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Archives - Courrier des lecteurs

Nouveau courrier   
02/11/11
Fabien  (Antécum pata)      Mouvements sociaux

En réponse au message de Telop48 du 02/11/11

C'est qui ATL ?

Le président de la Guyane ...

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02/11/11
Titiguyane40  (Remire montjoly)      Mouvements sociaux

En réponse au message de Tg973 du 31/10/11

pr vous repondre, je n'ai pas fait de generalité, je parlais seulement des grevistes de but et non de la masse ouvriere! je confirme ce que je disais dans mon post: s'ils ne savent pas gerer leur argent metons les sous tutelle! bien que vous prenez cela comme insulte c'est pour leur bien! depensez plus que j'en gagne améne forcement a l'endettement! la guyane est a mon sens un departement où il est plus important de paraitre que d'etre!!!! osez me dire le crontraire! c'est a eux d'assumer leurs conneries et non au dirigeants! je suis passé chez but aujourd'hui, a çà pr jouer au DOMINO sous la tante il y a du monde! je respecte les grevistes(qui ont une bonne cause) depuis toutjours mais pas les grevistes qui cherchent a remboursser leurs dettes en faisant chier tt le monde! j'ai hate de voir l'issu de ce conflit en esperant que la direction aura le dernier mot et que les grevistes paieront pour leurs conneries!

pour ce qui est du conflit chez but et ailleurs, une chose est certaine ;quand on entre dans une greve il faut savoir aussi en sortir . mais voila en france on joue sur le pourrissement d'un mouvement plutot que de negocier avant. je suis certain qu'il y aurai beaucoup moins de greves . c'est sur, l'entetement des deux parties va laisser des traces. pour

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02/11/11
Pam-pam  (Rémire)      Politique et société

En réponse au message de Philippe2 du 02/11/11

la tragédie qu'ont subit les Hmongs ne souffre pas une quelconque polémique, n'est-ce pas; toutefois il me semble que le président Giscard d'Estaing, une fois la décision prise à l'Elysée, ne s'est pas trop embarrassé. il me semble qu'elle est tombée tel un oukase; c'est en cela que je pensais au manque de concertation. certains mots me viennent à l'esprit: manque de persuasion, dictat, décision irrévocable et indiscutable, vous parlez de charité chrétienne, mais la morale et la politique ont elles jamais fait bon ménage? trois questions me viennent à l'esprit:
combien la Guyane comptait elle d'habitants à l'époque? combien de Hmongs y devaient être établis? enfin, et non des moindres, combien de Hmongs Giscard pensait il accueillir dans la vaste forêt d’Auvergne?
Je vais passer du coq à l'âne mais les relations entre les décideurs et le bon peuple est souvent empreint de condescendance voire de mépris; on s'en rend compte aujourd'hui avec ces primes annuelles de 8 ou 20 euros proposées sans vergogne par certains patrons; ou ce manque de dialogue dans l'affaire BUT; aucun marchandage (négociation) sur une augmentation de 100€ mensuel, je me demande combien la société perd t-elle journellement avec cette grève; certainement énormément plus. le jeu (???) en vaut il la chandelle?

Deux ou trois remarques rapides et sans ordre: effectivement, c'est le manque de concertation qui a blessé. Quand la gauche guyanaise, à l'initiative du PSG mais avec la participation des "nationalistes" a décidé de faire la grande manifestation contre les Hmong en 73 ou 74 ou 75 (je ne retrouve pas la date exacte) et fait défiler un bon millier de

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02/11/11
Courette  (Remire)      Voyager dans le monde

En réponse au message de Azhan du 01/11/11

le problème c'est que la frontière guyana/venezuela est fermée, la seule solution est de descendre au sud du guyana(au moins une nuit de bus sur une piste...), passer par le brésil et remonter au vénézuela, ça prend du temps mais c'est possible

Merci pour l'info, voir si on aura le courage d'affronter les pistes......

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02/11/11
Courette  (Remire)      Voyager dans le monde

En réponse au message de Fabien du 01/11/11

Il est relativement simple d'aller au Vénézuela en partant de Guyane: pirogue à SLM pour rejoindre oyapoke, poursuivre ensuite jusqu'à Macapa (cars, par ex.) où on attrape la trans amazonienne nord rejoignant Boa vista, dans l'état de Roraima. De là le passage au Vénézuela se fait les doigts dans le nez, sans compter que le nez en question est la région fabuleuse des tépuis.

Déjà la pirogue de Saint Laurent à Oyapoque, je vois pas !!!! bonne idée de passer par le Brésil, je pensais à Paramaribo, merci quand même.

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02/11/11
Jb  (Kourou)      Politique et société

En réponse au message de Cocobeloeil du 01/11/11

tu aimes ton pays pour t'y faire plumer ?
Moi je préfèrerai appartenir à un pays où chacun y travaille pour son propre confort, en pensant à l'avenir de ses propres enfants plutôt qu'un pays d'assistés où une moitié travaille et paie des impôts pour que l'autre moitié profite des aides de l'Etat... c'est à dire nous !

La dignité d'un homme, c'est pas tout attendre sans rien donner, comme tant d'immigrés qui considèrent notre pays comme un pays de cocagne...

La notion de "Pays des Droits de l'Homme", c'est du bidon ; c'est juste bon à nous endormir et à nous museler, nous qui trimons et payons des impôts.
Quand cette notion a vu le jour, elle avait toute son importance car les Hommes manquaient de tout (liberté, reconnaissance, etc...) mais aujourd'hui, elle n'est là que pour nous aider à accepter l'impensable : le droit de vivre TOUTE UNE VIE aux crochets des autres.
Je suis quelqu'un de généreux et j'ai souvent tendu la main à des personnes dans le besoin mais ce qui peut se faire à l'échelon personnel, ne peut se généraliser à l'échelon NATIONAL sous peine de DERIVES CERTAINES. C'est ce qui est arrivé en France
Allez les bien-pensants, taxez moi de xénophobe ou de raciste. Je répondrai que cela s'appliquer AUSSI aux assistés pure souche française

"le droit de vivre TOUTE UNE VIE aux crochets des autres."
Comme par exemple les politiques professionnels qui vous font croire qu'ils se sacrifient pour vous, alors qu'ils n'ont d'autre objectif que leur propre carrière.
Ma proposition: 1) Pas plus de 2 mandats successifs (10 ans maximum de sa

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02/11/11
G.moulinard  (Cayenne)      Mouvements sociaux

En réponse au message de Lematourien du 01/11/11

Exactement surtout quand on sait qu'ATL est passé soutenir les grévistes de BUT! On peut se douter que les revendication salariales sont peut être au second plan! Du moins après 8 semaines de conflit et les reportages de Roland Pidéri de Guyane Première!

"surtout quand on sait qu'ATL est passé soutenir les grévistes de BUT!"
Mettez un drapeau UTG [n'importe où] et vous verrez ATL venir instinctivement poser fièrement devant (même si il est à l'envers) avec les cameras de Guyane dernière...
Cela dit, UTG et Conseil Général ayant le même drapeau, on peut légitimement

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02/11/11
Tamandua  (Rémire-montjoly)      Politique et société

En réponse au message de Ricky du 01/11/11

Le droit du sol, pour résumer, est le droit que n'importe quel enfant né sur le sol français (même de parents de passage) aura le droit de demander la nationalité française même si aucun de ses parents ne sont français… et par extension, ses parents !

Bonjour,
Ce n'est pas si simple (heureusement). La loi dit :
"de plein droit, notamment à raison de la naissance et de la résidence en France :

Depuis le 1er septembre 1998, date d’entrée en vigueur de la loi du 16 mars 1998 relative à la nationalité, qui a supprimé le régime de la manifestation de volonté institué par la loi

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02/11/11
Telop48  (Remire-montjoly)      Mouvements sociaux

En réponse au message de Lematourien du 01/11/11

Exactement surtout quand on sait qu'ATL est passé soutenir les grévistes de BUT! On peut se douter que les revendication salariales sont peut être au second plan! Du moins après 8 semaines de conflit et les reportages de Roland Pidéri de Guyane Première!

C'est qui ATL ?

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02/11/11
Philippe2  (Matoury)      Politique et société

En réponse au message de Pierre33 du 30/10/11

On peut même ajouter que Claude Ho-A-Chuck n'était pas seulement maire de Roura, mais aussi président du conseil général de la Guyane... Donc la plus haute autorité locale guyanaise élue à l'époque... Alors, dire que les autorités locales n'ont pas été associées au processus...

la tragédie qu'ont subit les Hmongs ne souffre pas une quelconque polémique, n'est-ce pas; toutefois il me semble que le président Giscard d'Estaing, une fois la décision prise à l'Elysée, ne s'est pas trop embarrassé. il me semble qu'elle est tombée tel un oukase; c'est en cela que je pensais au manque de concertation. certains mots me viennent à l'esprit: manque

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02/11/11
Philippe2  (Matoury)      Politique et société

En réponse au message de Sunexia du 01/11/11

Que l'on soit guyanais ou berrichon,l’agriculture n'est pas un métier facile. Je trouve dommage que les jeunes guyanais( blancs,noirs,jaunes,verts) ne soient pas plus intéresses par ce domaine. Ils veulent tous faire :clim/froid,secrétariat ...je sais de quoi je parle.
Nos agriculteurs sont des gens méritants à qui il faut tirer le chapeau pour leur courage de travailler sans compter le nombre d'heures et souvent pour un revenu qui n'est pas à la hauteur.
A quant à savoir si les hmongs sont guyanais ou pas,je ne me risquerais pas sur ce sujet très sensible.

en tout cas il n'est pas si facile de faire pousser quoique ce soit en Guyane; surtout si on ne veut pas trop mettre d’engrais chimiques ni traiter à outrance; les anciens y parvenaient sur des abattis cultivés pendant deux ans, puis laissés en jachère. la terre, comme partout est trop basse, mais en plus elle est soit lessivée par les pluies soit trop sèche (sauf cette année).

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02/11/11
Lairdun  (Remire)      Insécurité

En réponse au message de Cush du 31/10/11

Il va donc falloir voter Le Pen en 2012! // Surtout pas !!! la fille ne règlera rien, pas plus que le père qui a fricoté avec les nazis au lendemain de la guerre. Le fascisme, on sait déjà où ça mène, le communisme également.

Ci joint la biographie de JML (source Wikipédia), et l'on ne parle pas de collabaration avec les nazis, ni pendant , ni à la sortie de la guerre. je pense qu'il etait un peu trop jeune à l'époque. Je vous prie de croire que si c'etait le cas, beaucoup en ferait état.
Attention à la délation ! C'est répréhensible, même au sujet cet homme là.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=le%20pen&source=web&cd=5&ved=

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02/11/11
Lairdun  (Remire)      Insécurité

En réponse au message de Cush du 31/10/11

Il va donc falloir voter Le Pen en 2012! // Surtout pas !!! la fille ne règlera rien, pas plus que le père qui a fricoté avec les nazis au lendemain de la guerre. Le fascisme, on sait déjà où ça mène, le communisme également.

Pouvez vous nous eclairer sur le fricotage de JML. Des faits!
Je savais pour Papon, Mitterrand, mais pas pour LePen.

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02/11/11
Jb  (Kourou)      Politique et société

En réponse au message de 3wap du 31/10/11

Ben pour un type qui invite à relire les philosophes du 18ème, vous ne les aimez pas beaucoup on dirait...Pas très cohérent tout cela.

Oui, je les aime, et ils m'ont appris une chose essentielle: avoir l'esprit critique.
Je vous ai choqué en critiquant Rousseau? C'est votre idole?

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02/11/11
Fabien  (Antécum pata)      Violences urbaines et incivilités

En réponse au message de Cire El Trev du 01/11/11

Halloween , paraît que c'est une fête ... Bon, perso je ne partage pas l'idée mais soit ; Hier vers 18h30 , des gamins sont venus se réfugier chez nous , en pleurs. Motif , ils venaient de se faire agresser par des petits branleurs du village (désolé, j'ai pas mieux en magasin) , bousculés , frappés , pour leur voler .... un sac de bonbecs. Pauvre Guyane , pauvre jeunesse de plus en plus irresponsable et stupide.

Que faisaient des gamins seuls dans la rue à la nuit tombée(18h30) sans la surveillance d'un adulte...Toujours la même histoire ..On n'est pas à bisounours land en Guyane

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01/11/11
Sienne11  (Cayenne)      Rochambeau - Félix Eboué

En réponse au message de Ricky du 01/11/11

Beau discours et tellement simple dans la démarche qu'il ne faut pas s'étonner si nos "élites" locales ne veulent pas y penser. Bientôt F. Eboué détiendra à lui seul la moitié de nos édifices, rues, places, etc.
Alors je propose un autre changement de nom : remplacer Guyane française par Guyane Ebouesque, ça a de la gueule non ?

PS. je n'ai rien contre F. Eboué, grand homme s'il en fût, mais il ne faut pas exagérer non plus !

Nos élites ont la chance d'avoir des citoyens qui peuvent les aider à aoir un regard renouvelé. Il faut garder espoir!

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01/11/11
Sienne11  (Cayenne)      Rochambeau - Félix Eboué

En réponse au message de Claude Remire du 01/11/11

juste un petit mot pour vous dire que je partage pleinement vos propos et aussi pour vous remercier d'avoir le courage de prendre le temps d'écrire ce que certainement beaucoup de personnes pensent.J'encourage tous ces paresseux à faire au moins l'effort de vous répondre juste par un petit mot pour vous dire que vous avez raison et pourquoi pas un référendum d'initiative local?????

Merci beaucoup de ce soutien moral. Le courage n'est pas d'écrire mais de publier. J'ai arrêté ma position vais-je reculer à ce stade je ne crois pas.Après les référendum sont coûteux, les débats et les micros seraient donnés aux personnes en position qui sont toutes tributaires de voix... Et leur lieutenants vivent de ce que leur leader leur donnent... Je ne citerais pas

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01/11/11
Famille D  (Kourou)      Les bons coins

"Matiti paradise: un enfer!"
Comment ne pas réussir une fête en 3 leçons:

1. rencontrer deux fois les propriétaires et les appeler une fois pour réserver une date et le sîte pour 70 personnes! 2. arriver le jour J avec vos affaires et découvrir que vous n'êtes pas seuls sur place car vous n'avez pas été "clairs" sur votre demande! 3. afficher votre

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01/11/11
Ricky  (Macouria)      Politique et société

En réponse au message de Quiricou. du 31/10/11

Qu'es que vous appelez "le droit du sol " ?

Le droit du sol, pour résumer, est le droit que n'importe quel enfant né sur le sol français (même de parents de passage) aura le droit de demander la nationalité française même si aucun de ses parents ne sont français… et par extension, ses parents !

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01/11/11
Ricky  (Macouria)      Insécurité

En réponse au message de Tamarin du 01/11/11

Pourquoi pas ? Cela fait plus de trente ans que l on se farci les mêmes blaireaux !!!!! Un vrai changement pour une fois ...... Sarko l a dit depuis 74 le pays dépense plus que ce qu'il gagne !!!! Un chef d entreprise qui applique une telle gestion finit en prison non ?

Voici un discours qui a le mérite d'être clair !!!
Par la premier ministre d'un pays "totalitaire" l'Australie…
J'aimerais savoir quelles sont vos réactions aux uns et aux autres, juste comme ça…

Blada : votre citation a été supprimée, c'est un hoax anti-immigré, qui circule sur la toile depuis des années, selon le site Hoaxbuster.com. Un petit rappel à l'occasion : pas de copier-coller sans citer la source, svp.

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01/11/11
Ricky  (Macouria)      Politique et société

En réponse au message de 3wap du 31/10/11

D'accord, mais pour m'assurer que nous sommes bien sur la même longueur d'onde, confirmez-moi donc qui sont les victimes dans cette affaire qui a vue un marchand de sommeil de la commune de Rémire-Montjoly, condamné par la justice.

Les victimes, dans ce cas précis sont bien évidemment les personnes "exploitées" par cette ordure. Mais aussi nous, contribuables, qui payons assez chers pour avoir une justice rendue normalement et pas "à la louche" comme pour cet individu. Faisons les comptes et rendons-nous compte que ce "monsieur" (parce qu'il faut bien l'appeler comme

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01/11/11
Lematourien  (Matoury)      Mouvements sociaux

En réponse au message de Telop48 du 01/11/11

Bonjour les internautes qui s'intéressent aux mouvements sociaux,
Combien d'entre vous se sont ils retrouvés au cœur d'un conflit social long et épuisant ?
En fait, on ne peut en parler que si on l'a véritablement vécu que l'on soit dans l'une des trois fractions qui se forment et qui s'opposent.
1. Le premier groupe est souvent formé à l’origine de deux ou trois individus qui sont en conflit personnel avec la direction.
2. Le second ne souhaite pas rentrer dans ce conflit qui ne les concerne pas.
3. Le troisième qui réunit les cadres dirigeants.
Lorsque l'on observe les conflits modernes, on constate que :
Les conflits du travail ont changé de nature :
Ils portent de plus en plus sur l'organisation du travail et de moins en moins sur le rapport salarial.
Les conflits sociaux traditionnels mobilisent désormais moins les acteurs sociaux comme en témoigne la difficulté à regrouper beaucoup de monde lors des manifestations.
Les sources de conflits sont diversifiées et s'appuient de plus en plus sur des valeurs symboliques (au détriment des conflits portant sur des allocations matérielles).

En Guyane, les conflits sociaux revêtent un autre aspect et les causes réelles qui motivent ces désordres : on veut provoquer avec des idées qui n’ont plus rien à voir avec l’amélioration de la relation au travail, l’organisation n’est jamais dénoncée qui permettent de détecter à travers des prétextes que le pouvoir et le prestige sont ainsi devenus une source importante de conflits tels qu’ils ont été identifiés à SOGRI et maintenant chez BUT.
Le pouvoir c’est la volonté de dominer l’autre. C’est lutter contre l’hégémonie ressenti comme une injustice.
Le prestige, c’est l’amour propre : je veux être reconnu sous toutes les formes telles que la vanité, la gloriole domine l’homme.

Quelle que soit l’issue du conflit qui devra bien se terminer, il va falloir revivre ensemble à un moment donné.
Et c’est là que vont commencer les vrais problèmes pour chacun des membres des trois composantes.
Les membres du premier groupe qui seront restés X jours sur le piquet de grève en faisant croire qu’ils ont le soutien de la population sympathisante va vouloir faire croire et donner l’illusion qu’ils sont les gagnants.
Mais, ils vont sortir complètement ruiné, tant financièrement voir même interdit bancaire et avec des dettes qui se sont accumulées.
De plus, ils auront entrainé leur famille dans une tourmente et il leur faudra plusieurs années pour ce remettre si le conjoint ou le compagnon n’a pas quitté le foyer conjugal.
Le second groupe sera épargné des conséquences que le premier groupe vivra.
Le troisième groupe, la Direction et les Cadres vont avoir un moment compliqué à vivre après les insultes, les provocations et les intimidations dont ils ont été victime, il va falloir reconstruire une relation conviviale et assurer la rentabilité de l’entreprise dont tous les objectifs annuels sont effondrés avec des conséquences financières qui probablement influenceront la pérennité de l’entreprise et des emplois.
Les clients vont-ils revenir dans une ambiance qui sera très tendue ?
Le risque est grand de voir se profiler à l’horizon, un plan social destiné à faire des économies pour raison de CA irréalisé.

Cette analyse pour l’avoir vécu apporte la démonstration qu’il est nécessaire avant de se lancer dans un conflit quel qu’il soit nécessite de :
1. Examiner le contrat de travail qui a été signé par les deux.
2. S’informer.
3. Comparer.
4. Faire un examen personnel.
5. Rencontrer l’autre
6. Ecouter l’autre.
7. Accepter l’autre comme il est.
8. Négocier sans relâche.
9. Prendre du recul.
10. Faire des propositions concrètes et acceptables pour les deux parties.
11. Ne jamais s’en prendre à l’Homme, mais à la fonction.
12. Faire des concessions.
13. Ne pas se bloquer sur un détail.
14. Accepter de vivre 35 h par semaine ensemble.

Si un jour, un syndicaliste acharné vous propose ou vous oblige (Ce qui est souvent le cas) à vous mobiliser afin de rentrer dans un conflit qui risque de mettre par-dessus tête toute votre vie : Dites lui bien que cette solution est la dernière que vous envisagez et qu’il faut d’abord créer des Entreprises avant de vouloir les détruire, ce qui a été le principal objectif de la CGT à l’époque ou les rouges voulaient que notre pays tombe dans le giron communiste.
Cette époque n’est pas encore révolue en Guyane ou certain sont prêt à tout pour entrainer le pays dans une aventure dont je vous laisse apprécier l’avenir qu’ils nous réservent.

Et ceci par la manipulation et le mensonge, et cela ne suffisait pas par la force.

Restons vigilant et prudents…

Exactement surtout quand on sait qu'ATL est passé soutenir les grévistes de BUT! On peut se douter que les revendication salariales sont peut être au second plan! Du moins après 8 semaines de conflit et les reportages de Roland Pidéri de Guyane Première!

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01/11/11
Fabien  (Antécum pata)      Voyager dans le monde

En réponse au message de Courette du 01/11/11

SOS, qui peut m'indiquer si on peut aller de Guyane au Venezuela par la terre , en bus ? merci de vos idées.

Il est relativement simple d'aller au Vénézuela en partant de Guyane: pirogue à SLM pour rejoindre oyapoke, poursuivre ensuite jusqu'à Macapa (cars, par ex.) où on attrape la trans amazonienne nord rejoignant Boa vista, dans l'état de Roraima. De là le passage au Vénézuela se fait les doigts dans le nez, sans compter que le nez en question est la région fabuleuse des tépuis.

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01/11/11
Azhan  (Javouhey)      Voyager dans le monde

En réponse au message de Courette du 01/11/11

SOS, qui peut m'indiquer si on peut aller de Guyane au Venezuela par la terre , en bus ? merci de vos idées.

le problème c'est que la frontière guyana/venezuela est fermée, la seule solution est de descendre au sud du guyana(au moins une nuit de bus sur une piste...), passer par le brésil et remonter au vénézuela, ça prend du temps mais c'est possible

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01/11/11
Cush  (Cay)      Insécurité

En réponse au message de Tamarin du 01/11/11

Pourquoi pas ? Cela fait plus de trente ans que l on se farci les mêmes blaireaux !!!!! Un vrai changement pour une fois ...... Sarko l a dit depuis 74 le pays dépense plus que ce qu'il gagne !!!! Un chef d entreprise qui applique une telle gestion finit en prison non ?

Un chef d entreprise qui applique une telle gestion finit en prison non ?// Pas toujours s'il est malin. Il se déclare en faillite, et crée une autre entreprise au nom de sa femme, de son fils ou d'un prête-nom, non ? En ce qui concerne les blaireaux, on a déjà eu Adolf, Franco de porc, Mussolini, Mao, Staline, Lénine, Pôl Pôt, pas besoin de rajouter les gars de la Marine. Cette soupe, même faite par une femme, sera toujours aussi dégueulasse.

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01/11/11
Morpho  (Matoury)      Le 973 des consommateurs

En réponse au message de Sunexia du 01/11/11

Depuis de tres(trop) nombreuses semaines,je ne peux à certains moments de la journée me connecter aux sites sécurisés(types messagerie instantanée,mails,sites sociaux,site bancaire) et impossible de visionner la moindre video en streaminng alors que le debit est autour de 2.2 Meg. De tres nombreux appels aux"techniciens" d'Only n'ont rien changé...Une nette amelioration (que je sais passagere hier avec une connexion me permettant une tres bonne navigation meme sur des videos en hd !!). Mon courrier de mise en demeure est parti, si rien n'est fait je resilie..est-ce mieux ailleurs ? pas sûr.

Ecoutez, je me tue à expliquer à ceux qui veulent m'entendre que Americas II n'a pas grossi et n'est pas pret de l'etre. Seul un bon procès intenté aux FAI par au moins une bonne centaine d'internautes décidés pourraient (peut-etre) faire basculer la balance! Mais ici les gens sont des moutons très dociles qui préfèrent payer sans broncher plutot que contester

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01/11/11
Morpho  (Matoury)      Insécurité

En réponse au message de Cocobeloeil du 01/11/11

Entre une démocratie molle et sans réactions comme la nôtre et la charia, il y a tout un monde, qu'il nous faut retrouver.
Une France telle qu'elle existait il y a quelques dizaines d'années, une France où les parents étaient des guides et appliquaient les punitions quand elles s'imposaient, une France où la loi était ASSEZ DURE pour FAIRE PEUR.
Aujourd'hui, on vit dans la peur de se faire attaquer, ou dans celle d'être rattrappé par la loi si on se rebelle avec la même violence que l'agresseur.
Comme avait dit C. PASQUA en son temps : "il faut terroriser les terroristes...." sinon c'est le règne des gens de peu de vertus et le retour aux milices un de ces quatre matins. Et là ce sera pire car la haine n'est pas bonne conseillère et sa main souvent excessive.

Je vous rejoins tout a fait, mais au moins avec la Charia, ils ne prennent pas trop de risque! La justice de Dieu est souvent bien plus dure que notre pseudo-justice-sans couilles où le plus faible a toujours tord! Tandis que chez les anglos-saxons pas de séparation

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01/11/11
Fabien  (Antécum pata)      Politique et société

En réponse au message de Sunexia du 01/11/11

Que l'on soit guyanais ou berrichon,l’agriculture n'est pas un métier facile. Je trouve dommage que les jeunes guyanais( blancs,noirs,jaunes,verts) ne soient pas plus intéresses par ce domaine. Ils veulent tous faire :clim/froid,secrétariat ...je sais de quoi je parle.
Nos agriculteurs sont des gens méritants à qui il faut tirer le chapeau pour leur courage de travailler sans compter le nombre d'heures et souvent pour un revenu qui n'est pas à la hauteur.
A quant à savoir si les hmongs sont guyanais ou pas,je ne me risquerais pas sur ce sujet très sensible.

Ma fois un habitant de la Guyane est guyanais il me semble..;Les hmongs sont là depuis 2 ou 3 générations ...Et ils contribuent à l'économie et au développement du pays..La question ne se pose même pas !

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01/11/11
Fabien  (Antécum pata)      Politique et société

En réponse au message de Philippe2 du 01/11/11

c'est vrai que les jeunes sont des fainéants!
vous avez donc sévi à Matiti; vous leur appreniez à piquer des fruits aux étals des marchés? peut être est ce pourquoi vous n'y trouvez pas de vos anciens élèves.

Perdu encore une fois ! A vouloir prêcher le faux pour avoir le vrai, vous vous fourvoyez dans vos conjectures...Toujours est-il que mes données datent de 2012 et non de 1848 comme les vôtres..Vivez donc un peu dans le présent cher Philippe, cela ne vous fera pas de mal ! Toujours à ramener vos propos sur la période de l'esclavage, de la fourberie du blanc

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01/11/11
Telop48  (Remire-montjoly)      Mouvements sociaux

En réponse au message de Tg973 du 31/10/11

pr vous repondre, je n'ai pas fait de generalité, je parlais seulement des grevistes de but et non de la masse ouvriere! je confirme ce que je disais dans mon post: s'ils ne savent pas gerer leur argent metons les sous tutelle! bien que vous prenez cela comme insulte c'est pour leur bien! depensez plus que j'en gagne améne forcement a l'endettement! la guyane est a mon sens un departement où il est plus important de paraitre que d'etre!!!! osez me dire le crontraire! c'est a eux d'assumer leurs conneries et non au dirigeants! je suis passé chez but aujourd'hui, a çà pr jouer au DOMINO sous la tante il y a du monde! je respecte les grevistes(qui ont une bonne cause) depuis toutjours mais pas les grevistes qui cherchent a remboursser leurs dettes en faisant chier tt le monde! j'ai hate de voir l'issu de ce conflit en esperant que la direction aura le dernier mot et que les grevistes paieront pour leurs conneries!

TENTATIVE DE RACKET DE L'UTG ou EMPLOYEURS INDELICATS...Qui ment ?
Pour les grevistes qui se mis dans le sale drap financièrement et qui pense qu'il faut RACKETER leur Entreprise. Il faut les orienter vers la COMMISSION DE SUREDETTEMENT, un point c'est tout.
Ils pourront réétaler leurs dettes. L'entreprise BUT leur octroie des avances et des

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01/11/11
Bidasse  (Kourou)      Insécurité

En réponse au message de Tamarin du 01/11/11

Pourquoi pas ? Cela fait plus de trente ans que l on se farci les mêmes blaireaux !!!!! Un vrai changement pour une fois ...... Sarko l a dit depuis 74 le pays dépense plus que ce qu'il gagne !!!! Un chef d entreprise qui applique une telle gestion finit en prison non ?

bonjour,
tu as bien raison, droite ou gauche c'est la même chose depuis trop longtemps, votons pour des personnes qui n'ont jamais été au pouvoir pour les autres nous avons vu le résultat.

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01/11/11
Telop48  (Remire-montjoly)      Mouvements sociaux

En réponse au message de Tg973 du 31/10/11

pr vous repondre, je n'ai pas fait de generalité, je parlais seulement des grevistes de but et non de la masse ouvriere! je confirme ce que je disais dans mon post: s'ils ne savent pas gerer leur argent metons les sous tutelle! bien que vous prenez cela comme insulte c'est pour leur bien! depensez plus que j'en gagne améne forcement a l'endettement! la guyane est a mon sens un departement où il est plus important de paraitre que d'etre!!!! osez me dire le crontraire! c'est a eux d'assumer leurs conneries et non au dirigeants! je suis passé chez but aujourd'hui, a çà pr jouer au DOMINO sous la tante il y a du monde! je respecte les grevistes(qui ont une bonne cause) depuis toutjours mais pas les grevistes qui cherchent a remboursser leurs dettes en faisant chier tt le monde! j'ai hate de voir l'issu de ce conflit en esperant que la direction aura le dernier mot et que les grevistes paieront pour leurs conneries!

Bonjour les internautes qui s'intéressent aux mouvements sociaux,
Combien d'entre vous se sont ils retrouvés au cœur d'un conflit social long et épuisant ?
En fait, on ne peut en parler que si on l'a véritablement vécu que l'on soit dans l'une des trois fractions qui se forment et qui s'opposent.
1. Le premier groupe est souvent formé à l’origine de deux ou trois individus qui

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01/11/11
Courette  (Remire)      Voyager dans le monde

SOS, qui peut m'indiquer si on peut aller de Guyane au Venezuela par la terre , en bus ? merci de vos idées.

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01/11/11
Cire El Trev  (Kourou)      Violences urbaines et incivilités

Halloween , paraît que c'est une fête ... Bon, perso je ne partage pas l'idée mais soit ; Hier vers 18h30 , des gamins sont venus se réfugier chez nous , en pleurs. Motif , ils venaient de se faire agresser par des petits branleurs du village (désolé, j'ai pas mieux en magasin) , bousculés , frappés , pour leur voler .... un sac de bonbecs. Pauvre Guyane , pauvre jeunesse de plus en plus irresponsable et stupide.

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01/11/11
Splash  (Kourou)      Insécurité

En réponse au message de Cush du 31/10/11

Il va donc falloir voter Le Pen en 2012! // Surtout pas !!! la fille ne règlera rien, pas plus que le père qui a fricoté avec les nazis au lendemain de la guerre. Le fascisme, on sait déjà où ça mène, le communisme également.

Tu as raison, leurs idées sont... limite sur certains points.
Toutefois, quand j'entends ou lis (dans ma boite aux lettres) : "La Guyane aux guyanais"
Cela me rapproche de son "La France aux français". Non ?

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01/11/11
Klapahouk  (Rémire-montjoly)      Les services publics

Doit-on mettre en place une pétition pour que cessent les coupures sur Attila Cabassou?
pas moins de 91 coupures depuis janvier 2011 !!!!! Un cauchemar !
Cible privilégiée des délestages d'EDF, notre quartier souffre beaucoup des coupures.
Pitié, améliorez vos installations, et changez de direction ainsi que de chef de réseau, tous deux incapables respectivement de gérer la production d'électricité en Guyane pour

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01/11/11
Ricky  (Macouria)      Rochambeau - Félix Eboué

En réponse au message de Sienne11 du 31/10/11

Plaidoyer pour Cayenne-Amazonie qui va faire l’objet d’un envoi par courrier à nos responsables et à la presse écrite, audio et audio-visuelle.
Cette lettre ouverte, par sa longueur inhabituelle, n’est pas compatible avec la presse écrite de Guyane. Elle ferait 5 pages de France-Guyane… Pourquoi cette longueur ? Je dirais, à mon sens, il y a, et il y a eu une absence de débats de fond sur ce sujet, la Guyane se laissant emporter dans une fausse alternative depuis deux ans. Le choix a été d’en faire un résumé court et concis pour les décideurs, logiquement pressés et affairés. Leurs conseillers pourraient lire la version développée afin de voir ce qui peut en être retenu ou invalidé. Ce texte est aussi disponible sur Blada-com, courriers des lecteurs, rubrique Rochambeau-Félix-Eboué… Fausse alternative, vous disais-je?
Il y a urgence sur ce qui pourrait être un naufrage retentissant.

------------- version courte de l’essentiel pour les décideurs ou le grand public pressé ------------------

L'apport et la plus-value de Cayenne-Amazonie

A tort, sans doute candidement, j'ai écrit régulièrement dans France-Guyane depuis deux ans, afin de promouvoir ce nom sans guère d'échos de nos responsables. Le nom est fédérateur, durable, et joli. Ce nom géographique prestigieux donne une bonne image de la Guyane, toujours lacunaire. 100% des guyanais vivent en Amazonie.
La tendance générale est à des changements de nom, je dirais offensifs, pour valoriser l'implication et l'attractivité des territoires. C'est ainsi de Marseille-Provence, Nantes-Atlantique, Guadeloupe- Pôle Caraïbes ou de Tarbes-Lourdes-Pyrénées... Force est de constater la stérilité de St-Etienne-Bouthéon ou de Toulouse-Blagnac.
L'on engage la Guyane pour un demi-siècle. Cette occasion est unique. Les noms sur la table pour des raisons différentes suscitent le scepticisme quasi général, voire une montée de l'amertume faute d'être mobilisateurs.
En effet, la question fondamentale de l'apport et de la plus-value a été totalement paralysée par une "bataille des ego" stérile et passionnel, en masquant l'enjeu véritable.
Avec Cayenne-Amazonie, il y a forcément des choses à attendre, ne serait-ce que la fin des polémiques ou la mobilisation de toute la Guyane. Cela peut avoir un effet sur le tourisme et les secteurs induits, hôtel-bar-restaurant, BTP, transports, commerce et artisanat. Cela peut contribuer à attirer les cadres de haut faisant défauts, spécialistes des soins de santé, chercheurs et formateurs pour nos jeunes, ou aussi le label "Amazonie" peut retenir l'attention des investisseurs de toute la planète, d'autant que le spatial nous fait recevoir des gens très importants qui, parfois, ignorent même qu'ils sont venus en Amazonie.

Aujourd'hui, il y a urgence à instruire un débat constructif sur l'apport et la plus-value attendue sur le nom de l'aéroport. Cayenne-Amazonie joue cartes sur table! Ce débat de fond ne devrait plus être ignoré ou occulté.

Un Guyanais aimant sa Guyane

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Lettre ouverte aux guyanais et aux guyanaises, à notre jeunesse et à nos responsables

Plaidoyer pour nommer l’aéroport Cayenne-Amazonie

Depuis deux ans j’ai écrit régulièrement dans le courrier des lecteurs de France-Guyane pour promouvoir le nom Cayenne-Amazonie, à ce stade en vain. Ce nom très crédible a mystérieusement était occulté des assemblées consultées, puis de nouveau avec ses 14,03 % des votes lors du sondages. Je dirais d’autant plus méritoire que non porté par une organisation. Jamais personne, à ma connaissance, n’a daigné le mentionner ou en montrer les faiblesses ; alors qu’a priori, aucun frein juridique ne s’opposait à cela comme l’illustre la proposition de Cayenne-Matoury-Sépélu retenue par la mairie de Matoury. Et d’ailleurs, il n’est pas trop tard pour qu’une assemblée puisse faire une nouvelle consultation en intégrant ce nouveau venu, un nom géographique des plus prestigieux et illustre planétairement.

Au départ, j’ai eu la conviction que toute la Guyane s’était laissée emportée dans une petite passion sans vraiment en être consciente. L’on aurait pu présenter deux noms d’animaux les « pro toucan » contre les « pro jaguar » et l’on partait pareil. Pour donner une image, je suis vendeur de boissons au marché. Il ne reste plus que du Coca et de l’Orangina que je propose avec assurance aux clients 2/3 des personnes choisiront l’une d’elles spontanément, vieille technique commerciale. Ai-je été un manipulateur, les consommateurs ont-ils été manipulés ? Avouons sans doute un petit peu.

L’actualité du processus des consultations est que le conseil régional a entériné le nom de Félix Eboué ce vendredi 28 octobre 2011. Reste deux versions Cayenne-Matoury-Sépélu et Cayenne - Félix Eboué, mais non exclusives d’un troisième choix à condition de se réveiller. Il est moins cinq !

Et l’on ne va pas se mentir, l’on est dans une impasse et un malaise général. Les critiques sont diverses : le coût du changement ; pourquoi changer Rochambeau ; il y a d’autres problèmes plus importants à régler; d’autres à tonalité juridique notre Rochambeau n’est pas responsable des faits d’un autre membre de sa famille ; d’autres plus historiens s’insurgent par principe scientifique et disciplinaire contre l’intrusion des politiques sur la matière historique dont les lois mémorielles ; d’autres voient déjà du Eboué partout, Lycée, statue, rues, comment va-t-on se repérer etc.? D’autres, évidemment commencent déjà à poser ce que nos enfants pourraient porter à perpétuité et qui leur sera servi : Félix Eboué et le statut de l’indigénat etc.. L’affaire risque d’être interminable et controversée. La génération suivante pourrait n’avoir que le souci de changer le nom.
Pourquoi la Guyane est pantoise, goguenarde, un peu amer ou triste, voire fâchée? Je propose une réponse simple. Une grande partie de la population, si ce n’est une majorité, n’adhère pas fondamentalement aux choix mis sur la table. Ils n’ont aucun effet mobilisateurs sérieux et, bien peu, y voit une plus-value ou un apport pour la Guyane, les guyanais et les guyanaises pour le prochain demi-siècle. Je dirais même que les jeunes générations y croient encore moins, bien que pourtant leur pénitence de porter tel ou tel nom sera probablement à perpétuité. Un nom d’aéroport se change en gros tous les demi-siècles! Ce n’est pas anodin, loin s’en faut. Le seul apport connu, l’on le connaît bien depuis deux ans, la zizanie et la polémique. Je rajouterais assortis de débats stériles dans une bataille des ego de « pro Eboué » versus « pro Sépélu ».

Je dirais qu’il convient très rapidement de se dégriser des passions pour comprendre le pourquoi de l’impasse et de la vacuité des discours, non mobilisateurs, ni fédérateurs. La peur de perdre des voix semble être devenue le seul aiguillon. Il est encore temps de se ressaisir avec du courage.

En effet, l’on a perdu en route la réponse à la question fondamentale du débat quel est l’apport ou la plus-value de tel ou tel nom?

A cette question cruciale qui devrait être le cœur, vous n’avez plus personne en face. Au mieux, il y a un ou deux arguments sans conviction réelle. Comme s’il fallait tout changer pour que rien ne change. Rapidement, pro-Eboué et pro-Sépélu rendent les armes pour confesser « ça ne va changer de toute façon! ». C’est bien le souci que je crains ne pas être totalement infondé. L’on comprend le malaise.

Comment en sortir ? Il conviendrait que nos élus portent ce débat de fond en place publique et non de l’occulter en donnant parfois l’impression de se débarrasser d’une patate chaude en catimini ou mezzo voce, comme l’on a pu le subodorer, à tort ou à raison.

Cette absence, apparente ou non assumée publiquement, de réflexion en amont sur l’apport et la plus-value du nom se paie par un malaise généralisé. Ceci est évidemment décuplé par le caractère controversé des choix en présence, pour des raisons différentes d’ailleurs. Je clos ce sujet ici afin de ne pas rouvrir les plaies passionnelles d’aujourd’hui et probablement de demain. L’histoire, malheureusement, pourrait être amenée à étudier ce naufrage annoncé. Je souhaite qu’il soit encore temps de l’éviter.

Je ne veux pas rentrer dans le débat politique partisan. Ce n’est pas mon objet. Simplement, je ne crois pas réellement aux choix sur la table et, encore moins aux maigres arguments d’emballage de ces noms connus du grand public.

J’en reviens à la lancinante question fondamentale du débat quel est l’apport ou la plus-value de tel ou tel nom ?


J’apporte une réponse à ceux qui pour des raisons diverses ne souscrivent pas au changement de Rochambeau. Le nom de Rochambeau n’apporte rien et n’a jamais rien apporter à la Guyane. Jamais rien! Vous me direz et alors ?! En Guyane, l’on est partis d’un choix défensif, fuir le nom Rochambeau à sauve qui peut ; en repartant paradoxalement sur des noms historiques qui peuvent à tout moment être dévalués en fonction de l’historiographie. En gros, l’on tend l’autre joue. Et bien, la tendance lourde des vingt dernières années dans la République (entendre Métropole et Outre-mer) a été une réflexion en amont pour rechercher de nouveaux noms en cherchant à valoriser l’attractivité de leur territoire tout en promouvant l’implication de leur environnement. Ce n’est plus un enjeu municipal. Ils ont fait des choix offensifs avec derrière une attente en terme d’image et de retour sur investissement. A ce stade, vous comprenez que le coût devient un investissement. Dire que pour chacun, il y a eu un juste retour, peut-être pas, mais il y a une ambition affichée et pensée. Un nom vitrine s’amortit et s’évalue sur 50 exercices.

Si l’on prend la liste des aéroports français les plus importants (affiliés à l’UPA pour les spécialistes). Il y a 155 aéroports, seulement 7 sur 155 ont un nom de « personnage » apparent. 1 sur 4 à Paris avec Roissy CDG, Ajaccio-Napoléon-Bonaparte, Martinique-Aimé Césaire, St-Denis-Roland-Garros, La-Roche-sur-Yon – René Couzinet (Vendée), Lyon-Saint-Exupéry et Rochambeau à Cayenne.

Trois ont été choisis parmi les aviateurs de l’époque mythique de l’aéropostale, choix thématique sectoriel en apparence, les trois seuls autres « personnages » ont eu un destin politique sur leur territoire et ont laissé une empreinte et sont connus bien au-delà de leur entité géographique. Avouons que De Gaulle, Napoléon 1er et Césaire en Martinique le lien paraît probable.

Il y a enfin une anomalie fruit d’une histoire locale c’est Rochambeau nom de lieu en vérité, plus que de personne. Il n’y a pas de plus-value vis-à-vis de l’extérieur.

J’ai vu des gens tourner en rond avec Césaire/De Gaulle, voilà les7 sur 155… Remarquons au passage que ni Paris, première ville que le monde veut visiter et première région en France en terme de tourisme n’a pas de souci d’attractivité… et le nom Martinique fait rêver à l’extérieur d’où l’habileté de le substituer à Fort-de-France!

Lyon a fait un choix offensif récent pour gommer Satolas avec Saint-Exupéry, d’ailleurs autant comme un marqueur de l’aéronautique que pour sa valeur d’écrivain connu mondialement.
Saint-Denis-de-la-Réunion a compris que Roland Garros, navigateur, était aussi le plus grand tournoi de terre battue du monde… Et la Roche-sur-Roche n’a pas d’enjeu d’attractivité aérienne. Les vendéens venant de loin débarquent à Nantes…

Notons aussi comme mentionné que l’aéroport de la Martinique ne s’appelle plus Fort-de-France mais « Martinique – Aimé Césaire ». Sur ce point la Guadeloupe a gommé aussi Pointe-à-Pitre pour « Guadeloupe – Pôle Caraïbes ». Idem en terme d’image, par contre il se valorise en choisissant un nom géographique prestigieux… Les Caraïbes se sont eux ! Et je dirais qu’entre Caraïbes et Césaire en notoriété du nom mondialement, il n’y a pas l’ombre d’un doute, que ce soit bien ou mal il convient d’être réaliste. En Guyane, l’on a encore mieux et en beaucoup plus prestigieux. C’est sous la main, c’est Amazonie. Dans le monde entier, l’on connaît l’Amazonie. J’y reviendrais.

Si vous suivez, les 148/155 aéroports sont des noms géographiques. Tous n’ont pas changé leur nom et ont conservé des noms n’ayant pas d’intérêt Saint-Etienne-Bouthéon, Rennes-Saint-Jacques, Toulouse-Blagnac etc.. Tous, non plus, n’ont pas des enjeux d’attractivité du territoire et ont laissé plusieurs noms de petites communes agrégées. Parfois aussi, cela résulte de querelles de clochers qui ont fossilisé les choses …

Mais les aéroports, je dirais de ville à enjeu, ont pris le train du changement Marseille-Marignane remplacé par Marseille-Provence, Montpellier-Méditerranée, Nantes-Atlantiques, Pau-Pyrénées, vous vous dites est-ce qu’il y a un aéroport à Tarbes… ? Et comment, je le découvre « Tarbes-Lourdes-Pyrénées » vous avez déjà un pied dans l’avion! Là, vous comprenez que ça situe et l’on voit clairement les enjeux. Bordeaux-Mérignac est devenu « Bordeaux ». Là, Mérignac parasitait l’image de la ville classé au patrimoine mondiale. Beaucoup ont enlevé le nom de la ville de l’aéroport, pour ajouter celui du département ou de la région… Rennes avec son « St-Jacques » (capitale de la Bretagne) s’est fait damé le pion par « Brest de-Bretagne»… « Angers-Loire », « Rouen – Vallée de la Seine », « Clermont-Auvergne » à la place de Clermont-Aulnat... J’arrête ici, vous voyez bien qu’il y a des stratégies territoriales nouvelles assumées et affichées. Personne n’en a sérieusement discuté le prix car les choix ont été compris des populations. C’est bien différent en Guyane.

la question fondamentale du débat quel est l’apport ou la plus value de tel ou tel nom ?

Je rappelle que c’est la question qui devrait être posée à tous les tenants des noms sur la table et par tous les journalistes. Ce travail de pédagogie reste lacunaire, d’où la non adhésion ou l’absence d’enthousiasme, pour le moins, des guyanais.

Je vais donc faire un plaidoyer pour le choix de Cayenne-Amazonie en présentant ses apports et ses plus-values escomptées ou possibles.

C’est très fédérateur, il transcende tous les clivages de notre région (générationnelles, Littoral/Intérieur, origines, couches sociales, droite/gauche etc.). Je dirais qu’il peut même être très mobilisateur pour peu que l’on veuille le regarder et le porter. Pour les « pro Sépélu » sincères qui veulent valoriser les amérindiens, c’est mieux tant « amérindiens d’Amazonie » fonctionne. Tel sénateur veut faire prévaloir la notion « des Outre-Mer » à raison et bien avec ce nom l’on se distingue clairement, créoles d’Amazonie, chinois d’Amazonie, libanais d’Amazonie ou corrézien etc… de tous les autres Dom-Com. L’on se singularise, c’est l’un des quelques éléments que l’on partage tous avec l’ancrage dans la République française.

Il est sérieux, mais a une touche et une sonorité sympathique, c’est joli. Il est durable, n’est pas sous le joug de l’historiographie, voire des pamphlétaires, et à coup sûr des polémiques politiciennes.

Amazonie n’est pas plus de droite ou de gauche que peut l’être Méditerranée ou Pyrénées… L’on clôt les débats.

Je réponds à une objection faite je cite « que les brésiliens vont rigoler ». Je dirais que les enfants de Guyane, y compris de brésiliens, ont vocation à servir la Guyane d’aujourd’hui et de demain. Plus sérieusement, en gros 5 % des brésiliens vivent en Amazonie alors que 100 % des guyanais y habitent. Ce mot sonne vrai, il est à notre portée et gratuitement. Pour répondre à la promotion : Guyane avec Amazonie l’on vous croira ! C’est authentique. C’est d’ailleurs ce qui est apprécié de nos visiteurs notre authenticité.

Il y a eu « la quête du guyanais illustre ». A ma connaissance, il n’y a pas de guyanais plus illustre qu’Amazonie. J’ai beau chercher, je ne vois pas quel nom me mettrait plus en valeur à New Dehli, Moscou, Pékin ou Djakarta.

Quant à l’extérieur, l’on ne va pas se cacher derrière le petit doigt la Guyane à un très fort déficit d’image. Il ne faut se tromper de casting en se faisant payer de notre tête, ou de celle de nos enfants et de nos petits-enfants. Amazonie est connue partout en Métropole, en Europe et dans le monde. Je puis vous dire qu’il faut vraiment ne pas avoir voyagé pour s’imaginer une seconde que le culte de tel ou tel se propage, y compris d’ailleurs dans notre propre jeunesse… Le service après-vente selon le choix pourrait se révéler délicat voire coûteux… L’on va vendre au salon du tourisme « Guyane Terre d’Amazonie ». Maintenant si vous tentez « Guyane Terre de Félix Eboué » ou « Guyane Terre de Sépélu » vous direz alors que l’on jette de l’argent par les fenêtres, a priori ? C’est exactement ce qui remonte de la population, pleine de bon sens.

Vis-à-vis de l’extérieur, ce qui compte n’est pas nous, mais la première image que l’on offre à nos hôtes. Laissons nos lieux de mémoire en ville. Valorisons-les, comme je souscris totalement à la rénovation de la maison de Félix Eboué. Avec Amazonie, en un clin d’œil, l’arrivant sait où il est. Il décroche son portable « je suis à Cayenne, en Guyane et en Amazonie »… Laissons le souffler et découvrir les clochards du centre-ville le harasser un peu après. Félix Eboué, forcément il va aller voir cette statue que seul d’ailleurs les primo- arrivants vont voir, avec un panneau peu explicite d’ailleurs, c’est dommage. Mais dans le tracas des bagages un nom trop long, ou ne non parlant pas immédiatement… Combien de personnes ayant habité en Guyane plusieurs années ce sont préoccupées de Rochambeau ? Avouons-le pas grand monde…

L’attractivité est évidemment le tourisme avec le parc amazonien. « Notre produit » c’est l’Amazonie, donc affichons de l’Amazonie. De nombreux secteurs économiques peuvent être impliqués et son porteur d’emplois (tourisme, hôtellerie-bar-restauration, transports, commerce et artisanat, voire pêche et agriculture). Il ne s’agit pas d’un miracle, allez si le nom venait à donner un surplus de + 1 ¨% par an sur 50 ans. Cela peut compter. Les nouvelles générations voient le monde de leur moteur de recherche, l’on associe Cayenne et la Guyane à Amazonie. Cela peut faire rêver un jeune allemand, italien ou américain qui peut venir d’ailleurs en tant que touriste, ou porteur d’une qualification recherchée en Guyane ou d’un projet de recherche ou d’investissement novateur.

Mais l’attractivité s’est aussi des investisseurs. Un émir débarque en jet privé pour 12 à 36 H pour voir son satellite décoller, pendu au téléphone, tapotant sur un écran, et pris dans le protocole, il ignore qu’il est venu en Amazonie… Amazonie peut le frapper et il peut vouloir être le premier émir à vouloir une villa sur le Maroni ou vous vouloir nous acheter de l’eau, qui sait ?! Cette personne a vu 500 aéroports… attendez, il ne va pas s’attarder sur Félix Eboué ou Matoury-Sépélu.
Des producteurs européens, américains ou antillais, de tel ou tel secteur, peuvent s’intéresser au label « Amazonie ». Au moins, on lui en donne l’idée en arrivant. Ce n’est pas concret et certain, certes, mais imaginons un projet tous les 5 ans à 10 ans dû à ce nom. L’on aura fait du développement endogène.

Enfin, l’on a 21 % de chômeurs, mais il faut aussi voir que l’on a aussi des goulots d’étranglement pour faire venir des professions et des cadres très qualifiés. Avec Amazonie, c’est un peu plus doux pour le départ que les images de « moustiques, serpents, insécurité, bagne etc. ». Aujourd’hui tout le monde souffre de l’absence de spécialistes pour les soins, des formations ne se font pas faute de formateur alors que les jeunes ne demandent qu’à apprendre, des corps de l’Etat ont du mal à attirer des cadres supérieurs. Parfois, dans les ministères parisiens l’on brandit, même humoristiquement, la mutation en Guyane comme si l’on promettrait le bagne. Avec Amazonie, l’on enraye partiellement les mauvais stéréotypes qui nous collent à la peau. Avec une interlocutrice professionnelle parisienne me parlant des serpents au téléphone… J’ai répondu sèchement : « à Cayenne, il y a autant de serpents rue De Gaulle qu’il y a de sangliers sur les Champs-Elysée ! ». La personne s’est excusée ! Alors ?!

Je prends un exemple un jeune médecin finit sa formation, parfois ça tient à rien qu’il aille là ou ailleurs une rencontre, une annonce sur un site. C’est un peu comme quand l’on arrive dans un lieu inconnu pourquoi choisit-on tel ou tel restaurant. Souvent cela tient à rien, une terrasse propre, un bonjour, une mini-jupe de serveuse ou un nom plus sympa…

J’ai donné des éléments. Avec Cayenne-Amazonie, l’on se dit qu’au pire cela ne change rien et l’on évite de se couvrir de ridicule et de se diviser inutilement. Mais il y a un quelque chose de possible à attendre. Il y a, en outre, notre fierté en accueillant un hôte. Le jeune va étudier en Métropole, il est fier d’arriver avec son copain en Amazonie… C’est un deuxième voyage dans le voyage… Lorsque l’on reçoit quelqu’un de l’extérieur, l’on met en avant que l’on est aussi grand que le Portugal, les fleuves, les animaux, la forêt, que l’on est un pays multiculturel et vous insistez pour dire que c’est l’Amazonie. Bref, notre géographie est notre force première. Regardez, l’on ne demandait rien, l’on nous trouve du pétrole pile poil dans nos eaux territoriales… Poussons le rêve, de nouvelles nationalités arrivent à terre des plate-formes, ils parlent de la Guyane à des copains, avec Amazonie c’est encore plus alléchant.

Autre miracle, l’on a la langue française, la seule d’Amazonie à échapper à « Amazonia »… et dont l’on a l’exclusivité en francophonie. Pas un québécois nous le prendra!

Après, il y a des sous débats sur le nom. J’ai vu Guyane-Amazonie. Le problème n° 1 est que Guyane a un déficit d’image à l’extérieur. C’est contre-productif. Alors que l’on voit que Martinique et Guadeloupe ont éclipsé Fort-de-France et Pointe-à-Pitre. Cela a été pensé. D’autres, s’interroge pourquoi « Cayenne », c’est déjà acté pour les compagnies. Aux deux exceptions ci-dessus, la ville centre est mentionnée partout et Cayenne, capitale est aussi la ville la plus connue. D’autres essaient de placer Matoury comme Cayenne-Matoury-Sépélu voté par le conseil municipal de Matoury. Je salue cette marque d’indépendance qui permet à tous le temps de la réflexion. Mais soyons honnête tout matourien à l’extérieur dira qu’il habite Cayenne ou la Guyane ou au nord du Brésil en Amazonie selon les interlocuteurs. Cela n’apporterait aucune plus-value à l’attractivité de la Guyane. Je crois qu’il faut aussi avoir le sens de l’intérêt général en vue, sachant que la première ville aperçue du visiteur sera Matoury. Il faut choisir entre plus de visiteurs et peut-être plus d’activité et la gloire d’un nom. Maintenant, un attelage Cayenne-Matoury-Amazonie est toujours possible alors qu’il est assez incompatible avec Félix Eboué. En effet, pour le coup le visiteur n’aurait pas le temps de finir de le lire… L’on pourrait tenter Cayenne-Amazonie-Eboué. Ce serait un entre-deux, en moins efficace.
Certains ont avancé Cayenne-Amazonie française. Rapidement le visiteur sera qu’il est en France, ce n’est pas la peine de surcharger ou de rebuter les sensibilités ayant une tonalité plus autonomiste. Fédérons!

Les atouts maître de ce nom Cayenne-Amazonie, c’est joli, simple, efficace, durable, apolitique, fédérateur, mobilisateur en interne pour peu que l’on veuille le vendre, et très valorisant dans le monde entier. Y compris à Paris, nos ministres sont fiers de venir en Amazonie ; bien peu, à vrai dire reviennent à Paris en chantant qu’ils ont été au pays de Félix Eboué ou de Sépélu. Ils seraient sans doute courtoisement moqués. Et ceux qui nous le direz tomberaient dans la flatterie condescendante. De fait, La République s’enorgueillit d’être le voisin du grand Brésil et que la Guyane soit territoire européen et français d’Amazonie.



En conclusion, l’on a vu qu’il y avait de nombreuses critiques et un déficit majeur d’adhésion aux noms sur la table. L’on a entrevu que quelque part, l’on s’est fait gentiment conditionné par un faux débat Eboué/Sépélu dans une « bataille des ego » sans que la question centrale et primordiale de l’apport ou de la plus-value n’ait été posée sérieusement.
Le détour par les noms des 155 aéroports principaux nous montre clairement, qu’en dehors de 3 aéroports ayant fait des choix politique sur 155, 148 avaient des choix géographiques. Et que peut-être 25 à 40 ont changé récemment de nom. Ils l’ont fait pour des raisons offensives, pour des noms géographiques impliquant la mobilisation de leur région ou de leur département ou la mer ou le relief. Cela a obéi à des stratégies pensées de valorisation de l’attractivité de leur territoire (Montpellier-Méditerranée ou Tarbes-Lourdes-Pyrénées). Et ceux qui n’ont pas bougé avaient peu d’enjeu d’attractivité ou n’ont su dépasser leurs querelles de clochers.
Evidemment, le dernier de la classe serait celui qui génère des querelles de clochers, qui a de gros enjeux d’attractivité, et qui ferait un changement de nom contre-productif ou neutre. Impossible n’est pas guyanais?!

Parmi les trois seules exceptions, l’on a vu que la Martinique avait substitué habilement Fort-de-France par Martinique, beaucoup plus porteur et parlant à l’extérieur. Sont-ils plus malins que nous ? L’on a vu que la Guadeloupe faisait coup double avec Guadeloupe – Pôle Caraïbes… Avec Amazonie, gentiment l’on fait beaucoup mieux. Si, en plus, l’on me dit que l’on a du pétrole, alors la Guyane va prendre le leadership de la France américaine dans les vingt à vingt-cinq ans à venir. Je suis un peu chauvin ; mais bon, j’aime la Guyane et la République !
Enfin, il a été présenté des apports attendus par la Guyane, par définition non quantifiable sur un demi-siècle, mais possibles. C’est une logique d’investissement en image, moins cher à amortir sur 50 ans que de la communication vaine, au jour le jour, et souvent sans lendemain et coûteux.
Une meilleure attractivité, c’est mieux se positionner pour le tourisme, l’apport de cadres manquants comme les spécialistes médicaux ou cadres formateur de notre jeunesse, c’est aussi attiré l’attention d’éventuels investisseurs français, et planétaires tant le nom Amazonie porte dans le monde entier. Je dirais d’autant plus probable qu’avec le spatial et le pétrole demain, l’on a la chance d’avoir des visiteurs argentés passant tous par l’aéroport… L’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !
Enfin, l’on peut susciter l’adhésion de toute la Guyane, des personnes de toutes sensibilités, de toutes appartenances, de toutes générations, l’on met un symbole fédérateur à la portée de tous, aujourd’hui et pour le demi-siècle à venir. Avoir un nom qui fait rêver à l’extérieur, ce ne peut que nous rendre plus fier d’être guyanais ou guyanaise. J’ai envie que l’on soit fiers et rassemblés autour de notre intérêt général.

Le premier qui bougera perdra peut-être quelques voix au départ, mais en gagnera à terme en crédibilité.

L’idéal serait une mise sous boisseau des petites rivalités partisanes pour sceller une Paix d’Augsbourg de tous autour de Cayenne-Amazonie afin de valoriser l’attractivité de toute la Guyane et de tous les guyanais et les guyanaises. Amazonie n’est ni de droite, ni de gauche et son prestige et son caractère illustre devraient nous rendre humble. Le peuple veut rêver et n’en discutera alors plus le prix. Il aura le sentiment que ses vrais intérêts sont défendus loyalement avec intégrité. Cela demande du courage, voire de prendre son bâton de pèlerin pour convaincre, mais c’est possible! La mise aux abris ou se cacher derrière des paravents légitimateurs douteux devraient faire place logiquement à une approche de fond, l’apport et la plus-value du nom? Cayenne-Amazonie a le courage de jouer cartes sur table avec sincérité, respectueux, et sans mépriser personne.

Un Guyanais aimant sa Guyane


(pour un contact sienne11@orange.fr il n’y a pas de lâcheté dans la démarche)

Beau discours et tellement simple dans la démarche qu'il ne faut pas s'étonner si nos "élites" locales ne veulent pas y penser. Bientôt F. Eboué détiendra à lui seul la moitié de nos édifices, rues, places, etc. Alors je propose un autre changement de nom

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01/11/11
Ricky  (Macouria)      Education

En réponse au message de Tamandua du 31/10/11

Certes, mais ils ont au moins le mérite de faire parler de vrais problèmes qui concernent directement la vie des élèves à l'intérieur des établissements et pas seulement du mal être de certains profs…Car une école se compose en grande majorité d'élèves, non ?

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01/11/11
Sunexia  (Kourou)      Politique et société

En réponse au message de Fabien du 31/10/11

Il faudra me dire où se trouve leur stand au marché...De tous les jeunes que j'ai orienté, beaucoup ont arrêté les études justement à Matiti qui ferme de plus une section faute de candidats car "c'est trop dur Monsieur", ..On préfère le filon à papa pour bosser à la mairie, ou en administrations..C'est bien dommage car le peu de guyanais antillais qui se sont lancés dans l'agriculture ont réussi...
J'ai eu des hmong en formation qui se levait à 3h du mat pour aller aider les parents au champ, faire avec eux le marché et venait en formation le soir...C'est un peuple bosseur et courageux et je suis très content qu'ils occupent une partie de la Guyane même si ils sont loin d'être intégrés, comme les amérindiens, du reste...A savoir qui sont les vrais colonisateurs, il n'y a qu'un pas!

Que l'on soit guyanais ou berrichon,l’agriculture n'est pas un métier facile. Je trouve dommage que les jeunes guyanais( blancs,noirs,jaunes,verts) ne soient pas plus intéresses par ce domaine. Ils veulent tous faire :clim/froid,secrétariat ...je sais de quoi je parle.
Nos agriculteurs sont des gens méritants à qui il faut tirer le chapeau pour leur

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01/11/11
Sunexia  (Kourou)      Le 973 des consommateurs

En réponse au message de A.ma.zone du 31/10/11

Probleme avec Only!
je me rapproche de vous pour connaitre des personnes ayant de gros problemes de connexion (débit) avec Only. dans tous les cas je ne vous conseille pas Only
merci de vos reactions. a+

Depuis de tres(trop) nombreuses semaines,je ne peux à certains moments de la journée me connecter aux sites sécurisés(types messagerie instantanée,mails,sites sociaux,site bancaire) et impossible de visionner la moindre video en streaminng alors que le debit est autour de 2.2 Meg. De tres nombreux appels aux"techniciens" d'Only n'ont rien changé

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01/11/11
Gilles  (Cayenne)

En réponse au message de Gilles du 11/10/11

Bonjour
Et les palestiniens, n'ont-ils pas la même légitimité à avoir leur État sur les frontières définie par l'ONU ( puisqu'il faut bien se baser sur quelque chose ) ? Cordialement

Bonjour
ENFIN le premier pas vers la reconnaissance d'un état palestinien
:
http://www.france24.com/fr/onu-unesco-palestine-etat--usa-diplomatie-culture-paris-france-israel
J'espère que cela ne sera que le début d'une nouvelle ère pour la Palestine, berceau des 3 religions monothéistes. Que ca vous plaise ou non c'est ainsi . Je trouve quand

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01/11/11
Cocobeloeil  (Cayenne)      Insécurité

En réponse au message de Morpho du 31/10/11

On peut facilement imaginer que votre agresseur ne sera pas poursuivi! Le povre! Mais que vous risquez de l'être! Preuve donc est faite depuis longtemps (personne ne le dit, mais tout le monde le pense) que la démocratie est un leurre, car une majorité (qui peut être composée seulement d'imbéciles) décide de votre sort! Cela donne donc raison aux Bachar el Assad, Kadhafi etc. qui auraient coupé les mains à votre agresseur et peut-être aussi le reste pour empecher qu'il se reproduise! Raison donc aux partisans de la Charia...

Entre une démocratie molle et sans réactions comme la nôtre et la charia, il y a tout un monde, qu'il nous faut retrouver.
Une France telle qu'elle existait il y a quelques dizaines d'années, une France où les parents étaient des guides et appliquaient les punitions quand elles s'imposaient, une

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01/11/11
Cocobeloeil  (Cayenne)      Politique et société

En réponse au message de 3wap du 30/10/11

Il doit bien y en avoir quelques autres, mais c'est aussi pour cela que j'aime mon pays...

tu aimes ton pays pour t'y faire plumer ?
Moi je préfèrerai appartenir à un pays où chacun y travaille pour son propre confort, en pensant à l'avenir de ses propres enfants plutôt qu'un pays d'assistés où une moitié travaille et paie des impôts pour que l'autre moitié profite des aides de l'Etat... c'est à dire nous !

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01/11/11
Tamarin  (Kourou)      Insécurité

En réponse au message de Cush du 31/10/11

Il va donc falloir voter Le Pen en 2012! // Surtout pas !!! la fille ne règlera rien, pas plus que le père qui a fricoté avec les nazis au lendemain de la guerre. Le fascisme, on sait déjà où ça mène, le communisme également.

Pourquoi pas ? Cela fait plus de trente ans que l on se farci les mêmes blaireaux !!!!! Un vrai changement pour une fois ...... Sarko l a dit depuis 74 le pays dépense plus que ce qu'il gagne !!!! Un chef d entreprise qui applique une telle gestion finit en prison non ?

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01/11/11
Cush  (Cay)      Logement

En réponse au message de Chokapix du 31/10/11

Une nouvelle fois ce thème fait débat... et une nouvelle fois, les amalgames sont la règle... Comme si tous les squats et tous les sites squattés étaient produits sur le même modèle...
Tout ça pour quoi ? Pour asséner les mêmes idées simplistes de la bien-pensance actuelle...
Ah comme tout serait simple si tout le monde était riche... ou vertueux... !!!

Tout ça pour quoi ? Pour asséner les mêmes idées simplistes de la bien-pensance actuelle...
En ce qui me concerne, je ne penses pas faire partie de la bien-pensance actuelle. Bien sûr que ce que je raconte est simple (pas simplet) et parfois caricatural, que chacun connait une famille en situation difficile qui mérite d'être aidée. Mais pendant que les experts grassement

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01/11/11
Philippe2  (Matoury)      Politique et société

En réponse au message de Fabien du 31/10/11

Il faudra me dire où se trouve leur stand au marché...De tous les jeunes que j'ai orienté, beaucoup ont arrêté les études justement à Matiti qui ferme de plus une section faute de candidats car "c'est trop dur Monsieur", ..On préfère le filon à papa pour bosser à la mairie, ou en administrations..C'est bien dommage car le peu de guyanais antillais qui se sont lancés dans l'agriculture ont réussi...
J'ai eu des hmong en formation qui se levait à 3h du mat pour aller aider les parents au champ, faire avec eux le marché et venait en formation le soir...C'est un peuple bosseur et courageux et je suis très content qu'ils occupent une partie de la Guyane même si ils sont loin d'être intégrés, comme les amérindiens, du reste...A savoir qui sont les vrais colonisateurs, il n'y a qu'un pas!

c'est vrai que les jeunes sont des fainéants!
vous avez donc sévi à Matiti; vous leur appreniez à piquer des fruits aux étals des marchés? peut être est ce pourquoi vous n'y trouvez pas de vos anciens élèves.

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01/11/11
Philippe2  (Matoury)      Politique et société

En réponse au message de Yvor De Walapulu du 31/10/11

Bonjour,
sans prendre partie dans cette discussion,

il faut quand même reconnaitre que l'attribution des terrains dans notre département est pour le moins "bizarre"
quelques exemples (données cadastre 2000 et hors terrains Etat et communes, et superficie > 4 ha soit 2135 parcelles)
un certain Vidal de lingendes est toujours propriétaire de 2481250 m² (248,1 Ha)
une seule société possède en une seule parcelle de 155600000 m²,
si !,si ! ,vous lisez bien un million cinq cent cinquante six mille metres carrés (15560 Ha, 155 km²),
soit 6,5 fois la superficie de Monaco, plus grand que Paris (105 km²),
la seconde dans le classement n'en possède que 49046865 m² (4904,7 Ha)
le premier particulier est en septieme position avec 15820000 m² (1582 ha)
en 48 em position, un syndicat eclesiastique (cela ne s'invente pas) en possède 2694446 m² (269,4 ha)
bien que ces données date de plus de dix ans, elle donne une image qui fait à mon avis un peu désordre,
comment et sur quels critères a t on attribué des immensitées de terre ?
et dans quel but ?
bref ceci dit, il serait temps pour nos élus de réfléchir à une juste et équitable répartition des terres disponibles, avec quand même une condition, que cette attribution ne soit accordée que pour des projets pouvant être viables

idem pour l'attribution à bas coût de petites parcelles à bâtir sur des terrains communaux. clientélisme et magouilles. c'est à vomir!

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01/11/11
Claude Remire  (Remire)      Rochambeau - Félix Eboué

En réponse au message de Sienne11 du 31/10/11

Plaidoyer pour Cayenne-Amazonie qui va faire l’objet d’un envoi par courrier à nos responsables et à la presse écrite, audio et audio-visuelle.
Cette lettre ouverte, par sa longueur inhabituelle, n’est pas compatible avec la presse écrite de Guyane. Elle ferait 5 pages de France-Guyane… Pourquoi cette longueur ? Je dirais, à mon sens, il y a, et il y a eu une absence de débats de fond sur ce sujet, la Guyane se laissant emporter dans une fausse alternative depuis deux ans. Le choix a été d’en faire un résumé court et concis pour les décideurs, logiquement pressés et affairés. Leurs conseillers pourraient lire la version développée afin de voir ce qui peut en être retenu ou invalidé. Ce texte est aussi disponible sur Blada-com, courriers des lecteurs, rubrique Rochambeau-Félix-Eboué… Fausse alternative, vous disais-je?
Il y a urgence sur ce qui pourrait être un naufrage retentissant.

------------- version courte de l’essentiel pour les décideurs ou le grand public pressé ------------------

L'apport et la plus-value de Cayenne-Amazonie

A tort, sans doute candidement, j'ai écrit régulièrement dans France-Guyane depuis deux ans, afin de promouvoir ce nom sans guère d'échos de nos responsables. Le nom est fédérateur, durable, et joli. Ce nom géographique prestigieux donne une bonne image de la Guyane, toujours lacunaire. 100% des guyanais vivent en Amazonie.
La tendance générale est à des changements de nom, je dirais offensifs, pour valoriser l'implication et l'attractivité des territoires. C'est ainsi de Marseille-Provence, Nantes-Atlantique, Guadeloupe- Pôle Caraïbes ou de Tarbes-Lourdes-Pyrénées... Force est de constater la stérilité de St-Etienne-Bouthéon ou de Toulouse-Blagnac.
L'on engage la Guyane pour un demi-siècle. Cette occasion est unique. Les noms sur la table pour des raisons différentes suscitent le scepticisme quasi général, voire une montée de l'amertume faute d'être mobilisateurs.
En effet, la question fondamentale de l'apport et de la plus-value a été totalement paralysée par une "bataille des ego" stérile et passionnel, en masquant l'enjeu véritable.
Avec Cayenne-Amazonie, il y a forcément des choses à attendre, ne serait-ce que la fin des polémiques ou la mobilisation de toute la Guyane. Cela peut avoir un effet sur le tourisme et les secteurs induits, hôtel-bar-restaurant, BTP, transports, commerce et artisanat. Cela peut contribuer à attirer les cadres de haut faisant défauts, spécialistes des soins de santé, chercheurs et formateurs pour nos jeunes, ou aussi le label "Amazonie" peut retenir l'attention des investisseurs de toute la planète, d'autant que le spatial nous fait recevoir des gens très importants qui, parfois, ignorent même qu'ils sont venus en Amazonie.

Aujourd'hui, il y a urgence à instruire un débat constructif sur l'apport et la plus-value attendue sur le nom de l'aéroport. Cayenne-Amazonie joue cartes sur table! Ce débat de fond ne devrait plus être ignoré ou occulté.

Un Guyanais aimant sa Guyane

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Lettre ouverte aux guyanais et aux guyanaises, à notre jeunesse et à nos responsables

Plaidoyer pour nommer l’aéroport Cayenne-Amazonie

Depuis deux ans j’ai écrit régulièrement dans le courrier des lecteurs de France-Guyane pour promouvoir le nom Cayenne-Amazonie, à ce stade en vain. Ce nom très crédible a mystérieusement était occulté des assemblées consultées, puis de nouveau avec ses 14,03 % des votes lors du sondages. Je dirais d’autant plus méritoire que non porté par une organisation. Jamais personne, à ma connaissance, n’a daigné le mentionner ou en montrer les faiblesses ; alors qu’a priori, aucun frein juridique ne s’opposait à cela comme l’illustre la proposition de Cayenne-Matoury-Sépélu retenue par la mairie de Matoury. Et d’ailleurs, il n’est pas trop tard pour qu’une assemblée puisse faire une nouvelle consultation en intégrant ce nouveau venu, un nom géographique des plus prestigieux et illustre planétairement.

Au départ, j’ai eu la conviction que toute la Guyane s’était laissée emportée dans une petite passion sans vraiment en être consciente. L’on aurait pu présenter deux noms d’animaux les « pro toucan » contre les « pro jaguar » et l’on partait pareil. Pour donner une image, je suis vendeur de boissons au marché. Il ne reste plus que du Coca et de l’Orangina que je propose avec assurance aux clients 2/3 des personnes choisiront l’une d’elles spontanément, vieille technique commerciale. Ai-je été un manipulateur, les consommateurs ont-ils été manipulés ? Avouons sans doute un petit peu.

L’actualité du processus des consultations est que le conseil régional a entériné le nom de Félix Eboué ce vendredi 28 octobre 2011. Reste deux versions Cayenne-Matoury-Sépélu et Cayenne - Félix Eboué, mais non exclusives d’un troisième choix à condition de se réveiller. Il est moins cinq !

Et l’on ne va pas se mentir, l’on est dans une impasse et un malaise général. Les critiques sont diverses : le coût du changement ; pourquoi changer Rochambeau ; il y a d’autres problèmes plus importants à régler; d’autres à tonalité juridique notre Rochambeau n’est pas responsable des faits d’un autre membre de sa famille ; d’autres plus historiens s’insurgent par principe scientifique et disciplinaire contre l’intrusion des politiques sur la matière historique dont les lois mémorielles ; d’autres voient déjà du Eboué partout, Lycée, statue, rues, comment va-t-on se repérer etc.? D’autres, évidemment commencent déjà à poser ce que nos enfants pourraient porter à perpétuité et qui leur sera servi : Félix Eboué et le statut de l’indigénat etc.. L’affaire risque d’être interminable et controversée. La génération suivante pourrait n’avoir que le souci de changer le nom.
Pourquoi la Guyane est pantoise, goguenarde, un peu amer ou triste, voire fâchée? Je propose une réponse simple. Une grande partie de la population, si ce n’est une majorité, n’adhère pas fondamentalement aux choix mis sur la table. Ils n’ont aucun effet mobilisateurs sérieux et, bien peu, y voit une plus-value ou un apport pour la Guyane, les guyanais et les guyanaises pour le prochain demi-siècle. Je dirais même que les jeunes générations y croient encore moins, bien que pourtant leur pénitence de porter tel ou tel nom sera probablement à perpétuité. Un nom d’aéroport se change en gros tous les demi-siècles! Ce n’est pas anodin, loin s’en faut. Le seul apport connu, l’on le connaît bien depuis deux ans, la zizanie et la polémique. Je rajouterais assortis de débats stériles dans une bataille des ego de « pro Eboué » versus « pro Sépélu ».

Je dirais qu’il convient très rapidement de se dégriser des passions pour comprendre le pourquoi de l’impasse et de la vacuité des discours, non mobilisateurs, ni fédérateurs. La peur de perdre des voix semble être devenue le seul aiguillon. Il est encore temps de se ressaisir avec du courage.

En effet, l’on a perdu en route la réponse à la question fondamentale du débat quel est l’apport ou la plus-value de tel ou tel nom?

A cette question cruciale qui devrait être le cœur, vous n’avez plus personne en face. Au mieux, il y a un ou deux arguments sans conviction réelle. Comme s’il fallait tout changer pour que rien ne change. Rapidement, pro-Eboué et pro-Sépélu rendent les armes pour confesser « ça ne va changer de toute façon! ». C’est bien le souci que je crains ne pas être totalement infondé. L’on comprend le malaise.

Comment en sortir ? Il conviendrait que nos élus portent ce débat de fond en place publique et non de l’occulter en donnant parfois l’impression de se débarrasser d’une patate chaude en catimini ou mezzo voce, comme l’on a pu le subodorer, à tort ou à raison.

Cette absence, apparente ou non assumée publiquement, de réflexion en amont sur l’apport et la plus-value du nom se paie par un malaise généralisé. Ceci est évidemment décuplé par le caractère controversé des choix en présence, pour des raisons différentes d’ailleurs. Je clos ce sujet ici afin de ne pas rouvrir les plaies passionnelles d’aujourd’hui et probablement de demain. L’histoire, malheureusement, pourrait être amenée à étudier ce naufrage annoncé. Je souhaite qu’il soit encore temps de l’éviter.

Je ne veux pas rentrer dans le débat politique partisan. Ce n’est pas mon objet. Simplement, je ne crois pas réellement aux choix sur la table et, encore moins aux maigres arguments d’emballage de ces noms connus du grand public.

J’en reviens à la lancinante question fondamentale du débat quel est l’apport ou la plus-value de tel ou tel nom ?


J’apporte une réponse à ceux qui pour des raisons diverses ne souscrivent pas au changement de Rochambeau. Le nom de Rochambeau n’apporte rien et n’a jamais rien apporter à la Guyane. Jamais rien! Vous me direz et alors ?! En Guyane, l’on est partis d’un choix défensif, fuir le nom Rochambeau à sauve qui peut ; en repartant paradoxalement sur des noms historiques qui peuvent à tout moment être dévalués en fonction de l’historiographie. En gros, l’on tend l’autre joue. Et bien, la tendance lourde des vingt dernières années dans la République (entendre Métropole et Outre-mer) a été une réflexion en amont pour rechercher de nouveaux noms en cherchant à valoriser l’attractivité de leur territoire tout en promouvant l’implication de leur environnement. Ce n’est plus un enjeu municipal. Ils ont fait des choix offensifs avec derrière une attente en terme d’image et de retour sur investissement. A ce stade, vous comprenez que le coût devient un investissement. Dire que pour chacun, il y a eu un juste retour, peut-être pas, mais il y a une ambition affichée et pensée. Un nom vitrine s’amortit et s’évalue sur 50 exercices.

Si l’on prend la liste des aéroports français les plus importants (affiliés à l’UPA pour les spécialistes). Il y a 155 aéroports, seulement 7 sur 155 ont un nom de « personnage » apparent. 1 sur 4 à Paris avec Roissy CDG, Ajaccio-Napoléon-Bonaparte, Martinique-Aimé Césaire, St-Denis-Roland-Garros, La-Roche-sur-Yon – René Couzinet (Vendée), Lyon-Saint-Exupéry et Rochambeau à Cayenne.

Trois ont été choisis parmi les aviateurs de l’époque mythique de l’aéropostale, choix thématique sectoriel en apparence, les trois seuls autres « personnages » ont eu un destin politique sur leur territoire et ont laissé une empreinte et sont connus bien au-delà de leur entité géographique. Avouons que De Gaulle, Napoléon 1er et Césaire en Martinique le lien paraît probable.

Il y a enfin une anomalie fruit d’une histoire locale c’est Rochambeau nom de lieu en vérité, plus que de personne. Il n’y a pas de plus-value vis-à-vis de l’extérieur.

J’ai vu des gens tourner en rond avec Césaire/De Gaulle, voilà les7 sur 155… Remarquons au passage que ni Paris, première ville que le monde veut visiter et première région en France en terme de tourisme n’a pas de souci d’attractivité… et le nom Martinique fait rêver à l’extérieur d’où l’habileté de le substituer à Fort-de-France!

Lyon a fait un choix offensif récent pour gommer Satolas avec Saint-Exupéry, d’ailleurs autant comme un marqueur de l’aéronautique que pour sa valeur d’écrivain connu mondialement.
Saint-Denis-de-la-Réunion a compris que Roland Garros, navigateur, était aussi le plus grand tournoi de terre battue du monde… Et la Roche-sur-Roche n’a pas d’enjeu d’attractivité aérienne. Les vendéens venant de loin débarquent à Nantes…

Notons aussi comme mentionné que l’aéroport de la Martinique ne s’appelle plus Fort-de-France mais « Martinique – Aimé Césaire ». Sur ce point la Guadeloupe a gommé aussi Pointe-à-Pitre pour « Guadeloupe – Pôle Caraïbes ». Idem en terme d’image, par contre il se valorise en choisissant un nom géographique prestigieux… Les Caraïbes se sont eux ! Et je dirais qu’entre Caraïbes et Césaire en notoriété du nom mondialement, il n’y a pas l’ombre d’un doute, que ce soit bien ou mal il convient d’être réaliste. En Guyane, l’on a encore mieux et en beaucoup plus prestigieux. C’est sous la main, c’est Amazonie. Dans le monde entier, l’on connaît l’Amazonie. J’y reviendrais.

Si vous suivez, les 148/155 aéroports sont des noms géographiques. Tous n’ont pas changé leur nom et ont conservé des noms n’ayant pas d’intérêt Saint-Etienne-Bouthéon, Rennes-Saint-Jacques, Toulouse-Blagnac etc.. Tous, non plus, n’ont pas des enjeux d’attractivité du territoire et ont laissé plusieurs noms de petites communes agrégées. Parfois aussi, cela résulte de querelles de clochers qui ont fossilisé les choses …

Mais les aéroports, je dirais de ville à enjeu, ont pris le train du changement Marseille-Marignane remplacé par Marseille-Provence, Montpellier-Méditerranée, Nantes-Atlantiques, Pau-Pyrénées, vous vous dites est-ce qu’il y a un aéroport à Tarbes… ? Et comment, je le découvre « Tarbes-Lourdes-Pyrénées » vous avez déjà un pied dans l’avion! Là, vous comprenez que ça situe et l’on voit clairement les enjeux. Bordeaux-Mérignac est devenu « Bordeaux ». Là, Mérignac parasitait l’image de la ville classé au patrimoine mondiale. Beaucoup ont enlevé le nom de la ville de l’aéroport, pour ajouter celui du département ou de la région… Rennes avec son « St-Jacques » (capitale de la Bretagne) s’est fait damé le pion par « Brest de-Bretagne»… « Angers-Loire », « Rouen – Vallée de la Seine », « Clermont-Auvergne » à la place de Clermont-Aulnat... J’arrête ici, vous voyez bien qu’il y a des stratégies territoriales nouvelles assumées et affichées. Personne n’en a sérieusement discuté le prix car les choix ont été compris des populations. C’est bien différent en Guyane.

la question fondamentale du débat quel est l’apport ou la plus value de tel ou tel nom ?

Je rappelle que c’est la question qui devrait être posée à tous les tenants des noms sur la table et par tous les journalistes. Ce travail de pédagogie reste lacunaire, d’où la non adhésion ou l’absence d’enthousiasme, pour le moins, des guyanais.

Je vais donc faire un plaidoyer pour le choix de Cayenne-Amazonie en présentant ses apports et ses plus-values escomptées ou possibles.

C’est très fédérateur, il transcende tous les clivages de notre région (générationnelles, Littoral/Intérieur, origines, couches sociales, droite/gauche etc.). Je dirais qu’il peut même être très mobilisateur pour peu que l’on veuille le regarder et le porter. Pour les « pro Sépélu » sincères qui veulent valoriser les amérindiens, c’est mieux tant « amérindiens d’Amazonie » fonctionne. Tel sénateur veut faire prévaloir la notion « des Outre-Mer » à raison et bien avec ce nom l’on se distingue clairement, créoles d’Amazonie, chinois d’Amazonie, libanais d’Amazonie ou corrézien etc… de tous les autres Dom-Com. L’on se singularise, c’est l’un des quelques éléments que l’on partage tous avec l’ancrage dans la République française.

Il est sérieux, mais a une touche et une sonorité sympathique, c’est joli. Il est durable, n’est pas sous le joug de l’historiographie, voire des pamphlétaires, et à coup sûr des polémiques politiciennes.

Amazonie n’est pas plus de droite ou de gauche que peut l’être Méditerranée ou Pyrénées… L’on clôt les débats.

Je réponds à une objection faite je cite « que les brésiliens vont rigoler ». Je dirais que les enfants de Guyane, y compris de brésiliens, ont vocation à servir la Guyane d’aujourd’hui et de demain. Plus sérieusement, en gros 5 % des brésiliens vivent en Amazonie alors que 100 % des guyanais y habitent. Ce mot sonne vrai, il est à notre portée et gratuitement. Pour répondre à la promotion : Guyane avec Amazonie l’on vous croira ! C’est authentique. C’est d’ailleurs ce qui est apprécié de nos visiteurs notre authenticité.

Il y a eu « la quête du guyanais illustre ». A ma connaissance, il n’y a pas de guyanais plus illustre qu’Amazonie. J’ai beau chercher, je ne vois pas quel nom me mettrait plus en valeur à New Dehli, Moscou, Pékin ou Djakarta.

Quant à l’extérieur, l’on ne va pas se cacher derrière le petit doigt la Guyane à un très fort déficit d’image. Il ne faut se tromper de casting en se faisant payer de notre tête, ou de celle de nos enfants et de nos petits-enfants. Amazonie est connue partout en Métropole, en Europe et dans le monde. Je puis vous dire qu’il faut vraiment ne pas avoir voyagé pour s’imaginer une seconde que le culte de tel ou tel se propage, y compris d’ailleurs dans notre propre jeunesse… Le service après-vente selon le choix pourrait se révéler délicat voire coûteux… L’on va vendre au salon du tourisme « Guyane Terre d’Amazonie ». Maintenant si vous tentez « Guyane Terre de Félix Eboué » ou « Guyane Terre de Sépélu » vous direz alors que l’on jette de l’argent par les fenêtres, a priori ? C’est exactement ce qui remonte de la population, pleine de bon sens.

Vis-à-vis de l’extérieur, ce qui compte n’est pas nous, mais la première image que l’on offre à nos hôtes. Laissons nos lieux de mémoire en ville. Valorisons-les, comme je souscris totalement à la rénovation de la maison de Félix Eboué. Avec Amazonie, en un clin d’œil, l’arrivant sait où il est. Il décroche son portable « je suis à Cayenne, en Guyane et en Amazonie »… Laissons le souffler et découvrir les clochards du centre-ville le harasser un peu après. Félix Eboué, forcément il va aller voir cette statue que seul d’ailleurs les primo- arrivants vont voir, avec un panneau peu explicite d’ailleurs, c’est dommage. Mais dans le tracas des bagages un nom trop long, ou ne non parlant pas immédiatement… Combien de personnes ayant habité en Guyane plusieurs années ce sont préoccupées de Rochambeau ? Avouons-le pas grand monde…

L’attractivité est évidemment le tourisme avec le parc amazonien. « Notre produit » c’est l’Amazonie, donc affichons de l’Amazonie. De nombreux secteurs économiques peuvent être impliqués et son porteur d’emplois (tourisme, hôtellerie-bar-restauration, transports, commerce et artisanat, voire pêche et agriculture). Il ne s’agit pas d’un miracle, allez si le nom venait à donner un surplus de + 1 ¨% par an sur 50 ans. Cela peut compter. Les nouvelles générations voient le monde de leur moteur de recherche, l’on associe Cayenne et la Guyane à Amazonie. Cela peut faire rêver un jeune allemand, italien ou américain qui peut venir d’ailleurs en tant que touriste, ou porteur d’une qualification recherchée en Guyane ou d’un projet de recherche ou d’investissement novateur.

Mais l’attractivité s’est aussi des investisseurs. Un émir débarque en jet privé pour 12 à 36 H pour voir son satellite décoller, pendu au téléphone, tapotant sur un écran, et pris dans le protocole, il ignore qu’il est venu en Amazonie… Amazonie peut le frapper et il peut vouloir être le premier émir à vouloir une villa sur le Maroni ou vous vouloir nous acheter de l’eau, qui sait ?! Cette personne a vu 500 aéroports… attendez, il ne va pas s’attarder sur Félix Eboué ou Matoury-Sépélu.
Des producteurs européens, américains ou antillais, de tel ou tel secteur, peuvent s’intéresser au label « Amazonie ». Au moins, on lui en donne l’idée en arrivant. Ce n’est pas concret et certain, certes, mais imaginons un projet tous les 5 ans à 10 ans dû à ce nom. L’on aura fait du développement endogène.

Enfin, l’on a 21 % de chômeurs, mais il faut aussi voir que l’on a aussi des goulots d’étranglement pour faire venir des professions et des cadres très qualifiés. Avec Amazonie, c’est un peu plus doux pour le départ que les images de « moustiques, serpents, insécurité, bagne etc. ». Aujourd’hui tout le monde souffre de l’absence de spécialistes pour les soins, des formations ne se font pas faute de formateur alors que les jeunes ne demandent qu’à apprendre, des corps de l’Etat ont du mal à attirer des cadres supérieurs. Parfois, dans les ministères parisiens l’on brandit, même humoristiquement, la mutation en Guyane comme si l’on promettrait le bagne. Avec Amazonie, l’on enraye partiellement les mauvais stéréotypes qui nous collent à la peau. Avec une interlocutrice professionnelle parisienne me parlant des serpents au téléphone… J’ai répondu sèchement : « à Cayenne, il y a autant de serpents rue De Gaulle qu’il y a de sangliers sur les Champs-Elysée ! ». La personne s’est excusée ! Alors ?!

Je prends un exemple un jeune médecin finit sa formation, parfois ça tient à rien qu’il aille là ou ailleurs une rencontre, une annonce sur un site. C’est un peu comme quand l’on arrive dans un lieu inconnu pourquoi choisit-on tel ou tel restaurant. Souvent cela tient à rien, une terrasse propre, un bonjour, une mini-jupe de serveuse ou un nom plus sympa…

J’ai donné des éléments. Avec Cayenne-Amazonie, l’on se dit qu’au pire cela ne change rien et l’on évite de se couvrir de ridicule et de se diviser inutilement. Mais il y a un quelque chose de possible à attendre. Il y a, en outre, notre fierté en accueillant un hôte. Le jeune va étudier en Métropole, il est fier d’arriver avec son copain en Amazonie… C’est un deuxième voyage dans le voyage… Lorsque l’on reçoit quelqu’un de l’extérieur, l’on met en avant que l’on est aussi grand que le Portugal, les fleuves, les animaux, la forêt, que l’on est un pays multiculturel et vous insistez pour dire que c’est l’Amazonie. Bref, notre géographie est notre force première. Regardez, l’on ne demandait rien, l’on nous trouve du pétrole pile poil dans nos eaux territoriales… Poussons le rêve, de nouvelles nationalités arrivent à terre des plate-formes, ils parlent de la Guyane à des copains, avec Amazonie c’est encore plus alléchant.

Autre miracle, l’on a la langue française, la seule d’Amazonie à échapper à « Amazonia »… et dont l’on a l’exclusivité en francophonie. Pas un québécois nous le prendra!

Après, il y a des sous débats sur le nom. J’ai vu Guyane-Amazonie. Le problème n° 1 est que Guyane a un déficit d’image à l’extérieur. C’est contre-productif. Alors que l’on voit que Martinique et Guadeloupe ont éclipsé Fort-de-France et Pointe-à-Pitre. Cela a été pensé. D’autres, s’interroge pourquoi « Cayenne », c’est déjà acté pour les compagnies. Aux deux exceptions ci-dessus, la ville centre est mentionnée partout et Cayenne, capitale est aussi la ville la plus connue. D’autres essaient de placer Matoury comme Cayenne-Matoury-Sépélu voté par le conseil municipal de Matoury. Je salue cette marque d’indépendance qui permet à tous le temps de la réflexion. Mais soyons honnête tout matourien à l’extérieur dira qu’il habite Cayenne ou la Guyane ou au nord du Brésil en Amazonie selon les interlocuteurs. Cela n’apporterait aucune plus-value à l’attractivité de la Guyane. Je crois qu’il faut aussi avoir le sens de l’intérêt général en vue, sachant que la première ville aperçue du visiteur sera Matoury. Il faut choisir entre plus de visiteurs et peut-être plus d’activité et la gloire d’un nom. Maintenant, un attelage Cayenne-Matoury-Amazonie est toujours possible alors qu’il est assez incompatible avec Félix Eboué. En effet, pour le coup le visiteur n’aurait pas le temps de finir de le lire… L’on pourrait tenter Cayenne-Amazonie-Eboué. Ce serait un entre-deux, en moins efficace.
Certains ont avancé Cayenne-Amazonie française. Rapidement le visiteur sera qu’il est en France, ce n’est pas la peine de surcharger ou de rebuter les sensibilités ayant une tonalité plus autonomiste. Fédérons!

Les atouts maître de ce nom Cayenne-Amazonie, c’est joli, simple, efficace, durable, apolitique, fédérateur, mobilisateur en interne pour peu que l’on veuille le vendre, et très valorisant dans le monde entier. Y compris à Paris, nos ministres sont fiers de venir en Amazonie ; bien peu, à vrai dire reviennent à Paris en chantant qu’ils ont été au pays de Félix Eboué ou de Sépélu. Ils seraient sans doute courtoisement moqués. Et ceux qui nous le direz tomberaient dans la flatterie condescendante. De fait, La République s’enorgueillit d’être le voisin du grand Brésil et que la Guyane soit territoire européen et français d’Amazonie.



En conclusion, l’on a vu qu’il y avait de nombreuses critiques et un déficit majeur d’adhésion aux noms sur la table. L’on a entrevu que quelque part, l’on s’est fait gentiment conditionné par un faux débat Eboué/Sépélu dans une « bataille des ego » sans que la question centrale et primordiale de l’apport ou de la plus-value n’ait été posée sérieusement.
Le détour par les noms des 155 aéroports principaux nous montre clairement, qu’en dehors de 3 aéroports ayant fait des choix politique sur 155, 148 avaient des choix géographiques. Et que peut-être 25 à 40 ont changé récemment de nom. Ils l’ont fait pour des raisons offensives, pour des noms géographiques impliquant la mobilisation de leur région ou de leur département ou la mer ou le relief. Cela a obéi à des stratégies pensées de valorisation de l’attractivité de leur territoire (Montpellier-Méditerranée ou Tarbes-Lourdes-Pyrénées). Et ceux qui n’ont pas bougé avaient peu d’enjeu d’attractivité ou n’ont su dépasser leurs querelles de clochers.
Evidemment, le dernier de la classe serait celui qui génère des querelles de clochers, qui a de gros enjeux d’attractivité, et qui ferait un changement de nom contre-productif ou neutre. Impossible n’est pas guyanais?!

Parmi les trois seules exceptions, l’on a vu que la Martinique avait substitué habilement Fort-de-France par Martinique, beaucoup plus porteur et parlant à l’extérieur. Sont-ils plus malins que nous ? L’on a vu que la Guadeloupe faisait coup double avec Guadeloupe – Pôle Caraïbes… Avec Amazonie, gentiment l’on fait beaucoup mieux. Si, en plus, l’on me dit que l’on a du pétrole, alors la Guyane va prendre le leadership de la France américaine dans les vingt à vingt-cinq ans à venir. Je suis un peu chauvin ; mais bon, j’aime la Guyane et la République !
Enfin, il a été présenté des apports attendus par la Guyane, par définition non quantifiable sur un demi-siècle, mais possibles. C’est une logique d’investissement en image, moins cher à amortir sur 50 ans que de la communication vaine, au jour le jour, et souvent sans lendemain et coûteux.
Une meilleure attractivité, c’est mieux se positionner pour le tourisme, l’apport de cadres manquants comme les spécialistes médicaux ou cadres formateur de notre jeunesse, c’est aussi attiré l’attention d’éventuels investisseurs français, et planétaires tant le nom Amazonie porte dans le monde entier. Je dirais d’autant plus probable qu’avec le spatial et le pétrole demain, l’on a la chance d’avoir des visiteurs argentés passant tous par l’aéroport… L’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !
Enfin, l’on peut susciter l’adhésion de toute la Guyane, des personnes de toutes sensibilités, de toutes appartenances, de toutes générations, l’on met un symbole fédérateur à la portée de tous, aujourd’hui et pour le demi-siècle à venir. Avoir un nom qui fait rêver à l’extérieur, ce ne peut que nous rendre plus fier d’être guyanais ou guyanaise. J’ai envie que l’on soit fiers et rassemblés autour de notre intérêt général.

Le premier qui bougera perdra peut-être quelques voix au départ, mais en gagnera à terme en crédibilité.

L’idéal serait une mise sous boisseau des petites rivalités partisanes pour sceller une Paix d’Augsbourg de tous autour de Cayenne-Amazonie afin de valoriser l’attractivité de toute la Guyane et de tous les guyanais et les guyanaises. Amazonie n’est ni de droite, ni de gauche et son prestige et son caractère illustre devraient nous rendre humble. Le peuple veut rêver et n’en discutera alors plus le prix. Il aura le sentiment que ses vrais intérêts sont défendus loyalement avec intégrité. Cela demande du courage, voire de prendre son bâton de pèlerin pour convaincre, mais c’est possible! La mise aux abris ou se cacher derrière des paravents légitimateurs douteux devraient faire place logiquement à une approche de fond, l’apport et la plus-value du nom? Cayenne-Amazonie a le courage de jouer cartes sur table avec sincérité, respectueux, et sans mépriser personne.

Un Guyanais aimant sa Guyane


(pour un contact sienne11@orange.fr il n’y a pas de lâcheté dans la démarche)

juste un petit mot pour vous dire que je partage pleinement vos propos et aussi pour vous remercier d'avoir le courage de prendre le temps d'écrire ce que certainement beaucoup de personnes pensent.J'encourage tous ces paresseux à faire au moins l'effort de vous répondre juste par un petit mot pour vous dire que vous avez raison et pourquoi pas un référendum d'initiative local?????

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31/10/11
3wap  (Montjo)      Politique et société

En réponse au message de Jb du 31/10/11

Monsieur le père la vertu, ça ne vous gène pas qu'au nom de vos grands principes moraux on bousille complètement la société et l'économie françaises, en dépensant à tort et à travers l'argent que nous n'avons plus, ni vous ni moi?
Vous me faites penser à J.J. Rousseau: un joli coco celui-là qui pensait que l'Homme était bon, que tous les maux venaient de la Société, qui a fait des gosses et les a mis à l’Assistance Publique!
C'est cela votre idéal pour la France?

Sinon, vous ne suivez donc pas l'actualité... Il semblerait que ce soit le monde de la finance qui soit à l'origine de la déroute économique actuelle. Ça ne vous gêne pas trop aux entournures de désignés des boucs émissaires?

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31/10/11
3wap  (Montjo)      Politique et société

En réponse au message de Fabien du 31/10/11

Il faudra me dire où se trouve leur stand au marché...De tous les jeunes que j'ai orienté, beaucoup ont arrêté les études justement à Matiti qui ferme de plus une section faute de candidats car "c'est trop dur Monsieur", ..On préfère le filon à papa pour bosser à la mairie, ou en administrations..C'est bien dommage car le peu de guyanais antillais qui se sont lancés dans l'agriculture ont réussi...
J'ai eu des hmong en formation qui se levait à 3h du mat pour aller aider les parents au champ, faire avec eux le marché et venait en formation le soir...C'est un peuple bosseur et courageux et je suis très content qu'ils occupent une partie de la Guyane même si ils sont loin d'être intégrés, comme les amérindiens, du reste...A savoir qui sont les vrais colonisateurs, il n'y a qu'un pas!

Ben si tu commençais par considérer les Hmongs comme des guyanais, peut-être seraient-ils déjà un peu plus intégrés, non?

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