons mettre à disposition des Guyanais le vaccin. Ce ne sera que sur prescription médicale, sur la base de ces recommandations de la Haute Autorité de santé, dans le dialogue entre le médecin et son patient. L’intérêt, c’est d’utiliser la vaccination de manière préventive, parce que l’on a des comorbidités ou que l’on a plus de 65 ans. Il faut en discuter avec son médecin, qui dira s’il y a un intérêt à se faire vacciner. Il fait une prescription, on va à la pharmacie pour obtenir le vaccin et c’est son médecin qui fera l’injection. »
Vaccination : deux cents premières doses acquises par l’ARS en vue de leur distribution gratuite
La vaccination gratuite contre le chikungunya en Guyane va pouvoir débuter. L’Agence régionale de santé a finalisé hier l’acquisition des deux cents doses de vaccin qui se trouvaient sur le territoire. Celle-ci sont désormais chez les grossistes-répartiteurs, afin d’être mises à la disposition des pharmacies à usage intérieur (PUI) et des officines.
Hier après-midi, l’Agence a échangé avec l’URPS pharmaciens afin que ceux-ci puissent dispenser gratuitement le vaccin aux patients présentant l’ordonnance d’un médecin. Une convention permettra à l’ARS de financer les commandes, le stockage et la dispensation par les officinaux.
Le vaccin Vimkunya représente la très grande majorité des deux cents doses disponibles actuellement. Pour rappel, la Haute Autorité de santé recommande son utilisation chez les personnes les plus vulnérables face au virus du chikungunya, à savoir :
Ce premier stock sera très rapidement complété par de nouvelles commandes.


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