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Infos citoyennes

04/09/26
Chikungunya : le parcours vaccinal simplifié

C’était une demande de l’Agence Régionale de Santé : en plus des médecins, la prescription et l’administration des deux vaccins contre le chikungunya sont désormais permises aux pharmaciens d’officine, aux sages-femmes et aux infirmiers formés, a annoncé Bertrand Parent, directeur général de l’ARS, hier. Tout un chacun peut se présenter auprès d’un de ces professionnels de santé pour connaître son éligibilité à cette vaccination, qui est gratuite en Guyane. Néanmoins, un patient peut être orienté chez un médecin en cas de doute sur l’indication d’un vaccin au regard de ses antécédents médicaux.

Se faire vacciner contre le chikungunya devient plus facile ! Outre par son médecin, il est désormais possible de se faire prescrire et administrer les vaccins contre le chikungunya par un pharmacien d’officine, une sage-femme ou un infirmier formé, a annoncé Bertrand Parent, directeur général de l’Agence Régionale de Santé, hier lors d’échanges avec plusieurs médias. Le parcours vaccinal en devient simplifié.

À la suite des recommandations vaccinales de la Haute Autorité de santé, l’ARS Guyane a déployé une campagne de vaccination gratuite contre le chikungunya en priorisant les personnes les plus exposées au risque de formes graves, notamment les personnes présentant des comorbidités et les personnes âgées de 65 ans et plus. Dans le même temps, l’Agence a soutenu cette facilitation de l’accès à ces vaccins. Elle a obtenu son inscription au calendrier vaccinal des départements et régions d'Outre-mer pour les populations éligibles. Dès lors, elle a discuté des modalités de mises en œuvre avec les représentants des professions concernées. Cette évolution permet de simplifier le parcours vaccinal.

Désormais, tout un chacun peut se présenter auprès d’un médecin ou d’un pharmacien d’officine, d’une sage-femme ou d’un infirmier formé pour connaître son éligibilité à cette vaccination. Néanmoins, un patient peut être orienté chez un médecin en cas de doute sur l’indication d’un vaccin au regard de ses antécédents médicaux.

La vaccination contre le chikungunya est gratuite sur prescription pour toute personne de plus de 12 ans souhaitant se faire vacciner. Deux publics sont toutefois prioritaires en raison d’un risque accru de développer une forme grave : les personnes âgées de plus de 65 ans et les personnes souffrant de comorbidité.

Le choix du vaccin (Vimkunya® ou Ixchiq®) dépend notamment de l'âge, de l'état de santé et des recommandations en vigueur. Un médecin, un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme pourra orienter les personnes désirant se faire vacciner vers la solution la plus adaptée à leur situation.

« Cette simplification du parcours de vaccination contre le chikungunya va aider ceux qui hésitaient encore à se protéger contre ce virus, se réjouit Bertrand Parent. La vaccination constitue un outil essentiel pour réduire le risque de formes sévères, mais elle doit s'accompagner du maintien des mesures de protection contre les piqûres de moustiques : éliminer les lieux de ponte des moustiques et se protéger individuellement et collectivement. »

Retrouvez toutes les informations sur la vaccination contre le chikungunya sur le site internet de l’Agence régionale de santé

Hausse à Kourou, baisse à Saint-Laurent, stabilité à Cayenne

La semaine dernière, « le nombre de passages aux urgences du CHU de Guyane – site de Saint-Laurent-du-Maroni pour suspicion de chikungunya était en diminution, à un niveau faible, annonce Santé publique France, dans un bulletin de surveillance diffusé hier. La circulation du virus (sur le littoral ouest) a fortement ralenti au cours de ces dernières semaines. Ce secteur est actuellement en épidémie. Si la tendance se confirme au cours des prochaines semaines, notamment dans le contexte de la rentrée scolaire et de reprise du travail, l’épidémie sera terminée dans ce secteur.

Dans les Savanes, le nombre de passages aux urgences du CHK pour suspicion de chikungunya est en hausse depuis plusieurs semaines. L’épidémie se poursuit dans ce secteur.

Dans l’Île-de-Cayenne, le nombre de cas confirmés était stable, la semaine dernière. Six foyers actifs étaient en cours de suivi, répartis sur deux communes du secteur. L’Ile-de-Cayenne est en phase de foyers épidémiques.

Sur le Maroni, aucun nouveau cas n’a été biologiquement confirmé la semaine dernière. Le secteur est en phase de transmission sporadique. C’est également le cas dans l’intérieur, l’intérieur Est et sur l’Oyapock, qui sont en phase de veille épidémiologique.

Près de 250 personnes vaccinées cette dernière semaine

Deux cent quarante-neuf doses de vaccins ont été administrées cette dernière semaine, en Guyane. Cela porte à 1 138 le nombre de vaccins délivrés depuis le début de la campagne de vaccination.

Financée par l’Agence Régionale de Santé, la vaccination contre le chikungunya est gratuite en Guyane, sur prescription médicale. Retrouvez toutes les informations sur son site internet. 

Où se faire vacciner ?

La vaccination est désormais accessible auprès de plusieurs professionnels de santé :

  • Chez son médecin. II peut conseiller, prescrire le vaccin et réaliser l'injection après récupération du vaccin en pharmacie.
  • Directement en pharmacie d'officine. Les pharmaciens peuvent désormais prescrire et administrer les vaccins contre le chikungunya aux personnes âgées de 12 ans et plus, conformément à la réglementation en vigueur.
  • Auprès d'un infirmier ou d'une sage-femme. Les infirmiers et les sage-femmes formés à la vaccination peuvent également prescrire et administrer ces vaccins aux personnes éligibles.
  • Dans les centres de vaccination et structures de santé. La vaccination est également proposée dans les centres de vaccination de la Croix-Rouge française, dans les centres de santé (CDPS) pour les communes de l'intérieur, au sein des hôpitaux lors de son passage ainsi que dans les antennes médicales pour les militaires et leurs familles.

■ Le parcours vaccinal en trois étapes

  • Prendre contact avec le professionnel de santé de son choix : médecin, pharmacien, infirmier ou sage-femme.
  • Échanger avec lui afin d’obtenir une prescription adaptée à son profil.
  • Se faire vacciner immédiatement lorsque cela est possible ou en prenant rendez-vous.
     

Le tableau ci-dessous résume les recommandations publiées par la HAS le 9 avril 2026 concernant les deux vaccins actuellement disponibles.

La vaccination vise à prévenir les formes graves, essentiellement chez les personnes les plus fragiles, mais également les formes invalidantes (environ 30 à 50 % des patients symptomatiques développent des douleurs articulaires persistantes au-delà de 3 mois). La vaccination permet ainsi de réduire le risque de complications et l’impact sur la qualité de vie, ainsi que la pression sur le système de santé en contexte épidémique.

Les personnes les plus vulnérables face au chikungunya sont les personnes âgées, les personnes présentant des comorbidités, les personnes immunodéprimées ainsi que les nouveau-nés. Bien que la vaccination soit un geste individuel, elle contribue également à réduire le risque de transmission et à protéger ces populations particulièrement fragiles.

La vaccination ne remplace pas les autres mesures de protection mais vient les renforcer. Il est crucial de continuer à :

  • Éliminer les lieux de ponte (coupelles, récipients, pneus usagés gouttières…) ;
  • Se protéger individuellement et collectivement (utiliser des répulsifs, porter des vêtements longs et amples, dormir sous moustiquaire).

 

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