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Jodla 06/07/10
Les reportages de FF
Pour tout l’or de Saint-Elie : le premier verdict

Jeudi 1er juillet après-midi à Cayenne, le tribunal correctionnel a rendu son verdict dans l’affaire de la commune aurifère de Saint-Elie suite au procès des 17 et 18 mai derniers. Toutes les personnes condamnées dans ce dossier (à l’exception du bijoutier clandestin, Jeferson De Paolo Tito qui n’était pas poursuivi pour cette infraction) ont notamment été reconnues coupables de « complicité d'exploitation illicite d'un site aurifèrepar fourniture de moyen » en octroyant des moyens « de subsistance » et/ou « de transport » et/ou « d'exploitation de sites illicites ». En revanche, le tribunal a écarté l’infraction de « bande organisée » pour l’ensemble des 21 prévenus. Les deux seules commerçantes inquiétées pour « exploitation d’un site aurifère illégal », sur le territoire de Saint-Elie, ont été relaxées de ce chef de poursuite. La rédaction des motivations du jugement devait encore être finalisée et ne sera disponible que le mercredi 7 juillet au greffe du tribunal de grande instance (TGI) de Cayenne a indiqué jeudi dernier, à l’audience, le président du tribunal Eric Fournié. Plusieurs avocats ont d’ores et déjà annoncé leur intention de faire appel.


A) Commerçants de Saint-Elie
 
Il est à noter que, selon le délibéré du tribunal, tous les commerçants de Saint-Elie, cités ci-après, ont été : soit interdits de se rendre à Saint-Elie, soit interdits d’y vendre du matériel d’orpaillage, le temps de la mise à l’épreuve imposée à chacun d’eux. Une mise à l’épreuve qui varie de 18 mois à… 5 ans pour des commerçants en situation de récidive (déjà condamnés au pénal dans des dossiers similaires). Toutes les peines, amendes et obligations tombent en cas d’appel des intéressés puisque celui-ci est suspensif.
 
Joseph Boulogne, 62 ans, né à Castries (Sainte-Lucie) : 3 ans de prison dont un an ferme et 2 ans de mise à l’épreuve. Interdiction de se rendre sur Saint-Elie. Amende de 20 000 euros. Peine, interdiction et amendes identiques pour sa compagne d’origine haïtienne, Lofinette Damis, 58 ans. Tous deux ont été les seuls poursuivis et condamnés, en outre, pour proxénétisme.
 
Aura Espinosa (épouse Zulémaro), 59 ans, Française d’origine dominicaine : 3 ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis et de mise à l’épreuve. Interdiction de se rendre sur Saint-Elie. Amende de 30 000 euros

Carmita Moraes Cavalcante dite « Carmen » Brésilienne, 44 ans, 3 ans d’emprisonnement dont 30 mois assortis du sursis et de mise à l’épreuve. Interdiction de se rendre sur la commune de Saint-Elie, 30 000 euros d’amende.
 
Edina Monteiro Monteiro, Brésilienne, 63 ans : 2 ans d’emprisonnement dont un an ferme avec 5 ans de mise à l’épreuve (situation de récidive). Interdiction d’exercer une activité de nature commerciale. Amende de 15 000 euros. Relaxée de l’infraction d’exploitation d’un site d’orpaillage illégal.
 
Ediane Monteiro Monteiro, Brésilienne, 37 ans, fille d’Edina : 2 ans d’emprisonnement dont un an ferme avec 5 ans de mise à l’épreuve (situation de récidive). Interdiction de vendre du matériel d’orpaillage. Amende de 15 000 euros. Relaxée de l’infraction d’exploitation d’un site d’orpaillage illégal.
 
Rayro Marcelo Monteiro Monteiro, Brésilien, 36 ans, fils d’Edina, 18 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Interdiction de vendre du matériel d’orpaillage. Amende de 7 000 euros

Ramires John Monteiro Monteiro, Brésilien, 32 ans, fils d’Edina, 3 mois avec sursis. Relaxé de l’aide au séjour d’étrangers en situation irrégulière.
 
Michel Sobaszek, Français de 62 ans : 3 ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant la même durée. Possibilité de se rendre sur Saint-Elie mais interdiction de vendre du matériel d’orpaillage. Amende de 15 000 euros. Relaxé pour aide au séjour d’étrangers illégaux. Peine, amende, interdiction et relaxe identiques pour son épouse, Nedes Almeida Nascimento (Sobaszek) 43 ans, brésilienne.
 
Isabelle Fonseca Gaspar, Française de 42 ans : condamnée à 2 ans d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve. Interdiction de vendre du matériel d’orpaillage. 15 000 euros d’amende
 
B) Les relais du village PK6 (proche de la scierie jouxtant la RN1 à la sortie de Kourou)

Joël Lima Dos Santos, Brésilien, 37 ans : 2 ans d’emprisonnement dont un ferme. Mise à l’épreuve de 3 ans. Amende de 15 000 euros. Cleia Costa Anselmo, sa concubine, brésilienne de 33 ans : 2 ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis et 3 ans de mise à l’épreuve. Amende de 10 000 euros. L’enquête avait mis en exergue qu’elle possédait « 22 numéros de téléphones portables en plus de son fixe ». Les deux concubins transportaient notamment des clandestins et/ou de l’or. Notamment entre la frontière brésilienne et PK6. Et vice-versa.
 
Hilton Luis Mendes Vieira dit « Pato Roco », 38 ans, Brésilien : 12 mois ferme. Absent à l’audience. Mandat d’arrêt. Trois ans d’interdiction du territoire national. Piroguier et transporteur de clandestins par la route entre PK6 et le barrage de Petit Saut. Avait déclaré, au cours de l’instruction, travailler tant pour le couple de PK6 que pour des commerçants de Saint-Elie. Il avait aussi déclaré avoir déjà été expulsé 18 fois de Guyane.
 

C) Absents au procès et/ ou en fuite. Font l’objet d’un mandat d’arrêt.
 
Antonio Uilson Da Costa Souza, 41 ans, Brésilien : 2 ans de prison ferme. Mandat d’arrêt. 3 ans d’interdiction du territoire national. Propriétaire d’au moins un hôtel à Oiapoque (l’hôtel Paris), cet individu a été présenté au cours du procès des 17 et 18 mai comme le véritable patron d’un des commerces de Saint-Elie (« Saveur des Bois ») qu’il « gérait » à distance depuis le Brésil.
 
Railson Da Costa Souza, son frère, 34 ans : 12 mois ferme, mandat d’arrêt, 3 ans d’interdiction du territoire national. Travaillait au commerce « Saveur des Bois » de Saint-Elie.
 
Hilton Luis Mendes Vieira dit « Pato Roco », 38 ans (voir B)
 
Juçara Padilha, 56 ans, brésilienne : seule habitante de Saint-Elie à la tête d’un commerce illégal ayant fait l’objet de poursuites dans ce dossier. Condamnée à 12 mois ferme, mandat d’arrêt, interdiction du territoire national pendant 3 ans.
 
Jeferson De Paolo Tito, Brésilien l’un des deux bijoutiers clandestins de Saint-Elie au moment des faits (l’autre n’a pas été poursuivi). A échappé deux fois aux gendarmes. Condamné par défaut notamment pour « aide au séjour irrégulier (…) en procédant à la transformation de l'or natif, illégalement extrait remis par des étrangers en situation irrégulière, en bijoux ». A écopé de 6 mois de prison ferme. Mandat d’arrêt. Trois ans d’interdiction du territoire national
 
 
D) Relaxés
 
Raimundo Da Silva Ribeiro, Brésilien, 46 ans, piroguier régulier qui travaillait sur le Lac de Petit Saut : relaxé sans peine ni dépens. Au cours des procès des 17 et 18 mai, son avocat Me Stephan Doutrelong avait estimé que son client exerçait « une mission de service public » en effectuant des norias de transport en pirogue sur la retenue d’eau du barrage EDF.

Maria Pinho Pereira, Brésilienne, 44 ans, relaxée sans peine ni dépens ex-employée du commerce Saveur des Bois de Saint-Elie.

Francilda Pereira Freira, Brésilienne, 40 ans, en situation irrégulière au moment des faits, relaxée sans peine ni dépens, était une employée, à Saint-Elie, du commerce de Carmita Moraes Cavalcante.


FF

 

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