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17/09/11
Organisation des Nations Autochtones de Guyane (ONAG)

« Madame la Ministre de l’Outre-Mer n’a pas brillé aux yeux des peuples autochtones »
Lors de l’inauguration de la route reliant MARIPASOULA et PAPAÏCHTON,  qui a lieu le vendredi 16 septembre à 09h00, à MARIPASOULA,  la Ministre de l’Outre-Mer, Madame Penchard en  a  profité pour rencontrer les Autorités Coutumières sur les problématiques du Haut Maroni.
Au cours de cette  visite, Madame la  Ministre, a complétement ignoré les Amérindiens, c’est-à-dire, nous, les Autochtones de la Guyane Française ! 

En effet, les Autorités Coutumières ont été conviées à participer à une réunion de travail avec   Madame la Ministre. Il est inconcevable, de recevoir les Autorités Bushinengué sans recevoir les Amérindiens en tant que premier habitant originel de Guyane. Les Autorités Wayanas ont eu droit à une simple salutation de la part de la Ministre. 

Encore une fois, cela est un déni de notre existence en tant que collectif autochtone et nous regrettons une telle attitude indigne de la part d’une personnalité représentant l’Etat Français. 
Souvent  le mercure est la cause du décès de nombreux Amérindiens. L’Etat  a déployé beaucoup de moyens pour un gendarme tué par un garimpeiros, dans l’exercice de ses fonctions sur notre territoire. Nous ne demandons pas que la France en fasse autant chaque fois qu’un Amérindien meure du mercure mais qu’elle ait un peu plus de considération pour cette population qui paie un lourd tribut dans sa chair dû aux conséquences de la complaisance de cet état de fait. 

Encore une fois, ceci est la simple conséquence du manque de fermeté de l’Etat Français vis-à-vis du Brésil, car la France connaît la situation de l'Etat d'Amapa, l’un des Etats le plus pauvre du Brésil dont sont originaires, le plus grand nombre des garimpeiros qui se livrent à  l’orpaillage clandestin sur notre territoire. L’exploitation minière sert donc de soupape économique et sociale à cet Etat. Le Brésil a bien des raisons de fermer les yeux sur ces activités illégales et ne s'empresse surtout pas de démanteler les bases des garimpeiros. Ces bases sont restées côté du Brésil pendant la durée de l'opération "Harpie". 

Sur le Haut Maroni, la population souffre et vit dans un climat d'insécurité, sans compter tous les problèmes de santé publique que l'orpaillage engendre avec la question du mercure. Nous ne  cessons de répéter que l'orpaillage provoque des rejets de mercure et des pollutions aquatiques qui affectent toute la chaîne trophique.

Sur le plan environnemental, les amérindiens sont les premières victimes. 70% des enfants de moins de 3 ans présentent des taux d'imprégnation au mercure 5 fois supérieur aux normes  internationales qui ont des conséquences pathologiques graves (retards de développement,  affections ophtalmologiques et troubles du comportement). Les suicides proviennent probablement de là!  

Qu’en est-il des actions pour ces problématiques ? 

Monsieur le Président de la République a tenu un grand discours fraternel à Camopi avec des promesses ! 

Qu’en est-il de la mise en application concrète des accords signés entre le Président Nicolas  SARKOZI  et Monsieur Lula DA SILVA Président de la République du Brésil, à ce moment-là, concernant la lutte contre les garimpeiros ? Où en sont les négociations par la voie diplomatique?

Notre organisation demande à la France de faire pression sur le Brésil pour que cette situation cesse.

Nous exigeons en tant que peuple et nation autochtone ainsi que les communautés locales participent de façon pleine et effective dans tous les processus de négociation et de prise de décision pertinents, y compris dans les conférences diplomatiques de plein droit.
Dans un esprit de coopération, que les propositions des peuples autochtones soient prises en compte dans les textes. Les propositions des peuples autochtones doivent  être acceptées au  même titre que n’importe quelle proposition d’un État. 

Enfin, nous invitons Madame la Ministre à prendre en compte notre existence en tant  qu’Autochtone, selon la définition de la déclaration des Nations Unies et d’avoir un peu plus de respect pour nos Autorités !

A Kourou, le 17 septembre 2011
Florencine EDOUARD
                    Coordinatrice Générale
                    Et ses membres

ONAG 
18 avenue de Passoura
97310 KOUROU
florencine.edouard@gmail.com
ONG Autochtone enregistrée au J.O de la République Française, suivant la loi du 1 er  juillet 1901
Amérique du Sud - France - DOM - Guyane Française
Tél : 00594694262277

 

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