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Jodla 14/12/09
Les Brèves de FF
Les avocats bloquent le procès de ''l'or clandestin'' de Saint-Elie

Le mouvement de protestation des avocats de Guyane a provoqué "le report sine die", selon un magistrat de Cayenne, de l'important procès de l'or clandestin de Saint-Elie. Ce procès devait débuter ce lundi à Cayenne et durer trois jours.

"La visite de la ministre de l'outre-mer, Madame Penchard, n'a apporté aucune réponse à nos revendications" déclarait vendredi, maître Patrick Lingibé avant de préciser que "la décision de bloquer ce procès avait été prise depuis une assemblée générale des avocats en novembre".

Les avocats du barreau de la Guyane réclament depuis plusieurs mois la création d'une Cour d'appel de plein exercice en Guyane. La Cour d'appel de la juridiction guyanaise se situe actuellement en Martinique. "Vu la distance, c'est comme si Varsovie gérait la ville d'Annecy" a poursuivi maître Lingibé. Ces dernières semaines, le mouvement des avocats avait déjà bloqué une session d'assises et deux audiences de correctionnelle.

Le procès qui devait s'ouvrir ce lundi concernait 21 prévenus, dont une dizaine de commerçants de Saint-Elie, dont le territoire est infesté de sites aurifères clandestins depuis de longues années. Les commerçants, Français ou Brésiliens, en situation régulière, sont soupçonnés d'avoir largement bénéficié de cette activité illégale. Deux commerçantes sont même poursuivies pour exploitation aurifère illicite. L'une d'elles, propriétaire de deux maisons au Brésil, touchait le RMI, dans la période des faits reprochés.

Parmi ces commerçants, cinq d'entre eux sont poursuivis pour de présumées opérations de banques. Selon l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction, l'enquête a mis à jour que certains commerçants récupéraient le métal jaune de chercheurs d'or clandestins avant de procéder, moyennant commissions, à des virements téléphoniques dans des comptes bancaires au Brésil. Leurs intermédiaires téléphoniques étaient des gérants de comptoirs d'or d'Oiapoque (ville brésilienne à la frontière de la Guyane) qui procédaient aux virements sur les comptes brésiliens, notamment de chercheurs d'or ou de leur famille, avant même que la production d'or ait quitté Saint-Elie !

Parmi les autres personnes poursuivies, figure une Brésilienne en situation irrégulière dont le commerce, illégal, abritait, en outre, à Saint-Elie une bijouterie clandestine. Ou encore des personnes servant à acheminer la main d'oeuvre clandestine notamment deux piroguiers et un couple de passeurs de Kourou dont la femme possédait 22 téléphones portables (!) selon l'enquête.

Deux des prévenus sont en fuite et font l'objet d'un mandat d'arrêt depuis 2008 : un ancien bijoutier clandestin de Saint-Elie ainsi que l'ex-associé brésilien d'une commerçante française de la commune. En décembre 2007, la police fédérale du Brésil avait informé les enquêteurs français que l'intéressé était propriétaire de l'hôtel "Paris" à Oiapoque.

Ce lundi, le tribunal a levé certaines interdiction figurant sur le contrôle judiciaire des prévenus mais a maintenu l'interdiction, pour ces derniers, de se rendre à Saint-Elie.

FF
 

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