L’Agence Régionale de Santé ouvrira une fenêtre de demande d’autorisation du 30 juillet au 1er octobre. Elle concernera une douzaine d’activités médicales et deux équipements matériels lourds. Il s’agira normalement de la dernière fenêtre dans le cadre du projet régional de santé 2018-2028.

Des antennes de service d’urgence, de la cardiologie interventionnelle, un caisson hyperbare, de l’hospitalisation à domicile, des soins médicaux et de réadaptation… voici quelques-unes des activités et des équipements matériels lourds (EML) que l’Agence régionale de santé pourrait autoriser dans les prochains mois. L’ARS s’apprête à ouvrir une fenêtre de demande d’autorisation. Les candidats auront du 30 juillet au 1er octobre pour déposer leurs dossiers.
Cette fenêtre devrait être la dernière dans le cadre du projet régional de santé 2018-2028. Elle s’inscrit dans plusieurs cadres :
Pour rappel, dans le cadre des autorisations d’activité, la Guyane est coupée en deux zones :
En outre, des activités à vocation régionale peuvent ne pas être soumises à un zonage.
■ Médecine d’urgence. Cette activité regroupe les structures d’urgences, les Smur et le Samu. Des antennes d’urgences pourront voir le jour. A la différence d’un service d’urgence, elles n’ont pas besoin d’être ouvertes 24h/24.
■ Hospitalisation à domicile. Dans le cadre de la réforme des autorisations, plusieurs modalités sont désormais possibles : HAD socle, HAD réadaptation, HAD enfants de moins de 3 ans et HAD ante- et post-partum.
■ Psychiatrie. Une activité de psychiatrie enfant – adolescents sera possible en zone 2.
■ Soins critiques. La fenêtre sera ouverte pour la modalité soins intensifs polyvalents dérogatoires, en zone 1.
■ Traitement des cancers. Après plusieurs autorisations accordées en début d’année, cette activité sera également concernée par la prochaine fenêtre de demande d’autorisation.
■ Médecine génétique. Il s’agirait d’une nouvelle activité autorisée sur le territoire.
■ Diagnostic prénatal. Après l’autorisation accordé au CHU de Guyane – site de Cayenne en début d’année, une seconde autorisation est disponible en zone 1.
■ Soins médicaux et de réadaptation.
■ Traitement de l’insuffisance rénale chronique. Il reste des autorisations de dialyse péritonéale en zone 2.
■ Médecine nucléaire. Après l’attribution d’une autorisation temporaire (lire ci-dessous), une seconde autorisation reste disponible et sera incluse dans la prochaine fenêtre de demande d’autorisation d’activité.
■ Cardiologie interventionnelle. L’activité interventionnelle sous imagerie médicale en cardiologie en zonage régional.
■ Soins de longue durée. Une autorisation sera disponible pour une USLD, en zonage régional.
■ Équipements matériels lourds.

Médecine nucléaire : où en sommes-nous ?
L’an dernier, l’Agence Régionale de Santé a ouvert une fenêtre de demande d’autorisation pour l’activité de médecine nucléaire. Deux candidats se sont fait connaître :
Deux mentions, que détaille le Code de la santé publique, étaient ouvertes :
Le Centre d’imagerie moléculaire de Guyane avait déposé un dossier pour la mention A ; le CHU de Guyane, pour les deux mentions.
En début d’année, l’Agence régionale de santé a décidé de ne pas attribuer ces autorisations. En effet, pour son directeur général Bertrand Parent, il est important que :
Néanmoins, un des promoteurs a déposé un recours devant le tribunal administratif en mars. A l’issue de la procédure de référé, le directeur général de l’Agence régionale de santé a accordé, le 25 mai, une autorisation provisoire jusqu’à ce que les juges se prononcent sur le fond.
La Guyane a besoin de la médecine nucléaire. Chaque année, environ 150 patients du territoire sont transférés pour un TEP-Scan. S’y ajoutent ceux hospitalisés hors de Guyane et qui bénéficient d’un TEP-Scan directement sur leur lieu de prise en charge, sans évacuation sanitaire. La médecine nucléaire est donc envisagée dans le Schéma régional de santé 2023-2028. Le rapport sur la cancérologie en Guyane, rédigé en 2023 par les Pr Gilles Calais et Stéphane Culine, recommande son déploiement progressif.
Mais pour que ce besoin soit satisfait, il convient que les projets soient réalisables, y compris sur le plan médico-économique. Dans leur rapport, les Pr Calais et Culine rappelaient que l’Hexagone compte en moyenne un TEP-Scan pour 400 000 habitants. La présence de deux TEP-Scan concurrents en Guyane apparaît donc non viable. D’où l’importance de la coopération plutôt que de la concurrence.


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