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Infos citoyennes

16/06/05
Collectif ''Quel orpaillage pour la Guyane ?''

Le Collectif « Quel orpaillage pour la Guyane ? », représentant 21 associations et syndicats, met à votre disposition un rapport achevé par notre équipe en mars 2005 sur «l’Etat des lieux de l’exploitation de l’or en Guyane». Il est téléchargeable sur le site de blada.com. Nous souhaitons que la lecture de ce document apporte des précisions complémentaires et une vision d’ensemble du secteur de l’or en Guyane.

Ce rapport a pour but principal d’ouvrir le débat sur la place de l’activité minière en Guyane, en dépasser les conflits d’intérêts, et pour qu’enfin soit pris en considération l’intérêt général.

7 points principaux sont soulevés :

Premièrement, l’exploitation de l’or est responsable de nombreux impacts sanitaires et environnementaux qui ne sont pas maîtrisés à l’heure actuelle.
Jusqu’à quand laissera t’on des populations subir les conséquences de la pollution des eaux (boue et mercure) ?

Deuxièmement, le secteur aurifère est synonyme de précarité de l’emploi. Ainsi plus de 60% de la main d’œuvre est étrangère et embauchée sous des contrats APT (Autorisation provisoire de travail) simplifiant les conditions d’embauche et à durée limitée (9 mois). Rares sont les inspections du travail sur les sites.
Quand les services compétents se donneront-ils les moyens de contrôler les conditions de travail dans ce secteur et d’en publier les chiffres ?

Troisièmement, l’exploitation aurifère est par définition non durable. L’absence de politique minière en Guyane fait qu’aucune planification dans le temps et l’espace n’existe. Jusqu’à quand et où l’exploitation doit-elle se faire ?

Quatrièmement, les retombés économiques directes pour la collectivité sont négligeables et les retombés indirectes non chiffrées. La taxe sur l’or est de 0,5 % et les exportations via les pays voisins sont inquantifiables.
Combien de personnes vivent de cette activité et quelle est sa part dans l’économie de la Guyane ?

Cinquièmement, ce secteur exclut le développement de toutes autres activités dans les zones exploitées.
Comment promouvoir des activités durables de qualité (alimentaire, pharmacologie, cosmétique…), comment promouvoir le tourisme si les eaux sont polluées et les criques saccagées.
A t’on évalué l’impact sur le tourisme dû à l’image déplorable que véhiculent les médias lorsqu’ils traitent de l’insécurité générée par cette activité ?

Sixièmement, l’opacité dans la gestion des sociétés (approvisionnement en carburant et matériel, emplois …) crée un flou entre légalité et illégalité. Cette activité serait-elle encore rentable si la réglementation était respectée ?

Septièmement, la prolifération des sites clandestins fait d’une grande partie de la Guyane une zone de non-droit. En réponse, l’Etat met en place de ponctuelles opérations Anaconda génératrices elles-mêmes d’insécurité et peu efficaces sur le long terme.
Quand des postes fixes seront-ils placés aux points stratégiques afin de contrôler réellement les flux de matériels ?
Quand donnera t’on réellement les moyens à la justice de démanteler les filières du réseau clandestin ? A qui profite la lenteur de ces procédures ?

Actuellement personne n’est capable de répondre à toutes ces questions. Personne n’est donc en droit de promouvoir le secteur minier comme un secteur d’avenir sur lequel la Guyane peut baser son « développement durable ». Les enquêtes et/ou études n’existent pas ou sont toujours ‘’en cours’’.

L’or fait, bien sur, partie de l’histoire de la Guyane et de nombreux Guyanais ont fait vivre leur famille grâce à cette activité. Mais aujourd’hui l’extraction aurifère n’a plus rien d’artisanal et ne rapporte qu’à un petit nombre d’individus, au mépris de l’ensemble de la collectivité. Il est temps que nous encouragions des activités où le respect de l’Homme et de l’Environnement soit une exigence incontournable pour tous ses habitants.

Le Collectif « Quel orpaillage pour la Guyane »


Projet d’exploitation de la société CAMBIOR sur la montagne de Kaw

Le collectif : « Quel orpaillage pour la Guyane ? » vous informe et vous fait part de ses inquiétudes. 

- De quel droit l’état français se permet-il de brader 30 km2 de forêt à une multinationale canadienne ? 

- Très peu de retombées économiques pour la Guyane : CAMBIOR est exonérée de la taxe professionnelle et demande l’annulation de l’octroi de mer et celle de la taxe sur le carburant. Seule la taxe sur la production d’or, soit 0.5 %, sera reversée par CAMBIOR (soit 50 Euros pour 1 kg d’or). 

- Des emplois pendant 10 ans et après ? L’artisanat et le tourisme ne serait-il pas plus durable ? Nous pensons que la dégradation des paysages et la pollution des milieux constitueront un frein au développement touristique de la Guyane. 

- Est-il normal que CAMBIOR construise une route pour l’acheminement de matériaux et produits toxiques sur une zone de droit d’usage des amérindiens Palikur ? 

- Les études pluridisciplinaires réalisées ont mis en évidence une biodiversité riche et exceptionnelle sur la montagne de Kaw et particulièrement sur le site des permis de CAMBIOR. L’exploitation de ce site va entraîner une déforestation et une pollution importante néfaste pour la faune et la flore notamment pour les espèces protégées par la convention de Washington.

La forêt primaire de Guyane est l’un des dernier grand fragment forestier. La Guyane se voit identifiée comme la seule région du monde où cette forêt à la plus grande chance de survie. La mine de camp Caïman va sacrifier une forêt primaire d’une importance majeure pour quelques kilos d’or. Aucune méthode efficace de revégétalisation n’est possible sur de telles surfaces d’exploitations laissant ces zones sinistrées à jamais. 

- D’énormes quantités de produits toxiques (300 000 tonnes de produits chimiques et 13 000 000 litres de gasoil) seront acheminées sur ce site. Qu’adviendra-t-il des digues de retenue des parcs à résidus contenant l’arsenic et les métaux lourds sachant qu’elles ne pourront résister éternellement au temps ? Souvenons nous de la catastrophe d’Omaï au Guyana (mine exploitée par CAMBIOR) où l’eau cyanurée du parc à résidus s’est déversée dans les rivières, tuant les poissons et privant d’eau potable la population durant plusieurs jours. Si un même accident se produisait sur la montagne de Kaw ce serait la Comté et toutes les rivières en aval qui seraient écologiquement mortes et impropres à la consommation.

(Par ailleurs, que peut-on imaginer de l’association de CAMBIOR et de la COGEMA quand on sait que l’une des activités de la COGEMA est de recycler les déchets nucléaires ?)

En conclusion, nous sommes fermement opposés à ce projet qui nous apparaît incompatible avec un développement local et durable de la Guyane et qui va à l’encontre de l’intérêt général car il va détruire un patrimoine unique et exceptionnel commun à tous.

Nous souhaitons un autre développement pour la Guyane !

 

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